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La Prophétie des Guerriers de l’Arc-en-ciel

Léna Anihsnabeg

Nos ancêtres Amérindiens aimaient transmettre leurs connaissances par la parole, mais aussi par des pictogrammes et des pétroglyphes sacrés. Lors des cérémonies, le bâton de parole était un élément essentiel de transmission et on le partageait dans le cercle des paroles afin de transmettre le savoir et les connaissances de la tribu. C’est ainsi que certaines prophéties ancestrales sont parvenues jusqu’à nous.

D’autres ont été consignées dans des Codex, notamment en  Méso-Amérique et Amérique du Sud. Toutefois la Prophétie des Guerriers de l’Arc-en-ciel, telle que rapportée par Jacques Legros, un Québécois d’origine amérindienne tombe vraiment à propos en cette époque opaque puisqu’elle nous enseigne comment aimer et vénérer notre Terre Mère.

La Prophétie Amérindienne ~★~ Les Guerriers de l’Arc-en-ciel

Les ancêtres amérindiens racontaient que des hommes à la peau claire arriveraient de la mer orientale sur de grands canoës mus par d’énormes ailes blanches. Les hommes qui débarqueraient de ces navires ressembleraient aussi à des oiseaux (sans doute à cause des étranges armures ou du fait que les espagnols se déplaçaient à cheval, le cheval étant à l’époque inconnu aux Amériques), mais ils auraient deux pieds différents.

Un de leurs pieds serait comme une patte de colombe, l’autre comme la serre d’un aigle. Le pied de la colombe représenterait une belle religion nouvelle d’amour et de bonté (le Christianisme), tandis que le pied de l’aigle représenterait la soif de richesses matérielles, la puissance technologique et la guerre.

Au temps des conquistadors, de Cortès, les nations amérindiennes ont été étonnées de voir la folie des espagnols pour l’or. En effet, pour les indigènes, l’or n’y était apprécié que pour sa beauté pure et n’avait aucune valeur marchande.  Pendant de nombreuses années, la serre de l’aigle dominerait, car les nouveaux venus parleraient certes beaucoup de religion, mais tous ne vivraient pas pour elle. Ils déchireraient les nations rouges de leurs pattes d’aigle, tuant, exploitant et réduisant les hommes en esclavage.  Après avoir résisté comme ils le pourraient, les nations amérindiennes perdraient leur esprit et se laisseraient parquer dans des enclaves de plus en plus petites (les traités de paix en Amérique du Nord, systématiquement brisés par les colons anglo-saxons et l’armée nord-américaine). Il en irait ainsi pendant des siècles.

Mais ensuite arriverait un temps où la terre deviendrait très malade. A cause de l’avidité sans bornes de la nouvelle culture, le sol se gorgerait de liquides mortels et de métaux lourds, l’air se chargerait de fumées nauséabondes et de cendres, et même la pluie, censée nettoyer la terre, s’abattrait sur elle en gouttes empoisonnées (les pluies acides). Les oiseaux tomberaient du ciel (prophétie des amérindiens d’Amazonie, notamment, déjà accomplie), les poissons flotteraient le ventre en l’air et des forêts entières viendraient à mourir. Quand ces choses viendraient à se produire, le peuple Indien serait d’abord impuissant. Mais alors une nouvelle lumière viendrait de l’est, et les amérindiens commenceraient à retrouver leur force, leur fierté et leur sagesse. La prophétie disait qu’ils seraient aussi rejoints par nombre de leurs frères et sœurs à la peau claire, qui seraient en fait les âmes réincarnées des Indiens tués ou réduits en esclavage par les premiers colons aux visages pâles. Il était dit que les âmes mortes de ces premiers hommes retourneraient dans des corps de couleurs différentes : rouge, blanc, jaune et noir.  Ensemble et unis, comme les couleurs de l’arc-en-ciel, ces hommes enseigneraient à tous les peuples du monde comment aimer et vénérer la Terre Mère, dont la matière même est celle qui nous compose aussi, nous autres humains. Sous le symbole de l’arc-en-ciel, toutes les races et toutes les religions du monde s’uniraient pour répandre la grande sagesse de la vie en harmonie les uns avec les autres et avec toutes les créations de la Terre.

Ceux qui porteraient cet enseignement seraient appelés les  » guerriers de l’arc-en-ciel « . Ils seraient des guerriers mais ils auraient aussi avec eux les esprits des ancêtres, ils auraient la lumière de la Connaissance dans leurs têtes et l’Amour dans leurs cœurs, et ils ne feraient de mal à nul autre être vivant. La légende disait que, après un grand combat mené avec la seule force de la paix, ces guerriers de l’arc-en-ciel finiraient par mettre un terme à la destruction et à la profanation de la Terre Mère et que la paix et l’abondance régneraient ensuite pour un âge d’or long, joyeux et paisible, ici sur la Terre Mère. C’est un bref résumé de la prophétie amérindienne des guerriers de l’arc-en-ciel, commune, sous une forme ou une autre, à la plupart des nations amérindiennes.

Merci Jacques pour ce récit merveilleux. Rejoignez- Les Guerriers de l’Arc-en-ciel sur Facebook

 

 

 

 

 

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par | novembre 11, 2018 · 5:36

Indignée par le transport à Montréal

LE TRANSPORT À MONTRÉAL, un essai écrit par une fille vraiment tannée de payer 50 piastres par mois pour, finalement, utiliser ses pieds

Je suis là, à l’arrêt de l’autobus le plus proche de chez moi. Celui qui est sensé m’emmener au métro qui, lui, est sensé m’emmener à ma navette qui, elle, est sensée m’emmener à l’école. J’ai planifié mon trajet pour qu’il soit optimal, rapide et que je sois le moins possible tassée contre du monde qui sentent la charogne et le café. Donc je suis là, à l’arrêt. Plus qu’à l’heure, en avance même. Transit me dit qu’il arrive dans 6 minutes. Bon, j’attends.

Pis j’attends.

Pis j’attends.

Les 6 minutes passent; je regarde l’heure. Pis je regarde Transit qui me dit que l’autobus passe dans 7 minutes…

Bon, ok. Sept minutes c’est pas la fin du monde, surtout que, dans mon trajet bien pensé, j’ai planifié du temps pour ce genre de choses.

5 minutes, 6 minutes, 7 minutes…

Rien, pas l’ombre de la tête massive du gros pachyderme sur roues au bout de la rue. Je regarde Transit: 22 minutes à attendre avant le prochain bus. Je regarde l’horaire de ma navette: 16 minutes. Ça y est. Aucune chance de me rendre à l’heure à l’école. Ça, c’est l’histoire que j’ai vécue aujourd’hui… pis hier, pis toute la semaine passée aussi — depuis le début de la session, j’ai jamais réussi à pouvoir me déplacer sans heurt trois jours d’affilée.

Certains vont me dire que ça arrive que les autobus ait des problèmes comme un flat, être pogné dans le trafic, etc. Ah ouin? Veux-tu bien me dire combien de flats toi t’as par semaine? Combien de fois ça t’arrive de pogner du trafic sur des rues résidentielles? Parce que pour moi, le ruminant ferré qui est sensé m’amener à l’heure où je dois aller — comme il est sensé le faire —, semblerait-il qu’il en a beaucoup des pépins comme ceux-là. Pis laisse-moi te poser une autre question, mon cher ami: si tu donnais un lift à quelqu’un pis que tu pognais un flat, t’avertirais, non? Pis tu t’excuserais aussi? Tu y dirais pas qu’il avait juste à prendre un autre lift ou juste à partir plus tôt.

Y’en a d’autres qui vont me dire: ouin, mais pourquoi t’as pas ton permis? Premièrement, un permis, c’est pas magique. Je peux pas aller plus vite que le système pour l’avoir. Deuxièmement, je suis étudiante. J’ai déjà des dépenses et une auto, ça coûte très cher — l’auto, la plaque, les assurances, le gaz, la vignette, les réparations… —, surtout à Montréal où on boost le prix de l’essence parce qu’une chèvre a bêlé un peu trop fort de l’autre côté de l’océan. Troisièmement, bah je sais pas vous, mais moi ça me tenterait que mes enfants n’aient pas à se promener avec des masques à gaz dehors parce que notre monde est rendu trop pollué.

Faque, oui. J’ose me plaindre. Pour toutes ces raisons, pour bien d’autres que je n’ai pas mentionnées, pis aussi parce que je sais que je ne suis pas la seule qui a ces problèmes.

Merci de m’avoir lue.

Et merci, STM, de me donner des raisons de plus à chaque jour de fuir Montréal qui a perdu les couleurs qui la distinguaient autrefois. 

Virginie Agnès Brault

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La CAQ et l’environnement

Gina Augustin

L’environnement vous préoccupe et vous songez à voter pour la CAQ?

Voici un petit rappel de la position de François Legault concernant l’environnement et le projet d’oléoduc Énergie Est.

Et voici d’autres informations sur la position de la CAQ face au projet de port pétrolier de Québec, sur l’avenir d’Anticosti et sur le 3e lien entre Québec et Lévis.

PLUS D’INFOS:

 

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La fin du projet de pipeline de Kinder Morgan

Léna Anishnabeg

Léna Anishnabeg

Bien que le premier Ministre du Canada, Justin Trudeau, appuie le projet de pipeline de Kinder Morgan nous pouvons réussir à stopper ce projet insensé.

Pour y arriver, la protestation publique doit être massive et sans appel. Il nous faut faire vite.

Si vous refusez que le gouvernement utilise l’argent des contribuables pour sauver le projet de pipeline de Kinder Morgan et que vous souhaitez plutôt le voir investir dans des projets d’énergies propres qui respectent nos droits et ceux des peuples autochtones alors signez la pétition et partagez-la. 

Merci

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Des autochtones refusent 1,15 milliard $ d’une pétrolière…

Léna Anisnabeg

En Colombie-Britannique, près de Prince Rupert, se trouve le territoire du peuple  Lax Kw’alaams.  Cette nation autochtone, qui habite la région depuis plus de 10,000 ans, a refusé l’offre de 1,15 milliard $ du géant Petronas qui souhaitait établir un terminal pétrolier sur son territoire traditionnel.

Les Lax Kw’alaams sont les gardiens de l’île Lelu et des bancs de Flora Bank. Cette barre de sable, fait partie de l’estuaire de la rivière Skeena et elle est connue par les biologistes comme l’un des habitats saumoniers les plus importants au Canada. Le projet de la pétrolière aurait dévasté la faune naturelle de la rivière Skeena, et compromis la qualité de vie des communautés se trouvant sur le tracé du gazoduc de GNL qui aurait alimenté le terminal avec du gaz de schiste provenant du nord-est de la Colombie-Britannique.

En votant unanimement contre le projet et en rejetant l’offre de 1,15 milliard de dollars de Petronas, les Lax Kw’alaams sont devenus un symbole et un exemple pour tous les écologistes qui pensent que le gouvernement Canadien doit tourner la page et investir dans l’industrie verte, tel que souhaité par le premier ministre Justin Trudeau lors de la signature de l’accord de Paris en 2015.

Références :

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