Archives mensuelles : novembre 2013

Paul McCartney demande à Poutine de libérer les militants de Greenpeace

les Indignados

Suite à l’arrestation le 19 septembre dernier, de vingt-huit militants de Greenpeace et de deux photographes qui ont été inculpé pour « crimes graves » après avoir tenté d’accrocher une banderole sur une plateforme pétrolière,  Paul McCartney a rédigé une lettre ouverte à Vladimir Poutine pour tenter de faire changer les choses :

Cher Vladimir,

J’espère que vous prendrez connaissance de cette lettre. Cela fait maintenant plus de dix ans que j’ai joué sur la Place Rouge, mais je pense encore souvent à la Russie et à son peuple.

Je vous écris concernant les 28 militants de Greenpeace et les deux journalistes détenus à Mourmansk. J’espère que vous ne vous opposerez pas au fait que je m’intéresse à leurs cas. J’ai entendu de mes amis russes que ces militants sont souvent assimilés en tant qu’anti-russe, qu’ils ont répondu aux offres des gouvernements occidentaux, et qu’ils menaçaient la sécurité des personnes qui travaillaient sur le navire Arctic Sunrise.

Je vous écris pour vous assurer que le Greenpeace que je connais n’est certainement pas une organisation anti-russe. D’après mon expérience, ils ont tendance à ennuyer chacun des gouvernements ! Et ils n’ont jamais reçu quelconque argent de la part d’aucun gouvernement ni aucune société à travers le monde.

Greenpeace

Et par-dessus tout, ils sont pacifiques. Selon ce que je sais, la non-violence occupe une place essentielle dans ce qu’ils sont.

Je vois que vous-même avez dit qu’ils n’étaient pas des pirates, et bien c’est quelque chose que tout le monde peut comprendre. Ils ne pensaient pas déroger la loi. Ils disent qu’ils sont prêts à répondre de leurs actes, il y a donc peut-être un moyen de sortir de tout cela, de trouver une issue qui serait bénéfique à tous ? Vladimir, des millions de personnes dans des dizaines de pays seraient extrêmement reconnaissant si vous interveniez dans cette affaire afin d’y mettre un terme. Je comprends bien évidement que les tribunaux russes et la présidence sont deux choses bien distinctes. Néanmoins, je me demande si vous pourriez être en mesure d’utiliser votre influence afin de parvenir à réunir les détenus et leurs familles.

beatleswhite

Il y a 45 ans, j’ai écrit une chanson sur la Russie dans le « White Album », à l’époque où cela n’était pas à la mode chez les anglais de dire des choses sympathiques à l’égard de votre pays. Dans cette chanson (“Back In The U.S.S.R”), il y a une de mes phrases préférées des Beatles : « Been away so long I hardly knew the place, gee it’s good to be back home ». Pourriez-vous faire en sorte que cela devienne réalité pour les prisonniers Greenpeace?

J’espère, lorsque nos agendas le permettront, que nous aurons prochainement l’occasion de nous rencontrer à Moscou.

Cordialement,

Paul McCartney

Paul

peace-and-love

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Grand Ours mazouté ?

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Les Indignés du Québec se joignent aux Premières Nations de la Côte ouest et au WWF-Canada pour demander aux citoyens de la planète de se porter à la défense du Grand Ours – endroit unique au monde situé en Colombie-Britannique. Le projet d’oléoduc Northern Gateway d’Enbridge expose ce lieu et ces peuples au risque de déversements. Joignez-vous aux citoyens préoccupés et dites « Non aux oléoducs et aux pétroliers dans le Grand Ours! » 

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La région du Grand Ours, qui longe les côtes du nord de la Colombie-Britannique, est un véritable trésor écologique. C’est ici que la dernière forêt pluviale tempérée intacte rencontre quelques-uns des grands cours d’eau encore sauvages et les mers froides les plus riches en ressources dans le monde. Cette région n’est pas un endroit pour un oléoduc.

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On y trouve les cinq espèces de saumon du Pacifique, et ses eaux abritent quantités de rorquals à bosse, épaulards, dauphins et marsouins. C’est le seul endroit au monde fréquenté par le loup de la Côte centrale de la Colombie-Britannique et le rare Ours Esprit au pelage blanc. Au cours des prochaines semaines, des décisions importantes seront rendues au sujet du projet d’oléoduc Northern Gateway de la pétrolière Enbridge, qui, si réalisé, traversera la région du Grand Ours en Colombie-Britannique. Joignez votre voix à celles du Fonds mondial pour la nature, des Premières Nations de la Côte et de la population de la Colombie-Britannique pour opposer un « Non! » retentissant à ce projet à haut risque!

Mouth of Lockhart/Gordon Creek, Great Bear Rainforest, British Columbia, Canada

Le projet qui est sur la table prévoit faire serpenter deux oléoducs à travers l’une des dernières grandes forêts pluviales tempérées dans le monde, pour faire circuler pas moins de 525 milliers de barils de bitume dilué par jour dans cette région sillonnée de milliers de rivières à saumon. Et ce n’est pas tout, car des superpétroliers traverseraient à leur tour les eaux de la zone marine du Grand Ours, un refuge essentiel au rétablissement des populations de baleine à bosse qui y vivent. Or, selon Environnement Canada, les eaux de la région du grand Ours sont parmi les plus périlleuses et imprévisibles dans le monde. Cela rend bien réel et le risque d’un déversement de pétrole de grande ampleur, qui détruira le mode de vie durable et viable des habitants de la région, dévastant au passage la faune abondante. Grizzlis, loups et ours Esprit – uniques à cette région – seront au nombre des victimes.Aidez-nous à éviter un tel désastre en signant la pétition 

Vers un monde nouveau

 TGBS

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Soutenons Djemila

soutenons Djemila

Les Indignés du Québec vous invitent à participer à la campagne de soutien envers l’écrivaine et journaliste Djemila Benhabib, Prix international de la laïcité 2012 et finaliste du Prix Simone de Beauvoir en 2013, qui est actuellement « poursuivie en justice par un établissement scolaire privé portant le nom Écoles musulmanes de Montréal (EMMS) pour avoir tenu publiquement des propos « anti-coraniques » et « diffamatoires » (comme l’atteste la poursuite) lors d’une entrevue radiophonique au 98,5 FM à l’émission de Benoit Dutrizac, le 8 février 2012, qui donnait suite à un article publié sur son blogue du Journal de Montréal mettant en cause la dite école.

oui a la laicité

Campagne de soutien et de financement

 Comme cette école religieuse créée en 1985 offre des services en maternelle, au primaire et au secondaire, est subventionnée en partie par des deniers publics à raison de plus de 400 000 $ par année, nous considérons qu’il est de notre devoir de nous questionner sur ses agissements ainsi que sur ses méthodes d’enseignements et le contenu de ses programmes. Étant donné les moyens disproportionnés dont dispose cette institution scolaire affiliée à La Mosquée de Montréal et au réseau Muslim community of Montreal (MCQ) aux ramifications internationales, il nous apparaît que l’un des objectifs visés par cette poursuite est de plonger madame Benhabib dans une situation inextricable pour l’intimider, lui faire peur, contrarier son engagement et finalement la condamner au silence. Car force est de constater que ni la station radiophonique 98,5FM, ni Le Journal de Montréal n’ont été visés par la même poursuite.

Face à cette situation que nous jugeons très préoccupante, nous nous sommes organisés en Comité de soutien à Djemila Benhabib et nous avons désigné comme porte-parole, Louise Mailloux, professeur de philosophie, auteure et militante laïque, féministe et indépendantiste bien connue.  A travers cette action, nous voulons apporter à Djemila Benhabib notre soutien et lui exprimer aussi l’admiration que nous vouons à son engagement constant en faveur de la société québécoise.  Nous agirons désormais en qualité de Comité de soutien de Djemila et nous nous engageons à recueillir les fonds nécessaires pour défrayer ses frais juridiques.  Par ailleurs, l’organisme à but non lucratif, Génération nationale, se chargera de coordonner les dons.  A préciser que les noms des donateurs ne seront pas rendu publics.

L’auteure de Ma vie à contre-Coran, vous le savez, milite depuis des années contre l’intégrisme musulman et dénonce ses stratégies d’entrisme et ses ambitions hégémoniques aussi bien dans les pays musulmans qu’en Occident. La réduire au silence serait une perte considérable pour la liberté d’expression. Puisque le précédent crée le droit, une victoire des accusateurs aurait des conséquences très graves pour l’avenir de notre société, en particulier en ce qui concerne la liberté de critiquer les religions. Ces enjeux qui touchent aux libertés fondamentales, au système éducatif ou encore à l’égalité entre les femmes et les hommes ou au droit du public à être informé, concernent tout le monde. Ils doivent retenir notre attention, plus encore, être débattus sur la place publique sans crainte de représailles de qui que ce soit.

ma vie

Il est à souligner, dans cette affaire que les adversaires de madame Benhabib organisent des rallyes à travers des réseaux islamiques afin de financer leur cause et ce depuis 2012. Nous devons faire preuve de solidarité envers madame Benhabib car cette affaire dépasse sa simple personne. Ce procès est d’abord et avant tout politique et idéologique. C’est une femme courageuse, une intellectuelle engagée en faveur de la laïcité et des droits des femmes ainsi qu’une farouche opposante à l’islam politique que l’on cherche à atteindre.» C’est pourquoi nous vous invitons à soutenir cette campagne en faisant parvenir un don Vous pouvez également libeller votre chèque  au nom de : Génération Nationale

Génération Nationale
701 rue Thibeau
CP 33023
Trois-Rivières, QC
G8T 9T8

Merci pour votre solidarité !

Le Comité de soutien à Djemila

La grande noirceur

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Le tchador à l’Assemblée nationale du Québec ?

Fatima Houda-Pepin députée libérale de La Pinière s’inquiète des propos de son collègue Marc Tanguay sur le port du tchador à l’Assemblée nationale, Dans une lettre titrée « Je suis libérale et fédéraliste et je suis contre le tchador à l’Assemblée nationale », Madame Houda-Pepin, a fortement réagit aux propos de son collègue Marc Tanguay sur le port du tchador à l’Assemblée Nationale.

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« Je suis libérale et fédéraliste et je suis contre le tchador à l’Assemblée nationale  »

C’est la goutte qui a fait déborder le vase. Je suis sidérée, blessée et choquée de ce que j’ai lu dans La Presse et le Devoir du 12 novembre dernier, une déclaration de mon collègue Marc Tanguay, porte-parole de l’opposition officielle en matière de laïcité, sous le titre « Les candidates libérales pourront porter le tchador au prochain scrutin ». Pour être une assidue du caucus des députés libéraux, un tel positionnement n’y a jamais été discuté.

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Femmes portant le tchador

Je le cite au texte « On ne peut jouer dans les limitations des libertés, et cette personne qui se fait élire (avec son tchador) aurait tout à fait le droit et la légitimité démocratique d’être assise à l’Assemblée nationale » Mais avant qu’une « libérale » portant un tchador puisse siéger à l’Assemblée nationale, il faut qu’elle soit candidate, et pour être candidate, il faut qu’elle y soit autorisée, par écrit, par le chef du parti libéral du Québec. Est-ce que c’est ça le modèle de l’égalité hommes-femmes que le parti libéral du Québec veut maintenant présenter à la face du Québec ? Est-ce que les Québécoises ont fait tout ce chemin pour en arriver à prendre comme modèle de l’égalité hommes-femmes celui de l’Arabie Saoudite ou de l’Iran des Ayatollahs ? 

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Nikab Une femme portant le nikab en Arabie Saoudite

Je me questionne. Suis-je encore dans le Parti libéral dont les élites politiques et intellectuelles se sont relayées pendant un siècle, pour mener un combat courageux pour la séparation de l’Église et de l’État au Québec ? Suis-je encore au parti libéral d’Adélard Goudbout qui a accordé aux Québécoises le droit de vote et d’éligibilité des femmes, un droit gagné de haute lutte par les suffragettes et les militantes libérales ? Suis-je encore au Parti libéral du même Adélard Godboult qui a institué l’école obligatoire forçant les parents de toutes les régions du Québec à scolariser leurs enfants – garçons et filles – ? Suis-je encore au Parti libéral du Québec de la Révolution tranquille qui a fait élire la première femme députée à l’Assemblée législative, Marie-Claire Kirkland qui a mis fin à la tutelle des femmes en faisant adopter la loi sur la capacité juridique de la femme mariée ?

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Claire Kirkland Casgrain

Quand on connaît la signification du tchador et de sa variante afghane, le tchadri, comment peut-on justifier l’acceptation d’un tel symbole dans ce haut lieu de notre démocratie qu’est l’Assemblée nationale ? Je suis libérale et fédéraliste et je refuse toute dérive vers le relativisme culturel sous couvert de religion, pour légitimer un symbole, comme le tchador qui est l’expression même de l’oppression des femmes, en plus d’être la signature de l’intégrisme radical. Est-il nécessaire de rappeler que le Parti libéral du Québec a déjà limité la liberté d’expression (liberté fondamentale) en matière d’affichage commercial, par voie législative, et qu’il a même eu recours à la clause nonobstant pour soustraire sa Loi à la Charte des droits et libertés de la personne du Québec et à la Charte canadienne des droits et libertés. Oui, en démocratie, il est permis d’interdire, quand l’intérêt public l’exige. L’égalité hommes-femmes est un droit fondamental qui demeure un acquis fragile à l’ère des intégrismes qui caractérise notre siècle, Il faut le protéger et le défendre et non le mettre en péril. »

Les Indignés du Québec remercient Madame Houda-Pepin pour son courage politique et souhaitent que sa position héroïque contribuer à éclairer son parti et à le sortir de l’errance politique qui le caractérise. Depuis trop longtemps en effet le « Parti libéral du Québec s’oppose par ses positions purement électoralistes a des position qui l’ont amené à limiter « la liberté d’expression (liberté fondamentale) en matière d’affichage commercial, par voie législative, et qu’il a même eu recours à la clause nonobstant pour soustraire sa Loi à la Charte des droits et libertés de la personne du Québec et à la Charte canadienne des droits et libertés » Merci Madame de votre droiture. Oui, vous avez raison, en démocratie, il est permis d’interdire, quand l’intérêt supérieur de la nation l’exige.

René Lévesque

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La gauche québécoise prône t-elle et le retour au Moyen-âge ?

Le projet de charte des valeurs québécoises suscite la polémique dans la société et certains essayistes comme le philosophe Michel Seymour se sont penchés sur cet épineux problème en se rangeant résolument en faveur des signes religieux dans l’appareil étatique québécois. Selon ce philosophe : « La meilleure façon de détacher le politique d’une alliance avec le religieux est de voir la présence de personnes ayant des affiliations religieuses diversifiées. La présence de signes religieux visibles est, non seulement compatible avec la laïcité des institutions, elle la confirme. Ce modèle n’est pas «multiconfessionnel», comme le prétendait Djemila Benhabib à RDI le 8 novembre dernier. C’est un modèle dans lequel les institutions sont laïques et les individus ont plusieurs confessions. »

 Radio canada

Ce modèle étatique a déjà été expérimenté au Québec, comme en fait foi la photo ci-dessus prise en 1945 et où on peut voir un groupe d’officiels de la station radiophonique C.B.C. (Radio-Canada) assis autour de monseigneur Charles-Édouard Bourgeois. Souhaite t-on revivre ce retour en arrière prôné par le philosophe ? 

Selon M. Seymour : « Il est normal d’exiger un devoir de réserve sur le plan politique lorsque l’employeur est une organisation politique. En outre, les partis politiques sont des associations. Le lien à un parti politique n’est pas identitaire. Les logos des partis politiques n’ont pas une portée identitaire. L’adhésion à une idéologie politique peut être identitaire, mais doit être interdite lorsque l’employeur est une organisation politique. En outre, les catholiques, les sikhs, les juifs et les musulmans sont des groupes ethno-religieux. Ces religions ont, dès le départ, contribué à la cohésion sociale et culturelle au Proche-Orient, au Punjab, dans la diaspora juive et dans les pays arabes, même si chacune d’elles se répandirent ensuite dans d’autres cultures. À telle enseigne que dans certains cas, les symboles religieux conservent une portée identitaire culturelle, même lorsque leur signification est détachée du système de croyances religieuses. »

anti naziEn 1939 au Forum de Montréal le révérend J. Ostermann prenait la parole lors d’un ralliement organisé par une ligue germano-canadienne anti-nazie. Sur la banderole on lit «The German-Canadian League Fights for Democracy To-day to Avoid Nazy Tyranny To-morrow»

Les logos des partis politiques n’ont pas une portée identitaire ? Pourtant la svastika à conduit des millions d’humains a une barbarie sans borne que l’on appelle le nazisme. Quant à la cohésion sociale des religieux, il est évident que dans les pays pluriconfessionnels cette cohésion sociale ne tient pas puisqu’elle conduit le plus souvent à des conflits religieux comme en Bosnie, au Liban en Irlande ou même au Punjab qui fut intégré à l’Empire moghol musulman jusqu’au milieu du XVIIIe siècle.   Selon M. Seymour, […] ceux qui sont agnostiques ou athées sont injustement traités par l’autorisation de signes religieux. On peut toutefois imaginer que les personnes athées, agnostiques ou anticléricales pourraient se confectionner des signes qui expriment ces croyances. Ce serait moins exigeant de procéder ainsi que de demander aux personnes de renoncer à leurs signes identitaires religieux pour s’en inventer de tout nouveaux, comme le propose le pictogramme des signes interdits et autorisés du gouvernement. En tant qu’agnostique je ne vois pas pourquoi je devrai subir à la fois les religieux et afficher ma non croyance. Mais s’il me fallait chosir un signe religieux, se serait celui-ci :

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 En guise de conclusion, le philosophe ajoute : « Les religions ont toujours été sexistes. Elles ont toujours consacré des rapports de domination de l’homme sur la femme. C’est particulièrement le cas dans les pays d’origine de plusieurs citoyens issus de l’immigration où des ignominies sans nom ont été, et sont encore perpétrées, parfois en détournant politiquement le texte religieux originel ou alors en s’appuyant sur la lettre, sans en saisir l’esprit et sans relativiser au contexte, car l’inégalité des hommes et des femmes remontent à très loin dans le temps. Il faut toutefois distinguer le texte sacré, les institutions religieuses qui en véhiculent une certaine interprétation, les mouvements politiques qui en détournent la signification et les individus qui expriment leur foi religieuse. Ces choses doivent être discutées dans la société civile et ne pas reposer sur les épaules de l’État. Ce dernier doit, pour être neutre à l’égard de la religion, ne pas intervenir et se contenter de créer des conditions qui favorisent la liberté des individus. Il faut distinguer la laïcisation de l’État et la sécularisation de la société. L’État s’occupe de laïciser l’État et laisse aux citoyens le soin de décider si l’éthos social doit être séculier ou non. Le Québec a une histoire très différente de l’Afghanistan ou de l’Iran et les modèles applicables dans d’autres sociétés pour contrer les intégrismes (en Algérie ou en Turquie) ne le sont peut-être pas ici. Même s’il reste encore beaucoup à faire, la société québécoise est plus proche d’une égalité démocratique réelle de l’homme et de la femme que bien d’autres sociétés. Nos révolutions sont tranquilles et nos combats se poursuivent au niveau des mentalités. L’État fait déjà beaucoup pour favoriser l’égalité des hommes et des femmes. Il le fait en adoptant des mesures institutionnelles. Il doit continuer en ce sens pour dissiper les nombreuses inégalités résiduelles. Il n’a pas à intervenir contre les Yvettes ou pour les Janettes. Il n’a pas non plus à légiférer dans sa fonction publique sur la tenue vestimentaire des employées sous prétexte que ce sont des symboles sexistes. Laissons les femmes juger par elles-mêmes quels vêtements elles veulent porter, sans leur reprocher d’être trop vêtues ou de ne pas l’être assez. Cessons une fois pour toutes de nous servir du corps des femmes pour mener des batailles politiques. »

La grande noirceur
Vous avez raison M. Seymour, il faut distinguer le texte sacré, les institutions religieuses qui en véhiculent une certaine interprétation, les mouvements politiques qui en détournent la signification et les individus qui expriment leur foi religieuse. C’est la raison pour laquelle les représentants de l’État doivent se garder d’afficher leurs croyances religieuses, tout comme les athées et les agnostiques doivent conserver un devoir de réserve et non pas s’afficher par des signes qui les caractériseraient. L’État n’a pas non plus à intervenir contre les Yvettes ou pour les Janettes car se sont des mouvements qui ne minent en rien l’État de notre démocratie contrairement à certains mouvements extrémistes religieux soutenus par la politique inconsciente de la Gaugauche caviar bien pensante. Personnellement je refuse de retourner au  Moyen Âge  et  c’est pourquoi je vous invite a rejoindre les milliers de Québécois-es qui ont signé la pétition en faveur d’un Québec laïque et pluraliste.

Rose Flamant

Rose

Pour lire l’intégralité de l’article de M Seymour cliquez ici

Alice

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La loi et l’ordre

1970

La démocratie a parfois des revers qui glissent occasionnellement vers le totalitarisme d’état. En effet la démocratie est souvent fragile et c’est pourquoi il existe des organismes de surveillance comme la Ligue des droits et libertés, ou l’Association des juristes progressistes qui veillent sur l’état démocratique de notre royaume. Des artistes et des cinéastes engagés, comme Michel Brault, ont grandement contribué à témoigner de certains dérapages historiques.

Qc

« Les Ordres »

Dans son film, Michel Brault raconte un chapitre troublant de l’histoire du Québec alors qu’en 1970, en pleine crise d’octobre, le gouvernement canadien dirigé par Pierre Eliott Trudeau votait la loi des mesures de guerre et suspendait provisoirement les libertés individuelles.

Lors de la sortie du film en 1974, Michel Brault a reçu le Prix de l’Association québécoise des critiques de cinéma. Primé à Cannes l’année suivante, « Les Ordres » a été classé comme l’un des sept « plus grands films canadiens de tous les temps » au festival du film de Toronto.

Les ordres

Un film a mettre en relation avec les 3509 arrestations du printemps érable, puisqu’à cette occasion c’est près de huit fois plus d’arrestations qu’en 1970 qui ont été effectuées. Est-ce dans une telle société que nous souhaitons vivre ? 

république

Nous sommes les 99%

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Les Femen québécoises et la laïcité

Le projet de charte de laïcité suscite bien des réactions dans la population québécoise, qui découvre peu à peu le mouvement Femen, un organisme  féministe qui a vu le jour en 2008 en Ukraine et dont on peut suivre l’historique dans le documentaire controversé intitulé « FEMEN : Nos seins, nos armes »

fg

Le mouvement soulève la polémique en s’en prenant à ceux et celles qui parlent au nom de « Dieu »

nos seins 

 Récemment le mouvement Femen québécois s’est invité à la marche des Janette en appui à la charte de la laïcité 

Femen Québec

Indisposées par la présence du crucifix à l’Assemblée Nationale, des militantes Femen se sont présentées au siège du gouvernement du Québec pour dénoncer cet état de fait.    La manifestation a été organisée par le groupe Femen Québec, qui a expliqué à Radio-Canada que trois manifestantes de Montréal s’étaient rendues à l’Assemblée nationale pour ce coup d’éclat.

 Désabillons nous !

Les Femen regroupent des femmes issues de toutes les cultures religieuses, chrétiennes, musulmanes, juives et païennes qui réclament la libre possession de leur corps et de leur féminité. Selon sa porte-parole, le groupe n’a pas de position ferme sur la Charte des valeurs québécoises.

churc

Au Québec le mouvement sucsite  l’intéret des intellectuels

Constitution

Les FEMEN : une histoire à suivre ….

fuck churc

al

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