Archives mensuelles : mai 2013

1984, 1 de ?

IngsocOitarp, le poète indigné du Printemps érable vous offre cette première chronique sur 1984, le roman écrit par Georges Orwell. Au cours de ses chroniques, Oitarp s’interrogera sur les pertes de liberté chronique qui marquent ce début de siècle tout en dressant un parallèle avec 1984.

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Georges Orwell en 1976 

 J’avais vingt ans lorsque j’ai lu 1984, ce roman écrit par Georges Orwell en 1949. Alors que je feuilletais avidement les pages du livre, la terre s’invitait au Québec pour la tenue des Jeux Olympiques de 1976.  À cette époque les jeunes étaient majoritaires et le salaire minimum venait de passer à 2,87 $. Le 23 juin sur le Mont Royal, trois cent mille personnes assistaient au spectacle de Une fois cinq. La révolution était dans l’air …

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Le 17 juillet, alors que la reine du Canada Elisabeth II, présidait à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Montréal je travaillais dans un bar au parc Étienne Desmarteau, tout en découvrant l’univers glauque de 1984.

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Entre deux verres de bière servis à des clients plus ou moins éméchés je découvrais l’univers oppressant de 1984, avec son régime totalitaire où la liberté d’expression avait entierement disparu. Dans ce monde étouffant, les dissidants étaient rigoureusement surveillés, et placés sous l’emprise de Big Brother, dont le slogan était Big Brother vous surveille (Big Brother is watching you). L‘aventure olympique allait s’avérer un véritable fiasco et engloutir plus de 1,5 milliard de dollars que le peuple du Québec résigné allait payer pendant des décennies

 stade

Le 15 novembre, le Parti québécois était porté au pouvoir. Lévesque avait axé sa campagne sur le « bon gouvernement » plutôt que sur la souveraineté-association . Déjà les rumeurs de corruption entourant la construction du stade olympique se faisaient entendre et c’est avec effroi que je refermais le livre d’Orwell, tout en me félicitant de vivre dans une société libre et démocratique, qui ne manquerait pas de déboucher sur le pays Québec. Un pays bien à nous où nous pourrions enfin nous libérer de l’exploitation et redistribuer la richesse pour le bien du plus grand nombre

Réné

Comme je l’ai précisé plus haut, nous étions en 1976.

À suivre  ….

Oitarp, en ce 28 mai de l’An II du Printemps érable  

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Les Juifs dans le commerce des esclaves par le Rabin Marc Lee Raphael

D’où l’importance d’étudier l’histoire !  Le rabbin Raphael fait preuve d’une grande probité intellectuelle.  Marc Lee Raphael est à la fois Rabbin et historien de l’histoire juive. Ce Rabbin a publié une étourdissante déclaration sur l’implication des Juifs dans l’esclavage.

Les indignés du Québec tiennent à féliciter M. le Rabbin Marc Lee Raphael pour son rigoureux travail historique de pointe et sa franchise qui change de la langue de bois de tous les politiciens  qui  nous parasitent la vie.  Nous sommes les 99%, rejoignez-nous !

rabbiraphael

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La grande main pourrira

La grand mainOitarp, le poète indigné du printemps érable s’est penché sur ce fameux poème de Roland Giguère publié en 1960.

La main du bourreau finit toujours par pourrir

Grande main qui pèse sur nous
grande main qui nous aplatit contre terre
grande main qui nous brise les ailes
grande main de plomb chaud
grande main de fer rouge

grands ongles qui nous scient les os
grands ongles qui nous ouvrent les yeux
comme des huîtres
grands ongles qui nous cousent les lèvres
grands ongles d’étain rouillé
grands ongles d’émail brûlé

mais viendront les panaris
panaris
panaris

la grande main qui nous cloue au sol
finira par pourrir
les jointures éclateront comme des verres de cristal
les ongles tomberont

la grande main pourrira
et nous pourrons nous lever pour aller ailleurs.

Roland Giguère in L’Âge de la parole, 1965, p. 17 

La grande main

Lorsque Giguère a rédigé ce poème  le Québec était alors plongé dans ce qu’on a appelé la « Grande noirceur », cette période trouble qui fit entrer la province dans la modernité. Ce poème rédigé à une époque opaque, interpelle par sa modernité. Une chose me frappe dans cette oeuvre plus qu’à moitié centenaire, c’est la fragilité de nos démocraties.  Merci Rolland de m’avoir largement inspiré et d’avoir su traverser le temps par la beauté de tes vers et la justesse de tes propos …

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La Grande main pourrira – hommage aux indigné-es de la terre

Cinquante trois ans plus tard, l’étouffante grande noirceur de Maurice Duplessis a heureusement disparu mais de sombre nuages se sont levés sur l’humanité et sur la Belle Province, comme certains se plaisent encore à l’appeler  Je pense à la grande main qui pèse encore sur nous et aux arrestations massives du printemps érable qui sont la honte de cette province.

Je pense à la grande main qui nous aplatit contre terre et au nivellement culturel par le bas

Je pense à la grande main qui nous brise les ailes 

À la grande main de plomb chaud et à la grande main de fer rouge

J’ai peur des grands ongles qui nous scient les os

Des grands ongles qui nous ouvrent les yeux
comme des huîtres

J’ai peur des grands ongles qui nous cousent les lèvres

J’ai peur des grands ongles d’étain rouillé, des grands ongles d’émail brûlé

Mais viendront les panaris panaris, panaris, 

Je sais que la grande main qui nous cloue au sol finira par pourrir, que les jointures éclateront comme des verres de cristal et que les ongles tomberont

Je sais que la grande main pourrira et nous pourrons nous lever pour aller ailleurs.

Oitarp poète indigné, ce 13 mai de l’an II du printemps érable

la main du peuple 

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L’insondable cul-de-sac québécois

Les Indignés du Québec sont heureux de vous présenter cette réflexion de Ivan Parent qui signe cet article, tout en s’interrogeant sur l’Insondable cul-de-sac auquel doit faire face le gouvernement québécois depuis l’avènement au pouvoir du Parti Québécois.

Réné

Depuis l’avènement du Gouvernement de Jello Marois, le Québec est dans un insondable cul-de-sac

Souvenons-nous de l’ancienne publicité du Jello : « bébé chinois content, content ! »   Aujourdhui  avec le gouvernement de Jello Marois c’est : « …investisseurs miniers, contents, contents ! » Selon les experts dans ce domaine, entre autre M. Yvon Allaire, président de l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques, ( IGOPP ), c’est encore plus mauvais pour les Québécois que dans le temps de John James Charest, en faisant référence bien sûr au Plan Nord si houspillé à l’époque par l’ineffable PQ, modèle de vertu autoproclamé. C’est la même chose sur presque tous les plans. La boîte de vitesse du véhicule de gouvernance du PQ comporte une vitesse avant et cinq arrière. L’argument du gouvernement minoritaire a tout de même ses limites.

pAULINE

Politiquement, au Québec, c’est la grande déprime. S’il y avait des élections demain matin, pour qui pourrions-nous voter ? Québec solidaire est vilipendé par ceux qui ne le connaissent pas. Option Nationale a un extraordinaire programme mais il est boycotté par les médias au service des prédateurs. Il y a la CAQ….soyons sérieux ! C’est un vrai cul-de-sac vous dis-je ! En attendant, les minières se pourlèchent les babines. Un tel cadeau de Jello Marois….c’était inattendu. Nous verrons aussi si ces minières vont employer des Québécois. Ce sera à vérifier. 

Soumis !

Comment les inconditionnels du PQ font-ils pour pérorer de basses flatteries, des louanges à ce parti politique rongé par une attitude vire-capot désastreuse, une antithèse de sa raison d’être et une cargaison de promesses brisées ? Comment réagir face à un gouvernement qui veut renflouer ses coffres vidés par, entre autre, la corruption, en s’en prenant aux plus démunis de la société et n’a pas le courage politique de s’attaquer aux vraies sources de financement ?  Comment Jello Marois peut-elle encore pavoiser ?

rouge

Lors du printemps dit érable, ses protestations face à la sauvagerie policière étaient pétaradantes, carré rouge à la boutonnière. Qu’en est-il aujourd’hui ?…rien, bien sûr, toujours rien. Il n’y a qu’un seul politicien qui s’est tenu debout devant cette sauvagerie débridée, Amir Khadir. Il a tenté, à ses risques et périls, d’avoir des explications des officiers de police présents. C’était aussi vain que de demander à un chien de parler le latin. Le gouvernement dit social-démocrate a-t-il réglé le problème ? À ce sujet, il ne se passe rien, encore rien, politique fantôme sur tout ce qui touche le social. Jello Marois n’en a que pour les nantis qui, comme elle, se foutent éperdument de ceux qui n’ont pas, comme eux, le sourire figé par les millions et, à l’instar d’Agnès Maltais, on écrase les petits davantage.

Popo

Évidemment, la chouveraineté, ça c’est bon pour les crédules, pour appâter ceux qui ne se donnent pas la peine de réfléchir sur ses actions réelles dans le but de se faire élire et aussi pour conserver captifs les inconditionnels suiveux de la maroiserie nationale. Vous me trouvez excessif ?. Considérez que je n’ai pas entièrement livré le fond de ma pensée. Pourquoi cet excès ? J’en ai marre de voir mon pays s’étioler constamment sous la férule des pleutres qui nous gouvernent et par les actions de nos ennemis réels, extérieurs. Le ROC veut notre perte de tout temps mais les plus dangereux sont les nôtres, les vendus et ils sont légion. Imaginez que le nouveau chef du PLQ veut signer la constitution Trudeau de 1982. 

Ici, à ce niveau, c’est comme ailleurs. La différence c’est qu’ailleurs les populations ont réagi, ne se sont pas laissées faire tandis qu’ici, la population dort au gaz.

Ivan Parent

Falardeau le prophète

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Vers un génocide culturel francophone

Le musicien Clode Hamelin, cet indigné du Québec bien connu de nos lecteurs, s’inquiète de la politique du gouvernement québécois en matière de culture.  Alors que la France se prépare à bannir le français dans l’éducation supérieure, le gouvernement québécois, poursuit sa politique néo-libérale en s’attaquant aux plus faibles de la société et à la suppression des Arts et Lettres au CEGEP.

TV

MORT DES ARTS ET LETTRES

ILS ONT PEUR DES MOTS, ILS VEULENT TUER LA PENSÉE

Bienheureux les creux

OUI, vous aurez bien compris. C’EST LA FIN DES ARTS ET LETTRES au CEGEP.  Une autre grande politique du PQ. Ces fossoyeurs d’espoir, ces fossoyeurs de société. Le PQ de Marois et les Conservateurs d’Harper sont toujours dans la même ligne de pensée. Toujours synchronisés. Ce n’est pas un hasard quand même. Il faut bien qu’il y ait une idéologie commune. Alors qu’Harper s’attaque de plein fouet à l’assurance chômage, Marois quant à elle s’attaque au B.S. Deux niveaux de gouvernement, deux annonces et ce presque le même jour… À croire que par des manœuvres convergentes, on désire appauvrir les plus que pauvres, les plus vulnérables et par le fait même fermer les régions. Mais ça c’est un autre sujet. 

Darth Vader

Hier Harper nous annonçait que la recherche scientifique, par l’entremise du CNRS, ferait toute la place aux compagnies. Faisant maintenant de la recherche appliquée son but ultime, tout en disant bye bye à la recherche fondamentale. Le lendemain matin, c’est le PQ qui nous annonce que la LITÉRATURE, LES LETTRES, n’ont plus assez d’intérêt pour qu’elles soient en elles-mêmes un programmes et donc, pour cette raison, la littérature sera maintenant une option noyée dans un programme de communication. Comme si communication et littérature étaient synonymes. De plus, dans ce nouveau programme, on n’y nommera plus une OEUVRE par ce nom. En effet  dorénavant on utilisera plutôt le terme « OBJET CULTUREL ». Vous aurez bien compris qu’on tente de faire disparaître la culture littéraire et la pensée de l’écran radar, pour faire place au contenant. Pour se concentrer maintenant sur le plus général « bruit communicatif » dont le sens, quand il en a un, n’est qu’une variable secondaire.

Le choix

Ça ne vous rappelle pas les longs discours de Gabriel Nadeau-Dubois qui se révoltait à l’idée que les écoles, CEGEP et Universités, soient en train de se transformer en lieux où on prépare de futurs esclaves pour un travail commandé par l’industrie, plutôt que de préparer des citoyens à la pensée. Et que la recherche scientifique y était maintenant dirigée par l’industrie. Plutôt que d’exposer nos jeunes citoyens à la culture, à la pensée et à la réflexion, on les enferme dans un rôle technique, un rôle de salarié, un rôle de contribuable, où il vaut mieux ne pas trop réfléchir. Combien de fois les jeunes ont-ils hurlé contre cette commercialisation de l’éducation?

La conscience

S’il y a en science une recherche dite fondamentale, il y a très certainement dans les LETTRES une pensée fondamentale. Mais dans un cas comme dans l’autre, on tente de tuer par asphyxie ces fondements mêmes de la culture humaine, ces joyaux de notre socio-culture, dans le but de faire place à des activités pratiques et commerciales. On veut des citoyens tranquilles. Bienheureux les creux!!! À quand la fermeture de l’option MUSIQUE pour faire place à BRUITS ET COMMUNICATION? Pourquoi nommer la musique? De toutes les façons, c’est pas un métier ça musicien. Communicateur sonore, ça ça ressemble à un métier.  Littérature, peux tu ben me dire à quoi ça sert cette affaire là? 

Un indigné de la première heure !

Depuis longtemps on me fait vomir en parlant à bouche que veux-tu de L’INDUSTRIE CULTURELLE, terme qui a remplacé l’ART. Et les créateurs furent remplacés par des INTERVENANTS DU MILIEU CULTUREL. En d’autres mots on donne de moins en moins de subventions aux ARTISTES, aux créateurs et de plus en plus aux compagnies de productions de divertissements. Aux cirques et aux grands festivals qui vendent de la bière et des T-shirts. Ça c’est les vraies affaires. Les crisses d’artisses, les crisses de grateux de guitares QUOSSE ÇA DONNE? Pis des scientifiques qui regardent des atomes à la journée longue? Ouatte de phoque ? Dans l’article du Devoir ci-joint, que je vous invite à lire, Monsieur Luc Bouchard, professeur de littérature au cégep du Vieux-Montréal, déplore que le mot « oeuvre » ait été remplacé dans le programme par  « objet culturel ».  « Un objet culturel, ça peut être L’homme rapaillé, mais ça peut être aussi une bouteille d’eau » 

http://www.ledevoir.com/societe/education/377665/c-est-la-fin-du-programme-arts-et-lettres

La loi et l'ordre

Beau monde que le nôtre. On s’attaque à l’eau, à l’air et à ce que nous mangeons. On nous dicte à quelle heure et comment on doit manifester, sous peine de nous faire battre par des fous armés. Et on s’attaque maintenant subtilement, mais avec tout autant de violence, à la transmission de la pensée humaine. Y a pas un dictateur au monde, même le pire, qui en demandait autant ? Est-ce un génocide culturel ou un suicide collectif? Peu importe, faut pas laisser faire. Il faut se battre. Le PQ de Marois, depuis le jour sombre de son élection, a fait plus pour assombrir le Québec que les Libéraux eux même ne l’auraient souhaités dans leurs rêves les plus fous. Un vrai wet dream. De quoi assurer, dans notre système politique psychotique, la réélection des bandits de grands chemins. Assombrir notre société dis-je, au point de nous replonger avec fermeté dans LA GRANDE NOIRCEUR, elle qui a mené nos pères, nos sœurs, à faire la mythique révolution tranquille.

 Démocratie canadienne

Je souhaite à tous ceux et celles qui nous suivent, à tous nos enfants, aux citoyens de demain, que la prochaine révolution ne soit pas trop tranquille pour que ces néo-libéraux de mes deux, ces vides de sens, ces traitres à la nation, d’ici et d’ailleurs, ne s’imaginent plus jamais qu’ils puissent prendre un quelconque pouvoir.

Clode Hamelin, compositeur, Montréal 8 mai 2013

Nous sommes les 99 pourcent

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Ciné sélection mai 2013

les Indignados

Pour célébrer le retour du mois de mai, les Indignés du Québec ont sélectionné pour vous une panoplie de film des plus diversifiés. L’erreur boréale de Richard Desjardins, pour nos amis qui vivent à l’extérieur du Québec. Le film n’a pas pris une ride. Forêt québécoise et gaz de schiste, même combat !

erreur

La belle Verte

Beau film complémentaire de Coline Serrau qui se passe sur « La Belle Verte »,une planète, peuplée d’habitants évolués et qui, par la simplicité de leur mode de vie, coulent des jours heureux. Une fois par an, certains d’entre eux partent explorer d’autres planètes ; mais la Terre, trop polluée et trop dangereuse, est devenue une destination bannie de tous. Pourtant, un jour, pour des raisons personnelles liées à sa quête d’identité, Mila décide de se porter volontaire. La jeune femme se retrouve alors propulsée au beau milieu du périphérique et fait bientôt la connaissance de Max, un médecin qui va la guider dans sa visite terrestre…

la belle

Le 12 janvier 2010, un violent tremblement de terre dévastait Port-au-Prince, la capitale d’Haïti, un des pays les plus pauvres de la planète. Aujourd’hui, plus de trois ans après le séisme, le processus de reconstruction est en panne. Assistance mortelle, tel est le titre d’un documentaire diffusé sur Arte cette semaine. Documentaire au vitriol sur l’aide humanitaire, signé par le réalisateur haïtien Raoul Peck

doc

Un peu d’uranium dans votre assiette ?

Uranium

La répression se poursuit dans la Province of Quebec

madoc

« Dans les temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire. » George Orwell

forum

Ceci n’est pas un film

pas un film

BON CINÉMA !

Nous sommes les indignées du Québec, nous sommes les 99 %.  Rejoignez-nous !

pandas new

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