Archives mensuelles : décembre 2013

En 2014, ne vivons plus comme des esclaves

Ne vivons plus comme des esclaves

Ce film de Yannis Youlountas vous présente un portrait vivant des indigné-es de la Grèce éternelle. Depuis sa sortie, en 2013  Ne vivons plus comme des esclaves a été sélectionné par plusieurs festivals de cinéma (GrolandRésistanceS, Zones Portuaires, Échos d’ici échos d’ailleurs, Images mouvementées, Bobines sociales), grec (Thessalonique), argentin (Cine Migrante) et belge (Bruxelles).

Alors que la Grèce vit des profonds bouleversements sociaux, un cinéaste se lève pour nous faire partager son rêve.  Et si l’Utopie était en train de se réaliser dans ce pays ? Le plus récent film de Yannis Youlountas vous emmène au cœur de l’Utopie grecque.

Uropie

ne vivons plu

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Briser les ponts de l’intolérance. Le cas Mourani !

En trahissant la cause de l’indépendance, l’ex débuté bloquiste Maria Mourani, a suscité l’incompréhension et la colère dans les rangs souverainistes.  Cette trahison de la part d’une « souverainiste » issue des communautés culturelles et doublement mal ressentie puisque Mme Mourani incarnait ce pont entre les Québécois de souches et les Québécois d’adoption, tous unis devant la même urgence de fonder un pays libre, juste et progressiste.

Ce revirement à 180 degrés de Mme Mourani a conduit l’indigné Clode Hamelin, à s‘interroger sur la notion d’appartenance, de territorialité, de nationalisme, de multiculturalisme, de racisme, de xénophobie, de spécificité culturelle, de double-citoyenneté, d’immigration, de peuple de nation et d’intolérance.  En fait de toutes ces petites choses qui constitue l’âme québécoise.  Cette âme encarcanée dans le melting pot  canadien et qui, pour toutes sortes de raisons historiques n’a jamais pu éclore …

Pour les nationalistes Québécois, la trahison de Maria Mourani est enfin l’occasion de faire le point et en ce sens, le texte de Clode Hamelin est très révélateur.

Bonne lecture

Félix

 Felix-Dubé-Nguyen Jr

La Mourani ou l’éloge de la malhonnêteté.

Madame Mourani, après l’annonce de sa nouvelle allégeance politique, se gargarisait vulgairement avec le mot peuple à RDI. Répondant à M. Bernard Landry qui lui faisait remarquer que, par ses commentaires hystériques des dernières heures, elle méprisait honteusement le peuple québécois, elle lui répondit, « croyez-vous que je mépriserais mon peuple, le peuple dont je fais partie » etc. Peuple, peuple, peuple… Une grande démagogue cette bébitte à poils ! Alors donc, qu’est-ce qu’un peuple ? Surtout dans sa bouche à elle ? Est-ce seulement un ensemble de citoyens mixtes ayant des droits communs sur un territoire donné ? Sorte de locataires. C’est probablement le cas dans sa tête réductrice, puisque cette personne (…) ayant milité pour la souveraineté du Québec pendant de nombreuses années se dit maintenant une Fédéraste convaincue et soudainement en accord avec les principes du multiculturalisme de Trudeau père (…)

ngbEn 1966, dans son livre longtemps mis à l’index
 Pierre Valières s’est interrogé sur la notion de peuple

 (…) « Le terme de peuple est indissociablement lié à une signification politique : dans le droit fil de son étymologie latine, un ensemble de personnes reconnu comme un peuple se voit reconnu implicitement comme un groupe ayant des droits politiques spécifiques, voire le droit de former une nation souveraine. » Chose  qu’elle n’accorde plus au peuple Québécois ! Et encore : « Ensemble d’êtres humains formant une communauté structurée, d’origine commune (…) ex le peuple français. »… et on a beau extrapoler, un Japonais habitant en France depuis 20 ans, c’est quand même un Japonais vivant en France. Mais enfin… Il est bien évident ici que le mot peuple peut aussi vouloir dire tout le monde ! Comme dans l’expression, «il ne faut pas se moquer du peuple ! ». Et cette personne, Madame Mourani, n’utilise pas le mot peuple à la légère.  Elle utilise ce mot (…) seulement pour attiser le feu et ensuite pour confronter, ce que je nommerais le nationalisme dangereux. Pour ainsi après, user de l’arme bien connue de la culpabilité envers les méchants Québécois qui désirent une société distincte, laïque, souveraine, ce qu’elle associe, dans son discours schizoïde, à des notions de racisme,

rep

Se disant du même peuple que moi, elle utilise le concept du multiculturalisme, qui lui, tente de dissoudre, comme dans tuer, la notion même de peuple, comme dans peuple Québécois. Dissoudre l’identité du peuple d’accueil, mais tout en préservant toutes les particularités des nouveaux arrivants. On s’attaquerait directement à la génétique qu’on ne ferait pas mieux. Alors je vous le demande, qui est raciste ? Elle nous sert l’amalgame « identité Québécoise, souveraineté, laïcité, nationalisme, donc racisme, mot qui pendouille au bout de ses lèvres quand elle s’adresse à son peuple comme elle le dit. Elle utilise tous les trucs possibles pour mettre en contradiction d’un côté les nobles concepts Kanadian, d’ouverture, d’égalité, d’acceptation de l’autre, de multiculturalisme, contre de l’autre côté, les concepts de nation, de peuple, d’autodétermination, de laïcité et donc de fermeture à l’autre… Classique ! Même ti-pette Trudeau a dit hier, qu’enfin elle avait compris les vraies valeurs canadiennes. Seul lieu où le Québec peut enfin être libre. Ben oui toé, libre avec ses bourreaux. C’est beau la vie de psychotique !

René Lévesque

Allez-y, allez-y traitez moi de raciste et de xénophobe parce que j’ose affirmer que mon peuple existe et qu’il en a le droit. Parce que j’ose tenter de le définir en disant qu’il a des spécificités. Mais elle, se disant comme vous (attention, je n’ai pas dit égale à vous, car ici, dans ce pays de droits, nous sommes heureusement tous égaux, c’est probablement pour cette raison qu’elle est ici d’ailleurs.) mais elle, se disant comme vous, tout en étant totalement elle-même et différente, elle nous enseigne que nous ne sommes plus rien. N’ayant rien de spécifique et n’ayant plus, dans son esprit, le droit à l’autodétermination, nous n’existons plus. Car elle, a le droit d’être ce qu’elle est, mais nous, nous devons le perdre, pour la respecter en tant que venue de loin.

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Mais revenons au peuple et posons-nous la question suivante, quand Mme Mourani va en voyage chez les siens, en Côte d’Ivoire où elle est née ou au Liban ou vivrait son peuple, car elle se dit d’origine Libanaise, que fait-elle ? Leur dit-elle, – « Oh je suis heureuse de venir rencontrer des peuples différents, des peuples étrangers ? » Ou leur dit-elle, Oh ça fait du bien de revenir parmi son peuple ? De combien de peuples peut-on faire partie en même temps ? Moi quand j’entends le mot « le peuple libanais », je ne conceptualise pas des visages de Japonais bronzés dans ma tête, bien que de nombreux Japonais pourraient avoir immigré et pourraient vivre au Liban depuis 40 ans. Il ne faut pas mélanger double-citoyenneté, immigration, origine, peuple, nation et tout mettre ça dans un blender et se faire croire ensuite que tout est la même chose, que tout est pareil et son contraire. Est-ce que mon arrière-grand-père qui a affronté les hivers du Québec à cheval pour sauver la vie de ses filles est soudainement devenue son grand-père. Ce n’est pas parce qu’on t’a accueillie que tu es maintenant comme nous. Heureusement d’ailleurs. Boucar Diouf nous le prouve avec tant de beauté. Tu fais partie de nous, tu apportes, on te donne, mais il n’y a pas de transformation historique ou génétique ou de diminution de l’un pour l’autre. Mais ceci est sans compter sur les pathologies et la malhonnêteté. Ce qui est le sujet ici. Si moi, originaire du Québec (comme Mme Mourani est d’origine libanaise, mais née en Côte d’Ivoire et vivant maintenant au Canada) si moi dis-je, je déménage en Chine pendant 20 ans, si j’y travaille, que je m’y fais des amis, que j’y ai une vie et que je suis un immigrant modèle qui tente de très bien s’intégrer, croyez-vous que je pourrais aller à la télé d’état et leur dire, « Oh peuple Chinois, Oh mon peuple, vous n’avez pas le droit de faire des lois et des chartes concernant la laïcité de votre état, sans quoi vous serez des xénophobes, de plus vous devez savoir que je suis maintenant contre l’autonomie de la Chine qui devrait être sous domination britannique pour toujours. » Enfin… Imaginez la suite !

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Si je déménage au Liban, moi Québécois francophone, athée, aurais-je la possibilité de leur dire après un certain nombre d’années que je suis comme eux, ni plus ni moins qu’un membre du peuple Libanais ? Je crois que la Madame dont les ancêtres ont planté les oliviers ou la vigne dans la vallée de la Békaa, il y a des centaines d’années, va me regarder drôle en crisse quand je vais lui dire ça ! Surtout si j’utilise le terme Peuple, dans le but de manipuler cette femme libanaise en lui faisant sentir que l’invasion Israélienne au fond ça aura été une bien bonne affaire pour le peuple libanais, car ça me permet à moi immigrant de me sentir comme elle. Pareil. Que le fait de mettre le Liban sous la tutelle d’un autre pays est bien parce que j’ai ainsi l’impression de pouvoir y prendre ma place à mon goût, même si c’est au détriment du peuple libanais. (…) Si cette femme avait une once de fierté, elle démissionnerait de son poste de député, car elle fut élue sur des représentations complètement différentes de ses affirmations actuelles. Mais comment espérer une once de fierté d’une telle profiteuse de situation, elle qui n’est là que pour son bénéfice personnel ? Pour se tailler une place. Cette femme est un cancer politique ! (…) Alors, cherche le ton peuple Maria, cherche-le et ne sois pas craintive, tu en trouveras d’autres comme toi. L’histoire de l’humanité est pleine de saloperies, de malhonnêtetés, de manipulations et de trahisons (…)

Clode

Clode Hamelin. Compositeur, Québécois.

Être Québécois selon Victor Godbloom

VG

moutons

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Joyeuses fêtes !

pere no

En cette période des Fêtes, les Indignés du Québec

 pensent  tout particulièrement à toutes ces personnes  qui,

partout sur la terre contribuent à maintenir vivante

 la flamme de la liberté, de la Résistance.

-Mr&MrsSantaClaus

Merci à tous ces  gens qui nous soutiennent et qui

nous font parvenir leurs commentaires, leurs textes.

Solidarité avec ces 99% de partout.

Gens de Côte d’Ivoire,  du Brésil, de Malaisie ou  de Brunei Darussalam

joyeux_noel

Merci à la centaine de pays qui nous ont accompagnés  tout au long de l’année

Merci à tous ces Indigné-es !

qui  contribuent  à notre succès.

Nous vous remercions d’avoir été là

BA

Merci de nous faire confiance.

Merci de nous aider à maintenir vivante

la flamme de la liberté et de la Résistance.

Joyeux Noël et Bonne Année!

guit

-Mr&MrsSantaClaus

La colombe de la paix

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Postes Québec pourrait voir le jour en 2014

boite aux lettres Postes Québec

Les Indignés du Québec s’inquiètent de la disparition prochaine de Postes Canada. Le gouvernement Canadien a décidé qu’au cours « des cinq prochaines années, Postes Canada mettra fin à la distribution à domicile du courrier en milieu urbain partout au pays. Des boîtes communes seront installées dans les différents quartiers, ce qui obligera les gens à se déplacer pour récupérer leur courrier. »

facteur

Devant ce manque d’imagination chronique qui va mettre dans la rue quelques 400 facteurs, les Indignés du Québec suggèrent au gouvernement québécois de Créer Postes Québec.  

Camion Postes Québec 2

Il est temps de nous prendre en mains !

Les Indignés du Québec 

al

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Les indignés de 2014

Conscience globale

Que se passe t’il quand l’indignation fait place à la réflexion et à l’action ? Plusieurs personnes prennent conscience qu’elles détiennent le pouvoir de changer le monde, comme le montre ce court-métrage qui vous invite à découvrir des clés qui vous ouvriront les portes de la vie alternative.

indigné

En ce sens les indignés sont la manifestation de la conscience globale qui s’étend tous les jours un peu plus sur la planète. Les signes précurseurs de ce paradigme ont commencé à se manifester à l’échelle planétaire, il y a une quinzaine d’années avec le Projet de Conscience Globale.  

GlobalCP

Localisation géographique des laboratoires participant au Global Consciousness Project 

Depuis 1998 en effet ce projet collectif d’ordre international implique un nombre toujours grandissant de chercheurs (actuellement au-delà de 75 scientifiques de renom provenant de plus de 41 pays) et ayant pour but d’explorer la possibilité de valider scientifiquement, à l’aide de générateurs de chiffres aléatoires, l’existence d’une conscience collective humaine ainsi que ses « sautes d’humeur ».

Bigbrthr

Pour plusieurs personnes indignées de la terre, llibre examen est un principe philosophique qui prône la liberté de jugement. Il n’accepte comme vérité que ce que la raison ou l’expérience permet d’admettre. « La pensée ne doit jamais se soumettre ni a un dogme ni a un parti, ni a une passion, ni à un intérêt ni a une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n’est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d’être. »

resistance

Nous sommes le grand peuple des indignés. Les hommes et les femmes de la terre. Les yeux pleins de rêves, les mains tendues vers demain. Nous marchons vers la liberté !

La colombe de la paix

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Indignés.com ?

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Au Québec, comme en Belgique, la population est caractérisée par une importante diversité culturelle qui vient enrichir le tissu social. Toutefois, pour que le corps social fonctionne efficacement il faut que chacun puisse s’y épanouir car il n’est pas possible de vivre dans une société, de s’y intégrer, sans en comprendre ses multiples aspects et ses nombreux défis. C’est ainsi que «De la Tunisie à l’Egypte, de la Syrie au Yémen, de l’Afrique à l’Europe, de la Grèce à l’Espagne, en passant par l’Islande, la France et tant d’autres encore, un mouvement est né. 

La grande main

Par divers chemins, nous faisons le constat accablant d’un système en déliquescence qui nous rend orphelins de nos propres existences. Chez nous,ce constat se fait sur le cadavre en putréfaction de nos démocraties libérales, dont l’essence n’est autre que de prôner l’individu comme fin. 

eteignez-votre-tele-et-rejoignez-les-indignez-du-quebec

Chacun tire les conclusions d’un système qui, en recherche de productivité maximale, fasciné par la hiérarchie, l’expertise rationnelle et la compétition, pousse à la déresponsabilisation et au désinvestissement de la chose publique.Les politiques nous abusent. De l’austérité qui ne concerne que les faibles aux crises mécaniques du système capitaliste, notre réduction à l’état d’esclavage par les logiques marchandes des sacro-saintes lois du marché nous accablent et nous tuent tous les jours un peu plus.

j'accepte

Partout s’exprime sous diverses formes le conformisme et la passion pour le divertissement, fuite effrénée dans la consommation passant d’une jouissance à l’autre,sans fins, sans mémoires et sans projets. L’amour solipsiste de sa petite personne et de son affaire privée comme religion d’Etat. Et pourtant, du néant surgissent certains possibles. Le problème de la démocratie ne réside pas dans son application, mais bien dans ses fondements. Une des raisons pour lesquelles elle se maintient si bien, c’est qu’elle nous donne l’illusion d’être impliqués dans le politique et d’avoir de l’emprise sur nos vies via un certain nombre de choix qui peuvent être posés : entre plusieurs candidats électoraux, entre différents amendements, entre plusieurs marchandises, entre divers types d’études ou  d’emplois..     

Indignés de tous les pays unis

La démocratie permet aussi de pacifier les conflits d’intérêts.Elle nous fait croire que les conditions de départ seraient égales et que, en palabrant,le bon sens devrait nous amener à trouver des solutions équitables. Elle parvient plus ou moins bien à gommer des rapports de domination entre ceux qui possèdent -la puissance, l’argent, l’outil de production et tout autre privilège reconnus socialement – et ceux qu’ils visent à déposséder pour asseoir leur pouvoir. L’ennui,c’est qu’en gommant, la démocratie évite de s’attaquer à la racine des problèmes. Qu’elle est une manière de gouverner où tout- ou presque – peut être dit. Mais à une condition:que ces idées ne prennent pas corps ! »

Une journée d’Ivan…

l’indigné

L’épisode bruxellois :

projet ou utopie ?

la main du peuple

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Les Québécois parlent aux Français

Depuis dix ans, 30 000 immigrants Français se sont établis au Québec.  On les entend parler partout dans les rues de Montréal, de Québec, de Gatineau, du Saguemay ou dans les bars de la Gaspésie.  Depuis les trois dernières années leur nombre est en augmentation rapide et a plus que doublé en dix ans (+ 113 %).

drapeaux_q==QC-France

Selon les chiffres du Consulat général à Montréal la communauté inscrite qui s’élève à plus de 50.000 personnes, a également connu une forte croissance (+ 45 %) au cours des dix dernières années. Les deux tiers des français installés au Canada,  s’installent au Québec et 100 000 d’entre-eux vivent à  Montréal, et le e nombre des « non-inscrits » est évalué à 10 000.

Les Indignés du Québec se sont demandés ce qui pousse  tant de Français à quitter leurs pays pour venir s’installer chez nous en si grand nombre ?  Et que pensent les Québécois  de ce regain d’intérêt de la part des gens de l’Hexagone. Pour répondre à cette question  nous vous proposons de visionner une série de films, dont le premier intitulé « La France en face », se passe dans une France qui fait face à la mondialisation et ou 60% des gens vivent en état de subsistance. Dans ce pays, 40% de la population vit dans 25 villes où  sont concentrées les cadres, les techniciens spécialisés et l’essentiel des immigrés. C’est là que 80% du PIB du pays est produit. Hors de ces villes, dans le reste de la France, se retrouvent des millions d’employés et d’ouvriers, qui constituent la «France des fragilités». Ils vivent dans la précarité et constatent le fossé grandissant qui les sépare des urbains entrés dans l’ère numérique.

 01

À la lueur de ce reportage on comprend mieux ce qui peut pousser nos cousins à se pointer chez nous. Mais qu’en est-il vraiment de l’expérience des Français au Québec ?   Olivier Zimmermann, Fabrice Luchini, Lorenzo Sterzi, Gilles Proulx et Richard Lehir dans le film intitulé « Le Québec parle aux Français » s’interrogent sur le phénomène en abordant le parcours d’un Français au Québec.  Présenté sous forme de sept reportages « Le Québec parle aux Français » aborde les thèmes de l’arrivée, de la langue française, de l’Identité, de la géographie (Entre fleuve et montagne), de l’économie, de la politique et finalement du départ. A travers ces rencontres et ces témoignages c’est le portrait d’un Québec en réflexion qui apparaît.

« 1- L’arrivée »  

1

« 2- La Langue française »  

2

« 3- L’identité »

3

 « 4- Entre fleuve et montagne »  

4

« L’économie »

5

 « La politique »  

6

« Le départ »  

7

république

Albert

 

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Solidaires de QS ?

Selon les derniers sondages, Québec Solidaire obtient 11 % des intentions de votes au Québec dont 9% des voix chez les francophones. C’est une progression de 1% dans les intentions de vote par rapport au sondage Léger Marketing de juin 2010.

Sondages

 Cette lente progression est préoccupante puisqu’à toute fin pratique, elle démontre une stagnation marquée de l’électorat envers cette formation politique.   Québec Solidaire a pourtant tenté d’innover en se positionnant clairement sur l’échiquier gouvernemental québécois.   C’est ainsi qu’au cœur du débat entourant la charte de laïcité, QS a adopté un modèle inclusif qui favorise le libre choix du port de signes religieux par les agents de l’État. Cette position a entraîné  l’anthropologue Michèle Sirois, spécialiste en sociologie des religions et Membre fondatrice de Québec solidaire à claquer la porte.  Pour Madame Sirois «  La majorité des Québécois déplore que nos gouvernements ne protègent pas assez fermement deux valeurs fondatrices de la société québécoise, la neutralité de l’État et la prédominance de l’égalité entre les hommes et les femmes sur les particularismes religieux ou culturels (…)  Cette position est d’autant plus paradoxale que QS se présente comme un parti de gauche et féministe ; or, la gauche a toujours été le fer de lance de la laïcisation du Québec, et l’histoire du féminisme est jalonnée de dénonciations des institutions religieuses comme sources d’oppression des femmes. Devant cette prise de position, qui constitue un recul par rapport aux luttes féministes et nationalistes, j’ai décidé de quitter QS.»  Trois raisons fondamentales ont motivé Madame Sirois : – « La première raison plaide en faveur de la mise en place de politiques cohérentes de laïcisation de l’État. Il est actuellement interdit aux agents de l’État d’afficher leurs opinions politiques dans le cadre de leurs fonctions, et je crois que cette interdiction devrait aussi s’appliquer aux croyances religieuses. Tous les agents de l’État – pas seulement les juges, les policiers ou les gardiens de prisons – devraient être tenus à un devoir de réserve. Les enseignants et les éducatrices en garderie, par exemple, exercent une autorité – qui, si elle est d’ordre moral et non juridique, est tout aussi importante – puisqu’ils jouent un rôle crucial dans la reproduction des modèles sociaux. Si des élèves demandent à une enseignante pourquoi elle porte le hidjab, comment celle-ci pourra-t-elle répondre sans, par le fait même, favoriser la croyance en un Dieu qui lui commande sa conduite ?

FD

La deuxième raison rejoint le large consensus qui existe dans la société québécoise en faveur de la séparation de l’Église et de l’État, d’une part, et de l’égalité entre les hommes et les femmes, d’autre part. La majorité des Québécois rejette les accommodements « déraisonnables », surtout d’ordre religieux, et craint que cela n’ouvre la porte à des dérives comme on en a vu dans le cas de la SAAQ – où des juifs hassidiques ont refusé qu’une femme leur fasse passer leur examen de conduite, et, à l’inverse, des femmes musulmanes ont exigé d’avoir une femme comme examinatrice. C’est la combinaison de ces deux tendances – la neutralité de l’État et l’égalité hommes-femmes – qui fait que, parmi tous les signes religieux, le port du voile islamique est le cas le plus explosif. Le voile, lié à la position d’infériorité des femmes dans l’islam (selon le Coran et les hadiths qui rapportent les actes et les paroles de Mahomet), devient le symbole au sujet duquel se déchirent les « pro-voile » et les « anti-voile ». Il ne s’agit donc pas d’un simple « bout de tissu », comme l’affirment tant de personnes qui banalisent ce symbole religieux. Dans le contexte mondial de l’instrumentalisation de la religion par l’islam politique, on note une réelle hausse du port du voile dans le monde ; et des femmes qui refusent de le porter se font emprisonner, violenter ou assassiner, même au Québec ou au Canada. Un « bout de tissu », s’il n’était pas chargé d’un sens qui dépasse ce qu’en disent les femmes qui le portent, ne pourrait provoquer de telles atrocités. Les sciences humaines nous apprennent qu’il faut dépasser la diversité des motifs véhiculés dans les discours des individus pour comprendre les véritables raisons de leurs comportements. À défaut de cette rigueur d’analyse, nous devons nous contenter des discours idéologiques (religieux ou autres) que les différentes cultures ont formulés pour légitimer leurs particularités ; et c’est malheureusement ce genre de discours non scientifique que j’ai le plus souvent entendu au dernier congrès de QS. Par exemple, si certaines femmes musulmanes disent porter le voile pour des raisons d’identité ou pour des motifs religieux, ce n’est pas une raison pour ne pas s’interroger sur le fait que ce sont des femmes et non des hommes qui ont la responsabilité de marquer l’identité de leur groupe ; de plus, pourquoi commencent-elles à porter le voile à la puberté, plutôt que plus tard ou plus tôt dans la vie ? Un regard anthropologique met rapidement en évidence le besoin de contrôler la fertilité des femmes qui s’amorce à la puberté, en leur prescrivant la « modestie », voire la réclusion derrière un voile intégral ou le maintien à la maison. En effet, comme les femmes sont les seules à pouvoir « produire » physiquement les enfants, les hommes et la société semblent éprouver le besoin d’encadrer cette capacité d’enfanter unique des femmes par un contrôle tant aux plans sexuel, physique que social.

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La troisième raison repose sur les effets pervers que pourrait entraîner le libre choix du port de signes religieux par les agents de l’État. En tant que nation dominée et marginalisée sur un continent anglophone, les Québécois sont devenus plus frileux face à l’afflux d’immigrants (qui « risquent » de ne pas s’intégrer à leur culture), ce qu’ils perçoivent comme une menace à leur identité. En font foi les nombreux courriels qui circulent sur la toile et qui présentent les immigrants comme des « menaces », comme des « privilégiés » qui obtiennent des « faveurs » du gouvernement. Quand cette peur identitaire s’accompagne d’une très importante crise économique, d’un chômage croissant et d’une lente érosion de la classe moyenne, comme nous le vivons actuellement, tous les ingrédients d’un cocktail social explosif sont réunis. L’insécurité économique et sociale des Québécois peut en effet malheureusement se traduire par une montée de l’intolérance et de la xénophobie. Permettre aux agents de l’État de porter des signes religieux ostentatoires ne peut que transformer davantage les immigrants en boucs émissaires faciles à identifier. » En effet, on doit toujours éviter de s’en prendre aux boucs émissaires et aux moutons noir et il est regrettable de constater que Québec Solidaire  ressemble de plus en plus  à Québec Solitaire ! C’est la raison pour laquelle je vous invite a signer la pétition en faveur de la laïcité en cliquant sur ce lien.

Félix

Félix Dubé-Nguyen Jr.

Indigné québécois

république

La grande noirceur

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