Archives de Tag: xénophobie

Briser les ponts de l’intolérance. Le cas Mourani !

En trahissant la cause de l’indépendance, l’ex débuté bloquiste Maria Mourani, a suscité l’incompréhension et la colère dans les rangs souverainistes.  Cette trahison de la part d’une « souverainiste » issue des communautés culturelles et doublement mal ressentie puisque Mme Mourani incarnait ce pont entre les Québécois de souches et les Québécois d’adoption, tous unis devant la même urgence de fonder un pays libre, juste et progressiste.

Ce revirement à 180 degrés de Mme Mourani a conduit l’indigné Clode Hamelin, à s‘interroger sur la notion d’appartenance, de territorialité, de nationalisme, de multiculturalisme, de racisme, de xénophobie, de spécificité culturelle, de double-citoyenneté, d’immigration, de peuple de nation et d’intolérance.  En fait de toutes ces petites choses qui constitue l’âme québécoise.  Cette âme encarcanée dans le melting pot  canadien et qui, pour toutes sortes de raisons historiques n’a jamais pu éclore …

Pour les nationalistes Québécois, la trahison de Maria Mourani est enfin l’occasion de faire le point et en ce sens, le texte de Clode Hamelin est très révélateur.

Bonne lecture

Félix

 Felix-Dubé-Nguyen Jr

La Mourani ou l’éloge de la malhonnêteté.

Madame Mourani, après l’annonce de sa nouvelle allégeance politique, se gargarisait vulgairement avec le mot peuple à RDI. Répondant à M. Bernard Landry qui lui faisait remarquer que, par ses commentaires hystériques des dernières heures, elle méprisait honteusement le peuple québécois, elle lui répondit, « croyez-vous que je mépriserais mon peuple, le peuple dont je fais partie » etc. Peuple, peuple, peuple… Une grande démagogue cette bébitte à poils ! Alors donc, qu’est-ce qu’un peuple ? Surtout dans sa bouche à elle ? Est-ce seulement un ensemble de citoyens mixtes ayant des droits communs sur un territoire donné ? Sorte de locataires. C’est probablement le cas dans sa tête réductrice, puisque cette personne (…) ayant milité pour la souveraineté du Québec pendant de nombreuses années se dit maintenant une Fédéraste convaincue et soudainement en accord avec les principes du multiculturalisme de Trudeau père (…)

ngbEn 1966, dans son livre longtemps mis à l’index
 Pierre Valières s’est interrogé sur la notion de peuple

 (…) « Le terme de peuple est indissociablement lié à une signification politique : dans le droit fil de son étymologie latine, un ensemble de personnes reconnu comme un peuple se voit reconnu implicitement comme un groupe ayant des droits politiques spécifiques, voire le droit de former une nation souveraine. » Chose  qu’elle n’accorde plus au peuple Québécois ! Et encore : « Ensemble d’êtres humains formant une communauté structurée, d’origine commune (…) ex le peuple français. »… et on a beau extrapoler, un Japonais habitant en France depuis 20 ans, c’est quand même un Japonais vivant en France. Mais enfin… Il est bien évident ici que le mot peuple peut aussi vouloir dire tout le monde ! Comme dans l’expression, «il ne faut pas se moquer du peuple ! ». Et cette personne, Madame Mourani, n’utilise pas le mot peuple à la légère.  Elle utilise ce mot (…) seulement pour attiser le feu et ensuite pour confronter, ce que je nommerais le nationalisme dangereux. Pour ainsi après, user de l’arme bien connue de la culpabilité envers les méchants Québécois qui désirent une société distincte, laïque, souveraine, ce qu’elle associe, dans son discours schizoïde, à des notions de racisme,

rep

Se disant du même peuple que moi, elle utilise le concept du multiculturalisme, qui lui, tente de dissoudre, comme dans tuer, la notion même de peuple, comme dans peuple Québécois. Dissoudre l’identité du peuple d’accueil, mais tout en préservant toutes les particularités des nouveaux arrivants. On s’attaquerait directement à la génétique qu’on ne ferait pas mieux. Alors je vous le demande, qui est raciste ? Elle nous sert l’amalgame « identité Québécoise, souveraineté, laïcité, nationalisme, donc racisme, mot qui pendouille au bout de ses lèvres quand elle s’adresse à son peuple comme elle le dit. Elle utilise tous les trucs possibles pour mettre en contradiction d’un côté les nobles concepts Kanadian, d’ouverture, d’égalité, d’acceptation de l’autre, de multiculturalisme, contre de l’autre côté, les concepts de nation, de peuple, d’autodétermination, de laïcité et donc de fermeture à l’autre… Classique ! Même ti-pette Trudeau a dit hier, qu’enfin elle avait compris les vraies valeurs canadiennes. Seul lieu où le Québec peut enfin être libre. Ben oui toé, libre avec ses bourreaux. C’est beau la vie de psychotique !

René Lévesque

Allez-y, allez-y traitez moi de raciste et de xénophobe parce que j’ose affirmer que mon peuple existe et qu’il en a le droit. Parce que j’ose tenter de le définir en disant qu’il a des spécificités. Mais elle, se disant comme vous (attention, je n’ai pas dit égale à vous, car ici, dans ce pays de droits, nous sommes heureusement tous égaux, c’est probablement pour cette raison qu’elle est ici d’ailleurs.) mais elle, se disant comme vous, tout en étant totalement elle-même et différente, elle nous enseigne que nous ne sommes plus rien. N’ayant rien de spécifique et n’ayant plus, dans son esprit, le droit à l’autodétermination, nous n’existons plus. Car elle, a le droit d’être ce qu’elle est, mais nous, nous devons le perdre, pour la respecter en tant que venue de loin.

99

Mais revenons au peuple et posons-nous la question suivante, quand Mme Mourani va en voyage chez les siens, en Côte d’Ivoire où elle est née ou au Liban ou vivrait son peuple, car elle se dit d’origine Libanaise, que fait-elle ? Leur dit-elle, – « Oh je suis heureuse de venir rencontrer des peuples différents, des peuples étrangers ? » Ou leur dit-elle, Oh ça fait du bien de revenir parmi son peuple ? De combien de peuples peut-on faire partie en même temps ? Moi quand j’entends le mot « le peuple libanais », je ne conceptualise pas des visages de Japonais bronzés dans ma tête, bien que de nombreux Japonais pourraient avoir immigré et pourraient vivre au Liban depuis 40 ans. Il ne faut pas mélanger double-citoyenneté, immigration, origine, peuple, nation et tout mettre ça dans un blender et se faire croire ensuite que tout est la même chose, que tout est pareil et son contraire. Est-ce que mon arrière-grand-père qui a affronté les hivers du Québec à cheval pour sauver la vie de ses filles est soudainement devenue son grand-père. Ce n’est pas parce qu’on t’a accueillie que tu es maintenant comme nous. Heureusement d’ailleurs. Boucar Diouf nous le prouve avec tant de beauté. Tu fais partie de nous, tu apportes, on te donne, mais il n’y a pas de transformation historique ou génétique ou de diminution de l’un pour l’autre. Mais ceci est sans compter sur les pathologies et la malhonnêteté. Ce qui est le sujet ici. Si moi, originaire du Québec (comme Mme Mourani est d’origine libanaise, mais née en Côte d’Ivoire et vivant maintenant au Canada) si moi dis-je, je déménage en Chine pendant 20 ans, si j’y travaille, que je m’y fais des amis, que j’y ai une vie et que je suis un immigrant modèle qui tente de très bien s’intégrer, croyez-vous que je pourrais aller à la télé d’état et leur dire, « Oh peuple Chinois, Oh mon peuple, vous n’avez pas le droit de faire des lois et des chartes concernant la laïcité de votre état, sans quoi vous serez des xénophobes, de plus vous devez savoir que je suis maintenant contre l’autonomie de la Chine qui devrait être sous domination britannique pour toujours. » Enfin… Imaginez la suite !

erez

Si je déménage au Liban, moi Québécois francophone, athée, aurais-je la possibilité de leur dire après un certain nombre d’années que je suis comme eux, ni plus ni moins qu’un membre du peuple Libanais ? Je crois que la Madame dont les ancêtres ont planté les oliviers ou la vigne dans la vallée de la Békaa, il y a des centaines d’années, va me regarder drôle en crisse quand je vais lui dire ça ! Surtout si j’utilise le terme Peuple, dans le but de manipuler cette femme libanaise en lui faisant sentir que l’invasion Israélienne au fond ça aura été une bien bonne affaire pour le peuple libanais, car ça me permet à moi immigrant de me sentir comme elle. Pareil. Que le fait de mettre le Liban sous la tutelle d’un autre pays est bien parce que j’ai ainsi l’impression de pouvoir y prendre ma place à mon goût, même si c’est au détriment du peuple libanais. (…) Si cette femme avait une once de fierté, elle démissionnerait de son poste de député, car elle fut élue sur des représentations complètement différentes de ses affirmations actuelles. Mais comment espérer une once de fierté d’une telle profiteuse de situation, elle qui n’est là que pour son bénéfice personnel ? Pour se tailler une place. Cette femme est un cancer politique ! (…) Alors, cherche le ton peuple Maria, cherche-le et ne sois pas craintive, tu en trouveras d’autres comme toi. L’histoire de l’humanité est pleine de saloperies, de malhonnêtetés, de manipulations et de trahisons (…)

Clode

Clode Hamelin. Compositeur, Québécois.

Être Québécois selon Victor Godbloom

VG

moutons
Publicités

1 commentaire

Classé dans Uncategorized

Solidaires de QS ?

Selon les derniers sondages, Québec Solidaire obtient 11 % des intentions de votes au Québec dont 9% des voix chez les francophones. C’est une progression de 1% dans les intentions de vote par rapport au sondage Léger Marketing de juin 2010.

Sondages

 Cette lente progression est préoccupante puisqu’à toute fin pratique, elle démontre une stagnation marquée de l’électorat envers cette formation politique.   Québec Solidaire a pourtant tenté d’innover en se positionnant clairement sur l’échiquier gouvernemental québécois.   C’est ainsi qu’au cœur du débat entourant la charte de laïcité, QS a adopté un modèle inclusif qui favorise le libre choix du port de signes religieux par les agents de l’État. Cette position a entraîné  l’anthropologue Michèle Sirois, spécialiste en sociologie des religions et Membre fondatrice de Québec solidaire à claquer la porte.  Pour Madame Sirois «  La majorité des Québécois déplore que nos gouvernements ne protègent pas assez fermement deux valeurs fondatrices de la société québécoise, la neutralité de l’État et la prédominance de l’égalité entre les hommes et les femmes sur les particularismes religieux ou culturels (…)  Cette position est d’autant plus paradoxale que QS se présente comme un parti de gauche et féministe ; or, la gauche a toujours été le fer de lance de la laïcisation du Québec, et l’histoire du féminisme est jalonnée de dénonciations des institutions religieuses comme sources d’oppression des femmes. Devant cette prise de position, qui constitue un recul par rapport aux luttes féministes et nationalistes, j’ai décidé de quitter QS.»  Trois raisons fondamentales ont motivé Madame Sirois : – « La première raison plaide en faveur de la mise en place de politiques cohérentes de laïcisation de l’État. Il est actuellement interdit aux agents de l’État d’afficher leurs opinions politiques dans le cadre de leurs fonctions, et je crois que cette interdiction devrait aussi s’appliquer aux croyances religieuses. Tous les agents de l’État – pas seulement les juges, les policiers ou les gardiens de prisons – devraient être tenus à un devoir de réserve. Les enseignants et les éducatrices en garderie, par exemple, exercent une autorité – qui, si elle est d’ordre moral et non juridique, est tout aussi importante – puisqu’ils jouent un rôle crucial dans la reproduction des modèles sociaux. Si des élèves demandent à une enseignante pourquoi elle porte le hidjab, comment celle-ci pourra-t-elle répondre sans, par le fait même, favoriser la croyance en un Dieu qui lui commande sa conduite ?

FD

La deuxième raison rejoint le large consensus qui existe dans la société québécoise en faveur de la séparation de l’Église et de l’État, d’une part, et de l’égalité entre les hommes et les femmes, d’autre part. La majorité des Québécois rejette les accommodements « déraisonnables », surtout d’ordre religieux, et craint que cela n’ouvre la porte à des dérives comme on en a vu dans le cas de la SAAQ – où des juifs hassidiques ont refusé qu’une femme leur fasse passer leur examen de conduite, et, à l’inverse, des femmes musulmanes ont exigé d’avoir une femme comme examinatrice. C’est la combinaison de ces deux tendances – la neutralité de l’État et l’égalité hommes-femmes – qui fait que, parmi tous les signes religieux, le port du voile islamique est le cas le plus explosif. Le voile, lié à la position d’infériorité des femmes dans l’islam (selon le Coran et les hadiths qui rapportent les actes et les paroles de Mahomet), devient le symbole au sujet duquel se déchirent les « pro-voile » et les « anti-voile ». Il ne s’agit donc pas d’un simple « bout de tissu », comme l’affirment tant de personnes qui banalisent ce symbole religieux. Dans le contexte mondial de l’instrumentalisation de la religion par l’islam politique, on note une réelle hausse du port du voile dans le monde ; et des femmes qui refusent de le porter se font emprisonner, violenter ou assassiner, même au Québec ou au Canada. Un « bout de tissu », s’il n’était pas chargé d’un sens qui dépasse ce qu’en disent les femmes qui le portent, ne pourrait provoquer de telles atrocités. Les sciences humaines nous apprennent qu’il faut dépasser la diversité des motifs véhiculés dans les discours des individus pour comprendre les véritables raisons de leurs comportements. À défaut de cette rigueur d’analyse, nous devons nous contenter des discours idéologiques (religieux ou autres) que les différentes cultures ont formulés pour légitimer leurs particularités ; et c’est malheureusement ce genre de discours non scientifique que j’ai le plus souvent entendu au dernier congrès de QS. Par exemple, si certaines femmes musulmanes disent porter le voile pour des raisons d’identité ou pour des motifs religieux, ce n’est pas une raison pour ne pas s’interroger sur le fait que ce sont des femmes et non des hommes qui ont la responsabilité de marquer l’identité de leur groupe ; de plus, pourquoi commencent-elles à porter le voile à la puberté, plutôt que plus tard ou plus tôt dans la vie ? Un regard anthropologique met rapidement en évidence le besoin de contrôler la fertilité des femmes qui s’amorce à la puberté, en leur prescrivant la « modestie », voire la réclusion derrière un voile intégral ou le maintien à la maison. En effet, comme les femmes sont les seules à pouvoir « produire » physiquement les enfants, les hommes et la société semblent éprouver le besoin d’encadrer cette capacité d’enfanter unique des femmes par un contrôle tant aux plans sexuel, physique que social.

chart

La troisième raison repose sur les effets pervers que pourrait entraîner le libre choix du port de signes religieux par les agents de l’État. En tant que nation dominée et marginalisée sur un continent anglophone, les Québécois sont devenus plus frileux face à l’afflux d’immigrants (qui « risquent » de ne pas s’intégrer à leur culture), ce qu’ils perçoivent comme une menace à leur identité. En font foi les nombreux courriels qui circulent sur la toile et qui présentent les immigrants comme des « menaces », comme des « privilégiés » qui obtiennent des « faveurs » du gouvernement. Quand cette peur identitaire s’accompagne d’une très importante crise économique, d’un chômage croissant et d’une lente érosion de la classe moyenne, comme nous le vivons actuellement, tous les ingrédients d’un cocktail social explosif sont réunis. L’insécurité économique et sociale des Québécois peut en effet malheureusement se traduire par une montée de l’intolérance et de la xénophobie. Permettre aux agents de l’État de porter des signes religieux ostentatoires ne peut que transformer davantage les immigrants en boucs émissaires faciles à identifier. » En effet, on doit toujours éviter de s’en prendre aux boucs émissaires et aux moutons noir et il est regrettable de constater que Québec Solidaire  ressemble de plus en plus  à Québec Solitaire ! C’est la raison pour laquelle je vous invite a signer la pétition en faveur de la laïcité en cliquant sur ce lien.

Félix

Félix Dubé-Nguyen Jr.

Indigné québécois

république

La grande noirceur

2 Commentaires

Classé dans Uncategorized