Archives de Tag: Léna Anishnabeg

Premières Nations et écologistes unis pour protéger notre eau

En passant la loi 106 (adoptée sous bâillon) le gouvernement Couillard permet désormais l’exploration et le forage des lacs et des rivières du Québec.

Les cours d eau du Québec sont livrés à l industrie

Le gouvernement québécois permet également aux compagnies pétrolières et gazières d’effectuer des forages en milieu terrestre et de mener leurs travaux à proximité de secteurs habités, d’écoles, d’aires protégées et de parcs nationaux.

Les jeunes sont sensibilisés à l'avenir de l'eau. Photo Réal Michaud

Les jeunes sont sensibilisés à l’avenir de l’eau. Photo Réal Michaud

Cette politique irrationnelle, qui fait passer le profit avant la sécurité publique, inquiète la société civile ainsi que les nations amérindiennes du Québec qui ont manifesté en grand nombre devant l’Assemblée Nationale dans le cadre de l’évènement intitulé L’eau du Québec c’est sacré.

La voix des Premières Nations s’est fait entendre haut et claire. Photo Caroline Bouchard

Léna Anisnabeg

Pour la militante Algonquienne, Léna Anishnabeg : « – Le gouvernement Couillard multiplie les contradictions pour tromper le peuple du Québec.  Je pense que ce gouvernement est dangereux, car en permettant de forer les plans d’eau du Québec, il expose la population à d’éventuelles fuites qui sont susceptibles de polluer l’eau potable, mettant en péril la santé de la population en général et des communautés autochtones qui sont tributaires de cette ressource.»

Sophie Le Blanc. Photo Caroline-Bouchard

Sophie Le Blanc. Photo Caroline-Bouchard

De son côté, Sophie Le Blanc, co-organisatrice de l’événement,  précise que « – Notre but était de rouvrir le débat sur les hydrocarbures au Québec et pour ça, c’est mission accomplie. Nous avons réussi. Tous les médias qui étaient présents ont passé le bon message. Il ne faut surtout pas abandonner. Il faut se tenir debout et se faire entendre, tant et aussi longtemps que le gouvernement ne reculera pas sur les hydrocarbures et tant qu’il n’avancera pas vers un virage vert. »

Sur la Grande Allée. Photo Réal Michaud

Pour sa part Léna Anishnabeg note « -qu’aucun représentant du PQ ou de la CAQ n’étaient présents à l’évènement par contre Sol Zanetti et Manon Massé étaient là pour dénoncer la Loi 106.» (Léna Anishnabeg ignorait apparemment que Sylvain Rochon du PQ était présent  lors de la manifestation où il a pris la parole).

Manon Massé était bien présente. Photo Réal Michaud

Sol Zanetti a harangué la foule. Photo Réal Michaud

Sophie Le Blanc se montre également étonnée et précise  qu’«en voulant défendre l’avenir des générations futures, j’ai appris quelque chose à la dure: c’est à la gauche et UNIQUEMENT à la gauche de défendre l’environnement et l’eau. Honnêtement, je croyais sincèrement que l’air que nous respirons et l’eau que nous buvons appartenaient à tout le monde mais non! Je ne sais pas qui en a décidé ainsi ni quand, mais il semblerait que c’est comme ça et que c’est indiscutable! ». 

On se rappellera qu’en décembre 2014, suite au rapport du BAPE M Couillard avait déclaré à Radio Canada qu’il n’y aurait pas d’exploitation du gaz de schiste au Québec « Je crois de toute façon qu’il n’y a pas grand intérêt à développer cette ressource, uniquement sur le plan économique et financier. De toute façon, l’acceptabilité sociale n’est pas là », avait-t-il déclaré à l’animatrice Céline Galipeau. « Actuellement, je ne vois pas l’intérêt de développer ça. »  rien ne permet d’avancer que le Québec tirerait profit des activités de cette industrie sur son territoire.  Qu’est-ce qui a bien pu le faire changer d’avis ?

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Des autochtones refusent 1,15 milliard $ d’une pétrolière…

Léna Anisnabeg

En Colombie-Britannique, près de Prince Rupert, se trouve le territoire du peuple  Lax Kw’alaams.  Cette nation autochtone, qui habite la région depuis plus de 10,000 ans, a refusé l’offre de 1,15 milliard $ du géant Petronas qui souhaitait établir un terminal pétrolier sur son territoire traditionnel.

Les Lax Kw’alaams sont les gardiens de l’île Lelu et des bancs de Flora Bank. Cette barre de sable, fait partie de l’estuaire de la rivière Skeena et elle est connue par les biologistes comme l’un des habitats saumoniers les plus importants au Canada. Le projet de la pétrolière aurait dévasté la faune naturelle de la rivière Skeena, et compromis la qualité de vie des communautés se trouvant sur le tracé du gazoduc de GNL qui aurait alimenté le terminal avec du gaz de schiste provenant du nord-est de la Colombie-Britannique.

En votant unanimement contre le projet et en rejetant l’offre de 1,15 milliard de dollars de Petronas, les Lax Kw’alaams sont devenus un symbole et un exemple pour tous les écologistes qui pensent que le gouvernement Canadien doit tourner la page et investir dans l’industrie verte, tel que souhaité par le premier ministre Justin Trudeau lors de la signature de l’accord de Paris en 2015.

Références :

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La plaque raciste du Vieux-Montréal devra être enlevée

Léna Anishnabeg

Alors que  la plaque commémorative de l’ancien président sudiste Jefferson Davis a été retirée d’un édifice de la Compagnie de la Baie d’Hudson au centre-ville suite aux facheux évenements de Virginie, la plaque de la BMO, continue à jeter de l’ombre sur le 375e anniversaire de fondation de Montréal. 

Cette plaque honorifique constitue une honte pour la banque de Montréal puisqu’elle fait l’apologie de la violence, du génocide et du colonialisme européen, ce qui suscite l’indignation des nations autochtones et de la société civile, dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal.

indignés du Québec
 vous incitent à demander à la Banque de Montréal d’enlever cette plaque honorifique en cliquant sur ce lien.  Merci.  Vous pouvez également écrire au maire Coderre pour lui demander d’agir rapidement dans ce dossier.

D’après Tom Fennario de APTN National News. La plaque sera bel et bien enlevée: – ” BMO declined to be interviewed for this story – but said in an email that it has filed a request to the province of Québec to have the plaque changed. ” À savoir quand?

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Les réseaux de partage menacent le capitalisme

Léna Anishnabeg

Pour la première fois depuis l’avènement du capitalisme et du socialisme au début du XIXe siècle, le système capitaliste est menacé par est une forme d’organisation sociale fondée sur l’intérêt de la communauté plutôt que sur la seule satisfaction des désirs individuels.
Cette  nouvelle économie qui se développe dans les  réseaux sociaux, est basée sur le  partage, l’échange de services, de produits et le partage des connaissances.  Grace à Internet, par exemple,  tout le monde peut produire, échanger de la musique à des coûts dérisoires

 

Dans  son livre intitulé La Nouvelle Société du coût marginal zéro l’économiste américain  Jeremy Rifkin  considère que  le capitalisme se meurt et qu’un nouveau paradigme est en train de le remplacer. C’est ce qu’il appelle les communaux collaboratifs, issus de cette nouvelle économie collaborative d’auto-partage qui s’installe de plus en plus sur des bases où la valeur d’usage prime sur la propriété.
L’auto partage, permet par exemple, de maximiser les utilisations des véhicules roulants, tout en limitant les émissions de gaz carbonique.  De même le financement participatif  ou encore le couchsurfing,  contribuent à  cette  économie circulaire.

 

Avec le développement de cette nouvelle économie issue de la technologie Internet, le capitalisme, s’il veut survivre, n’aura pas d’autre choix que de s’adapter à cette nouvelle forme d’organisation sociale qui privilégie l’intérêt de la communauté plutôt que la seule satisfaction des désirs individuels.

 

 

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