Archives de Tag: violences policières

Gilets jaunes et carrés rouges; éléments comparatifs

Le  nombre d’arrestations et des violences policières entourant le mouvement des gilets jaunes inquiète Amnesty international. Dix personnes sont décédées depuis le début du conflit et en un mois seulement, du (17 novembre au 17 décembre 2018), 4570 personnes ont été placées en garde à vue.

Quand la machine s’emballe

Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, le nombre de blessés, serait de 1843 pour les manifestants et 1048 chez les forces de l’ordre (Source : BMF TV).

À titre comparatif, lors de la grève étudiante de 2012, 3509 carrés rouges avaient été arrêtées entre le  16 février et  le 3 septembre 2012. 

Le comportement autoritaire du gouvernement Macron doit être dénoncé jusqu’à la démission de ce gouvernement qui a perdu toute crédibilité. Vive la démocratie, vive la liberté!  

Références:

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Classé dans Gilets jaunes, Indignés

La France n’est plus une démocratie

Depuis que l’état d’urgence a été instauré en France le gouvernement a interdit 155 manifestations, soit une tous les trois jours!  Par ailleurs, 639 interdictions individuelles de manifester ont été ordon-nées par les préfectures.

Selon Amnesty International, France plus de 1000 personnes auraient été blessées rien qu’à Paris lors des manifestations contre la loi travail et la situation s’est grandement détériorée depuis les manifestations des gilets jaunes. On compte déjà plusieurs morts dont une octogénaire, de nombreux blessé-es, passages à tabac de handicapés, de femmes, de jeunes et de simples citoyens; sans parler d’arrestations arbitraires et de détentions douteuses de mineurs dans un lycée. Voici la liste du bilan provisoire des violences policières (liste non-exhaustive), si vous  désirez compléter cette liste contactez la page Facebook en cliquant sur ce lien: Vécu, le média du gilet jaune 

Handicapé molesté par la police

BILAN PROVISOIRE des VIOLENCES POLICIERES (uniquement) :

ZINEB REDOUANE, 80 ans, a été tuée par une grenade lacrymogène reçue en plein visage à Marseille le 1er décembre 2018.

JEROME H. a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD 40 à Paris le 24 novembre 2018.

PATRICK, a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD 40 à Paris le 24 novembre 2018.

ANTONIO, 40 ans, vivant à Pimprez, a été gravement blessé au pied par une grenade GLI F4 à Paris le 24 novembre 2018.

GABRIEL, 21 ans, apprenti chaudronnier vivant dans la Sarthe, a eu la main arrachée par une grenade GLI F4 à Paris le 24 novembre 2018.

SIEGFRIED, 33 ans, vivant près d’Epernay, a été gravement blessé à la main par une grenade GLI F4 à Paris le 24 novembre 2018.

MAXIME W., a été brûlé à la main et a perdu définitivement l’audition à cause d’une grenade GLI F4 à Paris le 24 novembre 2018.

CEDRIC P., apprenti carreleur vivant à la Possession (Réunion), a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD 40 à la Possession le 27 novembre 2018.

GUY B., ~60 ans, a eu la mâchoire fracturée par un tir de LBD 40 à Bordeaux le 1er décembre 2018.

AYHAN, ~50 ans, technicien Sanofi vivant à Joué-les-Tours, a eu la main arrachée par une grenade GLI F4 à Tours le 1er décembre 2018.

BENOIT, 29 ans, a été gravement blessé à la tempe par un tir de LBD 40 à Toulouse le 1er décembre 2018. Il a été placé dans le coma pour 15 jours, sa vie est en danger.

MEHDI, 21 ans, a été gravement blessé lors d’un passage à tabac à Paris le 1er décembre 2018.

MAXIME I., 40 ans, a eu une double fracture de la mâchoire à cause d’un tir de LBD 40 à Avignon le 1er décembre 2018.

FREDERIC R., 35 ans, a eu la main arrachée par une grenade GLI F4 le 1er décembre 2018 à Bordeaux.

DORIANA, 16 ans, lycéenne vivant à Grenoble, a eu le menton fracturé et deux dents cassées par un tir de LBD 40 à Grenoble le 3 décembre 2018.

Mamie frappée par un policier

ISSAM, 17 ans, lycéen vivant à Garges les Gonesse, a eu la mâchoire fracturée par un tir de LBD 40 à Garges-les-Gonesse le 5 décembre 2018.

OUMAR, 16 ans, lycéen vivant à Saint Jean de Braye, a eu le front fracturé par un tir de LBD 40 à Saint Jean de Braye le 5 décembre 2018.

JEAN-PHILIPPE L., 16 ans, a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD 40 le 6 décembre 2018 à Bézier.

RAMY, 15 ans vivant à Vénissieux, a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD 40 ou une grenade de désencerclement à Lyon le 6 décembre 2018.

ANTONIN, 15 ans, a eu la mâchoire et la mandibule fracturées par un tir de LBD 40 à Dijon le 8 décembre 2018.

THOMAS, 20 ans, étudiant vivant à Nîmes, a eu le sinus fracturé par un tir de LBD 40 à Paris le 8 décembre 2018.

DAVID, tailleur de pierre vivant en région parisienne, a eu la maxillaire fracturée et la lèvre arrachée par un tir de LBD 40 à Paris le 8 décembre 2018.

FIORINA L., 20 ans, étudiante vivant à Amiens, a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD à Paris le 8 décembre 2018.

ANTOINE B., 26 ans, a eu la main arrachée par une grenade GLI F4 à Bordeaux le 8 décembre 2018.

JEAN-MARC M., 41 ans, horticulteur vivant à Saint-Georges d’Oléron, a perdu son œil droit à cause d’un tir de LBD 40 à Bordeaux le 8 décembre 2018.

ANTOINE C., 25 ans, graphiste freelance vivant à Paris, a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD 40 à Paris le 8 décembre 2018.

CONSTANT, 43 ans, technico-commercial au chômage vivant à Bayeux, a eu le nez fracturé par un tir de LBD 40 à Mondeville le 8 décembre 2018.

CLEMENT F., 17 ans, a été blessé à la joue par un tir de LBD 40 à Bordeaux le 8 décembre 2018.

NICOLAS C., 38 ans, a eu la main gauche fracturée par un tir de LBD 40 à Paris le 8 décembre 2018.

YANN, a eu le tibia fracturé par un tir de LBD 40 à Toulouse le 8 décembre 2018.

PHILIPPE, a été gravement blessé aux côtes, avec hémorragie interne et fracture de la rate par un tir de LBD à Nantes le 8 décembre 2018

ALEXANDRE F., 37 ans, a perdu son œil droit à cause d’un tir de LBD 40 le 8 décembre 2018 à Paris.

MARIEN, 27 ans, a eu une double fracture de la main droite à cause d’un tir de LBD 40 le 8 décembre 2018 à Bordeaux.

FABIEN, a eu la pommette fendue et le nez fracturé par un tir de LBD 40 le 8 décembre 2018 à Paris.

JIM, 41 ans, a perdu son oeil lors de l’acte IV de la mobilisation des gilets jaunes à Bordeaux par tir de LBD 40, le 8 décembre 2018. Les policiers ont visé la tête.

OLIVER C., blessé le 24 novembre 2018 aux genoux par les projectiles de la grenade GLI F4, jambe brûlée sur toute la partie inférieure. (Même jour et même chambre d’hôpital qu’Antonio. A toujours les points de sutures à ce jour.)

AXELLE M., 28 ans, Champs Élysée le 8 décembre 2018, mâchoire fracturée et dents cassées par tir de flash ball dans la joue. Dans l’attente de consolidation de la fracture pour diagnostic et intervention.

GUILLAUME P., a reçu 45 jours d’ITT pour fracture ouverte et arrachement des tendons de sa main à Nantes le 8 décembre 2018 suite à un tir de flash ball.

FRANCK D, 19 ans, Marne (52). Énucléé le 1 décembre 2018 par flash ball à bout portant. Malgré plusieurs opérations et la pose de plaques sur son malaire et orbite broyé (laissant une « immense cicatrice »); son oeil droit, n’a pu être sauvé. Il n’a plus de mutuelle et se trouve dans une situation inquiétante. Il sera demain samedi 21/12 en interview exclusive sur Vécu, le média du gilet jaune.

ROMEO B., 19 ans, élève en classe prépa, blessé à Toulouse, place Jeanne d’Arc, le 1er décembre 2018 par un tir offensif de LBD alors qu’il fuyait la manifestation, 90 jours d’ITT pour fracture ouverte du tibia.

ANISSA D., touchée par un tir de flashball à la tête le 1er décembre à Paris sur le boulevard Haussmann à 13h30 en face de l’hôtel Freidland. Souffre d’un trauma crânien avec plaie ouverte de 5cm et des acouphènes. Actuellement en cours d’enquête judiciaire pour retrouver le coupable de cette bavure.

LOLA, (en photo de ce post), 17 ans, prépa supérieure d’art à Bayonne, 41 points de suture, mâchoire fracturée en 3, dents cassées et la joue perforée par un tir de Flash Ball en plein visage à Biarritz le 18 décembre 2018 (elle n’avait pas de gilet); lors des manifestations tenues en marge de la visite de Jean-Yves Le Drian pour la préparation du prochain G7 présidée par la France, fin août, à Biarritz. Courage à elle, vous pouvez l’aider ainsi que ses proches, désemparés, sur Leechi; ce serait bienvenu quand à leur situation(..) On pense très fort à elle 😔 : https://www.leetchi.com/c/lola-blessee-injustement-a-biarri…

  • Si vous connaissez d’autres victimes de violences policières (uniquement) parmi les 2000 qui ne sont pas recensées dans cette liste, n’oubliez pas de nous transmettre en commentaires de ce post Vécu, le média du gilet jaune, l’intitulé précis de la modification à effectuer sur ce post: Nom-Prénom des personnes, âge, lieu, date, nature de l’agression, moyen(s) utilisé(s), traumatisme(s) encouru(s).
    Partagez un maximum. Pour les victimes. Merci pour eux et courage à vous. VQ.

 

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Nuit Debout Nantes aborde le thème des violences policières sur fonds de manifestations étudiantes

1%vs99%Alors que le Mouvement Nuit debout se répand partout en France, et hors de l’hexagone, le gouvernement Hollande doit faire face à la grogne croissante des étudiants. En effet, depuis la première manifestation du 9 mars la mobilisation étudiante s’intensifie contre la loi Travail. Huit jours avant la grande manifestation nationale du 28 avril, un participant relate la manifestation houleuse qui s’est tenue hier dans sa ville.  Ces évenements, n’ont pas empêché la tenue d’une Nuit debout sur le campus de l’université de Nantes.

Manifestation du 20 avril à Nantes : on n’étouffe pas un soulèvement
Mercredi 20 avril au matin, Manuel Valls se vante de prolonger une nouvelle fois l’état d’urgence pour plusieurs mois, illustration parfaite de la fuite en avant sécuritaire d’un pouvoir au fond du gouffre, définitivement discrédité. Conséquence logique, la journée de lutte du 20 avril devait avoir la couleur des uniformes. En amont, le préfet de Nantes et les médias avaient fait monter la pression, annonçant un siège policier de la ville pour empêcher la manifestation de se tenir. Mais rien n’y fait, ni les arrêtés préfectoraux abjects, ni les policiers cagoulés, ni les grenades de désencerclement envoyées sur des lycéennes : Nantes connaît un soulèvement depuis le 9 mars dernier, et il n’est pas prêt de s’arrêter Retour en deux temps sur la dernière journée de mobilisation avant la grève générale du 28 avril prochain. Nantes 1
Barricades avant la parade
Dès l’aube, plusieurs bâtiments du campus de l’université de Nantes sont bloqué En milieu de matinée, une centaine d’étudiant-e-s partent bloquer le périphérique non loin de l’université. Le rond point qui sert d’entrée nord à l’agglomération se recouvre de barricades, provoquant immédiatement un important bouchon.  13H : étudiants et lycéens se retrouvent pour pic-niquer.nantes 6

Des patrouilles de police en civil et en uniforme sillonnent la ville et contrôlent des personnes isolées. Une heure plus tard, des centaines manifestants se mettent en route, surveillés de près par un hélicoptère et un énorme dispositif policer. Il y aura plus de 2000 personnes dans la rue au plus fort de l’après-midi. Des taggs fleurissent et des fumigènes crépitent. Un cortège féministe se forme derrière une banderole « Les femmes c’est comme les pavés, à force de marcher dessus, on les prend dans la gueule ».Nantes 2
nantes 3Arrivé devant la préfecture, des litres de peinture rouge aspergent la façade, alors que des CRS en panique, peinent à activer une lance à eau. Les locaux du parti Socialiste sont également repeints, comme c’est désormais la coutume hebdomadaire. Mais l’étau policier se resserre : le cortège ne peut pas emprunter le parcours prévu, enserré de toutes parts par des rangées de policiers casqués, des brigades en civil et même d’une patrouille de voltigeurs à moto. Oui, les socialistes au pouvoir auront franchi toute les limites, y compris réintroduire, en secret, des brigades de matraqueurs montés sur des deux roues, celles-là mêmes qui avaient été dissoutes après avoir tué Malik Oussekine en 1986. Arrivé à Médiathèque, le cortège est massivement gazé, sans sommation. La tension monte. Une série d’agences d’intérim voient leurs vitrines méthodiquement brisées le long du quai de la Fosse. Le défilé termine sur l’île de Nantes. Jusqu’ici, il n’y a pas eu de blessés ni d’arrêtés. Le piège policier a été déjoué. Une manifestation dynamique de 2000 jeunes a pu prendre les rues et porter des actions offensives malgré les menaces explicites du préfet. C’est une réussite. Commence alors la deuxième partie de la journée.
L’île de Nantes comme prison
Immanquablement, la BAC pointe son museau et multiplie les provocations en marge du rassemblement. Puis c’est toute une compagnie de gendarmes mobiles qui débarque par des petites rues en tirant des grenades. La foule est bloquée, mais l’assemblée continue comme si de rien n’était. Pendant que des centaines de manifestants, se font charger et gazer, d’autres continuent à disserter paisiblement, quelques mètres plus loin, sur les prochaines journées d’action.

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Les gaz commencent à saturer l’île, la panique se répand. Des centaines de personnes s’avancent bras en l’air, en suppliant les policiers de laisser les manifestants repartir. Des dizaines de grenades lacrymogènes, de grenades de désencerclement et de balles en caoutchouc sont tirés sur une foule totalement vulnérable. Une ribambelle de journalistes, assiste à cette scène qui ne sera pourtant jamais mentionnée dans les médias. Lors d’une salve particulièrement dosée de gaz, une lycéenne est sérieusement blessée par plusieurs impacts d’une grenade envoyée dans ses jambes. En état de choc, incapable de marcher, elle sera hospitalisée. Un homme est également touché à la tête. Un autre est tabassé puis embarqué après avoir trébuché dans le mouvement de panique. Les blessés sont nombreux, souvent mineurs. Ambiance lourde.

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Après ces assauts répétés, il est décidé de partir. Le cortège qui compte encore des centaines de personnes parvient à retraverser la Loire. Retour dans l’hyper-centre, où une grande partie des manifestants, soulagés, se disperse. Un noyau dur de 300 personnes est déterminé à continuer, Des barricades sont enflammées après de nouvelles salves de gaz. La police cible tout ce qui remue encore, sans aucune distinction. La Place du Bouffay est noyée sous les gaz. Les affrontements dureront jusqu’à 19H.

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Malgré la peur, une Nuit Debout se tiendra et abordera le thème des violences policières autour d’un tas de grenades ramassées l’après-midi même. Le lendemain, la presse se contentera de parler de « nouveaux heurts en marge de la manifestation ». Le 28 avril prochain sera une journée de lutte décisive, d’autant plus que les appels à la grève reconductible et aux blocages se multiplient. Nous pouvons mettre le gouvernement en échec. Ensemble, nous sommes invincibles !

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Trois millions de visionnement pour une vidéo d’Anonymous montrant les violences policières en marge de la COP21.

libres99La vidéo de Boby, ce  jeune Anonymous français récemment condamné pour avoir attaqué des sites gouvernementaux, devient virale avec près de 3 millions de visionnements.

Boby a compilé toute une série de clips, tournés par différents observateurs durant  la marche citoyenne organisée en marge de la COP21.

cop

Plus d’infos ici

L'amour

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