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Pétition contre le transport ferroviaire de produits pétroliers au Québec

libres99Avec ses 1,2 millions de barils de pétrole qui transiteront chaque semaine  sur les voies ferrées québécoises, le projet Belledune suscite l’inquiétude de la population.  Plusieurs ont encore en mémoire la tragédie de Mégantic et c’est pourquoi les Indignés du Québec vous invitent à signer la pétition sur le site de l’Assemblée Nationale du Québec.CONSIDÉRANT QUE le gouvernement du Nouveau-Brunswick a autorisé la compagnie albertaine Chaleur Terminals Inc., le 17 juillet 2014, à transporter, stocker, manipuler et charger à bord de navires au port de Belledune, Nouveau-Brunswick, du pétrole de schiste ou bitumineux transporté par train à raison de 2 convois de 120 wagons quotidiennement représentant 1,2 million de barils par semaine;

Le court métrage intitulé Train train quotidien, de Mégantic à Belledune explique différents enjeux relatifs au projet de port pétrolier de Belledune et nous invite à considérer avec une attention particulière, les événements de Mégantic dans les choix que nous faisons.  Nous vous invitons à partager largement cette vidéo. Une production de Tache d’huile.

Train train quotidien, de Mégantic à Belledune

De son côté, le chanteur lousianais  Zachary Richard, met le Québec en garde la population contre les projets pétroliers en  partageant son expérience de la marée noire avec les Québécois.  Selon lui, le bilan du déversement de la plate-forme pétrolière Deep Water Horizon  aura coûté plus de cent milliards de dollars. Ce chiffre exclut la valeur inestimable des écosystèmes détruits. Au total, 800 millions de litres de pétrole ont fui dans la mer, et onze travailleurs ont perdu la vie. «Je suis auteur-compositeur-interprète», souligne Monsieur Richard, «c’est comme ça que je gagne ma vie, mais je suis aussi citoyen. J’ai une maison quelque part et je paye des taxes, je vis dans un village. Je suis très bouleversé par les changements climatiques, et pas dans un sens émotionnel mais dans un sens réel», explique Zachary Richard. «J’ai vu mes assurances tripler depuis 2005, illustre-t-il. On fait face à des tempêtes tropicales qui sont de plus en plus violentes avec de moins en moins de protection. Tout ça, c’est lié à l’exploration et à l’exploitation pétrolière. Zac

«J’aime aussi, et beaucoup, l’estuaire du Saint-Laurent et toutes les communautés qui longent le fleuve, a déclaré M. Richard et je suis très conscient de la menace qui est posée par l’exploration pétrolière dans l’estuaire du Saint-Laurent. Je voudrais tout simplement partager mon expérience en tant que citoyen louisianais. Cette expérience, c’est particulièrement celle de la marée noire de 2010 et de ses impacts» a conclu M. Richard.

Date limite pour signer la pétition : 25 novembre 2015

résistance

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Rassemblement Populaire devant l’Assemblée Nationale : dossier oléoduc Énergie Est et des hydrocarbures en général

Le 21 septembre prochain se tiendra, juste avant le sommet de l’ONU sur le climat, une gigantesque manifestation à New York et dans plusieurs autres villes dans le monde afin d’appeler les dirigeants du monde à s’engager en faveur d’actions concrètes pour éviter les impacts climatiques catastrophiques.
climat
Dans ce cadre et en solidarité avec cette mobilisation populaire, Stop Oléoduc Capitale-Nationale, en collaboration avec les organisations environnementales, syndicales, populaires, féministes et étudiantes, appelle à un Rassemblement Populaire devant l’Assemblée Nationale pour faire connaître la volonté exprimée si clairement par la population du Québec le 22 avril 2012, à l’occasion de la Journée de la Terre, soit la volonté de refuser une politique énergétique centrée sur le développement des hydrocarbures défendue par le gouvernement Harper. Cette politique est aujourd’hui soutenue par le gouvernement du Parti libéral du Québec de Philippe Couillard, comme le démontre l’autorisation des forages à Cacouna avant même la consultation de la population ou d’un quelconque avis scientifique. Ces différents gouvernements outrepassent délibérément le fait que leurs décisions actuelles compromettent directement la qualité de notre avenir et celle des générations futures.

Quebec anCe rassemblement débutera à 13 h00 et sera marqué de prises de parole de différentes organisations et sera l’occasion d’envoyer des messages aux élu-e-s et à l’ensemble de la population afin de leur faire savoir que non, nous n’accepterons pas de nous enfoncer dans le péril climatique sous le faux prétexte que nous devons absolument développer une industrie aussi archaïque et irresponsable que celles des hydrocarbures. Les alternatives et les solutions existent; tout ce qu’il manque, c’est la volonté d’agir et de confronter les intérêts pétroliers et gaziers en place qui nous forcent à stagner et à régresser sur le plan énergétique, économique et écologique.

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Ce rassemblement s’inscrit dans une série d’événements organisées par Stop Oléoduc Capitale-Nationale afin de faire monter la pression populaire sur le dossier de l’oléoduc Énergie Est et des hydrocarbures en général. Alors, venez nombreux et nombreuses, invitez vos proches et parlez-en à votre entourage, car nous ne pourrons pas affronter le péril climatique seul. Nous avons besoin de vous tous et vous toutes!   Inscrivez-vous ici 

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Le tchador à l’Assemblée nationale du Québec ?

Fatima Houda-Pepin députée libérale de La Pinière s’inquiète des propos de son collègue Marc Tanguay sur le port du tchador à l’Assemblée nationale, Dans une lettre titrée « Je suis libérale et fédéraliste et je suis contre le tchador à l’Assemblée nationale », Madame Houda-Pepin, a fortement réagit aux propos de son collègue Marc Tanguay sur le port du tchador à l’Assemblée Nationale.

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« Je suis libérale et fédéraliste et je suis contre le tchador à l’Assemblée nationale  »

C’est la goutte qui a fait déborder le vase. Je suis sidérée, blessée et choquée de ce que j’ai lu dans La Presse et le Devoir du 12 novembre dernier, une déclaration de mon collègue Marc Tanguay, porte-parole de l’opposition officielle en matière de laïcité, sous le titre « Les candidates libérales pourront porter le tchador au prochain scrutin ». Pour être une assidue du caucus des députés libéraux, un tel positionnement n’y a jamais été discuté.

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Femmes portant le tchador

Je le cite au texte « On ne peut jouer dans les limitations des libertés, et cette personne qui se fait élire (avec son tchador) aurait tout à fait le droit et la légitimité démocratique d’être assise à l’Assemblée nationale » Mais avant qu’une « libérale » portant un tchador puisse siéger à l’Assemblée nationale, il faut qu’elle soit candidate, et pour être candidate, il faut qu’elle y soit autorisée, par écrit, par le chef du parti libéral du Québec. Est-ce que c’est ça le modèle de l’égalité hommes-femmes que le parti libéral du Québec veut maintenant présenter à la face du Québec ? Est-ce que les Québécoises ont fait tout ce chemin pour en arriver à prendre comme modèle de l’égalité hommes-femmes celui de l’Arabie Saoudite ou de l’Iran des Ayatollahs ? 

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Nikab Une femme portant le nikab en Arabie Saoudite

Je me questionne. Suis-je encore dans le Parti libéral dont les élites politiques et intellectuelles se sont relayées pendant un siècle, pour mener un combat courageux pour la séparation de l’Église et de l’État au Québec ? Suis-je encore au parti libéral d’Adélard Goudbout qui a accordé aux Québécoises le droit de vote et d’éligibilité des femmes, un droit gagné de haute lutte par les suffragettes et les militantes libérales ? Suis-je encore au Parti libéral du même Adélard Godboult qui a institué l’école obligatoire forçant les parents de toutes les régions du Québec à scolariser leurs enfants – garçons et filles – ? Suis-je encore au Parti libéral du Québec de la Révolution tranquille qui a fait élire la première femme députée à l’Assemblée législative, Marie-Claire Kirkland qui a mis fin à la tutelle des femmes en faisant adopter la loi sur la capacité juridique de la femme mariée ?

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Claire Kirkland Casgrain

Quand on connaît la signification du tchador et de sa variante afghane, le tchadri, comment peut-on justifier l’acceptation d’un tel symbole dans ce haut lieu de notre démocratie qu’est l’Assemblée nationale ? Je suis libérale et fédéraliste et je refuse toute dérive vers le relativisme culturel sous couvert de religion, pour légitimer un symbole, comme le tchador qui est l’expression même de l’oppression des femmes, en plus d’être la signature de l’intégrisme radical. Est-il nécessaire de rappeler que le Parti libéral du Québec a déjà limité la liberté d’expression (liberté fondamentale) en matière d’affichage commercial, par voie législative, et qu’il a même eu recours à la clause nonobstant pour soustraire sa Loi à la Charte des droits et libertés de la personne du Québec et à la Charte canadienne des droits et libertés. Oui, en démocratie, il est permis d’interdire, quand l’intérêt public l’exige. L’égalité hommes-femmes est un droit fondamental qui demeure un acquis fragile à l’ère des intégrismes qui caractérise notre siècle, Il faut le protéger et le défendre et non le mettre en péril. »

Les Indignés du Québec remercient Madame Houda-Pepin pour son courage politique et souhaitent que sa position héroïque contribuer à éclairer son parti et à le sortir de l’errance politique qui le caractérise. Depuis trop longtemps en effet le « Parti libéral du Québec s’oppose par ses positions purement électoralistes a des position qui l’ont amené à limiter « la liberté d’expression (liberté fondamentale) en matière d’affichage commercial, par voie législative, et qu’il a même eu recours à la clause nonobstant pour soustraire sa Loi à la Charte des droits et libertés de la personne du Québec et à la Charte canadienne des droits et libertés » Merci Madame de votre droiture. Oui, vous avez raison, en démocratie, il est permis d’interdire, quand l’intérêt supérieur de la nation l’exige.

René Lévesque

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La charte de la fausse laïcité québécoise

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Le gouvernement québécois souhaite interdire le port des signes religieux apparents dans les institutions publiques. Il propose d’inscrire dans sa chatre, la neutralité de l’État et le caractère laïque des institutions publiques 

Pour mieux encadre les accommodements religieux le gouvernement propose de

1. «Modifier la Charte québécoise des droits et libertés de la personne»

2. «Énoncer un devoir de réserve et de neutralité pour le personnel de l’État»

3. «Encadrer le port de signes religieux ostentatoires»

4. «Rendre obligatoire le visage à découvert lorsqu’on donne ou reçoit un service de l’État»

5. «Établir une politique de mise en œuvre pour les organismes de l’État»

Le gouvernement se propose également d’inscrire le principe de la neutralité religieuse de l’État et le caractère laïque des institutions publiques afin de créer un devoir de réserve et de neutralité en matière religieuse de la part des employés de l’État. Du même coup le gouvernement propose d’interdire aux employés de l’État le port de signes religieux «facilement visibles» tels que le voile islamique, le turban sikh, la kippa juive ou la croix chrétienne. Toutefois le port de signes «non ostentatoires» (pendentif, boucle d’oreille, bague, etc.) à l’effigie d’une croix, d’une étoile de David ou du croissant islamique, pour ne nommer que ces exemples, serait permis.

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Une pseudo laïcité

En fait, le gouvernement Marois propose une laïcité à deux vitesses, puisque dans les faits l’Assemblée Nationale du Québec conserve le crucifix installé par Maurice Duplessis en 1936, pour souligner l’union de l’Église et de l’état. Le Syndicat de la fonction publique et parapublique (SFPQ), même s’il appuie le projet de charte des valeurs québécoises du gouvernement, s’oppose farouchement à cette pseudo laïcité en exigeant le retrait du crucifix de l’Assemblée nationale. Selon Lucie Martineau, présidente de la SFPQ un syndicat qui représente quelque 40 000 membres : « Si on veut être cohérent, on enlève tout. Et si j’étais d’une autre religion je l’exigerais» », a t-elle ajouté.

Devoir de mémoire

Rappelons que le crucifix jugé patrimonial par le gouvernement québécois, n’a fait son appatrition au Parlement qu’en 1936, pour souligner l’alliance étroite entre l’glise et l’État. Comme l’a si justement souliigné Mme Martineau «L’Assemblée nationale a été fondée en 1792 par le parlement du Bas-Canada, mais le crucifix est arrivé avec Maurice Duplessis et on a appelé ça la période de la grande noirceur».  

crucifix 1887

En 1887 il n’y avait aucun crucifix à l’assemblée Nationale du Québec 

De la grande noirceur à la grande obscurité

Pour éviter que le Québec ne passe de la grande noirceur à la grande obscurité, le gouvernement a le devoir de s’assurer que l’État est vraiment laïque en retirant cet objet religieux de l’assemblée Nationale pour le rentrer là où il doit être, c’est à dire au musée !

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Crucifix à l’assemblée Nationale du Québec

Ce faisant, il enverra un signal positif aux autres membres des communautés religieuses du Québec, qui pourront alors se joindre à cet état laïc, comme l’ont fait les communautés religieuses catholiques québécoises lors de la seconde moitié du vingtième siècle. 

Félix Dubé-Nguyen Jr.

Félix Dubé-Nguyen Jr.

Indigné québécois 

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