Archives de Tag: James Wolfe

Je me souviens

oit

Oitarp

 Les peuples sont pleins de paradoxes et les Québécois n’y font pas exception. Dispersés sur un vaste territoire, trois fois grand comme la France, le peuple du Québec a réussi à survire en terre d’Amérique, sur cette terre nordique, couverte de neige une bonne partie de l’année.

plaque

Bon an mal an, nous nous sommes adaptés.  En 1976, lorsque le gouvernement de René Lévesque fut porté au pouvoir, de nouvelles plaques d’immatriculation firent leur apparition sur les véhicules de la Belle Province. Le gouvernement Lévesque souhaitait ainsi fouetter la fibre nationaliste et conduire le Québec au banc des nations souveraines.

plaque 76À partir de cette époque, la Belle Province fut reléguée aux oubliettes de même, les Canadiens-Français du Québec devinrent des québécois, sans jamais parvenir toutefois à se donner un pays. En 2006, cependant, la Chambre des communes du gouvernement canadien reconnaissait que les « Québécois forment une nation au sein d’un Canada uni. » Ainsi grace au gouvernement Harper, le lys pouvait continuer de fleurir sous la rose …

Je me souviens / Que né sous le lys / Je croîs sous la rose.
I remember / That born under the lily / I grow under the rose.

Je_me_souviens_(Jardinage)

Je me souviens

La devise du Québec est   « Je me souviens »  et  pour se souvenir on se souvient ! Je me souviens entre autre de  James Wolfe dont la statue se trouve sur la façade de notre Assemblée Nationale.

wolfe

Je me souviens de la rue Amherst à Montréal, de  la rue Durham à Sherbrooke nommée en l’honneur du fameux John George Lambton comte de Durham, qui disait que les québécois était un  peuple sans histoire et sans littérature.  Je me souviens aussi d’Horatio Nelson et de sa colonne érigée sur la place Jacques Cartier à Montréal.  Cette colonne historique fait partie d’une symbolique oubliée qui montre Nelson dominant l’empire et écrasant du regard la statue de Jean Vauquelin, érigée en contrebas. 
Vauquelin_lieutenant_de_vaisseau
Dans notre vie de tous les jours on se souvient également de notre reine Elisabeth II, dont on voit malgré nous, l’illustre figure à chaque fois que l’on sort un billet de banque.
20$
Tout ça fait partie  des ironies de l’histoire et du paradoxe québécois.  Pourtant, ailleurs sur la planète, nos frères humains qui ont subi des génocides culturels au fil des siècles n’ont nul besoin d’élever des statues à leurs bourreaux ou de conserver les signes ostentatoires qui les ont asservis.
René Lévesque

1 commentaire

Classé dans Uncategorized

Le paradoxe québécois

Le gouvernement québécois souhaite accentuer la séparation entre la religion et l’État.  En effet selon le Ministre Bernard Drainville, responsable du dossier : « L’état doit être neutre »

Bernard Drainville

Selon ce projet charte des valeurs québécoises,  le gouvernement provincial entend assurer :

  1. La séparation des religions et de l’État
  2. La neutralité sur le plan religieux
  3. L’égalité entre les citoyennes et citoyens, quelles que soient leurs croyances religieuses ou leurs convictions morales, philosophiques ou autres

Toutefois selon Ministre «Le crucifix est là pour rester, c’est le choix de notre gouvernement. On ne tournera pas le dos sur notre patrimoine, sur notre passé[1]».  On parle ici du crucifix de l’Assemblée Nationale Québécoise un signe religieux jugé patrimonial par le gouvernement québécois, mais qui n’a fait son apparition à l’Assemblée Nationale en 1936, pour souligner l’alliance étroite entre l’Église et l’État[2].

Je me souviens

La devise du Québec est « Je me souviens »  et pour ça, pour se souvenir on se souvient !

Je me souviens entre autre de   James Wolfe dont la statue se trouve sur la façade de notre assemblée Nationale

wolfe

Je me souviens de la rue Amherst à Montréal ,de  la rue Durham à Sherbrooke en l’honneur du fameux John George Lambton comte de Durham, qui disait que les québécois était un   peuple sans histoire et sans littérature[3].  Effectivement au Québec on se souvient.  Inutile d’allonger la liste !  On se souvient de notre reine dont on voit l’illustre figure tous les jours lorsque l’on sort un billet de banque.
2012_20_Dollar_Closeup(1)
Tout ça fait partie du paradoxe québécois.  On continue à parler des deux côtés de la bouche.  Pourtant, ailleurs sur la planète, nos frères humains qui ont subi des génocides culturels au fil des siècles n’ont aucun besoin d’élever des statues à leurs bourreaux ou de conserver les signes ostentatoires qui les ont asservis.  Ici on a décidé de faire autrement et de garder le crucifix, symbole de la grande noirceur, et ce faisant on créé deux catégories de citoyens; les Québécois de souche et les autres !
Oitarp, poète indigné du printemps érable en ce
18eme jour de septembre 2013

grenouilles indignées

3 Commentaires

Classé dans Uncategorized