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Violence policière dans la France de Hollande

Charles de Lorimier

Charles de Lorimier

Dans la France de Hollande, les tactiques policières pour contrer les manifestations sont de plus en plus violentes. La police  dispose des tous derniers joujoux technologiques pour tuer dans l’œuf les manifestations. Gaz lacrymogène, flashball, grenades assourdissantes, canons à eau,  etc.  D’ailleurs, les forces de l’ordre  font de plus en plus appel à des policiers déguisés en «casseurs»  dont l’image violente est ensuite reprise par les médias à des fins de propande et de légitimité du pouvoir.

 Lors d’une manifestation qui s’est tenue à Nantes suite à la mort du jeune écologiste Rémi Fraisse, les provocations policières ont rapidement donné lieu à des affrontements, alors que la manifestation était majoritairement pacifique. Les policiers en civil, déguisés en manifestants,ont  joué un rôle trouble dans toute cette histoire comme le montre notre reportage.

Policier déguisé en casseur

Policier déguisé en casseur


- Nantes, reportage en direct

Samedi 1er novembre, à Nantes, la manifestation en hommage à Rémi Fraisse, militant écologiste tué par une grenade explosive de la gendarmerie le 26 octobre 2014 sur le lieu du barrage de Sivens, dans le Tarn, a une nouvelle fois donné lieu à un déchaînement de brutalités policières contre les 1.500 manifestants présents, dans leur grande majorité non violents.

Avant même le début de la manifestation, la quasi-totalité de la presse locale titrait sur les violences à venir, fournissant la liste du vocabulaire de circonstance — « casseurs », « dégradations », « guérilla urbaine » — et déroulant la litanie des lamentations de commerçants et de Nantais nécessairement « excédés » par les événements. La précédente manifestation nantaise pour Rémi Fraisse, lundi 27 octobre, avait, il est vrai, fourni du grain à moudre aux annonciateurs de désastres : vitrines et banques démolies devant des policiers passifs. Les petits commerces avaient été globalement épargnés.

Ce samedi, un tract appelait cette fois à faire « ce qu’ils n’attendent pas de nous » : « Aujourd’hui, monument_aux_morts_v_1-d412dcela sent davantage le guet-apens qu’une insurrection qui vient », notait le texte signé par « quelques occupants de la ZAD ». Une consigne dans l’ensemble respectée, les destructions ayant été minimes tout au long de la journée.

 La marche, commencée à 14 heures devant la préfecture, se déroule d’abord dans le calme. Des banderoles et pancartes « naturalistes en lutte » ou « ils mutilent, ils tuent nos enfants. Surarmement, impunité de la police, stop » sont posées sur le monument aux morts des 50 Otages.

Deux hélicoptères survolent la ville. Alors que le cortège remonte la rue de Strasbourg, les rangées de CRS sont de plus en plus proches. Les manifestants scandent « assassins » en passant devant les policiers.

Les premiers incidents démarrent avec la présence d’un CRS visant les manifestants avec son flashball.

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– Le tireur se distingue entre les deux policiers casqués.

Une provocation, puisque la manifestation se déroulait jusque-là dans le calme. Quelques œufs et bouteilles vides volent en direction du fonctionnaire, et servent de prétexte pour tirer les premières grenades lacrymogènes et pour charger.

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Le cortège est coupé en deux. Une quinzaine de membres de la Brigade anti-criminalité (BAC), à l’apparence et au vocabulaire plus proche de braqueurs de banque que de policiers, surgit en courant du haut de la rue.

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– Des « casseurs » ? Non. Des policiers…-

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– Le foulard qui lui dissimule le visage dessine… une tête de mort. –

Cagoulés, matraques télescopiques en main, ils arrêtent une première personne.

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Un autre lance « casseur de merde » à un jeune manifestant, pourtant calme. Un habitant du quartier qui souhaite rentrer chez lui s’avance vers les policiers, qu’il gratifie d’un « fascistes ».

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Il est emmené manu militari.

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Un peu plus loin, un premier blessé, touché au niveau de l’arcade, est pris en charge par un secouriste de la manifestation. Alors que le cortège rebrousse chemin en direction de la place du Commerce.

manifestants_rebroussent_chemin_v_1-18690Le scénario du reste de la journée se met en place. Un front, constitué des manifestants favorables à l’affrontement – essentiellement des militants anarchistes et autonomes – se positionne face aux gendarmes mobiles ou auxCRS. Le reste du cortège se situe en retrait, mais ne se disperse pas. Aux tirs de la police, les premiers répondent par des charges sporadiques, parfois protégés par des barrières de chantier, par des jets de pavés, de bouteilles vides et parfois de fusées de détresse.

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 Deux poubelles sont incendiées cours des 50 Otages, au niveau de la place de l’Ecluse. Des pavés sont arrachés des voies de tram. L’auteur de ces lignes n’a, en revanche, pas été témoin de lancers de bouteilles contenant de l’acide, comme l’a affirmé plus tard le préfet de Loire-Atlantique lors d’une conférence de presse. Peu à peu, la composition de la manifestation change, avec l’arrivée de jeunes moins politisés, attirés par les affrontements. Un camion à eau est stationné dans une rue adjacente.

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De nouvelles charges dissolvent une partie de la manifestation peu après 17 h 30, mais le rassemblement se reconstitue. Un sitting est organisé face à un cordon de plusieurs centaines de CRS et de gendarmes mobiles.

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Vers 18 h 30, le cordon avance et les policiers frappent à coup de pied les militants assis au sol. Le mouvement est accompagné de tirs de gaz lacrymogène, de flashball, de grenades assourdissantes. Une jeune manifestante non violente, blessée à la jambe par une grenade de désencerclement (tirée par des policiers encerclant les militants…), s’enfuit en hurlant et s’effondre au sol. « L’endroit où ils ont enlevé les arbres au Testet, c’est là où j’habitais quand j’étais petite », nous raconte-t-elle plus tard, après avoir repris ses esprits. À ce moment, un nombre non négligeable de manifestants pacifiques se trouve encore sur place. La dissolution définitive a lieu vers 19 h 30, en particulier après une charge d’un groupe d’une quinzaine de personnes, probablement d’extrême droite, sur des jeunes (tabassage, jets de pierre) qui venaient de renverser un conteneur à verre place de la petite Hollande.

La manifestation s’est soldée par l’arrestation de vingt-et-une personnes, dont cinq étaient toujours en garde à vue dimanche midi selon la presse locale. Nous avons par ailleurs pu constater un nombre de blessés supérieur au bilan de cinq à six personnes annoncé dans la presse. L’un d’eux a notamment été blessé au nez par un tir de flashball. Malgré la présence d’une majorité de militants non violents, l’ensemble des personnes présentes à Nantes ce samedi ont été systématiquement qualifiées de « casseurs » dans la plupart des médias et par les partis politiques, du Parti socialiste jusqu’à l’extrême droite. Des casseurs n’ayant pas cassé grand-chose et dont il restera donc à préciser la définition. De son côté, Europe Ecologie Les Verts s’est contenté de condamner les violences, sans un mot sur la responsabilité de la police. Une prise de position qui aura une fois de plus abandonné de nombreux militants dans la rue sans aucun soutien politique.


Source et photos : Vladimir Slonska-Malvaud 

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Liberté chérie

Les Indignés du Québec vous proposent cette réflexion de Clode Hamelin sur la perte de liberté qui devient de plus en plus évidente dans la société québécoise. Une province où la violence policière inquiète de plus en plus.  Arrestations massives, armes répressives qui mobilisent les forces vives de la société et inquiète des organismes internationaux comme Amnistie Internationale.

amnestie

QUI NE DIT MOT CONSENT. N’ÉCOUTEZ PAS CE QU’ILS DISENT, MAIS REGARDEZ BIEN CE QU’ILS FONT.

 S’il n’y a qu’une seule cause qui vaille la peine qu’on se batte pour elle, c’est bien la liberté. Oh, je ne suis pas naïf et je me doute bien que la liberté est une chose relative et à l’extrême limite on pourrait me dire que ça n’existe pas. Mais ne peut-on pas penser que quand notre droit d’association, notre droit de manifester (même de façon spontanée), quand notre simple droit d’être présent dans la rue nous est retiré et interdit, ne peut-on pas penser dis-je, que notre liberté est véritablement remise en question? Quand les force obscures d’un pouvoir autoritariste, s’attaquent physiquement à vous parce que vous êtes contre des idées, ou parce que vous manifestez contre la violence et la brutalité systémique, ne peut-on pas parler d’une grave attaque à vos droits et liberté ? Ne pourrait-on pas dire même qu’on s’attaque à votre intégrité ?

15 mars 2013 a montreal

Le 15 mars dernier à Montréal un policier a pointé une arme sur des jeunes manifestants

Quand vos enfants luttent pour défendre des idées qui datent de la révolution tranquille, comme le droit et l’accessibilité à l’éducation pour tout le monde, la gratuité scolaire et que la société qui est LA NOTRE leur répond par le bras armé du pouvoir, à coup de fusil à balles de plastiques, de gaz de toutes sortes, de coups de poings sur la gueule, de coup de matraques, qu’on les blesse. Qu’on les arrête en les insultant lors d’arrestations massives et arbitraires sans autres raisons qu’ils soit là. Doit-on commencer à se demander si notre LIBERTÉ est compromise?

Vigile

Quand les policiers, soi-disant là pour nous défendre et nous protéger nous font peur, nous agressent et nous menacent, quand nos droits et liberté sont mis de côté et que rien ni personne n’est là pour nous défendre, pour prendre notre part, pour intervenir… Que faut-il conclure? Quand nos gouvernants soit, téléguident ces actes de répression ou au mieux n’ouvrent pas la bouche à leur sujet, que faut-il conclure? Comment les juger? Que fait Madame Marois depuis son élection, concernant la violence et la brutalité dans les rues de Montréal ? Que fait cette femme élue quand la population lui demande avec force et insistance une enquête indépendante sur tous les agissements des policiers depuis le début du conflit étudiant?

grenade-5-mars-montrealLe 5 mars dernier à Montréal

Que penser aussi des promesses électorales importantes et non tenues faites aux citoyens lors de la dernière campagne électorale? Alors que ce ne sont pas des détails esthétiques qui sont bafoués, mais bien la lettre même, la morale, la conscience du parti. Que faut-il conclure, que faut-il comprendre, mais surtout que doit-on faire pour que cesse cet affront, cette trahison? Y a-t-il a un lien direct entre les mensonges électoraux de Madame Marois et la montée de la brutalité policière dans les rues de Montréal? La disparition de la liberté par des méthodes autoritaristes au bord du fascisme a-t-elle une raison d’être politique? Est-ce un outil? Une méthode?

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Quand un journaliste-caméraman qui se fait gravement rudoyer par des policiers leur dit « Hey, j’ai ma carte de Presse, je suis journaliste » et qu’il se fait répondre « on s’en crisse! », on comprend dans quelle dymanique on est. Les policiers déambulent à Montréal en ce moment comme s’ils étaient des bums ou des cowboys dans un film de série B. Ils ont pris de l’attitude ! Arrestations massives, violence grave, utilisation d’armes potentiellement mortelles de façon dangereuse, non sécuritaire et peut-être criminelle, dénie des droits et libertés, atteinte à l’intégrité physique d’individus pacifiques et non criminels et j’en passe. Manifestation déclarée soudainement illégale ou vingt mille personnes se font retirer leur droit de manifester, se font charger et gazer à cause du geste d’un seul jeune Black Bloc qui lance un seul caillou dans une vitrine de banque. Et s’en suit une ou deux heures de violence sur la population. C’est normal ça? C’est le monde que vous voulez? Moi non!

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Le combat national est de plus en plus lourd et complexe car non seulement la pensée des Red Coats est encore là, mais il faut affronter nos semblables qui sont prêts à tout, pour des raisons de cash, de statut social, pour nous dominer et nous mettre à genoux. Et ce souvent en laissant faire les choses.

Ils sont par le fait même nos ennemis, car ils menacent notre liberté.

S’il n’y a qu’une seule cause qui vaille la peine qu’on se batte pour elle, c’est bien la liberté.

Vive le Québec Libre.

Clode Hamelin, Montréal, 18 mars 2013

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Ensemble, exigeons une commission d’enquête publique sur la violence policière de 2012,  Signez la pétition 

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Pétition contre la violence policière pendant la grève étudiante au Québec

Les indignés du Québec vous invitent à signer la pétition contre  la violence policière qui sévit inexorablement durant la grève étudiants du Québec

Pour signer la pétition cliquez ici

La démocratie est en péril dans cette province puisque depuis le début de la grève étudiante le gouvernement de Jean-James Charest c’est plus d’un millier d’étudiants qui ont été arrêtés. Amnistie International est inquiète trouvant que «l’approche choisie pour assurer la sécurité lors des manifestations semble avoir entraîné des violations des droits fondamentaux associés aux manifestations pacifiques et au cours normal de la loi, notamment le droit à la liberté d’expression et le droit de réunion pacifique et d’association, ainsi que le droit d’être protégé contre les arrestations arbitraires».

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1000 étudiants québécois arrêtés

Les Indignés du Québec vous invitent à signer la pétition contre la brutalité policière. Depuis le début de la grève étudiante le gouvernement de Jean-James Charest c’est tout près d’un millier d’étudiants qui ont été arrêtés. Amnistie International, s’inquiète de ces arrestations arbitraires et déclare que «l’approche choisie pour assurer la sécurité lors des manifestations semble avoir entraîné des violations des droits fondamentaux associés aux manifestations pacifiques et au cours normal de la loi, notamment le droit à la liberté d’expression et le droit de réunion pacifique et d’association, ainsi que le droit d’être protégé contre les arrestations arbitraires».

Nous sommes les 99%, nous ne pardonnons pas , nous n’oublions pas. Redoutez-nous !

 

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