Archives mensuelles : octobre 2014

Changements socio-politiques VS politiques sociales

Clode

Clode Hamelin

Pour tenter de clarifier ma pensée.

Hier un ami sur FaceBook me faisait une remarque, presque un reproche, concernant mes commentaires sur l’idée de libération des peuples et du peuple Québécois en particulier, sur l’importance de défendre les nations, les socio-cultures et l’indépendance nationale. Je sais que je répète aussi souvent, combien primordiale est l’obtention d’outils démocratiques pour les citoyens, sujet majeur, s’il en est un. Je nomme aussi à profusion, le mot révolution, toujours entendu dans le sens de grand changement. Car je suis de ceux qui pense qu’il faut faire la révolution dans la tête des gens. Puisque c’est là qu’on les « brainwash », les prépare, les conditionne. C’est donc par là aussi, qu’on peut faire la révolution, la libération. De là l’importance de défendre nos écoles, nos universités, la liberté de parole, la liberté de pensée et d’action. Celle de manifester aussi. Bien sûr!

dodo

Tous ces thèmes, si j’ai bien compris les propos de mon ami, n’auraient pas d’importance, quand on les comparent à d’autres sujets plus quotidiens, plus concrets, plus charnels, comme l’intégration des handicapés dans la société, ou une immigration ouverte sur le monde, ou d’autres thèmes, nombreux, ayant une portée sociale qui touchent des sous-groupes précis, comme les assistés sociaux par exemple, ou les malades. Ceci me rappelle les pensées véhiculées par ceux qu’on nomme « la gauche » et qui place comme antagonistes, l’idée d’accession à la Liberté par le peuple et la justice sociale. Ceci relève d’une perversion de l’esprit, et ce pour de nombreuses raisons. Mais qui, de toute façon, est contre la vertu?

BOBLa liberté est un but en soit, qui n’a pas à être sous-jacent à aucun autre sujet. Au contraire, grâce à la liberté, de véritables changements durables peuvent naître dans le cadre d’un projet de société. Alors que des mesures, comme des pansements, ou de bons sentiments, n’ont pas de portées à long terme. C’est seulement et toujours du BS! Des band-aid… Des solutions temporaires.

Et si on n’instrumentalisait plus la misère?

Ceux qui me connaissent sauront que jamais, il ne me passe à l’esprit de banaliser la misère humaine. Ni la mienne, ni celle des autres. Jamais non plus il ne me passe par la tête de dire que le confort des humains n’est pas important. Ou leur bonheur et leur capacité de rayonner dans la vie. Mais enfin, doit-on se défendre face à de telles idioties? En est-on là? Quelle planète! Que c’est pauvre! Enfin…

Les pays nordiques sont si souvent donnés en exemple, comme si chez eux, il y avait un miracle.

la-conscienceLa première différence notable entre les pays Scandinaves et le Québec, c’est qu’eux, GOUVERNENT LEUR PAYS, alors que le notre n’existe pas encore! Il faut donc, si on veut être logique, en prendre les commandes au plus vite. Nous sommes sous domination Britannique et sommes imbriqués dans un système mortifère historique qu’on nomme aujourd’hui le Canada, dont la première tâche est l’assimilation d’une nation et d’une socio-culture par une autre. Nous n’avons pas la capacité décisionnelle qu’eux ont en Scandinavie. Eux ne se posent pas la question s’ils doivent être ou non un pays. Ils font de la géopolitique en temps réel. Et ils développent une vie nationale. Comme dans PAYS! Les mêmes qui font l’apologie des pays nordiques, donnent aussi souvent en exemple l’Islande. Là non plus, ils ne voient pas de problème avec le fait que l’Islande est une île fermée sur elle même et une nation, petite, un état-nation minuscule, ou le peuple s’est rapproché le plus possible du système décisionnel. Ça ne leur semble pas de la xénophobie. Ils ne nous parlent pas des pauvres Islandais, des BS Islandais, mais seulement des Islandais. En général! Et ils trouvent ça génial.

Indignons nousDans les pays Scandinaves, ils sont des états-nations et gouvernent en conséquence de ce fait. Ils ont donc choisis un modèle qui leur convient et ont les outils nécessaires pour conduire à bien, leur projet de société, dans leur état-nation fort et indépendant. Tout le contraire d’ici quoi. Nous, nous vivons dans un système de quêteux! Et nos constructions mentales vont de pair avec ce fait. L’idée de libération d’une nation, de l’accession au pouvoir par le peuple en se dotant d’outils démocratiques rapprochant le citoyen de la gouvernance n’est pas du même niveau que la discussion qui entoure les politiques sociales, ou que des décisions régionales sur un sujet donné. Ou bien sur les transports en commun en banlieue. Ceci n’enlevant rien à l’importance de ces sujets. Comme le dit Étienne Chouard, il faut s’attaquer à la cause des causes! Pas seulement diviser la population en petits sous-groupe pour s’attaquer aux effets pervers et multiples de la cause des causes. Faire du Québec un pays, c’est bien sûr un projet qui a un lien avec l’histoire, avec notre passé. C’est aussi la défense d’une socio-culture. Comme on doit défendre les écosystèmes, il faut défendre la diversité culturelle mondiale et la survie de notre culture. Nous en sommes les héritiers responsables. Mais c’est aussi un projet politique dans le sens le plus pur. C’est prendre le pouvoir pour assurer notre destinée pour cesser d’être soumis au dictat des autres et pour enfin décider. C’est faire de la géopolitique.

république

Parce qu’en délimitant notre territoire nationale et en en prenant le pouvoir, en intervenant dans ce cadre, on rend possible le changement, on rend possible un réel projet de société. Changement qui est impossible dans notre système actuel. Tout le monde le sais. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous nous plaignons tous sans cesse de ce qui se passe dans notre société. Nous nous plaignons globalement, parce que nous n’avons pas de pouvoir. Nous sommes soumis à des intérêts étrangers. Après, quand le pouvoir pourra être exercer par le peuple d’ici, grâce à une meilleure démocratie, grâce à des outils démocratiques, dans un contexte nationale, et bien, ce peuple décidera du style de pays qu’il veut se donner. Et là, même si je sais que cela est épeurant pour certains, il faudra faire confiance au peuple. Peuple qui, quand on le laisse réfléchir et s’exprimer librement, fait très souvent preuve d’un jugement plus juste qu’on veut bien le penser. On a trop tendance à diminuer le peuple… C’est probablement due au fait que nous sommes soumis depuis trop longtemps, nous pensons inconsciemment que seul le maître ou le chef, le leader ou les portes paroles, prennent les bonnes décisions, alors que le peuple ne sait pas ce qui est bon pour lui-même. Nous acceptons donc sans rien dire cette politique bi-polaire. On vote rouge-bleu et on attend que ça passe. Comme des chiens de Pavlov qui attendent la lumière ou le buzzer!

Mais, y a t-il une vie entre les buzz?

banksters2Ce discours démoralisant, cette confusion de l’intellect, qui fait la promotion de la défense du BS et de la pauvreté, comme si cela étaient les seules sujets importants au niveau national, et ce, au détriment des autres causes, (et de la cause des causes), et plaçant celle-ci, en contradiction avec la défense de la liberté, nous est toujours servie pour rendre honteuse l’idée de pays et de nation. Comme si les citoyens voulant se libérer, avaient à eux seuls, le fardeau de guérir la misère humaine. Et là on nous sert: « Pourquoi faire un pays s’il y a encore des pauvres? Pourquoi faire un pays si on ne veut pas inviter toute la planète à venir vivre chez-nous. Pourquoi faire un pays si les handicapés n’ont pas assez de job? » Et ça, nous retourne à la célèbre phrase de Khadir, « faire un pays si nécessaire, mais pas nécessairement faire un pays ». Comme si c’était un outil sans importance, sans matière, sans moelle. Comme s’il n’y avait pas de culture, pas de personnes, derrière l’idée de pays et de nation.

hindous

Si les Québécois deviennent maîtres chez eux, ils pourront enfin définir un état qui leur ressemble. Et là, il sera temps de promouvoir des idées de justice sociale qu’on veut, d’égalité des chances ou tout autres sujets qui semblent importants et représentatifs de notre projet. On pourra peut-être enfin voir naître un projet de société qui fera l’envie des autres, comme le modèle Scandinave qui fait baver d’envie certaines personnes. Mais tant que nous n’avons aucun accès à la machine qui gouverne ce territoire, cet état-nation, cet état prisonnier, tout le reste est peine perdue et n’est que joutes oratoires et échanges de salon. Plain bull shit! On quête du BS et des HLM, alors qu’on devrait se battre pour avoir un pays! On se bat pour élire des chefs, alors qu’on devrait se battre pour obtenir des outils démocratiques et diriger par nous-même. Ce qui est dramatique dans tout ça, c’est la confusion de la pensée, face à ces deux thèmes,« changements socio-politiques vs politiques sociales. ». Et ça, c’est le BREAD & BUTTER des partis qui se disent de gauche, mais qui en réalité ne sont que des défenseurs du statu quo. Et ça c’est grave!

georgie

 

1 commentaire

Classé dans Uncategorized

Le pipeline Énergie Est de TransCanada est condamné à ne pas voir le jour

Félix Dubé-Nguyen Jr.

Félix Dubé-Nguyen Jr.

 Alors que l’ONU condamne le Canada et le Québec pour leur politique énergétique, le projet d’oléoduc Keystone XL (TransCanada) tarde à être autorisé aux États-Unis et celui de Northern Gateway (Enbridge) est bloqué en Colombie-Britannique.  Les deux projets d’oléoducs québécois restent donc  les seules options permettant d’envisager l’exportation nécessaire à la croissance de l’industrie des sables bitumineux.

Face à ce non sens environnemental, le projet de pipeline québécois comme celui d’Énergie Est à Cacouna interpelle Christiana Figueres responsable du dossier climatique à l’ONU.  Selon  Madame  Figueres  «Il y a assez d’analyses qui démontrent les risques de poursuivre les investissements dans les énergies fossiles, a-t-elle rappelé. Vous devez donc décider si vous voulez vous situer du bon côté de l’Histoire et du bon côté de la logique économie.» «Qu’il s’agisse du Canada ou de toute autre juridiction, la situation est la même. La tendance lourde à l’échelle de la planète consiste à se diriger vers une économie à faible emprunte carbone. Cette transition est irréversible»

cac5

Cacouna: l’endroit choisit comme terminal pétrolier

Alors que le gouvernement Couillard a approuvé des forages au cœur d’une pouponnière de bélugas dans l’estuaire du Saint-Laurent «pour des raisons inexpliquées» et sans avis scientifique forme, la Résistance s’organise. Le port de Gros-Cacouna est en effet reconnu comme la pouponnière des bélugas du Saint-Laurent les scientifiques s’inquiètent de l’impact du projet sur ces poupulations vulnérables. Pour plusieurs observateurs comme Sidney Ribaux le projet Cofondateur et coordonnateur général d’Équiterre, le projet est condamné d’avance. Sidney Ribaux qui préside la Maison du développement durable a contribué aux efforts de coalitions citoyennes pour le financement du transport en commun et de la ratification du protocole de Kyoto par le Canada, en plus d’avoir contribué à développer un programme national d’efficacité énergétique destiné aux personnes à faible revenu.

bel

syd

Vous n’avez peut-être pas regardé les nouvelles ce weekend de l’Action de grâce; il faisait tellement beau, je vous comprends! Il s’est pourtant passé quelque chose de vraiment inspirant, un événement qui marquera l’histoire environnementale québécoise. Samedi passé, 2500 personnes se sont rassemblées à Cacouna pour manifester contre le projet de pipeline Énergie Est de TransCanada et plus particulièrement contre le port pétrolier qu’on prévoit installer dans cette petite municipalité du bas du fleuve.  Le port serait d’une longueur de 700 mètres et serait situé dans la pouponnière des bélugas du Saint-Laurent dont la faible population inquiète les scientifiques.

cacou

Photo: Nicolas Falcimaigne

La marche a attiré mon attention pour trois raisons.

Premièrement, la population de Cacouna est de 1800 âmes. Le village se trouve à 450 km de Montréal, donc à 450 km du Plateau Mont-Royal. On ne pourra pas dire que ce sont encore les gauchistes et artistes du Plateau qui manifestaient! Par ailleurs, une manifestation de 2500 personnes dans un village, je n’ai jamais vu ca, du moins au Québec. Deuxièmement, la marche était une initiative citoyenne. Les groupes comme Greenpeace et Équiterre ont soutenu l’initiative, mais sans plus.  Amener du monde dans la rue (ou, dans le cas qui nous concerne, littéralement dans les champs) est un exploit sans l’infrastructure de communication d’un grand syndicat ou d’un Greenpeace. Le faire, en plus, à Cacouna, est un signe de toute l’importance qu’accordent les citoyens à cet enjeu.

cac4

Projection du futur terminal pétrolier de Cacouna

Troisièmement, des représentants d’au moins quatre partis politiques étaient présents: le NPD, le Bloc, le Parti québécois et Québec Solidaire. Outre ce dernier, il s’agit d’un virage important pour ces formations. Pour la première fois, des partis politiques majeurs s’opposent au projet de TransCanada. À l’égard des prochaines élections fédérales, cela aura un impact certain.  La pression sera forte sur les autres partis fédéraux dont les Libéraux et les Conservateurs qui devront se positionner.

À mon humble avis, le mouvement d’opposition au projet d’Énergie Est vient de franchir un point de bascule. Ce dossier vient de devenir l’un des principaux enjeux environnementaux du moment et des deux prochaines années.

Au-delà des enjeux prioritaires, certains dossiers définissent l’appartenance des groupes et partis politiques à un camp ou à l’autre. Le protocole de Kyoto était ainsi devenu un symbole: on ne pouvait pas être pour la protection de l’environnement sans être pour Kyoto. La question du développement des gaz de schiste s’est aussi hissée à ce rang: être favorable à leur développement est devenu incompatible avec une vision d’un Québec responsable écologiquement. La manifestation de Cacouna contre le projet Énergie Est me laisse croire que ce pipeline deviendra lui aussi un enjeu du même ordre. Nous sommes de plus en plus nombreux à penser que ce pipeline ne passera pas. Je lève mon chapeau aux citoyens qui ont organisé cette marche ainsi qu’aux groupes qui ont soulevé les premiers l’enjeu des bélugas et du port pétrolier: WWF, la Fondation David Suzuki, le Centre québécois du droit de l’environnement, Nature Québec et la Société pour la nature et les parcs.

Le pipeline Énergie Est de TransCanada c’est:

  • une infrastructure indispensable au développement des sables bitumineux qui émet trois fois plus de gaz à effet de serre que le pétrole conventionnel;
  • une augmentation de 32 millions de tonnes de gaz à effet de serre par année (à titre comparatif, les émissions totales du Québec sont de l’ordre de 78 millions de tonnes);
  • des risques accrus pour les écosystèmes et les communautés qu’il traverserait sur 4500 km;
  • une menace extrême pour les bélugas du St-Laurent et autres mammifères marins au Québec, au Nouveau-Brunswick et ailleurs.
  • Source : Journal Métro

Pour signez la pétition contre le projet Énergie Est cliques ici 

Références :

http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/419594/la-responsable-du-dossier-climat-a-l-onu-met-en-garde-le-quebec-et-le-canada

http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/421055/non-a-cacouna

http://ici.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2014/06/18/008-cacouna-transcanada-energie-est.shtml

http://baleinesendirect.org/blogue/actualites-dici-et-dailleurs/projet-de-port-petrolier-a-cacouna-un-danger-pour-les-belugas/

0 22 avril 2012  fin de la manif la main

4 Commentaires

Classé dans Uncategorized

Le vent tourne à Cacouna | Ricochet

Enjeux énergies et environnement

https://ricochet.media/fr/103/le-vent-tourne-cacouna

Le vent tourne à Cacouna

Il n’y avait pas tant de voitures dans les rues de Cacouna, samedi. Plus que d’habitude, mais pas assez pour expliquer la présence de milliers de personnes venues manifester contre le projet de port pétrolier. Cinq autobus, beaucoup de covoiturage, et certainement la participation d’un bon nombre d’habitants du village, ont ajouté à la force du nombre une démonstration d’économie de pétrole.

C’est à pied que plus de 2500 personnes (1000 selon les médias de masse) ont déferlé sur le port de Gros-Cacouna. Ils se sont arrêtés à la barrière de sécurité pour écouter plusieurs discours enflammés.

« J’aimerais que les médias comprennent une chose aujourd’hui: la résistance ne s’organise plus, a lancé à la foule Simon Côté, porte-parole de la coalition Stop-Oléoduc. La résistance est organisée. Sachez que maintenant, l’énergie des milliers de citoyens dans les centaines de groupes à travers la province…

View original post 612 mots de plus

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

Ciné sélection

Rosie

Rose Flamant

Ce mois-ci j’ai sélectionné pour vous trois films.  Le premier vous propose d’entrer dans  l’univers de Coca Cola et d’explorer le côté sombre de cette multinationale.  Le second, est un court métrage qui vous entraîne en Inde où Shanti, cette belle indignée, a réussi à faire fermer l’usine locale de cette puissante multinationale. Le troisième, est un court-métrage qui vous propose d’explorer le syndrome du larbin et ses effets dévastateurs sur le plan social.

Bon cinéma !

coca

La Face Cachée de Coca Cola

femme admirable

SHANTI, une femme courageuse

lARBIN

Le syndrome du larbin

coca-cola-paid-million-dollars-keep-hidden-gmo-labeling-monsanto

Coca-Cola a payé un million de dollars pour s’assurer qu’on ne sache pas cela

birdie

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

Des veines noires pour le Québec ? Noires comme les pipelines

couleEh oui ! Simple citoyenne que je suis, je décide de m’impliquer ! La colère est un mauvais guide et j’en ai assez de subir. Mais ! Mais ? C’est quoi ces projets de transport de pétrole partout, près de chez moi ! Par trains, par bateaux et… par quoi ? des oléoducs ?

Vous confondez encore le mot oléoduc avec aqueduc ? Comme moi avant que je ne m’informe… Pendant ce temps, la compagnie TransCanada prévoit un tuyau de 42 pouces de diamètre pour faire circuler du pétrole sur plus de 700 kilomètres au Québec seulement. L’oléoduc traverserait 171 municipalités, dont Mascouche, l’Assomption, St-Sulpice, Lanoraie, en passant sous plusieurs cours d’eau comme la rivière l’Assomption (en amont de la prise d’eau potable pour Repentigny). Imaginez les travaux liés à l’enfouissement de ce tuyau…

Quel que soit le palier de gouvernement dans lequel oeuvrent nos élus, aucun d’eux ne paraît bien connaître le dossier des hydrocarbures et l’ampleur des enjeux environnementaux qui y sont reliés. La majorité des citoyens est tout aussi dans l’ignorance. Comment se faire une tête alors que des avis scientifiques, promus par les compagnies pétrolières, s’opposent à d’autres avis scientifiques, promus par les écologistes ? Comment ne pas être alarmiste alors que le projet de TransCanada est l’un des plus gros en son genre en Amérique du nord ?

pipe

Pourquoi tout ce remue-ménage ? Le Québec doit-il être le faire-valoir du pétrole des sables bitumineux de l’Alberta, pétrole lourd, sale et déjà très polluant juste par les étapes de son extraction ? Au Québec, nous pouvons encore profiter de la beauté et de l’abondance en poissons des lacs majestueux et de rivières sinueuses. Jusqu’à quand ? C’est plus de 1,1 millions de barils de pétrole lourd par jour qui risque bientôt de parcourir nos terres, rivières et lacs ! À titre indicatif, au Québec, nous en consommons environ 300 000 barils par jour. Des veines noires se dessinent près de chez moi et préfigurent le danger des contaminations à venir. N’est-il pas venu le temps de soutenir les énergies vertes ?

Les raisons de s’opposer à l’oléoduc sont multiples. Saviez-vous que :

1- D’ici 2020, les pétrolières souhaitent doubler la production et la tripler d’ici 2035.

2- Le transport par oléoduc n’est pas plus sécuritaire que par train et que le nombre de fuites ou déversements des oléoducs a triplé depuis 10 ans au Canada.

3- Un seul litre de pétrole peut contaminer 2 millions de litres d’eau.

4- La compagnie pétrolière prévoit utiliser d’anciens gazoducs construits entre 1958 et 1973 pour une partie du tracé des 4400 kilomètres nous reliant à l’Alberta (la vie utile d’un oléoduc est estimée à 40 ans).

5- Le prix à la pompe au Québec ne diminuera pas. L’exportation du pétrole est le but premier des projets et tous les risques environnementaux seront chez nous.

6- L’augmentation des gaz à effet de serre sera de 30 millions de tonnes par année avec ce projet de transport d’hydrocarbures (ce sera comme rajouter une flotte de 7 millions d’automobiles).

7- Des produits hautement toxiques seront « injectés » dans ce pétrole lourd pour le rendre plus fluide et faciliter son pompage dans l’oléoduc : ces produits devraient être récupérés et retournés en Alberta. (Je cherche encore si ce sera par train ou par transport routier…).

8- … ouf… et la crise climatique ?

Les comités citoyens se sont multipliés, certains se sont regroupés avec des agriculteurs-propriétaires concernés au cours des deniers mois. La campagne de sensibilisation se poursuit. Des pétitions peuvent être signées sur le net. Cessons de subir ! Agissons !

Manon Levesque,
Citoyenne et membre du comité vigilance contre les hydrocarbures Repentigny

Pour appuyer la compagne de sensibilisation :
www.coulepascheznous.com

P1140600

Sources :

Dossier Oléoduc Énergie-Est Transcanada : Bien comprendre le projet  http://www.rumeurduloup.com/uploads/1/0/0/8/10084669/dossier_nergieest_rumeurduloup_stopoleoduc.pdf

http://www.equiterre.org/fiche/projet-oleoduc-energie-est-transcanada

http://equiterre.org/actualite/une-nouvelle-video-pour-decouvrir-la-face-cachee-denergie-est

résistance

1 commentaire

Classé dans Uncategorized

Quatre militantes enchaînées aux portes de la raffinerie Suncor

Sophie Doucet

Sophie Doucet

Quatre militantes opposées au projet d’inversion du pipeline 9B d’Enbridge ont bloqué l’entrée des installations de la pétrolière Suncor, à Montréal-Est, avant d’être évacuées par la police.  Ces femmes, cadenassées à des chaînes souhaitaient protester contre l’inversion du pipeline 9B d’Enbridge, qui transportera chaque jour 300 000 barils de pétrole provenant des sables bitumineux de l’Alberta jusqu’à Montréal. Trois d’entre-elles ont bloqué trois des cinq entrées conduisant à la raffinerie. La quatrième a bloqué la barrière pour  empêcher l’entrée des employés

embr

La militante Marie Boisvert a déclaré que « Si nous en sommes venues à une telle action, c’est que les moyens de nous faire entendre sont inexistants. Nous voulons envoyer un message clair aux compagnies pétrolières et aux gouvernements Harper et Couillard : les citoyens du Québec s’opposent au transport des sables bitumineux et réclament un arrêt immédiat de leur exploitation » Mme Boisvert soutient qu’elle ne fait partie d’aucun groupe, mais que cette action est plutôt le fruit d’une décision citoyenne. Elle invite la résistance a se manifester et demande aux les gens opposés à l’inversion du pipeline d’ en faire autant. « On veut faire appel aux actions citoyennes. On vous demande d’exprimer votre opposition. C’est le nombre qui est votre force », dit-elle.

infoman

presse

Enbridge,tente de redorer son image

La compagnie Enbridge s’est montrée « inquiète pour la sécurité des employés sur place », mais elle a affirmé « respecter le droit de manifester des jeunes femmes.» Quelle démagogie, quelle condescendance !

Enbridge commencerait ses activités début novembre ?

Selon  Radio-Canada, la construction du pipeline 9B devrait être terminée le 15 octobre. L’entreprise pense recevoir l’autorisation d’acheminer son pétrole de l’Alberta vers le Québec au début de novembre.

Toutefois, selon Peter Watson,  président de l’Office national de l’énergie, Enbridge ne respecte pas au moins une des 30 conditions que l’Office lui a imposées pour lui accorder la permission d’inverser son pipeline.  Selon  M. Enbridge  ne respecte pas la condition 16, qui oblige la société à installer des vannes dans l’oléoduc aux principaux points de franchissement des cours d’eau. Ces vannes permettraient d’arrêter automatiquement l’écoulement du pétrole dans l’oléoduc en cas d’urgence. Cette exigence de l’Office national de l’énergie devrait donc retarder l’échéancier prévu par la pétrolière.

résistance

Vive la résistance

Les Indignés du Québec saluent le courage de ces quatre résistantes.  Rien ne peut tuer les idées.  Nous vaincrons ! Nous sommes les  99 % !

activistes

Keny

                                                                                                                           Résistons !

zin1

 

7 Commentaires

par | octobre 7, 2014 · 10:14

Du pétrole artificiel fabriqué par les humains

oit

Une équipe de chercheurs français et espagnols a mis au point un procédé qui permet de fabriquer du pétrole tout en recyclant les rejets de COdes usines.  Ce pétrole artificiel porte le nom de «Blue Petroleum» est il est produit à partir des rejets de CO2 produits en usine, de même qu’à partir de la culture intensive de micro-algues qui ont besoin, pour se développer de lumière pour la photosynthèse et de gaz carbonique.  Ce gaz est directement récupéré à partir d’une cimenterie voisine et il est ensuite injecté dans les cultures d’algues ce qui permet leur croissance et leur multiplication.

Grâce a ce procédé on obtient alors une solution organique concentrée qui est ensuite filtrée pour extraire l’eau et les oméga-3. La pâte qui provient de cette opération est alors chauffée à haute température et transformée en « Pétrole Artificiel » . En quarante-huit heures, on obtient ainsi ce que la nature a mis des dizaines de millions d’années à produire. 

À cour terme l’objectif  de cette usine est de produire 230 000 barils de pétrole bleu soit la consommation annuelle de 21 000 foyers. Selon le fondateur de BFS, Exxon serait prêt à investir massivement dans ce substitut renouvelable.

pet

regc3a9rescence

1 commentaire

Classé dans Uncategorized