L’égalité homme femme et la charte des valeurs québécoises

En dévoilant son projet de charte des valeurs québécoises le gouvernement Québécois vient réitérer le principe d’égalité entre les hommes et les femmes. Selon la première ministre Marois : « Le principe le plus fondamental, c’est l’égalité homme-femme. La liberté de religion, elle sera toujours possible, mais ce qu’on dit, c’est que l’État sera neutre par rapport à l’image qu’on projettera des personnes qui sont au service des citoyens. »                                              Religieuses 1945

Intention louable qui a fait réagir la Fédération des femmes du Québec qui considère qu’il « serait toutefois encore plus efficace pour l’atteinte de l’égalité entre les femmes et les hommes de reconnaître le même statut aux droits sociaux, économiques et culturels (droit au logement, aux soins de santé, à un salaire décent, etc.) qu’aux droits civils et politiques (liberté d’expression, de conscience, de religion, etc.). »

duplessis mgr

Quand l’État québécois se prostituait avec l’église catholique.  Le ciel est bleu l’enfer est rouge disait le premier ministre Maurice Duplessis 

Selon Madame Marois, pour que « le vivre-ensemble, (…) soit rassembleur, il faut que les règles soient claires », puisque le Québec sortira gagnant de « la clarification de ces règles ». En ce sens la première ministre a tout a fait raison, d’autant plus que l’inégalité des sexes au Québec ça fait partie de notre héritage culturel. On sait que les québécoises ont obtenu le doit de vote  le 25 avril 1940. À l’époque, plusieurs s’y opposaient vertement comme en foi cet article publié dans le journal Le Devoir le 2 mars 1940:

 « Nous ne sommes pas favorable au suffrage politique féminin.1º – Parce qu’il va à l’encontre de l’unité et de la hiérarchie familiale;2º – Parce que son exercice expose la femme à toutes les passions et à toutes les aventures de l’électoralisme;Thé avec M le curé

3º – Parce que, en fait, il nous apparaît que la très grande majorité des femmes de la province ne le désirent pas;

4º – Parce que les réformes sociales, économiques, hygiéniques, etc., que l’on avance pour préconiser le droit de suffrage chez les femmes, peuvent être aussi bien obtenues, grâce à l’influence des organisations féminines en marge de la politique.

Ce texte incendiaire est signé Jean-Marie-Rodrigue Villeneuve (1883-1947) archevêque de Québec  « Pour répondre à de nombreuses instances et mettre fin à diverses opinions qu’on nous prête, à propos du projet de loi accordant aux femmes le droit de vote, aux élections provinciales ».

200px-Cardinal_J.M._Rodrigue_Villeneuve

Cardinal Villeneuve avec son crucifix

dans le cou symbole de l’opression féminine

En lisant ce texte je m’interroge vraiment sur les valeurs de laïcité de l’état québécois qui se permet de faire la leçon à propos de l’égalité homme femme dans la société, tout tout en prônant la conservation du crucifix à l’Assemblée Nationale du Québec; un symbole religieux qui a toujours écrasé les femmes catholiques et plus particulièrement les femmes québécoises. 

Rose Flamant,

Indignée Québécoise, citoyenne de la terre

ros

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5 Commentaires

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5 réponses à “L’égalité homme femme et la charte des valeurs québécoises

  1. Meho

    Je suis assez déçu de lire ce texte très égocentrique qui place le statu de la femme comme seul et unique aspect touché par la charte des valeurs québécoise. Comme si le crucifix était un symbole typiquement Catholique… Le crucifix représente Jésus mort sur la croix, et que vous soyez catholique ou protestant, il représente d’abord le Christianisme. De plus, que vous le vouliez ou non, et, que ce symbole vous rappelle des mauvais souvenir d’une autre époque, celle où les femmes étaient soumises, le Christianisme, qui n’encourage aucunement la domination de l’homme sur la femme, fait parti de l’histoire commune des québécois depuis ±400 ans, qu’ils soient de souche française, irlandaise ou britannique. Il est donc normale que le Crucifix demeure à l’assemblée nationale et qu’il représente une partie de l’histoire du Québec. Cependant, il est normale de mettre des balises pour le futur et ainsi faire en sorte que nos confrères et consœurs, ceux et celles que nous avons bien voulu aider en les acceptant chez nous, ne dépasse pas les limites du raisonnable et que nous nous ramassions pas avec la charia d’ici quelques années, comme c’est le cas dans certain pays Européens. Prenons simplement exemple sur la Hollande, aux Pays-Bas, qui dû faire quelques pirouettes pour remettre de l’ordre dans leur système d’immigration et dans leur lois.

  2. Inspektor TAHAR

    Bernard Drainville défend son projet…La Charia du parti Québécois…Merci Madame Marois…Etant musulman avec un pénis victime de circoncision les femmes trouvaient mon organe anémique du au manque de chaire qui a été coupée….Je pars le mois prochain en chine pour renverser la circoncision avec une belle greffe et revenir chez moi au Québec avec un nouvel origan plus travaillant….merci mille fois madame Marois vous avez sauve ma vie sexuelle….Alors…? Qu attendez vous les musulmans du Québec….la Chine et pas dispendieux

  3. K&vin

    « Cardinal Villeneuve avec son crucifix, dans le cou symbole de l’opression féminine »
    Cette approximation (il s’agit d’une croix pectorale autour du cou et absolument pas d’un crucifix) et ce jugement de valeur résument bien le manque de rigueur intellectuelle de cet article. Ce qu’on constate, c’est que l’image de la femme dans nos sociétés sécularisées et soi disant évoluées depuis les années ’60 n’a cessé de se dégrader. On ne voit plus les femmes comme des êtres humains respectables mais, la pornographie, l’amour « libre » et le manque de pudeur aidant, comme de simples morceaux de viande que l’on peut consommer à sa guise. La pilule ? L’avortement ? Autant de symboles du triomphe de l’homme sur la femme, il peut la consommer sans avoir à en répondre, il peut la blesser mais n’a plus besoin de l’assumer, voilà ce qui devrait vous indigner ! Une sagesse millénaire renversée au nom de la liberté, et voilà ce que ça donne, en moins d’un demi-siècle. Bravo le « progrès » !

    J’ajoute que parler « d’opression féminine », en plus de la faute d’orthographe (ça prend deux -p le mot oppression), c’est un beau contresens : l’oppression féminine c’est la domination des femmes sur les hommes, je ne pense pas que c’est ce que vous vouliez dire, à moins que la soutane du cardinal soit pour vous le symbole de la pression des femmes sur le clergé…

  4. Merci de votre texte. C’était mon seul point de contention avec la charte, cette crisse de croix à l’Assemblée Nationale. Une telle décoration a sa place dans une salle historique, pas dans le haut lieu décisionnel. C’est pas parce que le Québec a un historique de bûcheron et de mangeur de soupe aux pois qu’ils faux qu’ils aient leur place à l’Assemblée nationale!!
    La prochaine fois qu’une charte de laïcité sera proposée, il FAUX que ça commence par nous, par l’exemple, en rejetant ce signe religieux d’oppression de notre plus important lieu.

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