Archives mensuelles : avril 2016

Trainspotting débarque enfin à Montréal

Sophie Doucet

Sophie Doucet

Le Théâtre Prospero accueille pour la première fois à Montréal Trainspotting, inspiré du film de Danny Boyle dans une mise en scène de Marie-Hélène Gendreau. Traduite en québécois par Wajdi Mouawad, cette pièce a été présentée pour la première fois en 2013 au Théâtre Premier Acte de Québec, puis au Théâtre de La Bordée. Après avoir reçu trois prix aux Prix d’excellence des arts et de la culture en 2013 la troupe de Québec débarque enfin à Montréal.

La traduction québécoise permet au public de se rapprocher pleinement des personnages malgré un langage parfois cru mais direct : – «On est gouvernés par des trous du cul pourris du câlisse. Pis tu sais-tu qu’est-ce que ça fait de nous ça ? Ça fait de nous des minables ! Les plus minables des minables. […] J’haïs pas les Anglais. Ils font c’qu’ils peuvent avec ce qu’y’ont. C’est les Écossais que j’haïs. C’est nous que j’haïs.»

prospero

                Marie-Hélène Gendreau

  Marie-Hélène          Gendreau

Pour Marie-Hélène Gendreau il existe en effet des liens entre l’Écosse et le Québec. Selon elle «les jeunes Écossais cherchent leur identité par rapport à l’Angleterre. Nous autres on a ça aussi, un besoin de s’identifier comme Québécois, par notre langue, par nos différences d’intérêts culturels par moments.» Lucien Ratio, qui interprète le personnage de Mark Renton, icône culte d’une certaine jeunesse écossaise en détresse dans les années 90 approuve car pour lui  il «existe une certaine filiation» entre l’Écosse et le Québec. «On est lié par l’histoire» précise-t-il.

Des clones de Mark Renton, il en existe en effet dans notre société. Des jeunes junkies désabusés qui vivent comme si chaque jour était leur dernier. C’est le cas d’Alison cette toxicomane paumée et attachante, interprétée par Claude Breton-Potvin, qui traîne partout ce mal de vivre qui la conduira au bord de l’abime. Dans Transpotting les interprètes nous font pénétrer dans un univers glauque, dérangeant, inconfortable mais incarné par des interprètes qui savent faire ressortir toute la détresse de l’âme humaine. Dans la peau de Tommy, Begbie, et de Sick Boy, Jean-Pierre Cloutier, Charles-Étienne Beaulne et Martin Boily témoignent de l’amitié qui unit ce groupe de jeunes plongés dans l’enfer de la drogue, mais qui  s’interrogent malgré tout sur leur propre déchéance. Cette pièce intense à ne pas manquer est présentée au Théâtre Prospero jusqu’au 14 mai.

26 avril

Les personnes qui le souhaitent peuvent contribuer en donnant un peu d’argent qui permettra d’offrir des billets à des personnes issues de milieux défavorisés, ou à des gens aux prises avec des problèmes de toxicomanie

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On est écoeuré de la corruption !

1%vs99%Le mouvement #nuit debout Montréal a décidé de réagir face à la corruption endémique qui gruge cette province depuis trop longtemps. Depuis des décennies elle mine le moral des Québécois-es, qui doivent faire face à des écoles délabrées, à un système hospitalier inadéquat, à des urgences qui débordent, au délabrement généralisé des infrastructures, au gaspillage éhonté des fonds publics, à la dépossession de nos richesses naturelles, au mépris honteux des peuples des Premières Nations, bref à la corruption étatique généralisée par les valets du néo libéralisme.

Voici donc la vidéo de Nuit Debout Montréal  sur une musique de Wax Tailor

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Si vous êtes écoeurés de :

  • La corruption

  • L’oléoduc d’Énergie Est

  • Vivre avec un salaire de misère

  • Subir les coupures de sercices

  • La disparition des femmes autochtones

  • La violence policière

Le 29 avril participez à la première grande #nuit debout Montréal depuis le premier rassemblement devant le Consulat général de France à Montréal.  Joignez-vous à nous et passez le mot.

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par | avril 25, 2016 · 11:16

#Nuit debout Montréal : Mélenchon fait faux bond !

Rose Flamant

   Rose Flamant

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Une foule compacte s’était rassemblée devant le Consulat de France

Le premier rassemblement #Nuit debout Montréal s’est tenu devant le Consulat général de France en solidarité avec le mouvement français #Nuitdebout.  D’entrée de jeu, Pauline une étudiante française à Montréal, a annoncé que l’objectif de Nuit Debout est «de mettre en avant des personnes qui ne faisaient pas de politique jusqu’ici et de créer des espaces ouverts».  Elle a également demandé «aux représentants politiques de ne pas prendre la parole». Dans la foule des manifestants, les députés Amir Khadir et Manon Massé de Québec solidaire ont respecté ce mot d’ordre, alors que les intervenant-es exprimaient leur ras-le-bol face aux politiques néolibérales et leurs inquiétudes face aux projets d’oléoduc d’Énergie Est.  Plusieurs personnes ont également exprimé  leurs préoccupations sur la question des disparités sociales au Québec, la défense des droits des femmes et celles des autochtones.l'acti14

 

L’absence remarquée de Jean-Luc Mélenchon

l'acti12Le candidat à la présidence française, Jean-Luc Mélenchon, effectue actuellement  une première visite au Québec pour lancer son nouveau livre et rencontrer un certain nombre d’activistes québécois.  Invité de Catherine Perrin à l’émission Medium Large, M. Mélenchon avait annoncé qu’il participerait à ce premier rassemblement de #Nuit debout Montréal mais il semble qu’il ait été retenu à la Grande Bibliothèque où il présentait une  conférence intitulée « l’Ère du Peuple »en compagnie de Gabriel Nadeau Dubois.

EntrevueMelanchon

Pour écouter l’entrevue cliquez sur l’image

LIVE

 Le prochain rassemblement de #Nuit Montréal aura lieu vendredi le 29  (heure et lieu toujours à préciser). Pour plus d’info, suivez nous sur Facebook.
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Nuit Debout Nantes aborde le thème des violences policières sur fonds de manifestations étudiantes

1%vs99%Alors que le Mouvement Nuit debout se répand partout en France, et hors de l’hexagone, le gouvernement Hollande doit faire face à la grogne croissante des étudiants. En effet, depuis la première manifestation du 9 mars la mobilisation étudiante s’intensifie contre la loi Travail. Huit jours avant la grande manifestation nationale du 28 avril, un participant relate la manifestation houleuse qui s’est tenue hier dans sa ville.  Ces évenements, n’ont pas empêché la tenue d’une Nuit debout sur le campus de l’université de Nantes.

Manifestation du 20 avril à Nantes : on n’étouffe pas un soulèvement
Mercredi 20 avril au matin, Manuel Valls se vante de prolonger une nouvelle fois l’état d’urgence pour plusieurs mois, illustration parfaite de la fuite en avant sécuritaire d’un pouvoir au fond du gouffre, définitivement discrédité. Conséquence logique, la journée de lutte du 20 avril devait avoir la couleur des uniformes. En amont, le préfet de Nantes et les médias avaient fait monter la pression, annonçant un siège policier de la ville pour empêcher la manifestation de se tenir. Mais rien n’y fait, ni les arrêtés préfectoraux abjects, ni les policiers cagoulés, ni les grenades de désencerclement envoyées sur des lycéennes : Nantes connaît un soulèvement depuis le 9 mars dernier, et il n’est pas prêt de s’arrêter Retour en deux temps sur la dernière journée de mobilisation avant la grève générale du 28 avril prochain. Nantes 1
Barricades avant la parade
Dès l’aube, plusieurs bâtiments du campus de l’université de Nantes sont bloqué En milieu de matinée, une centaine d’étudiant-e-s partent bloquer le périphérique non loin de l’université. Le rond point qui sert d’entrée nord à l’agglomération se recouvre de barricades, provoquant immédiatement un important bouchon.  13H : étudiants et lycéens se retrouvent pour pic-niquer.nantes 6

Des patrouilles de police en civil et en uniforme sillonnent la ville et contrôlent des personnes isolées. Une heure plus tard, des centaines manifestants se mettent en route, surveillés de près par un hélicoptère et un énorme dispositif policer. Il y aura plus de 2000 personnes dans la rue au plus fort de l’après-midi. Des taggs fleurissent et des fumigènes crépitent. Un cortège féministe se forme derrière une banderole « Les femmes c’est comme les pavés, à force de marcher dessus, on les prend dans la gueule ».Nantes 2
nantes 3Arrivé devant la préfecture, des litres de peinture rouge aspergent la façade, alors que des CRS en panique, peinent à activer une lance à eau. Les locaux du parti Socialiste sont également repeints, comme c’est désormais la coutume hebdomadaire. Mais l’étau policier se resserre : le cortège ne peut pas emprunter le parcours prévu, enserré de toutes parts par des rangées de policiers casqués, des brigades en civil et même d’une patrouille de voltigeurs à moto. Oui, les socialistes au pouvoir auront franchi toute les limites, y compris réintroduire, en secret, des brigades de matraqueurs montés sur des deux roues, celles-là mêmes qui avaient été dissoutes après avoir tué Malik Oussekine en 1986. Arrivé à Médiathèque, le cortège est massivement gazé, sans sommation. La tension monte. Une série d’agences d’intérim voient leurs vitrines méthodiquement brisées le long du quai de la Fosse. Le défilé termine sur l’île de Nantes. Jusqu’ici, il n’y a pas eu de blessés ni d’arrêtés. Le piège policier a été déjoué. Une manifestation dynamique de 2000 jeunes a pu prendre les rues et porter des actions offensives malgré les menaces explicites du préfet. C’est une réussite. Commence alors la deuxième partie de la journée.
L’île de Nantes comme prison
Immanquablement, la BAC pointe son museau et multiplie les provocations en marge du rassemblement. Puis c’est toute une compagnie de gendarmes mobiles qui débarque par des petites rues en tirant des grenades. La foule est bloquée, mais l’assemblée continue comme si de rien n’était. Pendant que des centaines de manifestants, se font charger et gazer, d’autres continuent à disserter paisiblement, quelques mètres plus loin, sur les prochaines journées d’action.

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Les gaz commencent à saturer l’île, la panique se répand. Des centaines de personnes s’avancent bras en l’air, en suppliant les policiers de laisser les manifestants repartir. Des dizaines de grenades lacrymogènes, de grenades de désencerclement et de balles en caoutchouc sont tirés sur une foule totalement vulnérable. Une ribambelle de journalistes, assiste à cette scène qui ne sera pourtant jamais mentionnée dans les médias. Lors d’une salve particulièrement dosée de gaz, une lycéenne est sérieusement blessée par plusieurs impacts d’une grenade envoyée dans ses jambes. En état de choc, incapable de marcher, elle sera hospitalisée. Un homme est également touché à la tête. Un autre est tabassé puis embarqué après avoir trébuché dans le mouvement de panique. Les blessés sont nombreux, souvent mineurs. Ambiance lourde.

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Après ces assauts répétés, il est décidé de partir. Le cortège qui compte encore des centaines de personnes parvient à retraverser la Loire. Retour dans l’hyper-centre, où une grande partie des manifestants, soulagés, se disperse. Un noyau dur de 300 personnes est déterminé à continuer, Des barricades sont enflammées après de nouvelles salves de gaz. La police cible tout ce qui remue encore, sans aucune distinction. La Place du Bouffay est noyée sous les gaz. Les affrontements dureront jusqu’à 19H.

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Malgré la peur, une Nuit Debout se tiendra et abordera le thème des violences policières autour d’un tas de grenades ramassées l’après-midi même. Le lendemain, la presse se contentera de parler de « nouveaux heurts en marge de la manifestation ». Le 28 avril prochain sera une journée de lutte décisive, d’autant plus que les appels à la grève reconductible et aux blocages se multiplient. Nous pouvons mettre le gouvernement en échec. Ensemble, nous sommes invincibles !

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#Nuit Debout Montréal, s’invite au Consulat de France

Rose Flamant

Rose Flamant

Pour son premier grand rassemblement public,  #Nuit Debout Montréal, organise une manifestation de solidarité avec Nuit Debout, France.

Cet événement se tiendra vendredi  le 22 avril de 17 heures à 20 heures, face au consulat de France à Montréal.
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Programme de la soirée :
Début du rassemblement 17h
Micro ouvert et discussion 18h
Fin du rassemblement 20h
Il vous sera offert une soupe de l’amitié et de la solidarité

Lors de ce rassemblement d’appui au mouvement social et démocratique en développement en France et en Europe il y aura des discussions pour préparer une première Nuit Debout à Montréal. Venez en grand nombre!

Cliquez ici pour plus d’information

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#Nuit Debout Montréal, branchée sur Radio Debout

Charles de Lorimier

Charles de Lorimier

En ce 46 mars 2016¹, «Radio Debout» continue d’émettre à partir de la Place de la République. Cette radio indépendante prend les ondes quotidiennement de 18h à minuit en direct de Paris,
Radio Debout a été fondée par deux producteurs de France Culture et regroupe une quarantaine d’intervenants, dont un bon nombre travaillent à Radio France. Tous ces journalistes ont décidé de garder l’anonymat «pour ne pas avoir de problèmes avec la direction».

Radio Debout

                                                Cliquez pour écouter Radio Debout

Radio Debout permet au public de mieux connaître l’évolution du mouvement et les sujets discutés lors des rencontres citoyennes. À quand une «Radio Debout Montréal» ?

ND

¹ Puisque le mouvement Nuit Debout a décidé que le mois de mars ne s’achèverait pas.

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#Nuit Debout : Radio Canada lève partiellement le voile de la censure

Rose Flamant

Rose Flamant

Après 17 jours de manifestations planétaires, Radio Canada a décidé de lever partiellement la censure qu’elle impose au mouvement «Nuit Debout» pour le ridiculiser.

15-18

                             Pour écouter l’entrevue placez votre curseur à 15 :52

A l’émission Le 15-18, l’animatrice Anne Durocher, a annoncé d’entrée de jeu «que tous les soirs depuis deux semaines il y a des centaines de personnes [sic] qui se réunissent Place de la République à Paris; on appelle ça le mouvement «Nuit Debout», a t-elle précisé. Son invité, le chroniqueur François Brousseau,  a fait le point sur la situation en faisant remarquer que le mouvement n’a rien à voir avec ce que l’on a connu en Espagne ni avec le mouvement des Indignados.  Selon M. Brousseau, «c’est un mouvement qui essaie de sortir de Paris, ça fait des petits, mais vraiment petits à Toulouse à Bordeaux à Reine aussi dans le nord. Ça reste un gros mouvement spontané sur la place; bien français [sic].»

Bien français ? M. Brousseau, ignore sans doute qu’en date du 14 avril, le mouvement s’étendait à plus de 80 villes françaises , huit villes espagnoles, neuf villes belges, deux villes allemandes (dont Berlin), une ville néerlandaise (Amsterdam), une ville portugaise (Lisbonne), une  ville canadienne (Montréal), et une ville taïwanaise (Taichung). Bref selon M. Brousseau, «ca respire l’ado en mal de transgression, le militantantisme anti-capitalisme, l’anarcho féminisme et  le hipster écolo […]. Le tout encadré par «quelques soixante huitards nostalgiques».

Merci pour cette analyse M. Brousseau et merci à Radio Cadenas. Continuez votre beau travail de désinformation. En attendant, nous allons poursuivre notre lutte.

La révolution

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