Archives mensuelles : septembre 2013

L’obligation d’une charte claire des valeurs de ce pays

Clode Hamelin, cet indigné de la première heure s’interroge sur la finalité de la charte des valeurs québécoises proposée par le gouvernement du Québec. Pour M, Hamelin le gouvernement a l’obligation de proposer «une charte claire des valeurs de ce pays».  Selon lui, «dans un pays, comme le Québec, (qui n’en est pas encore un), c’est avant tout des citoyens réunis en société depuis un certain temps, souvent depuis assez longtemps et qui, face à la réalité de l’immigration, décident, choisissent, acceptent, de recevoir chez eux des personnes qui viennent d’ailleurs. Des personnes qui viennent soit par obligation, (lire sécurité ou pour leur survie. Les réfugiés ont toujours été reçu ici et le seront toujours je l’espère avec toute l’humanité et la générosité du monde…) soit par désir de liberté, par goût, par besoins économique, par désir d’aventure, par attirance culturelle, pour un changement de vie et de nouveaux défis.»

Albert

LE PAYS D’OÙ JE VIENS  –  POUR UNE IMMIGRATION COMPATIBLE-

Clode

L’obligation d’une charte claire des valeurs de ce pays.

J’imagine que vous serez nombreux à vous poser des questions à la lecture de ce titre. A-t-on jamais parlé de compatibilité dans les textes d’immigration au Québec ? Peut-être que non, mais il commencerait fort probablement à être temps que ce concept fasse partie des buts visés, des résultats escomptés, des désirs de la société d’accueil qu’est la nôtre avant qu’il ne soit trop tard.

La compatibilité ce n’est pas d’où tu viens ou ta religion, c’est avant tout les valeurs humaines et sociales dans lesquelles tu crois et le désir de la mixité possible, du mariage possible avec celles de la société d’accueil. Ceci n’est ni raciste ou xénophobe, c’est tout simplement réaliste. Comment pourrait-on à l’inverse imaginer une possible intégration, ou même cohabitation avec une personne ou un groupe dont le rêve ultime est de voir disparaître les gens comme vous et leurs habitudes de vie ? On commence à peine à réfléchir à l’idée d’une charte incluant la laïcité de l’état et l’égalité homme-femme 2.0 que déjà, ça brasse de partout et on attaque mes ancêtres en les traitants de xénophobes et de personnes refermées sur elles-mêmes. On attaque aussi les membres du gouvernement démocratiquement élu en les traitant de nazis et on met sur des affiches géantes lors d’une manifestation à Québec city, « ne nous laissez pas seuls avec ces Québécois de souche ».

nous sommes un

L’idée de compatibilité n’a pas à voir avec la race ou la religion. Je vais toujours me rappeler de cette femme d’origine Algérienne, (Kabyle je crois), ayant pris la parole lors de la manifestation en faveur de la charte des valeurs Québécoises. Elle hurlait sa soif de liberté, pour elle et pour ses filles et nous suppliait en tant que société québécoise de ne pas les abandonnées en baissant les bras devant ceux qu’elle traitait d’extrémistes et de terroristes, on comprenait qu’elle, ne les trouvaient pas compatibles avec elle. Elle nous disait qu’elle ne s’attendait jamais à les revoir ici et elle nous exhortait de ne pas mettre tout le monde dans le même panier. Et ça c’est important ! Voilà pourquoi j’insiste, le principe de compatibilité doit être au cœur de notre réflexion sur l’immigration et ceci n’est ni raciste, ni xénophobe[1].

Clode Hamelin, compositeur, 24 septembre 2013.

Nous sommes les Indignés

En juillet et en septembre, la firme de sondage Angus Reid a interrogé les Québécois, les Canadiens et les Américains au sujet de leurs attitudes face à l’immigration. Avec les résidents de Colombie-Britannique, les Québécois se démarquent comme les plus tolérants envers l’immigration.

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Source :  l‘Actualité septembre 2013

république


[1] L’intégralité de ce long texte est disponible en cliquant sur ce lien

 

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Le paradoxe québécois

Le gouvernement québécois souhaite accentuer la séparation entre la religion et l’État.  En effet selon le Ministre Bernard Drainville, responsable du dossier : « L’état doit être neutre »

Bernard Drainville

Selon ce projet charte des valeurs québécoises,  le gouvernement provincial entend assurer :

  1. La séparation des religions et de l’État
  2. La neutralité sur le plan religieux
  3. L’égalité entre les citoyennes et citoyens, quelles que soient leurs croyances religieuses ou leurs convictions morales, philosophiques ou autres

Toutefois selon Ministre «Le crucifix est là pour rester, c’est le choix de notre gouvernement. On ne tournera pas le dos sur notre patrimoine, sur notre passé[1]».  On parle ici du crucifix de l’Assemblée Nationale Québécoise un signe religieux jugé patrimonial par le gouvernement québécois, mais qui n’a fait son apparition à l’Assemblée Nationale en 1936, pour souligner l’alliance étroite entre l’Église et l’État[2].

Je me souviens

La devise du Québec est « Je me souviens »  et pour ça, pour se souvenir on se souvient !

Je me souviens entre autre de   James Wolfe dont la statue se trouve sur la façade de notre assemblée Nationale

wolfe

Je me souviens de la rue Amherst à Montréal ,de  la rue Durham à Sherbrooke en l’honneur du fameux John George Lambton comte de Durham, qui disait que les québécois était un   peuple sans histoire et sans littérature[3].  Effectivement au Québec on se souvient.  Inutile d’allonger la liste !  On se souvient de notre reine dont on voit l’illustre figure tous les jours lorsque l’on sort un billet de banque.
2012_20_Dollar_Closeup(1)
Tout ça fait partie du paradoxe québécois.  On continue à parler des deux côtés de la bouche.  Pourtant, ailleurs sur la planète, nos frères humains qui ont subi des génocides culturels au fil des siècles n’ont aucun besoin d’élever des statues à leurs bourreaux ou de conserver les signes ostentatoires qui les ont asservis.  Ici on a décidé de faire autrement et de garder le crucifix, symbole de la grande noirceur, et ce faisant on créé deux catégories de citoyens; les Québécois de souche et les autres !
Oitarp, poète indigné du printemps érable en ce
18eme jour de septembre 2013

grenouilles indignées

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La charte de la fausse laïcité québécoise

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Le gouvernement québécois souhaite interdire le port des signes religieux apparents dans les institutions publiques. Il propose d’inscrire dans sa chatre, la neutralité de l’État et le caractère laïque des institutions publiques 

Pour mieux encadre les accommodements religieux le gouvernement propose de

1. «Modifier la Charte québécoise des droits et libertés de la personne»

2. «Énoncer un devoir de réserve et de neutralité pour le personnel de l’État»

3. «Encadrer le port de signes religieux ostentatoires»

4. «Rendre obligatoire le visage à découvert lorsqu’on donne ou reçoit un service de l’État»

5. «Établir une politique de mise en œuvre pour les organismes de l’État»

Le gouvernement se propose également d’inscrire le principe de la neutralité religieuse de l’État et le caractère laïque des institutions publiques afin de créer un devoir de réserve et de neutralité en matière religieuse de la part des employés de l’État. Du même coup le gouvernement propose d’interdire aux employés de l’État le port de signes religieux «facilement visibles» tels que le voile islamique, le turban sikh, la kippa juive ou la croix chrétienne. Toutefois le port de signes «non ostentatoires» (pendentif, boucle d’oreille, bague, etc.) à l’effigie d’une croix, d’une étoile de David ou du croissant islamique, pour ne nommer que ces exemples, serait permis.

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Une pseudo laïcité

En fait, le gouvernement Marois propose une laïcité à deux vitesses, puisque dans les faits l’Assemblée Nationale du Québec conserve le crucifix installé par Maurice Duplessis en 1936, pour souligner l’union de l’Église et de l’état. Le Syndicat de la fonction publique et parapublique (SFPQ), même s’il appuie le projet de charte des valeurs québécoises du gouvernement, s’oppose farouchement à cette pseudo laïcité en exigeant le retrait du crucifix de l’Assemblée nationale. Selon Lucie Martineau, présidente de la SFPQ un syndicat qui représente quelque 40 000 membres : « Si on veut être cohérent, on enlève tout. Et si j’étais d’une autre religion je l’exigerais» », a t-elle ajouté.

Devoir de mémoire

Rappelons que le crucifix jugé patrimonial par le gouvernement québécois, n’a fait son appatrition au Parlement qu’en 1936, pour souligner l’alliance étroite entre l’glise et l’État. Comme l’a si justement souliigné Mme Martineau «L’Assemblée nationale a été fondée en 1792 par le parlement du Bas-Canada, mais le crucifix est arrivé avec Maurice Duplessis et on a appelé ça la période de la grande noirceur».  

crucifix 1887

En 1887 il n’y avait aucun crucifix à l’assemblée Nationale du Québec 

De la grande noirceur à la grande obscurité

Pour éviter que le Québec ne passe de la grande noirceur à la grande obscurité, le gouvernement a le devoir de s’assurer que l’État est vraiment laïque en retirant cet objet religieux de l’assemblée Nationale pour le rentrer là où il doit être, c’est à dire au musée !

CRU

Crucifix à l’assemblée Nationale du Québec

Ce faisant, il enverra un signal positif aux autres membres des communautés religieuses du Québec, qui pourront alors se joindre à cet état laïc, comme l’ont fait les communautés religieuses catholiques québécoises lors de la seconde moitié du vingtième siècle. 

Félix Dubé-Nguyen Jr.

Félix Dubé-Nguyen Jr.

Indigné québécois 

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L’égalité homme femme et la charte des valeurs québécoises

En dévoilant son projet de charte des valeurs québécoises le gouvernement Québécois vient réitérer le principe d’égalité entre les hommes et les femmes. Selon la première ministre Marois : « Le principe le plus fondamental, c’est l’égalité homme-femme. La liberté de religion, elle sera toujours possible, mais ce qu’on dit, c’est que l’État sera neutre par rapport à l’image qu’on projettera des personnes qui sont au service des citoyens. »                                              Religieuses 1945

Intention louable qui a fait réagir la Fédération des femmes du Québec qui considère qu’il « serait toutefois encore plus efficace pour l’atteinte de l’égalité entre les femmes et les hommes de reconnaître le même statut aux droits sociaux, économiques et culturels (droit au logement, aux soins de santé, à un salaire décent, etc.) qu’aux droits civils et politiques (liberté d’expression, de conscience, de religion, etc.). »

duplessis mgr

Quand l’État québécois se prostituait avec l’église catholique.  Le ciel est bleu l’enfer est rouge disait le premier ministre Maurice Duplessis 

Selon Madame Marois, pour que « le vivre-ensemble, (…) soit rassembleur, il faut que les règles soient claires », puisque le Québec sortira gagnant de « la clarification de ces règles ». En ce sens la première ministre a tout a fait raison, d’autant plus que l’inégalité des sexes au Québec ça fait partie de notre héritage culturel. On sait que les québécoises ont obtenu le doit de vote  le 25 avril 1940. À l’époque, plusieurs s’y opposaient vertement comme en foi cet article publié dans le journal Le Devoir le 2 mars 1940:

 « Nous ne sommes pas favorable au suffrage politique féminin.1º – Parce qu’il va à l’encontre de l’unité et de la hiérarchie familiale;2º – Parce que son exercice expose la femme à toutes les passions et à toutes les aventures de l’électoralisme;Thé avec M le curé

3º – Parce que, en fait, il nous apparaît que la très grande majorité des femmes de la province ne le désirent pas;

4º – Parce que les réformes sociales, économiques, hygiéniques, etc., que l’on avance pour préconiser le droit de suffrage chez les femmes, peuvent être aussi bien obtenues, grâce à l’influence des organisations féminines en marge de la politique.

Ce texte incendiaire est signé Jean-Marie-Rodrigue Villeneuve (1883-1947) archevêque de Québec  « Pour répondre à de nombreuses instances et mettre fin à diverses opinions qu’on nous prête, à propos du projet de loi accordant aux femmes le droit de vote, aux élections provinciales ».

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Cardinal Villeneuve avec son crucifix

dans le cou symbole de l’opression féminine

En lisant ce texte je m’interroge vraiment sur les valeurs de laïcité de l’état québécois qui se permet de faire la leçon à propos de l’égalité homme femme dans la société, tout tout en prônant la conservation du crucifix à l’Assemblée Nationale du Québec; un symbole religieux qui a toujours écrasé les femmes catholiques et plus particulièrement les femmes québécoises. 

Rose Flamant,

Indignée Québécoise, citoyenne de la terre

ros

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1984, 3 de ?

Manipulation des massesOitarp le poète indigné du Printemps érable vous offre cette nouvelle chronique sur 1984, adaptée du roman de Georges Orwell. Oitarp poursuit son analyse sur ce nouveau mode de pensée qui fait appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion. Dans cette troisième chronique il poursuit son analyse sur les pertes de liberté chroniques qui caractérisent ce début de siècle, tout en identifiant certaines stratégies employées par le pouvoir, pour endormir les masses. Bienvenue dans l’univers de 1984…

BOB

Cinq stratégies pour manipuler les masses

Dans ma dernière chronique je vous parlais des certains philosophes comme Noam Choamski qui s’interroge sur certaines stratégies utilisées par le pouvoir pour manipuler les masses. Parmi les cinq points dont nous avons parlé il faut noter :

  • La stratégie de la distraction

  • La stratégie de création de problèmes, pour offrir des solutions

  • La stratégie de la dégradation

  • La stratégie du différé

  • La stratégie qui consiste à parler au public comme à des enfants en bas-âge

georgie

 Du pain et des jeux

Dans l’Antiquité les empereurs romains avaient bien compris qu’il était facile de flatter le peuple et de s’attirer sa bienveillance en lui distribuant du pain et en lui organisant des jeux ! On préservait ainsi la paix sociale : Du pain et des jeux ! ou si vous préférez Panem et circenses comme dirait Bernard Landry. 

panem

Chez nous les jeux sont encore bien présents 

Aujourd’hui les jeux sont encore bien présents puisque dans les infos québécoises le sport occupe en 32 % de plus d’espace que dans l’ensemble des médias internationaux. Vous avez bien lu TRENTE DEUX % ! Dans ce désert culturel savamment cultivé par les médias complices, on traite entre 1,7 et 1,9 million de nouvelles provenant des médias traditionnels, et les faits divers, le sport, la politique et les nouvelles locales représentent plus de 58 % de l’actualité !

joueur

Cultiver la bétise

La septième technique consiste à maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise afin de :

  • faire en sorte que le masses soient incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et leur esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles. 

cerveau

Cultiver la médiocrité

La huitième technique vise à encourager le public à se complaire dans la médiocrité et à

  • encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte

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Cultiver la culpabilité

  • La neuvième technique consiste à remplacer la révolte par la culpabilité tout en faisant croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…

Darth Vader

Resserrer la répression individuelle 

Enfin la dernière technique vise à connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

  •  C’est ainsi qu’ au cours des cinquante dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

TV

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