Archives de Tag: patrimoine

Le patrimoine doit disparaître selon QS

       Rose Flamant

Le mot patrimoine ne fera plus partie du programme de Québec Solidaire qui va le remplacer par héritage culturel.  Selon la députée Manon Massé, co-porte-parole de Québec solidaire, «C’est un mot qui dans sa racine réfère à une forme de présence et de domination du masculin. L’héritage culturel, c’est autant les hommes que les femmes qui nous l’ont laissé».

En effet l’étymologie de ce mot vient de patrimonium, qui signifie héritage du père, et qui par extension a donné naissance au terme matriarcat, mot qui est apparu à la fin du dix-neuvième siècle.  À cette époque on employait matriarcat pour désigner un système de parenté matrilinéaire, alors que le patriarcat désignait comme l’indique son étymologie, un système social dominé par l’autorité masculine, symbolisée par la figure du père.

Au fil des années, le matriarcat fut interprété comme étant le pendant symétrique du patriarcat;  désignant un type de société où les femmes détiennent les mêmes rôles institutionnels que les hommes dans les sociétés patriarcales.  C’est ainsi que des chercheurs comme Marija Gimbutas (1921-1994) ont préféré rejeter ce mot issu de la composante : arcat (de archein, commander) considéré comme un reliquat patriarcal, allant jusqu’à suggérer de le remplacer par matristique considéré comme plus neutre.

Les personnes qui ont lu 1984, le roman de George Orwell publié en 1949, se rappelleront sans doute du novlangue qui est utilisé par l’auteur dans la trame narrative du récit.  L’idée fondamentale du novlangue s’appuie sur une simplification lexicale et syntaxique de la langue destinée à rendre impossible l’expression des idées potentiellement subversives et à éviter toute formulation  critique de l’État.  L’objectif ultime étant d’empêcher l’idée même de cette critique grâce à l’appui des médias de masse..

Après avoir banni le mot patrimoine devrions-nous bannir les mots patriarcat, matriarcat? Marija Gimbutas a tenté de le faire voici plus de trente ans, c’est maintenant au tour de Manon Massé.  Franchement Manon, malgré tout le respect que j’ai pour toi, Il me semble qu’il y a des choses plus importantes à régler?

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Le paradoxe québécois

Le gouvernement québécois souhaite accentuer la séparation entre la religion et l’État.  En effet selon le Ministre Bernard Drainville, responsable du dossier : « L’état doit être neutre »

Bernard Drainville

Selon ce projet charte des valeurs québécoises,  le gouvernement provincial entend assurer :

  1. La séparation des religions et de l’État
  2. La neutralité sur le plan religieux
  3. L’égalité entre les citoyennes et citoyens, quelles que soient leurs croyances religieuses ou leurs convictions morales, philosophiques ou autres

Toutefois selon Ministre «Le crucifix est là pour rester, c’est le choix de notre gouvernement. On ne tournera pas le dos sur notre patrimoine, sur notre passé[1]».  On parle ici du crucifix de l’Assemblée Nationale Québécoise un signe religieux jugé patrimonial par le gouvernement québécois, mais qui n’a fait son apparition à l’Assemblée Nationale en 1936, pour souligner l’alliance étroite entre l’Église et l’État[2].

Je me souviens

La devise du Québec est « Je me souviens »  et pour ça, pour se souvenir on se souvient !

Je me souviens entre autre de   James Wolfe dont la statue se trouve sur la façade de notre assemblée Nationale

wolfe

Je me souviens de la rue Amherst à Montréal ,de  la rue Durham à Sherbrooke en l’honneur du fameux John George Lambton comte de Durham, qui disait que les québécois était un   peuple sans histoire et sans littérature[3].  Effectivement au Québec on se souvient.  Inutile d’allonger la liste !  On se souvient de notre reine dont on voit l’illustre figure tous les jours lorsque l’on sort un billet de banque.
2012_20_Dollar_Closeup(1)
Tout ça fait partie du paradoxe québécois.  On continue à parler des deux côtés de la bouche.  Pourtant, ailleurs sur la planète, nos frères humains qui ont subi des génocides culturels au fil des siècles n’ont aucun besoin d’élever des statues à leurs bourreaux ou de conserver les signes ostentatoires qui les ont asservis.  Ici on a décidé de faire autrement et de garder le crucifix, symbole de la grande noirceur, et ce faisant on créé deux catégories de citoyens; les Québécois de souche et les autres !
Oitarp, poète indigné du printemps érable en ce
18eme jour de septembre 2013

grenouilles indignées

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