Archives de Tag: Greenpeace

Le retour du Greenpeace Film Festival!

Léna Anihsnabeg

Cette année, les films abordent différentes thématiques liées à l’environnement : le climat, l’alimentation, l’agriculture, la surconsommation, la déforestation mais aussi des sujets moins connus comme l’accaparement des terres ou la financiarisation de la nature. 

Tous les films sont disponibles en langue originale et en versions française et anglaise. Ils sont ainsi accessibles par un large public, partout dans le monde Et le jury, c’est vous ! A l’issue du festival, deux prix seront décernés : le Prix du Public récompensera le film ayant reçu le plus de votes, et le Prix Coup de cœur celui qui aura comptabilisé le plus de vues. Avec 15 films documentaires en accès libre sur le site du Greenpeace Film Festival pendant 15 jours, on ne peut que vous conseiller de réserver vos soirées : vous pouvez dès maintenant visionner les films et voter pour votre préféré parmi la sélection 2019

Poster un commentaire

Classé dans Environnement

Au Québec un arbre vaut moins qu’un paquet de gomme !

Pierre-Jacques Ratio

Pierre-Jacques Ratio

À l’heure où le gouvernement Couillard bafoue la démocratie en matière de consultation publique et de Plans d’aménagement forestier intégré, les actions citoyennes et municipales se multiplient dans la région de Lanaudière. À Chertsey la population et son conseil municipal s’opposent aux coupes à blanc et aux politiques rétrogrades de ce gouvernement libéral.

À Saint-Donat, le maire Joé Deslauriers s’oppose également à « ce qu’il se fasse des coupes à blanc à Saint-Donat, ni à Chertsey ni nulle part ailleurs». Dans cette période d’obscurantisme où ce gouvernement autoritaire nous répète ad nauseam que nous devons nous serrer la ceinture, les arbres du Québec se vendent ente 39¢ et 2,01$ l’unité. Pour Nicholas Mainville, porte-parole de Greenpeace «il va falloir que le gouvernement nous explique comment il peut justifier qu’on vende nos dernières grandes forêts vierges. Ç’est moins qu’un paquet de gomme»…

ARBRES DONNÉS

                                        Cliquez sur l’image pour voir le reportage

HONTE A VOUS

18 Commentaires

Classé dans Uncategorized

Une nouvelle étude souligne les dangers du projet d’oléoduc de TransCanada

Sophie Doucet

Sophie Doucet

La compagnie TransCanada poursuit actuellement ses démarches afin de réaliser un nouveau projet d’oléoduc, d’une longueur de 4600 kilomètres, visant à transporter environ 1,1 million de barils de pétrole brut par jour (130 millions de litres par jour) de l’Alberta et de la Saskatchewan vers des raffineries de l’est du Canada, soit deux raffineries situées au Québec (à Montréal et près de la ville de Québec) et une raffinerie située à Saint John au Nouveau-Brunswick.

Ce projet, évalué à 12 milliards de dollars, a fait l’objet d’une nouvelle étude commandée par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). Selon cette étude si un déversement se produisait, pas moins de 64 kilomètres de rivières seraient souillés par le pétrole et 26 stations de pompage d’eau potable seraient atteintes en à peine 12 heures. Presque la totalité des prises d’eau potable autour de Montréal seraient contaminées et la décontamination pourrait prendre jusqu’à cinq ans.

En 13 minutes, plus d’un million de litres déversés

La quantité de pétrole que souhaite exporter TransCanada est astronomique : 1,1 million de barils transiteraient chaque jour par le Québec, l’équivalent de plus de 2000 litres par seconde. Et l’étude de la firme Savaria ne présente pas ici le pire des scénarios. Elle part de la supposition que la pétrolière serait en mesure d’arrêter un déversement en 13 minutes. En 13 minutes, c’est plus d’un million de litres de pétrole qui pourraient s’écouler dans l’environnement. Or, TransCanada avoue qu’il lui faudrait jusqu’à 22 minutes pour fermer les vannes en cas de déversements.

pompe

En 13 minutes, c’est plus d’un million de litres de pétrole qui pourraient s’écouler dans l’environnement (photo Greenpeace)

Fuite indétectable si inférieures à 1,5% du volume transporté

TransCanada affirme également qu’elle ne peut pas détecter de sa salle de contrôle des fuites qui seraient inférieures à 1,5% du volume transporté dans le pipeline. Par conséquent une fuite de 1,5% pourrait s’écouler pendant des heures, voire des jours sans que TransCanada ne s’en rende compte. Au bout d’une journée ce serait 2,6 millions de litre de pétrole qui se retrouverait dans l’environnement, au bout de deux jours 5,2 millions de litres, etc. En guise de comparaison, 100 000 litres de pétrole léger se sont retrouvés dans la rivière Chaudière  lors de la tragédie du Lac-Mégantic et les effets s’en ressentent encore…

Risques de glissements de terrain sur les rives traversées

panacheÇa ne prend pas beaucoup d’imagination pour anticiper les conséquences sur l’approvisionnement en eau d’un déversement de pétrole lourd des sables bitumineux à proximité du Fleuve Saint-Laurent, en plein hiver, avec la présence de glaces… Et comme si ce n’était pas assez, les rives d’une trentaine de cours d’eau dans les secteurs franchis par le pipeline présentent des risques évidents de glissements de terrain en raison de leur instabilité.

Voilà seulement quelques-unes des raisons pour lesquelles plus de 50 municipalités du Québec ont déjà dit non merci à TransCanada, alors que plusieurs s’apprêtent à emboiter le pas. Il est de notre devoir d’exiger que le Québec fasse mieux que de devenir complice de l’expansion des sables bitumineux en permettant le passage d’Énergie Est sur son territoire. L’avenir est dans une sortie rapide du pétrole. TransCanada ne ferait que nous y enfoncer davantage. Ne les laissons pas faire.

Vous souhaitez recevoir nos appels à l’action ?
Inscrivez-vous sur www.greenpeace.ca/sablesbitumineux

Cap

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

Quand les organisations écologistes dérapent

Mary-Lou Esmeralda

Mary-Lou Esmeralda

Depuis quatre décennies les organisations écologistes se sont multipliées  à la surface de la planète. Au fil des ans des organisations telles que Greenpeace, WWF, Amazon watch, Sierra Club. World Watch etc…se  sont érigées en chien de garde pour dénoncer les abus de la pollution qui minent notre planète. Toutefois, comme le montre le film de Kip Andersen, il semble que ces organisations ne nous disent pas toute la vérité. Cowspiracy est un documentaire qui montre l’impact de l’élevage d’animaux sur l’environnement. Dans son film, Kip Andersen, révèle des informations exclusives portant sur les politiques de groupes environnementaux comme Greenpeace, Sierra Club, Surfrider Foundation, and Rainforest Action Network. Probablement le documentaire le mieux fait sur l’industrie agroalimentaire et ses impacts. N’oubliez pas d’activer les sous-titres si vous n’êtes pas bilingues. et bon cinéma!


aum

regc3a9rescence

_V4No

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

L’Écosse et le Pays de Galles disent non au gaz de schiste

Sophie Doucet

Sophie Doucet

-Glasgow- Les politiques du premier ministre David Cameron pour forcer l’exploitation des gaz de schiste font face actuellement à une vaste campagne d’opposition dans plusieurs régions du pays. À ce jour, des dizaines de politiciens influents se sont prononcés contre ces politiques téméraires, et en Écosse et au Pays de Galles, les ministres ont réussi à bloquer temporairement l’industrie du forage.

Toutefois, ces interdictions ne touchent actuellement que l’Écosse et le Pays de Galles et dans le reste du Royaume-Uni, tout peut arriver après les élections générales. Ces prochaines semaines pourraient donc faire toute la différence en matière d’exploitation des gaz de schiste.

reine-elizabeth-ii

Elisabeth II, a présenté un projet de loi-cadre qui donne accès aux forages souterrains et favorise les consultations sur le gaz de schiste

D’ici les prochaines élections, qui auront lieu le 7 mai prochain, l’organisation écologiste Greenpeace espère convaincre certains candidats afin qu’il se positionnent contre la fracturation. Les électeurs de chacune des circonscriptions électorales sont donc invités à écrire à leurs représentants afin qu’ils signent le FRACK FREE PROMISE, un engagement politique qui s’oppose à l’exploitation des gaz de schistes frackingConservationnextCom

Par ce geste, Greenpeace espère déclencher une réaction en chaîne qui forcerait les indécis à prendre position. Beau débat de société en perspective puisque lors du discours du Trône, Elisabeth II, reine d’Angleterre, du Canada et de 15 autres pays a présenté un projet de loi-cadre qui donne accès aux forages souterrains et favorise les consultations sur le gaz de schiste.  En favorisant cette industrie la reine ouvre ainsi la porte à l’exploitation du gaz de schiste au Royaume-Uni. Une histoire à suivre donc…

20000

birdie

2 Commentaires

Classé dans Uncategorized

André Pratte et son amour pour les pipelines

Mehdi A. Lienation

Mehdi A. Lienation

Avant même que le projet d’oléoduc Énergie Est soit nommé ainsi, André Pratte, l’éditorialiste en chef du quotidien La Presse, prenait position en faveur du développement de ce pipeline. Dans son premier éditorial sur le sujet intitulé « Notre Keystone » [1] le 5 avril 2013, Pratte tente de discréditer la présence de préoccupations liées aux enjeux environnementaux d’un tel projet. Martine Ouellet, qui était Ministre des Ressources naturelles à l’époque, se questionnait sur la provenance du pétrole, dans ce cas-ci des sables bitumineux d’Alberta, et sur quels impacts l’importation de ce pétrole allait avoir sur le taux d’émission à effet de serre. En réponse à ces préoccupations, Pratte déclare que « [c]’est le genre d’a priori dont il faudra se défaire dans l’évaluation de ce projet ». Pour ce qu’il est de la provenance, l’éditorialiste utilise l’argument que le pipeline ne servirait pas uniquement à transporter le pétrole sale de l’Alberta, mais aussi du pétrole plus conventionnel des États-Unis. Il prétend ceci comme un fait sans que l’on ne sache réellement le pourcentage que TransCanada voudrait allouer au pétrole des États-Unis dans cet oléoduc. Ensuite, il utilise des sophismes de faux dilemmes très malhabiles pour tenter d’atténuer les impacts environnementaux du projet Énergie Est. En écrivant des phrases comme : « le bitume albertain n’est pas le seul “pétrole sale” » ou le pétrole « pourrait aussi venir par train, un moyen de transport de plus en plus prisé par les producteurs du continent », Pratte tente de contourner le réel problème, à savoir si le transport par pipeline du pétrole des sables bitumineux au Québec a des impacts négatifs sur l’environnement.

effet de serre

Depuis les quatre derniers mois, l’éditorialiste en chef de La Presse n’a cessé de multiplier ses attaques contre les écologistes qui sont contre le projet Énergie Est. Dans son éditorial du 28 octobre 2014 intitulé « Simpliste et irréaliste »[2], André Pratte va même jusqu’à dire que l’impact des émissions de gaz à effet de serre provenant des sables bitumineux de l’Alberta est « minuscule » à l’échelle planétaire. Pourtant, selon une étude de Greenpeace citée dans La Presse du 23 janvier 2013, l’exportation de ces sables bitumineux se retrouve au 5e rang des menaces climatiques avec un « rejet de 48 mégatonnes de gaz à effet de serre (GES) par année, soit 7% des émissions totales du Canada »[3]. Bien qu’il y ait d’autres études qui arrivent à d’autres résultats, le terme « minuscule » sert à clore le débat scientifique. Pratte fait donc du déni quant aux preuves amenées par les experts afin de légitimer le projet Énergie Est. Un autre argument qu’il utilise pour minimiser les potentiels impacts sur l’environnement est celui que « les fuites importantes de pétrole transporté par oléoduc sont rares, et des mesures peuvent être prises pour les rendre encore moins probables »[4]. Encore avec une absence de raisonnement scientifique, Pratte fait fi des chiffres qui martèlent le transport de pétrole par oléoduc. Comme le démontrent Paul Journet et Charles Côté de La Presse, « [s]elon l’Association of American Railroads, au cours des 10 dernières années aux États-Unis, les fuites de pétrole transporté par train totalisaient 2268 barils. Pour l’oléoduc, le volume est 210 fois plus important: il s’élève à 474 441 barils »[5]. Encore une fois le relativisme de Pratte dédramatise une réalité préoccupante.

georgie

À la lecture de son argumentaire, une question demeure : pourquoi André Pratte continue-t-il d’ignorer les faits que font ressortir ses collègues journalistes? Peut-être par amour inconditionnel pour les pipelines (il approuve aussi fermement le projet d’oléoduc Keystone XL aux États-Unis). Ou peut-être parce que le rôle d’un éditorialiste en chef est de faire ressortir les intérêts de son propriétaire, en l’occurrence Power Corporation. Comme nous le rappelle le journaliste Pierre Dubuc, « Power Corporation […] est (l’)un des principaux actionnaires de la pétrolière Total, qui a d’importants intérêts dans l’exploitation des sables bitumineux »[6]. Tout cela porte à réflexion…

[1] http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/andre-pratte/201304/04/01-4637677-notre-keystone.php

[3] http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/andre-pratte/201410/27/01-4813240-simpliste-et-irrealiste.php

[3] http://www.lapresse.ca/environnement/dossiers/les-sables-bitumineux/201301/23/01-4614053-les-sables-bitumineux-5e-menace-climatique-selon-greenpeace.php

[4] http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/andre-pratte/201409/15/01-4800470-or-noir-et-baleines-blanches.php

[5] http://www.lapresse.ca/actualites/dossiers/tragedie-a-lac-megantic/201307/10/01-4669402-transport-de-petrole-oleoduc-ou-train-chacun-a-ses-risques.php

[6] http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=5133%20

0 22 avril 2012  fin de la manif la main

6 Commentaires

Classé dans Uncategorized

Babillard de novembre

Rose Flamant

Rose Flamant

Enbridge après avoir inondé le Québec de publicités vantant les mérites du pétrole d’«ici», après avoir fait la tournée des villes traversées par la Ligne 9 pour couvrir certains élus municipaux de « cadeaux » (tout en refusant de rencontrer les citoyens à micro-ouverts), Enbridge a aussi participé à l’audience non-crédible et non-démocratique de l’Office national de l’Énergie qui s’est tenue au mois d’octobre à Montréal.

Cette situation est dénoncée par Greenpeace qui fait le point sur le sujet

Pendant ce temps à l’autre bout du Canada :

UN MANIFESTANT S’ENCHAÎNE SOUS UN VÉHICULE EN OPPOSITION À L’OLÉODUC TRANS MOUNTAIN À BURNABY COLOMBIE BRITANNIQUE!…..

Des actions non-violentes dans la plus pure tradition du mouvement pour les droits civiques américain, avec formation préalable et greffés à une stratégie de lutte!

cb

ns

Brel 1966En 1966 Jacques Brel parlait de l’indignation !

Malgré le fait que plus de six millions de personnes des quatre coins de la planète se soient mobilisées pour soutenir le mouvement réclamant un sanctuaire dans les zones inhabitées autour du pôle Nord., les pétrolières et gouvernements croient encore qu’ils peuvent nous ignorer. Nous devons redoubler d’efforts pour leur faire comprendre que le monde ne regardera pas passivement la destruction de l’Arctique.

Save the artic

birdie

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

La grande Marche des peuples de la terre Mère triomphe à Montréal

Sophie Doucette

Sophie Doucet

 

Une foule venue des quatre coins du Québec, de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick et même de la Nouvelle-Angleterre s’est déplacée en grand nombre pour accueillir les artisans de la Grande marche des Peuples pour la Terre mère, lors de leur deuxième escale à la Place du Peuple de Montréal. Cette marche citoyenne a quitté Cacouna le 10 mai dernier, avec comme comme objectif de sensibiliser les communautés aux risques du tracé qu’emprunterait l’oléoduc Énergie Est de TransCanada qui acheminerait du pétrole extrait des sables bitumineux de l’Alberta jusqu’au Nouveau-Brunswick.dans la rue
video

Les membres des Premières Nations, de même que plusieurs groupes environnementaux comme Nature Québec, Greenpeace, Équiterre, l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, Ensemble contre les sables bitumineux, Coule pas chez Nous !, Pétroliques anonymes, Non à une marée noire dans le Saint-Laurent, Coalition pour une prospérité sans pétrole, Coalition vigilance oléoducs, le regroupement interrégional sur le gaz de schiste de la vallée du Saint-Laurent, Pollution non merci, soutiennent cette démarche.

manif 1

La foule converge vers la place du peuple

Un seul parti politique présent sur les sur les lieux 

Les représentants des partis politiques brillaient par  leur absence, pourtant les trois député-e-s de Québec solidaire accompagnés de militantes et militants ont rejoint « la Marche des Peuples pour la Terre Mère » afin de manifester leur appui à un mouvement populaire qui symbolise l’opposition à plusieurs projets de développement d’hydrocarbures néfastes pour l’avenir du Québec et celui de nos enfants.


pipeline

Les manifestants portaient un pipeline symbolique

Selon Amir Khadir, député de Mercier, 
« Le gouvernement de Philippe Couillard a affiché ses couleurs lors du récent budget : moins 20 % au ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Des pipelines aux gaz de schiste en passant par l’autorisation du projet de cimenterie à Port-Daniel, le Parti libéral démontre une fois de plus son parti pris pour des industries polluantes qui menacent notre territoire et nos ressources. À quoi bon changer de gouvernement si c’est pour avoir les mêmes politiques qui favorisent le gaspillage de fonds publics et la destruction de l’environnement? »

amir

Le député Kadhir lors du passage de la Grande marche à Québec

« Québec solidaire est le seul parti qui se préoccupe véritablement d’environnement et nous le déplorons, car ce devrait être le cas de chaque parti présent à l’Assemblée nationale, s’indigne Manon Massé, députée solidaire deSainte-Marie Saint-Jacques. Une chose est certaine, l’industrie de l’exploitation du pétrole et du gaz et ses alliés à Québec nous trouveront sur leur chemin, nous et des milliers de citoyens et citoyennes dont ceux et celles des Premières nations qui luttent depuis bien des  années pour se faire entendre. Nous appelons à la plus large mobilisation possible pour ne pas laisser le Québec être dévasté pour une poignée de redevances».

qs

Après ce bref arrêt à Montréal la Grande marche des Peuples de la Terre mère poursuit sa route, direction Laval, puis Kanehsatà:ke. Bon vent les ami-es! Ikhawe ! 

oleoduc

bélou

 

 

 

 

4 Commentaires

Classé dans Uncategorized

Paul McCartney demande à Poutine de libérer les militants de Greenpeace

les Indignados

Suite à l’arrestation le 19 septembre dernier, de vingt-huit militants de Greenpeace et de deux photographes qui ont été inculpé pour « crimes graves » après avoir tenté d’accrocher une banderole sur une plateforme pétrolière,  Paul McCartney a rédigé une lettre ouverte à Vladimir Poutine pour tenter de faire changer les choses :

Cher Vladimir,

J’espère que vous prendrez connaissance de cette lettre. Cela fait maintenant plus de dix ans que j’ai joué sur la Place Rouge, mais je pense encore souvent à la Russie et à son peuple.

Je vous écris concernant les 28 militants de Greenpeace et les deux journalistes détenus à Mourmansk. J’espère que vous ne vous opposerez pas au fait que je m’intéresse à leurs cas. J’ai entendu de mes amis russes que ces militants sont souvent assimilés en tant qu’anti-russe, qu’ils ont répondu aux offres des gouvernements occidentaux, et qu’ils menaçaient la sécurité des personnes qui travaillaient sur le navire Arctic Sunrise.

Je vous écris pour vous assurer que le Greenpeace que je connais n’est certainement pas une organisation anti-russe. D’après mon expérience, ils ont tendance à ennuyer chacun des gouvernements ! Et ils n’ont jamais reçu quelconque argent de la part d’aucun gouvernement ni aucune société à travers le monde.

Greenpeace

Et par-dessus tout, ils sont pacifiques. Selon ce que je sais, la non-violence occupe une place essentielle dans ce qu’ils sont.

Je vois que vous-même avez dit qu’ils n’étaient pas des pirates, et bien c’est quelque chose que tout le monde peut comprendre. Ils ne pensaient pas déroger la loi. Ils disent qu’ils sont prêts à répondre de leurs actes, il y a donc peut-être un moyen de sortir de tout cela, de trouver une issue qui serait bénéfique à tous ? Vladimir, des millions de personnes dans des dizaines de pays seraient extrêmement reconnaissant si vous interveniez dans cette affaire afin d’y mettre un terme. Je comprends bien évidement que les tribunaux russes et la présidence sont deux choses bien distinctes. Néanmoins, je me demande si vous pourriez être en mesure d’utiliser votre influence afin de parvenir à réunir les détenus et leurs familles.

beatleswhite

Il y a 45 ans, j’ai écrit une chanson sur la Russie dans le « White Album », à l’époque où cela n’était pas à la mode chez les anglais de dire des choses sympathiques à l’égard de votre pays. Dans cette chanson (“Back In The U.S.S.R”), il y a une de mes phrases préférées des Beatles : « Been away so long I hardly knew the place, gee it’s good to be back home ». Pourriez-vous faire en sorte que cela devienne réalité pour les prisonniers Greenpeace?

J’espère, lorsque nos agendas le permettront, que nous aurons prochainement l’occasion de nous rencontrer à Moscou.

Cordialement,

Paul McCartney

Paul

peace-and-love

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

Les aveugles de 2012

En cette fin d’année 2012 Les Indignés du Québec vous offrent un texte d’Oitarp  qui vous propose ce billet  intitulé Les aveugles de 2012

Nous sommes les 99%

Les aveugles de 2012

En cette fin d’année 2012, on s’agite beaucoup sur cette fameuse fin du monde annoncée par la déesse au cent bouches et par des forces issues de je ne sais quel obscurantisme de l’ère moderne.  Ce matin à Radio Canada le biologiste Jean Lemire nous parlait des Galápagos et des changements climatiques qui sont désormais acceptés par la majorité de la population.  Dame tant que l’économie tourne et que Dieu ou l’argent sont à nos côtés qu’est ce qu’on peut bien avoir à cirer de la disparition prochaine des tortues luth.  On s’en tape !

1000 jours pour sauver la planete

Pour la première fois Jean Lemire semble vraiment ébranlé par l’état de notre monde.  Lui le scientifique qui sillonne la planète et qui depuis des lustres essaie d’éveiller les consciences.  Selon lui, le bilan est simple : – « nous manquerons de temps – et de moyens – pour sauver la vie, sous toutes ses formes. Et pendant ce temps, nous hésitons à réaliser une entente pour faire suite au protocole de Kyoto… Avec 9 milliards d’humains à la fin du prochain siècle et une température moyenne en hausse de 4 à 5°C, on peut prédire sans se tromper que les décennies à venir seront celles de la lutte pour notre propre survie.

Sans doute initiée par cette crise climatique mondiale, nos enfants verront peut-être la fin de l’ère économique, un modèle basé sur une économie qui dépend de la consommation toujours grandissante des humains pour supporter ce système. Un dogme qui suppose l’extraction et le marchandage des ressources naturelles, au-delà des règles élémentaires de régénération, sans soucis réels pour demain et les générations à venir. Un modèle insoutenable!

Il ne reste qu’à espérer que l’héritage de ces temps difficiles engendrera un nouvel équilibre entre l’humanité et la nature, où le développement durable dressera les nouvelles règles de croissance et d’évolution. Mais il faudra sans doute toucher le fond du baril pour espérer le changement vital de nos façons de faire. La fin inévitablement tragique de l’ère économique pourrait bien initier une nouvelle ère de responsabilisation universelle, basée sur le respect de la vie et sur ce qui la supporte. Une ère nouvelle, où l’évaluation de la croissance d’un peuple serait mesurée en « qualité » plutôt qu’en  « quantité ».  »

Joyeux noël

Oui Jean on est tous fatigués, mais on est avec toi en pensée.  Cette semaine j’ai rencontrée une jeune femme dans le métro qui me disait que nous somme désormais trois millions de membres de Greenpeace sur la terre. Nous sommes des foules d’indignés fatigués qui tentons par nos faibles moyens de faire avancer les choses dans cet âge des ténèbres où le sport et l’économie sont les nouvelles déités.  On le sait et tu le sais, au royaume des borgnes les aveugles sont rois.  Merci à vous les protecteurs intemporels des Gallapagos et joyeuse fin du monde.

Oitarp poète indigné en ce 20 décembre de l’an II du printemps érable

Doha 2012

1 commentaire

Classé dans Uncategorized