Archives de Tag: Bernard Drainville

Oui au gaz de schiste dans le Saint-Laurent !

Le gouvernement québécois souhaite intensifier la filière du gaz de schiste en la reliant à l’exploration du pétrole sur l’île d’Anticosti.  Cette île, aussi grande que la Corse, est aussi la plus grande île du Québec. Le nouveau ministre de l’Environnement David Heurtel s’est d’ailleurs clairement prononcé lors de la première période de questions à l’Assemblée nationale sur la politique qu’entend suivre son gouvernement dans le dossier des gaz de schiste : – «En proposant une évaluation environnementale stratégique sur l’ensemble des hydrocarbures, notre gouvernement se livre à une démarche rigoureuse pour se doter d’une politique intégrée et cohérente dans le domaine des hydrocarbures»

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Pour l’opposition cette position est inacceptable car «En mettant le pétrole et le gaz dans le même panier, le gouvernement ressuscite le gaz de schiste. Le premier ministre vient de raviver les inquiétudes des habitants de la vallée du Saint-Laurent, la zone la plus densément peuplée du Québec. On va revoir les forages dans la cour des citoyens.» a déclaré Bernard Drainville, député de Marie-Victorin.

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Rappelons qu’en 2010, le gouvernement québécois et l’industrie gazière se sont lancés dans le développement du gaz de schiste – une forme de gaz naturel – en vantant les mérites de cette filière énergétique. La présente note démontre que ce choix énergétique n’est pas justifiable dans une perspective de lutte aux changements climatiques ni d’indépendance énergétique. De plus, elle révèle que cette filière comporte d’importants risques pour la santé publique en cas de contamination des eaux par des rejets industriels. Enfin, cette note fait valoir que l’État québécois perdra dans ce projet énergétique bien plus d’argent qu’il n’en gagnera, entre autres dû à l’ampleur des dépenses fiscales et d’infrastructures publiques allouées à l’industrie.

QUI  VA FINANCER  L’EXPLOITATION ?

Les contribuables du Québec, l’industrie et certaines banques étrangères.  En effet un rapport commandé par Les Amis de la terre Europe, identifie les banques et autres institutions financières qui soutiennent 17 entreprises actives dans la prospection et l’exploitation de gaz de schiste au niveau mondial, parmi lesquelles les majors Total, Shell et Chevron, les firmes pétrolières nord-américaines Cuadrilla, Marathon Oil et Talisman Energy, ou encore l’argentine YPF et la polonaise PGNiG. L’étude prend en compte différentes formes d’implication financière des banques dans les entreprises concernées (prêts, souscriptions d’actions ou d’obligations, garantie d’émission d’actions ou d’obligations) et évalue cette implication selon une échelle graduée : faible, moyenne ou haute.

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En Europe même si la France a fermé la porte au gaz de schiste sur son territoire, ses entreprises ne se privent pas d’en faire la promotion en Europe et ailleurs, et d’y investir des ressources parfois considérables. C’est le cas, bien sûr, pour les grands opérateurs gaziers, Total et GDF Suez, et pour les fournisseurs traditionnels du secteur des hydrocarbures. Mais c’est aussi le cas des banques. Selon une étude réalisée pour le compte des Amis de la terre Europe, dont nous avons pu prendre connaissance en exclusivité, les banques françaises figurent en bonne place parmi les institutions financières les plus actives dans le financement du gaz de schiste dans le monde.

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Le paradoxe québécois

Le gouvernement québécois souhaite accentuer la séparation entre la religion et l’État.  En effet selon le Ministre Bernard Drainville, responsable du dossier : « L’état doit être neutre »

Bernard Drainville

Selon ce projet charte des valeurs québécoises,  le gouvernement provincial entend assurer :

  1. La séparation des religions et de l’État
  2. La neutralité sur le plan religieux
  3. L’égalité entre les citoyennes et citoyens, quelles que soient leurs croyances religieuses ou leurs convictions morales, philosophiques ou autres

Toutefois selon Ministre «Le crucifix est là pour rester, c’est le choix de notre gouvernement. On ne tournera pas le dos sur notre patrimoine, sur notre passé[1]».  On parle ici du crucifix de l’Assemblée Nationale Québécoise un signe religieux jugé patrimonial par le gouvernement québécois, mais qui n’a fait son apparition à l’Assemblée Nationale en 1936, pour souligner l’alliance étroite entre l’Église et l’État[2].

Je me souviens

La devise du Québec est « Je me souviens »  et pour ça, pour se souvenir on se souvient !

Je me souviens entre autre de   James Wolfe dont la statue se trouve sur la façade de notre assemblée Nationale

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Je me souviens de la rue Amherst à Montréal ,de  la rue Durham à Sherbrooke en l’honneur du fameux John George Lambton comte de Durham, qui disait que les québécois était un   peuple sans histoire et sans littérature[3].  Effectivement au Québec on se souvient.  Inutile d’allonger la liste !  On se souvient de notre reine dont on voit l’illustre figure tous les jours lorsque l’on sort un billet de banque.
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Tout ça fait partie du paradoxe québécois.  On continue à parler des deux côtés de la bouche.  Pourtant, ailleurs sur la planète, nos frères humains qui ont subi des génocides culturels au fil des siècles n’ont aucun besoin d’élever des statues à leurs bourreaux ou de conserver les signes ostentatoires qui les ont asservis.  Ici on a décidé de faire autrement et de garder le crucifix, symbole de la grande noirceur, et ce faisant on créé deux catégories de citoyens; les Québécois de souche et les autres !
Oitarp, poète indigné du printemps érable en ce
18eme jour de septembre 2013

grenouilles indignées

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