Archives de Tag: retrait du crucifix

Le Québec une province laïque ? Vous voulez rire !

Les politiciens n’en finissent plus de se refiler la patate chaude de la laïcité. Dix ans après la Commission Bouchard-Taylor le gouvernement Couillard vient, encore une fois de se mettre les pieds dans les plats, en adoptant le projet de loi 62 sur la laïcité.  Cette nouvelle loi qui a suscité l’indignation chez nos compatriotes ontariens prévoit que les services publics doivent être donnés et reçus à visage découvert, autant dans les transports en commun que dans les hôpitaux.  Elle permet également  d’obtenir des accommodements raisonnables.

Cette politique est d’autant plus curieuse puisqu’aucune photo ne permet d’identifier le titulaire d’un titre de transport en commun. Selon la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée la nouvelle loi  prescrit : L’obligation du visage découvert (…) pour la durée de la prestation de service, pas seulement pour la femme voilée, mais pensons aussi à ceux qui ont le visage couvert (…) par des cagoules ou des verres fumés» et des bandanas…

Cette loi inique, en plus de stigmatiser les femmes voilées, déborde de son sens premier en stigmatisant également les personnes cagoulées, celles qui portent des verres fumés ou des bandanas dans les transports en communs. Position difficilement défendable dans un pays où l’on peut voter avec un masque lors des élections fédérales! De plus la nouvelle loi ne sur la laïcité se garde bien de se prononcer sur le crucifix de l’Assemblée Nationale,  un signe religieux jugé patrimonial par le gouvernement du Parti Québécois, mais qui n’a fait son apparition à l’Assemblée Nationale en 1936, pour souligner l’alliance étroite entre l’Église et l’État québécois.

Au Canada on peut voter déguisé, mais les femmes voilées, celles qui portent des verres fumés ou des bandanas doivent avoir le visage découvert dans les trans-ports en communs

Au Canada on peut voter déguisé, mais les femmes voilées, ceux qui portent des verres fumés ou des bandanas doivent avoir le visage découvert dans les trans-ports en communs

Le gouvernement fédéral a ouvert la porte à une éventuelle contestation judiciaire. En effet le premier ministre Trudeau  a déclaré à Alma : «Je sais que les gens s’attendent à ce que je défende la Charte des droits. Le gouvernement va étudier attentivement ce qui est proposé et il va prendre ses responsabilités»…

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La charte de la fausse laïcité québécoise

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Le gouvernement québécois souhaite interdire le port des signes religieux apparents dans les institutions publiques. Il propose d’inscrire dans sa chatre, la neutralité de l’État et le caractère laïque des institutions publiques 

Pour mieux encadre les accommodements religieux le gouvernement propose de

1. «Modifier la Charte québécoise des droits et libertés de la personne»

2. «Énoncer un devoir de réserve et de neutralité pour le personnel de l’État»

3. «Encadrer le port de signes religieux ostentatoires»

4. «Rendre obligatoire le visage à découvert lorsqu’on donne ou reçoit un service de l’État»

5. «Établir une politique de mise en œuvre pour les organismes de l’État»

Le gouvernement se propose également d’inscrire le principe de la neutralité religieuse de l’État et le caractère laïque des institutions publiques afin de créer un devoir de réserve et de neutralité en matière religieuse de la part des employés de l’État. Du même coup le gouvernement propose d’interdire aux employés de l’État le port de signes religieux «facilement visibles» tels que le voile islamique, le turban sikh, la kippa juive ou la croix chrétienne. Toutefois le port de signes «non ostentatoires» (pendentif, boucle d’oreille, bague, etc.) à l’effigie d’une croix, d’une étoile de David ou du croissant islamique, pour ne nommer que ces exemples, serait permis.

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Une pseudo laïcité

En fait, le gouvernement Marois propose une laïcité à deux vitesses, puisque dans les faits l’Assemblée Nationale du Québec conserve le crucifix installé par Maurice Duplessis en 1936, pour souligner l’union de l’Église et de l’état. Le Syndicat de la fonction publique et parapublique (SFPQ), même s’il appuie le projet de charte des valeurs québécoises du gouvernement, s’oppose farouchement à cette pseudo laïcité en exigeant le retrait du crucifix de l’Assemblée nationale. Selon Lucie Martineau, présidente de la SFPQ un syndicat qui représente quelque 40 000 membres : « Si on veut être cohérent, on enlève tout. Et si j’étais d’une autre religion je l’exigerais» », a t-elle ajouté.

Devoir de mémoire

Rappelons que le crucifix jugé patrimonial par le gouvernement québécois, n’a fait son appatrition au Parlement qu’en 1936, pour souligner l’alliance étroite entre l’glise et l’État. Comme l’a si justement souliigné Mme Martineau «L’Assemblée nationale a été fondée en 1792 par le parlement du Bas-Canada, mais le crucifix est arrivé avec Maurice Duplessis et on a appelé ça la période de la grande noirceur».  

crucifix 1887

En 1887 il n’y avait aucun crucifix à l’assemblée Nationale du Québec 

De la grande noirceur à la grande obscurité

Pour éviter que le Québec ne passe de la grande noirceur à la grande obscurité, le gouvernement a le devoir de s’assurer que l’État est vraiment laïque en retirant cet objet religieux de l’assemblée Nationale pour le rentrer là où il doit être, c’est à dire au musée !

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Crucifix à l’assemblée Nationale du Québec

Ce faisant, il enverra un signal positif aux autres membres des communautés religieuses du Québec, qui pourront alors se joindre à cet état laïc, comme l’ont fait les communautés religieuses catholiques québécoises lors de la seconde moitié du vingtième siècle. 

Félix Dubé-Nguyen Jr.

Félix Dubé-Nguyen Jr.

Indigné québécois 

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