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Appel à la violence d’un ancien ministre qui souhaite voir les policers tirer sur les gilets jaunes

La communauté internationale doit absolument dénoncer les propos de l’ancien ministre de l’éducation, Luc Ferry, et ses appels à la violence pour régler la crise des gilets jaunes. Dans une entrevue diffusée sur les ondes de France Classique ,  Luc Ferry a déclaré à propos des gilets jaunes : « Quand on voit des types qui tabassent à coups de pieds un malheureux policier qui est par-terre; qu’ils se servent de leurs armes une bonne fois, écoutez, ça suffit ! »

Luc Ferry souhaite également que l’armée intervienne pour régler la crise: (5:10) Je pense qu’on a une armée, on a je crois la quatrième armée du monde elle est capable de mettre fin à ses saloperies, il faut dire les choses comme elles sont. (5:59) a t’il déclaré.

Nous vous invitons à dénoncer ces propos antidémocratiques en utilisant le modèle de lettre ci-dessous que vous pouvez envoyer à Madame Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale de la Francophonie, Amnesty international, Justin Trudeau, premier ministre du Canada, François Legault, premeir ministre du Québec, Kareen Rispal, ambassadeur de France au Canada

Modèle de lettre:

Dans la crise des gilet jaunes, l’ancien ministre français de l’éducation, Luc Ferry, a tenu des propos indignes d’une démocratie moderne. Dans une entrevue diffusée sur les ondes de France Classique , à propos des gilets jaunes, Luc Ferry a déclaré: «Quand on voit des types qui tabassent à coups de pieds un malheureux policier qui est par-terre qu’ils se servent de leurs armes une bonne fois, écoutez, ça suffit ! »

Cette appel à la violence est inacceptable et il serait utile qu’elle soit dénoncée. Merci de bien vouloir agir en conséquences.

Coordonnées:

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Classé dans Francophonie, Gilets jaunes, Indignés

Une plaque commémorative indigne du 375e anniversaire de Montréal !

Une plaque commémorative installée par la BMO suscite l’indignation des nations autochtones et de la société civile, dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal.

Texte de la plaque controversée

 Texte de la plaque controversée

Ces groupes considèrent que cette plaque honorifique constitue une honte pour la banque de Montréal qui osé afficher ce texte commémoratif qui fait l’apologie de la violence, du génocide et du colonialisme européen.

         La Place d'Armes à Montréal

La Place d’Armes à Montréal

Les indignés du Québec vous incitent à demander à la Banque de Montréal d’enlever cette plaque honorifique en cliquant sur ce lien.  Merci.

L'édifice de la BMO à la Place d'Armes de Montréal

        L’édifice de la BMO à la Place d’Armes de Montréal 

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Entre la crainte et la haine

Les Indignés du Québec, tout comme Martin Godon, professeur de philosophie au Cégep du Vieux-Montréal, et Hadi Qaderi, professeur de sciences politiques, au Cégep de Maisonneuve s’interrogent sur la montée de la violence et omniprésence de l’état policier.

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Être craint ou être haï ?

Lettre ouverte (6 juin 2013)

« Il est de mauvais exemple de ne pas observer une loi, surtout de la part de ceux qui l’ont faite et rien de plus dangereux pour ceux qui gouvernent une ville que de rafraîchir chaque jour les blessures faites au peuple. » 

Nicolas Machiavel, Le prince, chapitre 45.

Depuis un certain temps déjà on constate que la police de Montréal s’est enfermée dans une grammaire de la violence et de la brutalité.  De nombreux indices nous permettent de croire qu’il ne s’agit plus de dérapages occasionnels. Car la violence et la brutalité liées aux interventions de la police semblent être devenues systématiques, organisées.  Un peu comme on structure un discours lors qu’on veut être bien compris par un interlocuteur.  En prenant prétexte de la bonne marche des affaires, du calme requis par les nécessités du commerce et de l’utilisation sécuritaire des rues de Montréal, les agents ont poussé à l’extrême l’application du règlement P-6. Paradoxalement, une bonne part de la société civile et de la classe politique s’interroge sur la pertinence de ce règlement au point de souhaiter son abrogation.

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La grammaire de la violence déployée par les agents du SPVM conjugue le mot haine sous tous les aspects imaginables.  Cela se manifeste tout d’abord par l’usage immodéré de tout l’arsenal dont les policiers disposent : matraque, gaz et poivre mais aussi  coups de boucliers, coups de pieds, de poings, cheveux tirés, etc. Souvent, la force utilisée pour arrêter les manifestants est sans commune mesure face au peu de résistance opposé de la part des manifestants.

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On voit également cette violence dans l’usage des souricières et dans la manière de les appliquer. Faire poireauter les manifestants durant plusieurs heures, les privant de liberté, parfois de soins, les privant généralement d’eau et de l’usage de toilettes, ce sont là des formes de violence.  Depuis le mois de février 2013, les policiers ont adopté une nouvelle stratégie : de nombreuses manifestations sont prises en souricières dès le point de départ.  Ce langage de la répression semble donc exclure a priori la possibilité de manifestations pacifiques. Selon Machiavel, mieux vaut être craint qu’être haï (cf. Le Prince, chapitre 17). Or, les agissements des policiers à l’égard des manifestants non seulement ne suscitent ni le respect ni la crainte, mais produisent justement cette haine malfaisante, un ressentiment dont on ne peut rien attendre de positif.

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Enfin, on retrouve des traces de cette grammaire de la violence dans le comportement des anti-émeutiers.  Les sites de partage d’images et les différents réseaux sociaux fourmillent d’exemples de débordements policiers. Les articles 5 et 6 de leur code de déontologie sont transgressés cavalièrement, régulièrement. Ainsi les policiers insultent, jurent, masquent leur identité et montrent le plus grand mépris à l’égard de citoyens qui, pour la plupart, ne font qu’exprimer publiquement leur mécontentement.  Violence suprême, à l’égard des manifestants, la police semble avoir totalement perverti le principe du fardeau de la preuve : les manifestants seraient coupables a priori. Par l’usage répété de cette grammaire de la violence, le  SPVM transgresse sa mission fondamentale et se donne lui-même un rôle politique.

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À plus ou moins brève échéance, cette grammaire de la violence ne peut produire qu’un système fermé, ne peut engendrer qu’une réponse à son tour violente et haineuse. Pas besoin d’être grand mage pour comprendre que la violence et la haine engendrent généralement la haine et la violence en guise de réponse.  En déployant de fois en fois cette grammaire de la violence, la police montréalaise crée un sentiment d’injustice puissant et c’est maintenant toute une génération qui conçoit de la haine envers la police. Veut-on vraiment cela pour notre société?  Un capital de colère et de haine, fondé sur un sentiment d’injustice qui pourra nourrir des années de tumultes sociaux? Jusqu’où faudra-t-il remonter dans l’histoire de l’humanité afin de faire comprendre aux policiers montréalais que créer la haine ne donne pas de bons résultats? Souvent l’intervention policière elle-même produit plus de désordre que ne le font les manifestants lorsqu’on les laisse déambuler en paix. Nous avons la conviction que la police pourrait procéder autrement tant dans l’encadrement des manifestations que par rapport à l’application de P-6.

L'Assemblée Nationale du Québec

L’Assemblée Nationale du Québec

La grammaire de la violence telle que déployée actuellement (à Montréal mais aussi en périphérie) ne favorise pas la concertation et le rapprochement avec les citoyens. Nous rappelons donc aux policiers qu’il existe une diversité d’approches.  La prévention et la résolution de problèmes ont inspiré des méthodes d’interventions alternatives qui ont fait leurs preuves.  En préférant ces outils à une violence déclinée sous toutes ses formes, les policiers chargés d’encadrer les manifestations deviendraient alors de véritables agents de la paix, ce qu’ils ont cessé d’être depuis plusieurs mois.

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Est-il nécessaire de rappeler à nos politiciens et aux supérieurs de la police que n’importe quel régime finit par tomber dès lorsqu’il se fonde sur la répression et la brutalité?

Martin Godon, professeur de philosophie, Cégep du Vieux-Montréal,
Hadi Qaderi, professeur de sciences politiques, Cégep de Maisonneuve


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Dérives Québécoises

Il y a quelque jours les Indignés du Québec annonçaient la sortie du film Dérives, une ode à la mémoire collective québécoise où des étudiantEs, des professeurEs, des militantEs, des mères et une infirmière s’interrogent sur la légitimité des actions policières pendant le Printemps érable et les effets du discours médiatique qui les a banalisées.COMMUNIQUÉ : Dérives, une contribution historique au documentaire social sur le web.

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Réalisé de façon indépendante par le collectif 99%Média sans aucune contribution financière, le film Dérives est le résultat de plusieurs heures d’entretiens réalisés avec des citoyennes et des citoyens témoins et victimes d’abus policiers.  Ce film a suscité l’indignation de Clode Hamelin, qui vous offre cette réflexion sur cet enjeu de société qui illustre bien la mal-être qui sévit actuellement dans la société québécoise. Contact : info@99media.org

TV

DÉRIVES CATASTROPHIQUES

 À mes yeux, le Québec est, depuis quelques années, lentement glissé dans une réalité parallèle, une réalité souhaitée, rêvée, fantasmée, par le pouvoir en place, le vrai pouvoir des happy few. Réalité dans laquelle la violence, la brutalité policière, l’arbitraire, l’autoritarisme, la peur, le contrôle et le fichage des individus, sont devenues la norme, sans plus tenir compte des droits et liberté ou des chartes. Une réalité ou les plaintes, les inquiétudes, les sorties de l’ONU, de Human Rights Watch, de la Ligue des Droits de l’Homme ou d’Amnistie Internationale n’ont même plus de poids, comme si tout ça n’était qu’une vision esthétique. Laissant par ce fait, la population à elle-même, abandonnée, sans système, sans Patrie, dans son sens profond, pour la défendre et pour protéger ses droits.

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Au contraire les citoyens se retrouvent dans une situation où ils doivent craindre et fuir ceux là même qui devraient défendre leurs droits et leur sécurité. Une réalité psychotique dans laquelle les fantoches d’un pouvoir indécent décident en jouant sur les mots,  qu’un pot de peinture renversé est un acte de terrorisme et de violence et que des policiers qui blessent presque mortellement de jeunes étudiants pacifiques de 18, 19, 20 ans ne font que rétablir l’ordre. Qu’une vitre brisée par un seul, mérite qu’on brime le droit de vingt mille personnes, de manifester pacifiquement, mérite qu’on les gaze, qu’on en arrête deux cents qu’on en blesse gravement cinquante. Une logique de malades dangereux (…) qui ne connait aucune limite. Chez nous en ce moment, les chiens fous sont lâchés ! Il faut les arrêter!

Un film documentaire intitulé DÉRIVES est maintenant en ligne. On y raconte en images et en témoignages, cette période sombre de notre histoire. Je suggère à tout le monde de l’écouter attentivement même si c’est dur, difficile et révoltant. La réalité est toujours bonne à connaître même quand elle est difficile à accepter.

Dérives

La violence vécue dans ma ville, Montréal et dans mon petit pays qui n’est pas un pays, fut telle ces derniers temps, que ça commençait par moment, à ressembler à l’Allemagne Nazie, ou aux pays totalitaires plus au sud, dans leurs moments troublants. Et cette violence institutionnalisée, presque banalisée, habituelle, systémique, devenue langage de communication avec les citoyens, déborde bien sûr du conflit étudiant. On en voit des expressions partout à tout moment. Encore maintenant. On a qu’à penser à la fameuse matricule 728

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 …ou plus récemment à Trois-Rivières ou une scène digne d’un mauvais film Texan a eu lieu. Une scène d’actes criminels, encore une fois, que commettent ceux la même qui doivent défendre la justice. On y voit des policiers frapper à coup de pied et de poing un jeune homme, suspect, déjà étendu au sol se rendant à la police sans menace, sans aucun mouvement. Un lynchage pur et simple!

 Il y avait au pouvoir au Québec, au moment où on débuté les manifestations de ce que l’on a nommé le Printemps Érable, (…) le chef d’orchestre de tout ce que nous avons connu de plus laid et de plus bas dans cette province devenue sanguinolente. L’auteur de la liberticide et antidémocratique loi 78 qu’il ne faudra jamais oublier dans ce pays de l’amnésie généralisée.

Un peuple uni jamais ne sera vaincu !

POURQUOI toute cette violence et ces lois retirant honteusement les droits pourtant convenus dans une société normale? Pour un simple conflit étudiant ! Bien sûr la vraie réalité était que cette administration, désirait faire apparaître un écran de fumée pour cacher autre chose. Déjà à l’époque au début du conflit étudiant, j’avais comme de très nombreux citoyens, écrit quelques textes dont celui-ci,  (…) Mais revenons à mon sujet, je ne décrirai aucunement les scènes plus que révoltantes auxquelles j’ai moi-même assistées, je ne ferai que vous suggérer encore une fois, d’écouter ce documentaire nommé DÉRIVES et qui décrit bien toute la violence incroyable qui s’est installée au Québec comme système pour « communiquer » avec la population. Pour leur faire comprendre que la voix du peuple ne valait plus RIEN à leurs yeux! Pour taire les mots et laisser place aux maux!

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Pour nous faire comprendre à tous que seul l’ordre et le droit chemin de la pensée de dirigeants riches, des happy few, des néo-libéraux, des membres de l’Empire, étaient justes et devaient par tous les moyens, être la seule voie possible, sous peine de se faire battre, blessé, peut-être tué, arrêté, humilié et voir ses droits fondamentaux niés, jetés aux ordures. Plus de charte des droits, plus de droits, seulement la violence et l’ordre! L’odeur, le bruit, la haine des ghettos de Varsovie ne sont pas loin de cette pensée et de ces scènes macabres auxquelles nos jeunes ont été forcés d’assister ces derniers mois. Et ça, c’est une honte nationale en plus d’être un crime moral.

Un peuple unit jamais ne sera vaincu

Au temps des casseroles, alors dans l’opposition Madame Marois et ses compagnons d’infortune prenaient des positions claires pour lesquelles plusieurs citoyens ont voté. Il n’en reste que peu de choses aujourd’hui. Quelques paroles en l’air ici et là… Madame Marois, lors du fameux Printemps Érable tenait à l’Assemblée Nationale et devant les caméras un discours humaniste, prônant la parole et non les coups et dénonçant la brutalité policière instaurée comme système par le Parti Libéral, s’interrogeant même sur le lien entre l’état et le système policier, laissant entendre qu’une forme de police politique prenait peut-être place. Elle n’était pas pour laisser faire cela. Moi, disait-elle, je veux discuter avec la population et écouter ce que tous on a dire. Sous le PQ il n’y aura plus de violence etc. Depuis, il y a eu de très petites manifestations dont une, alors que se tenait encore un très détestable salon du Plan Nord. Toujours à la même place. Peu de manifestants, pour la plupart environnementalistes et étudiants qui se sont présentés à la porte du fameux Palais et la Guerre des Étoiles était repartie de plus belle. Les mêmes flics avec les mêmes armes dangereuses et les mêmes arrestations préventives. Business as usual!

Darth Vader

Le Gouvernement Marois a le DEVOIR MORAL de créer une commission d’enquête INDÉPENDANTE avec une forme légale permettant le pouvoir d’accusations au criminel. Une enquête concernant toute la brutalité policière, les manquements graves à la charte des droits et liberté, la violence systémique, les arrestations massives (entre autre par encerclement de citoyens coupables d’aucun crime et marchant sur la voie publique), le profilage, les techniques d’enquêtes douteuses sur des activistes ou syndicalistes ou représentants étudiants sans dossiers criminel. Les arrestations dites préventives. La surveillance, le fichage, la prise de photo de film vidéo de façon abusive, l’utilisation MASSIVE DE GAZ et de poivre contre la population même pacifique, l’utilisation hystérique, dangereuse et automatique d’armes de dernières limites, armes potentiellement MORTELLES comme les fusils de balles de caoutchoucs et pire de plastiques et utilisées de façon criminelle en visant volontairement les têtes et non les jambes comme l’exige la formation. Des douzaines d’images et de films le montrent bien. Des armes qui ont fait de très nombreux blessés dont certains très graves, armes dont l’utilisation devrait être interdite contre la population civile sur le territoire du Québec, mais qui furent utilisées avec légèreté contre nos enfants, dont certains se sont retrouvés aux soins intensifs, presque morts.

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Et bien sûr, un enquête qui doit aussi porter sur les liens évident entre le politique et les directions des corps policiers pendant toute cette période. Comme dans la triste journée de Victoriaville ou la SQ semblait être véritablement télécommandée par le PLQ inc, pourtant un parti privé, sur un terrain choisi par ce parti politique qui a volontairement déménagé son congrès privé de Montréal à Victoriaville et ce sous la protection de la police publique qui en a fait la mise en scène. Une vraie pièce de théâtre scriptée à l’avance. Un drame annoncé, Y avait-il des agitateurs infiltrés dans la foule lors du massacre de Victo, comme plusieurs témoins l’ont déclaré? On veut le savoir!

Réné

Que vaut le Gouvernement Marois? Certains les jugeront sur l’environnement, sur Val Jalbert, sur le sommet sur l’éducation transformé en mascarade. D’autres regarderont le bilan financier, la création d’emploi, la loi sur les redevances, la défense de la langue. Autant de sujets controversés, déjà! Et bien moi c’est sur cette décision de faire ou non le ménage dans les « milices policières violentes » minant la qualité de la vie citoyenne et de la liberté au Québec que je jugerai ce Gouvernement de passage. C’est là-dessus que je jugerai la crédibilité et l’honnêteté intellectuelle de Pauline Marois. En tant que citoyen du Québec, j’exige cette enquête complète et ayant des dents! Si rien n’est fait à court terme, nous nous retrouverons devant des générations de citoyens désabusés, ayant le sentiment de n’être que des esclaves d’un système totalitaire et n’ayant aucun pouvoir pour changer les choses. Ils décriront leur société comme un monde de terreur. Ils ne s’intéresseront plus à la politique et ne croiront plus un mot de ce que disent les politiciens. Ils auront peur et avec raison de la police et les détesteront, comme les autres citoyens des autres pays où on ne respecte pas les droits de l’homme. Et la violence deviendra le seul langage possible.

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Moi ce n’est pas le monde dans lequel je souhaite vivre. Mais je sais avec certitude que si rien n’est fait pour rétablir un climat social normal, un rapport normal entre la population, surtout les jeunes et la police dans son ensemble, alors préparez-vous au pire! Et pour ce faire, il y a un sacré ménage à faire dans la culture policière et son rapport tordu avec le pouvoir politique. Quand le peuple ne peut plus parler et se fait battre dans la rue, ce n’est plus à des manifestations auxquelles on assistera, mais à des révolutions, des soulèvements massifs. Pensez-y Madame Marois avant qu’il ne soit trop tard et prenez vite la part de la liberté, autant la liberté d’expression que la liberté de contester. Ne participez pas à faire du Québec un état totalitaire (,,.) Faites le premier pas pour stopper les choses, sinon l’histoire vous jugera très sévèrement.

La conscience

La Paix, la Liberté, la non-violence, la protection des citoyens, la voie du changement obligé, ont besoin de partisans maintenant. Ne rien faire équivaudra, à court terme, à être contre ces valeurs fondamentales et à être complice des autoritaristes violents qui désirent écraser la population.

 Vive la liberté!

Clode Hamelin, compositeur. Montréal 22 février 2013

Falardeau le prophète

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Au Québec la violence et les arrestations étudiantes inquiètent Amnistie internationale

Tout comme les Indignés du Québec, Amnistie internationale, s’inquiète du nombre élevé d’arrestations et des circonstances qui  laissent croire qu’il y a pu  avoir des arrestations arbitraires.

Conflit étudiant – Amnistie internationale demande une enquête indépendante sur les interventions policières

Montréal – le 14 mai 2012. Amnistie internationale demande au gouvernement du Québec de mener une enquête indépendante sur les interventions policières au cours des manifestations des dernières semaines dans le cadre du conflit étudiant.  Le nombre des blessés, la gravité des blessures, le recours répété et hâtif aux gaz irritants nous laissent croire à un usage excessif de la force par les autorités policières. Par ailleurs, le nombre élevé d’arrestations et leurs circonstances nous laissent croire qu’il y a pu  avoir des arrestations arbitraires.

Nous avons colligé un grand nombre de témoignages et de récits journalistiques concordants, décrivant les tactiques policières lors des manifestations dans certaines villes et universités au Québec, en particulier les 18 et 19 avril à Gatineau, le 25 avril à Montréal, le 27 avril à Québec et le 4 mai à Victoriaville.

Ces renseignements qui restent a vérifier par une enquête indépendante nous portent cependant  à croire que l’approche choisie lors des manifestations semble disproportionnée et mal ciblée, en plus d’avoir entraîné des violations des droits fondamentaux associés aux manifestations pacifiques et au cours normal de la loi, notamment le droit à la liberté d’expression et le droit de réunion pacifique et d’association, ainsi que le droit d’être protégé contre les arrestations arbitraires.

Nous réprouvons sans équivoque les actes de voies de fait, de vandalisme et autres actes de violence qui ont été perpétrés. Les policiers ont le devoir d’empêcher de tels actes criminels et d’arrêter et d’accuser les personnes sur qui pèsent des motifs raisonnables et probables.

Toutefois, en vertu des obligations souscrites par l’État canadien dans des traités internationaux concernant les droits humains, obligations qui s’appliquent au gouvernement du Québec, il est essentiel que les mesures de sécurité respectent les droits associés aux manifestations pacifiques.

Il est absolument nécessaire qu’une enquête indépendante ait le mandat de se pencher sur ces questions afin de déterminer les responsables pour les violations commises et qu’on en tire des leçons pour l’avenir. Ce n’est hélas pas la première fois que des organisations de défense des droits humains s’inquiètent du comportement des forces policières au Canada, et en particulier au Québec.

Nous rappelons qu’une grande responsabilité incombe aux gouvernements et à la police quant à la sécurité lors des manifestations qui ponctuent le conflit étudiant. Les gouvernements doivent se porter aussi garants de la sécurité des personnes participant à des manifestations pacifiques et autres activités publiques.

«Les tactiques utilisées par les forces policières face à de nombreux incidents violents, mais qui ont visé des manifestants pacifiques soulèvent des questions troublantes» déclare Béatrice Vaugrante, directrice générale d’Amnistie internationale, «  d’où le besoin d’une enquête indépendante   qui   examine toutes les possibles violations des droits humains au cours de manifestations  afin de les  prévenir dans le futur ».

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Dérapage libéral

Devant le dérapage du gouvernement libéral  et face à la pire crise étudiante qu’ait connu le Québec de toute son histoire, Les Indignés du Québec parlent haut et clair en condamnant la gestion de crise de ce gouvernement qui a perdu toute légitimité.

Face à la gestion lamentable de la crise, la ministre Beauchamp doit démissionner, tel que demandé par le Syndicat des professeurs du collège Maisonneuve.

LA FAMEUSE HISTOIRE DE LA PAILLE ET DE LA POUTRE

Selon la ministre Line Beauchamp «La Classe doit condamner la violence !»  Pendant qu’elle tergiverse on assiste à des  :

Manifestations étudiantes pacifiques tournant à la confrontation violente avec la police.

Campus Universitaires ressemblants à des POSTES DE POLICE.

Restriction par la force du droit de manifester et du droit d’expression.

Gardiens de sécurités privés arrogants partout sur les campus en plus de la grande présence policière.

Demandes d’injonction par les Cegep et les Universités.

Professeurs malmenés, brassés et arrêtés.

Étudiants, malmenés, brassés et arrêtés !

Ordres donnés par des flics privés à des Profs d’Université d’aller donner leur cours dans leur classe !

Recours par le recteur de l’U de M à l’anti-émeute afin d’intervenir contre une poignée d’étudiants qui font un PIC-NIC dans un corridor !

Manifestations pacifiques en Outaouais ou 100 étudiants sont arrêtés en pleine rue !

Aujourd’hui, des blessés parmi les étudiants à la porte de l’Université du Québec en Outaouais, dont certains partis à l’hôpital en ambulance. Les flics qui bûchent sur des jeunes sans armes ! Bien sûr la liste est beaucoup plus longue que ça… Pendant ce temps, silence des recteurs, silence des Ministres, Premier-Ministre, silence complet de la part de ces gens qui n’osent pas dire mot sur la violence policière, sur la violence étatique, sur la violence politique. Et de leur côté ils continuent à demander aux étudiants de CONDAMNER LA VIOLENCE DES MÉCHANTS CONTESTATAIRES !

Le seul but du Gouvernement Charest est d’utiliser les étudiants pour se faire du capital politique. Tout le monde sait bien que les Québécois adorent la loi et l’ordre. Alors en jouant à démoniser les jeunes, il remonte dans les sondages, parce qu’il tente de faire oublier au bon peuple, les pires scandales politiques que le Québec ait connus depuis 50 ans. Le Québec est assiégé et le bien commun et la liberté sont en péril en ce moment. On a nommé la période Duplessis, La GRANDE NOIRCEUR, comment nommera-t-on cette période? À la façon du cinéma Américain, on dira tout simplement LA GRANDE NOIRCEUR DEUX. Et pour en sortir, je vous invite tous, À FAIRE LA RÉVOLUTION TRANQUILLE 2. Ouch ouch, OUI, OUI madame Beauchamp, j’ai dit TRANQUILLE ! MAIS J’AI DIT ROUGE, comme dans CARRÉ ROUGE ! Clode Hamelin Musicien, citoyen du Québec 19 avril 2012.

 Les Indignés du Québec invitent la population à faire comme M. Hamelin et à nous faire parvenir leurs textes sur des sujets touchant l’actualité. Nous sommes les 99% ! Nous ne pardonnons pas ! Nous n’oublions pas ! Redoutez-nous !

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