Archives mensuelles : juillet 2014

Gazières et pétrolières pourront forer à 500 mètres d’un site de prélèvement d’eau

Sophie Doucet

Sophie Doucet

Le Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP) adopté par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) a de quoi inquiéter puisqu’il  ouvre  la porte à la fracturation hydraulique, Selon  Andrés Fontecilla, président et porte-parole de Québec solidaire : « Ce règlement est plus laxiste que celui adopté ou en voie de l’être par près de 100 municipalités au Québec et il n’a d’ailleurs même pas fait l’objet de consultations auprès des principales intéressées, soit les municipalités elles-mêmes malgré qu’elles aient demandé sans succès à rencontrer le gouvernement de M. Philippe Couillard au lendemain des élections »

La militante Marie-Neige Besner, s’inquiète  «que le gouvernement puisse sacrifier ainsi la Gaspésie pour quelques gouttes de pétrole et manque à ce point de respect pour les municipalités qui ont adopté des règlements de protection de leurs sources d’eau potable ».

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Pour Andrés Fontecilla « Ce règlement, qui s’inscrit dans le Plan d’action gouvernemental sur les hydrocarbures du gouvernement libéral, présente un préjugé favorable aux hydrocarbures. Il n’offre pas la possibilité aux communautés de refuser un projet et de proposer des alternatives. Alors que chez nos voisins du sud, il est maintenant possible pour une municipalité d’interdire la fracturation hydraulique sur son territoire, au Québec on recule sur le plan du respect des compétences municipales en matière de gestion de leurs territoires en leur retirant ce pouvoir », conclut le président solidaire.

pollution-maree-noire-petrole+3202003Rappelons que le règlement présenté hier à Gaspé prévoit que lesn entreprises du secteur gazier et pétrolier devront respecter une distance minimale de 500 mètres entre un forage et un site de prélèvement d’eau destinée à la consommation humaine.

 Le règlement municipal dit « De Saint-Bonaventure » adopté par 75 municipalités, dont Gaspé et Ristigouche-Partie-Sud-Est, et en voie d’adoption par 23 autres, avait établi cette distance à deux kilomètres. Comme le règlement provincial a actuellement préséance sur le règlement municipal, cela aura pour effet de réduire considérablement les exigences envers l’industrie gazière et pétrolière. SOURCE :  Québec solidaire

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Le scandale des enfants cancéreux et de leurs parents maltraités !

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Oitarp

À l’hôpital de Garches, les quatre parents d’enfants cancéreux en grève de la faim depuis dix jours ont été expulsés par les forces de l’ordre. Arrivée sur place peu avant leur expulsion, le docteur Nicole Delépine, bloquée à l’extérieur de l’établissement par les forces de l’ordre, s’est indignée de cette gestion de la situation et du traitement des familles : « Je ne peux même pas avoir accès à mon service, voir mes patients et leurs parents », s’est insurgé le médecin, aux côtés de son mari chirurgien, très ému lui aussi.

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La cancérologue a rappellé que son service n’applique pas de méthode révolutionnaire, mais un traitement connu depuis trente ans, dosé pour chaque enfant. « Nous refusons d’engager les patients dans des essais thérapeutiques tant qu’on n’a pas tout essayé », insiste le Dr Delépine. Derrière les grilles de l’hôpital, plusieurs parents sont venus témoigner du traitement individualisé dispensé par le médecin, qui ne leur avait pas été proposé dans les autres hôpitaux.

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Source : http://www.leparisien.fr/

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Vers un monde nouveau

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Le rêve des Nomades de L’Espoir

Sophie Doucet

Sophie Doucet

Les Nomades de l’Espoir, c’est le rêve d’une communauté où les citoyen.ne.s s’unissent pour mettre  frein aux projets d’oléoducs d’Enbridge et de TransCanada, dans un esprit de solidarité entre les communautés et entre les peuples.

Les Nomades de l’Espoir, c’est aussi une grande série de reportages en six épisodes, réalisée et produite par Martin Sauvageau pour tous les Citoyens et Citoyennes de la Terre.

Je vous invite donc à entrer dans le  rêve des Nomades de L’Espoir, une série incontournable qui illustre le triomphe de l’amitié entre les peuples du Québec et la détermination inébranlable de la Résistance.

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1- LES NOMADES DE L’ESPOIR  53:14

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2- NOMADES DE L’ESPOIR (CÔTÉ POLITIQUE) 20:50

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3- NOMADES DE L’ESPOIR (CÔTÉ RIALTO) 6:46
RIALTO
4- NOMADES DE L’ESPOIR (CÔTÉ SQUARE-VICTORIA) 11:01
NOMADES PARTIE 4
5 NOMADES DE L’ESPOIR (CÔTÉ TÉMOIGNAGES) 45:02

NOMADES PARTIE 5

6 NOMADES DE L’ESPOIR (CÔTÉ OTTAWA) 22:34

nomades partie 6
LE BISON BLANC EST DE RETOUR.

NOUS SOMMES LA RÉSISTANCE REDOUTEZ-NOUS !

La colombe de la paix

 

 

 

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Saint-Pierre et Miquelon, bataille navale en vue entre la France et ..

Saint-Pierre et Miquelon dans la tourmente

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Gaétan Barrette : pour l’amour du Québec !

 

CDLO

Charles de Lorimier

Le Dr Gaétan Barrette occupe la fonction de Ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec depuis le 7 avril 2014. Politicien aguerri, le Dr Barrette étonne par son audace et par sa détermination. Mais qui est véritablement le Dr Barrette ? Politicien étonnant au parcours atypique, c’est un homme très impliqué dans sa communauté.  Un homme de principes, solidaire de ses pairs et politiquement engagé.  

Un Dr impliqué dans sa communauté

Dr Gaétan Barrette a obtenu son diplôme en médecine de l’Université de Montréal en 1985, puis, en 1989, il a été reçu membre associé du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada. En 1991, il a fait un fellowship en radiologie vasculaire et interventionnelle à l’Université de Californie (San Diego). Il exerce sa pratique médicale à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, dont il est membre actif depuis 1990. Il a occupé les fonctions de président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec de 2006 à 2014. Il  a également présidé le conseil d’administration de la Financière des professionnels inc., laquelle avait plus de 2 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Il a été membre du conseil d’administration de Sogemec Assurances inc. et membre du conseil d’administration de la Régie de l’assurance maladie du Québec. Dr Barrette a aussi été président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec de 2012 à 2014. Dr Barrette agit régulièrement comme conférencier et participe à divers forums au Québec, au Canada et ailleurs dans le monde pour faire connaître les positions et les enjeux de la médecine spécialisée dans le système de santé québécois.

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Portrait d’un combattant

Le parcours politique du Dr Barrette est édifiant, En 2012, Lors des élections québécoises de 2012, il a été candidat dans la circonscription de Terrebonne pour la Coalition Avenir Québec. Candidat vedette du parti, il est battu par le député péquiste sortant Mathieu Traversy, qui obtient 44,53% contre 36,02% à Gaétan BarretteLors de l’élection générale québécoise de 2014, il crée la surprise en choissant de se ranger du côté du Parti libéral du Québec, qui le présente dans la circonscription de La Pinière . Le 7 avril, il est largement élu député libéral, obtenant 58,29% contre 23,47% à Fatima Houda-Pepin, députée sortante. Le 24 avril 2014, il est nommé ministre de la santé à l’Assemblée nationale. À travers cette sélection de vidéo, je vous propose de suivre le parcours politique de votre ministre de la santé. Bon visionnement !

Un homme de vision – A man with a plan !

plan

Parcours giratoire

caq au plq

Garder le cap !

prime

Solidarité ministérielle !

solidaire

ja

caqueteux

Article 35 de la déclaration des droits de l’homme 

insurrection

 

 

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Médecine libérale : il pleut des $$$

Sophie Doucette

Sophie Doucet

Pour le triumvirat de médecins besogneux qui gouverne le Québec, la médecine et la politique font pleuvoir les $$$$. Ces êtres sans vergogne pigent allègrement dans le trésor public en toute légalité, sans que jamais personne ne s’oppose par crainte des poursuites judiciaires ou par simple dégoût des ces usuriers du système. Une personne toutefois a osé se lever pour dénoncer ces gens qui font la honte de notre système politique. Il s’agit de M. Claude Castonguay, ancien ministre libéral de la santé, et père du système de santé québécois.

Indigné par les montants mirobolants encaissés par le ministre Bolduc, M. Castonguay a fait appel au premier ministre Couillard en lui demandant de respecter ses promesses électorales afin de rétablir le peu de crédibilité de son gouvernement. Dans une lettre reproduite ci-dessous, M. Castonguay demande au premier ministre la démission du ministre Bolduc…

médecine libérale

Monsieur le premier ministre,

Nous venons d’apprendre que Yves Bolduc, votre ministre de l’Éducation, a reçu pendant qu’il siégeait dans l’opposition son salaire de député, sa rémunération de médecin et une prime de 215 000$ pour avoir inscrit 1500 patients sur sa liste. Il s’est évidemment servi de sa connaissance du système de rémunération des médecins consenti alors qu’il était ministre de la Santé. C’est ainsi qu’il est allé chercher le maximum en donnant le minimum, aussi bien comme député qu’en tant que médecin. Alors que le Québec traverse une période difficile, il a donné le pire des exemples en se servant à deux mains dans notre pauvre assiette à beurre. Il n’est plus digne de conserver la haute fonction de ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.

pandas new

Lors de votre élection, vous avez pris l’engagement de diriger dans la transparence un gouvernement soucieux avant tout de son intégrité. Vous n’êtes pas sans savoir qu’au-delà des grandes déclarations, votre gouvernement doit prêcher par l’exemple. Vous avez aussi affirmé que, compte tenu de la situation, vous n’hésiteriez pas à prendre les décisions qui s’imposent. Vous en avez une devant vous. Si vous évitez de la prendre, comment pourrez-vous, face à l’exemple donné par votre ministre de l’Éducation, demander aux policiers, aux pompiers, aux médecins, aux enseignants et à tout le monde de se serrer la ceinture? Il en va de votre crédibilité, de celle de votre gouvernement et de votre capacité d’agir lors des affrontements qui malheureusement vous attendent.

Soyez assuré, monsieur le premier ministre, que j’aurais grandement préféré ne pas avoir eu à écrire cette lettre.

Claude Castonguay

Joignez votre voix à celle de M. Castonguay et exigez la démission du ministre Bolduc en cliquant sur le lien ci-dessous

bolduc

Gogol

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La force de nos rêves !

Rose

Rose Flamant

Portés par nos rêves nous résistons toujours à la dictature néolibérale.  Au Québec, malgré les collabos, qui nous trahissent nous résistons toujours !  Depuis 1760, nous continuons à résister, encarcanés dans un pays volé où nous assistons à la déliquescence de nos institutions publiques, à la privatisation de notre système de santé, aux mensonges répétés de nos politiciens, à la mise en tutelle de nos villes. à la destruction quotidienne de notre environnement à la perte de nos libertés fondamentales et à la multiplication des cônes oranges dans nos rues léprosées, dignes des plus beaux quartiers de Beyrouth !

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Nous résistons toujours. Depuis 1760, nous continuons à résister
La résistance se manifeste sous toutes sortes de forme, « mais nos ennemis sont puissants. Ils ont le pouvoir, l’argent, la force. Nous n’avons que nos rêves, notre volonté, notre détermination. Ils ont la télévision, la radio, les journaux. Nous n’avons que nos bras, nos jambes et nos cerveaux. Ils ont la loi, le nombre, le poids de ce qui a été et de ce qui est. Nous n’avons que l’imagination, le courage, l’espoir. Nous avons la force de ce qui demande à être, la force de ce qui sera. Comme la fleur qui pousse dans une craque d’un mur de béton. Le mur finira par s’écrouler. Dr
Nous pouvons vaincre. Nous devons vaincre. Pas le choix. Le temps nous est compté. Nous sommes au pied du mur. L’indépendance n’est pas une lutte constitutionnelle, comme aime à le répéter le bouffon à la gueule croche, mais une lutte pour la vie ou la mort. Et la mort des peuples, c’est aussi la mort de quelqu’un.
indignez
Nous pouvons vaincre. Si nous le voulons. Seulement si nous le voulons. Notre pire ennemi, c’est nous-mêmes. Notre paresse. Notre stupidité. Notre manque de constance. Notre sens congénital de la culpabilité. Notre manque de confiance.  Y a des jours, (…) j’ai l’impression qu’on n’y arrivera jamais. Je regarde aller nos élites, comme certains se nomment eux-mêmes, et ça me donne envie de vomir. La petitesse de ceux qui nous trahissent et nous vendent, depuis plus de deux cents ans, pour quelques médailles et une poignée de dollars me lève le coeur. La mollesse de ceux qui tentent de résister et de défendre le peu qu’il reste à défendre me désole. C’est vrai que souvent notre seul accès au réel passe par les journalistes à gages ou les autres, cyniques et désabusés, qui à force de vouloir avoir l’air objectifs penchent toujours du côté du plus fort. Entre le fort et le faible, entre l’exploiteur et l’exploité, entre le colonisateur et le colonisé, il n’y a pas de place pour ce qu’ils appellent doctement l’objectivité. Cette pseudo-objectivité est en soi un choix politique. C’est une trahison. On est d’un bord. Ou de l’autre.
harper
Mais il y a plus grave encore que la mollesse des chefs. Il y a la mollesse du peuple. La mollesse de ceux qu’on appelle les mous, qu’on traîne comme un boulet et qui nous entraînent vers le fond comme des bottines de ciment. Notre propre mollesse. À chacun d’entre nous. Nos querelles intestines. Nos divisions incessantes. Ce ton pleurnichard et enfantin dans la défense corporatiste des petits intérêts de chacun, jeune ou vieux. Moi. Moi. Moi. Toujours moi. Toujours des consommateurs. Jamais des citoyens responsables. Responsables d’eux-mêmes, des autres, de la société, du pays. Mes privilèges, mes droits. Toujours. Jamais mes devoirs. Où sont-ils les intellectuels, les artistes, les savants? Où sont-ils les artisans, les ouvriers, les syndicalistes? Où sont-ils les cultivateurs, les étudiants, les jeunes travailleurs? Et les autres? « Où êtes-vous donc, bande de câlices? » comme disait le cinéaste Gilles Groulx.
stevie
Au baseball? Au centre commercial? À Paris? À New York? Chez Citadelle, en train d’acheter une piscine hors-terre? Dans le garage en train de faire reluire un tas de tôle? Dans la cour en train d’éliminer les pissenlits à grands coups d’insecticide?
dd
Chacun est responsable. Personnellement. Responsable de tous. Responsable de tout. Quelles que soient sa langue, son origine ethnique et la couleur de sa peau. Il y a un prix pour la victoire. Il y a un prix pour la défaite. Le moment venu, chacun devra rendre des comptes…  »
Source :  Pierre Falardeau, lettre à Jérémie, 1995
speak white
reve

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Le beurre, l’argent du beurre et le beurrier !

Sophie Doucette

Sophie Doucet

Depuis 2008, nous sommes rentrés dans une crise du capitalisme d’une ampleur comparable à la crise de 1929. Si une série de phénomènes déjà bien présents : endettement massif, pauvreté, chômage, etc, s’accélèrent, la perspective de changements importants et rapides de notre mode de vie s’ouvrent dans une mesure qu’il est encore difficile d’estimer.

Une chose est sûre : comme le récitaient en cœur les médias britanniques durant les émeutes de l’été 2011, les affaires doivent continuer pour faire rouler l’économie. Si la crise de 1929 a conduit à la plus grande guerre de l’histoire, une autre guerre est maintenant au programme de la relance : la guerre contre le prolétariat.

0 22 avril 2012  fin de la manif la main

Définit en fonction de sa place dans le système productif, le prolétariat forme une catégorie sociale contrainte de vendre sa force de travail pour survivre. Seule la révolution peut permettre au prolétariat, atomisé et divisé sous le capitalisme, d’agir en tant que classe. Comme disait Marx, il est révolutionnaire ou il n’est rien. C’est dans une attaque mondiale sans précédent contre les prolos, que le capitalisme peut sortir de la crise. Pour ce faire, il doit réduire drastiquement le coût du travail. C’est ce que nous pouvons déjà voir en Grèce et qui tend à se généraliser à d’autres pays. Le champ des possibles se réduit de plus en plus : c’est le capitalisme ou nous.

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En Europe comme en Amérique, la ritournelle est la même, celle de la rigueur, des sacrifices et de l’austérité. Ailleurs, la surexploitation connaît désormais ses limites : crise alimentaire, crise du logement…  Face à cette perspective, le prolétariat ne reste pas inerte.indignados

Une autre réponse (…), consiste à s’indigner, à réclamer un capitalisme alternatif où les banques seraient (…) publiques, où les salariés seraient toujours exploités par les patrons, mais dans la dignité, etc. : le tout sous l’égide d’un État social (socialiste pour les plus énervés) et bienveillant. Tant qu’il y aura de l’Argent aucune réforme, aucun moyen légal, ne supprimera ce qui est inscrit dans le code génétique du capitalisme : l’exploitation.

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Pour en savoir sur la relance de la guerre contre le prolétariat.plus cliquez ici

La colombe de la paix

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Les larmes de Nathalie Normandeau

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Rose Flamant

Dans sa lettre à Mme Normandeau, le comédien Stéphane E. Roy s’interroge sur ses «larmes de crocodile  et sur l’insouciance arrogante de nos politiciens.» Cette lettre est un véritable cri du cœur qui témoigne du ras-le-bol de la population qui considère que notre système politique est désuet, que la justice est devenue une parodie et que les politiciens ont perdu la confiance de la population.

Le parti Libéral, n’en fini plus d’être éclaboussé de tout bord tout côté sans que jamais personne ne soit inquiété.  Pourtant au royaume des cônes orange, les signes de la révolte sont partout.  La jeunesse bâillonnée, matraquée, emprisonnée depuis le triste épisode du printemps érable, s’organise ça et là, avec l’appui des grisonnants et des têtes blanches; signe avant coureur d’une révolution latente qui va balayer ce système dépassé et permettre le triomphe de la liberté !

L'Assemblée Nationale du Québec

L’Assemblée Nationale du Québec

N’avez vous pas honte ?

Nathalie Normandeau a presque pleuré à LCN quand elle nous parlait de son passage à la commission Charbonneau et de la dureté de la politique. Je ne sais pas dans quel monde vivent nos politiciens, mais ils devraient revenir sur terre de temps en temps, ça serait bien qu’il côtoie de temps en temps la population pour voir ce qu’elle vit… Après les centaines de millions de dollars détournés par les gouvernements, les entrepreneurs amis du gouvernement, avec la mauvaise gestion incroyable de tout notre système : infrastructure routière, santé , garderie, etc etc… après les avantages éhontés d’une classe politique égoïste et méprisante qui ne pense qu’à leur avantage personnel au détriment de la population ; elle ose nous regarder droit dans les yeux et faire couler ses larmes de crocodile.

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Savez-vous M. Normandeau combien il en coûte pour un pain blanc : 3,27$ en moyenne savez combien il y a de 3, 27$ dans vos centaines de millions détournés dans les poches des amis du parti, entre autres dans le scandale du Chum ? Avez-vous perdu le sens des valeurs, savez-vous combien de famille prendrait ce pain blanc volontiers ce matin pour déjeuner et avoir quelque chose à se mettre sous la dent ? Pendant que vous brunchez aux frais d’une firme quelconque qui mettra addition sur un compte de dépense payé par la population.Nous sommes les Indignés

Savez-vous ce que c’est, que de ne pas arriver à la fin du mois ? Connaissez vous la force et l’ampleur de la rage qui nous envahis de voir nos élus s’empiffrer dans le champagne et le caviar lors de soupers payés par les citoyens eux-mêmes. Savez-vous que votre gouvernement entame une politique d’austérité pendant que des centaines de voleurs, amis de votre parti, se sauvent avec des millions en bonus dans les poches ? Vous n’avez pas honte de venir nous jouer vos violons ? Je viens d’une famille plus que humble, qui a toujours payé ses taxes et ses impôts pendant que notre premier ministre a le luxe des abris fiscaux. Mon père a travaillé toute sa vie pour seulement faire survivre sa famille et vous vous vivez au-dessus des gens, vous êtes gavé de vos privilèges, privilèges votés par vous même.

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Est-ce que vous vous rendez compte du bris de confiance entre la population et les partis politiques causé par la corruption libérale en premier, et péquiste et finalement de la classe politique au grand complet ? Rendez-vous compte que pendant que vous alliez dans les loges du CH que vous receviez des roses des entrepreneurs il y a des familles qui n’étaient pas capables de faire l’épicerie ? Revenez un peu sur terre, venez voir la vraie réalité. Comprenez tout ce qu’on aurait pu faire avec ces millions de dollars pour les familles dans le besoin, pour les malades, pour les enfants. À force de ne côtoyer que du monde de votre genre, dans des soupers aux frais des contribuables à boire et manger sans jamais avoir une addition réelle à payer devant les yeux, vous avez peut-être perdu le sens de l’argent et assurément celui des valeurs. Cet argent si durement gagné par des millions de travailleurs et si facilement volé par des profiteurs du système.

Jaures

Moi aussi j’ai 46 ans comme vous, et quand je vous vois vous plaindre du traitement que vous avez reçu, j’ai honte pour ma génération. J’ai honte de votre insensibilité face à la population et j’ai honte de votre volonté à défendre bec et ongle vos privilèges. J’ai honte aux noms des citoyens qui peine à nourrir et éduquer leur famille tout en essayant de s’offrir une pension, ces mêmes gens qui paient votre souper ou vos billets de hockey, ces pauvres qui contribuent à votre vie de luxe et à votre retraite.

Mme Normandeau, ne venez pas pleurer des larmes de crocodile sur ceux qui ont été amputés par le crocodile. »

Partagez s.v.p.

Stéphane E. Roy (Auteur du texte)
Comédien et Auteur

Source : Virginie Féray PerezLe Québec Matin

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Le fond de l’air ressemble à la peur

JP

Jean-Pierre Matte

La peur. La sensation la plus désagréable à vivre. Se sentir menacé de disparaître à petit feu. On vous enlève des soins par ci, des fonds de pension par là, de l’assurance-chômage d’un côté, des droits de grève de l’autre… On vous dit que la dette est trop grosse, que ça coûte trop cher d’intérêt et qu’il faut se serrer la ceinture, faire des sacrifices. Jamais on ne vous dit qu’il n’y en aurait pas de problème si on empêchait certains de ces riches de profiter des évasions fiscales. Jamais on ira voir de ce côté. Pourquoi? Ils le savent pourtant bien qu’il y a de l’argent à aller chercher là, que ça réglerait une bonne partie du problème. Pourquoi ils ne le font pas, croyez-vous? On peut poser autrement la question. Pourquoi ce sont toujours les mêmes qui paient?

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Quand les banques ont fait faillite pour cause de malhonnêteté, qui est-ce qui a perdu sa maison, son auto, son travail? Là encore, il a fallu rembourser la dette. Vous et moi, les petits. Ici, nous nous en sommes bien tirés, le gouvernement a donné en douce 140 milliards aux banques canadiennes. Aux Etats-Unis, ce fut autre chose. Au moins, le portrait était clair. Les coupables n’ont jamais été punis, et ils ont continué comme si de rien n’était pendant que les petits perdaient tout. Eux n’ont rien perdu, au contraire, ils s’en sont mis plein les poches. Ils ont eu une petite remontrance du président qui leur a dit de ne plus recommencer, sachant bien qu’il ne ferait rien pour les en empêcher. Et on attend une autre débâcle, qui sera pire encore. Et ce seront les mêmes qui vont payer, et les mêmes qui vont s’en tirer.

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Qu’est-ce qui fait que ça marche à tout coup? Parce qu’ils savent. Ils nous ont bien dressés. Depuis qu’on est tout petit qu’on nous apprend à obéir à l’autorité. Comment faire autrement devenus adultes? On a fait ça toute notre vie, ça fait quasiment partie de nos valeurs. Le respect du supérieur. Automatiquement on lui donne autorité sur nous. Et ils ont une grande autorité. Défendue par des polices et des armées. Que pouvons-nous faire? Nous sommes plus nombreux qu’eux, mais ils sont plus forts. Nous ne sommes pas armés, nous sommes des pacifistes. Et ça, ils en sont bien contents. La peur, oui… Elle est de plus en plus forte. On voit la violence extrême dans d’autres pays, et ça ne nous rassure pas. Ici c’est bien plus calme, mais on sait bien que ça pourrait changer rapidement. On l’a vu dans d’autres pays. Pour l’instant on se sent à l’abri, mais pour combien de temps? Et c’est là que la peur s’intensifie. On sait qu’on n’est pas protégé par un Dieu ou un Superman, que nous pouvons être vulnérables à ce qui se passe ailleurs. Et, c’est bien connu, la peur paralyse… Peur de perdre ce qu’on a. Vaut mieux se taire plutôt que de risquer. Risquer quoi ? Une taloche derrière la tête, la perte d’un semblant de sécurité, la prison, contre une hypothétique possibilité de plus de justice dans le partage de la richesse. Ça semble très risqué… On paralyse.

Depuis qu’on est tout petit qu’on nous apprend à obéir à l’autorité. Comment faire autrement devenus adultes? Crédit photo Johan Paulin

Eux, ils n’ont pas eu peur quand des gens ont marché dans la rue. Ils se sont adaptés. La police est devenue moins tolérante, plus agressive et plus armée. Bien sûr qu’ils reçoivent des ordres, qui est assez naïf pour croire le contraire? Ce qui démontre assez clairement qu’ils sont prêts à tout pour protéger leurs acquis.

Voilà où nous sommes…

Jean-Pierre Matte 

arrest

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par | juillet 1, 2014 · 4:16