Archives de Tag: TransCanada

80% des Québécois souhaitent que le Québec devienne un leader planétaire dans la lutte aux changements climatiques.

Sophie Doucet

Sophie Doucet

À la veille du sommet de Paris qui aura lieu du 30 novembre au 11 décembre prochain, 80% des Québécois souhaitent que leur province devienne un leader mondial dans la lutte aux changements climatiques.

80%

Alors, que les scientifiques haussent le ton et nous mettent en garde contre une catastrophe climatique imminente, la question des changements climatiques fait la Une partout sur la planète.  Ainsi en 2014, à l’échelle mondiale, c’était la sixième information la plus importante, au Québec toutefois, elle  ne figure même pas dans le top 50 des nouvelles les plus populaires. Dans cette province, les émissions culinaires génèrent à elles seules trois fois plus d’attention que les nouvelles environnementales.

cuisine

L’heure de choix

Dans les prochains mois, les Québécois vont devoir décider s’ils laissent passer l’oléoduc d’Énergie Est de TransCanada sur leur territoire.

oléoduc

À lui seul,  en terme de gaz à effet de serre l’oléoduc correspond à l’ajout de 7 millions de voitures sur nos routes.  Est-ce qu’on veut vraiment d’un tel projet ?

7millions

En décembre les leaders du monde entier vont se rencontrer pour signer un accord contraignant de lutte contre les changements climatiques.décembre

Devant l’apathie et l’indifférence crasse des médias québécois il faut que la question climatique devienne un enjeu incontournable.  Il a plein de manières de le faire :

clim

En juin dernier les Indignés du Québec se joignaient à la campagne «Parlons climat», lancée par l’Élan Global.  Cette campagne de mobilisation numérique vise à sensibiliser la population à l’importance des enjeux environnementaux. À ce jour tout près de 40 000 personnes ont signé le manifeste de  l’Élan Global.  À vous de faire entendre votre voix  en signant le manifeste.

Élan

Suivez le  compte à rebours pour Paris sur le blog d’Avaaz

Ektar.

 

11 Commentaires

Classé dans Uncategorized

Ayez la Moule Claire !

Thomas

Le chef du NPD Thomas Mulcair, est presqu’aussi doué que son adversaire libéral Justin Trudeau. Politicien d’expérience, ancien  directeur des affaires juridiques à Alliance Québec, ministre libéral sous Jean Charest. Il devient chef du NPD suite au décès de Jack Layton le 18 avril 2012.

tom

En 2015, M. Mulcair jongle à une façon de se rapprocher des Québécois et des Canadiensjongleur

Et des communautés culturelles.  Il va même jusqu’à porter un turban orange, signe de sa fidélité au NPD

tomorange

Tom est très à l’aise avec le port du  niqab, même s’il n’est pas orange!

tomnikab

pipe

Dans le dossier des pipelines de TransCanada M. Mulcair suscite le questionnement de plusieurs Québécois, mais en bon politicien il sait ce qu’il a à faire.

pipemul

Toutefois comme chacun le sait Tom n’a pas sa langue dans sa poche et même si ses propos manquent parfois de nuance, il sait aller droit au but. Vieille plotte

En 2005, suite à cette déclaration, M Mulcair a été condamné à payer 95 000 $ suite à une plainte pour diffamation de l’ancien ministre péquiste Yves Duhaime.  Quoiqu’il en soit il est parfois difficile de se départir de son image de Libéral convaincu et fier.L'autjournal

valises

Antonio Gramsci

 

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

L’oléoduc de TransCanada : le maire Coderre persiste et signe.

Sophie Doucet

Sophie Doucet

Alors qu’une nouvelle étude de la firme Savaria confirme les dangers du projet d’oléoduc de TransCanada, le maire de Montréal, Denis Coderre se montre insatisfait de ce projet, tout comme le sont les élus du Conseil Municipal de même que ceux des 82 municipalités membres de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).

Dans une lettre envoyée à la Fondation David Suzuki, M Coderre souligne que le projet dans sa forme actuelle semble pour le moins discutable.  M Coderre  prend soin de préciser que :

CoderreaPar ailleurs, le maire de Montréal se montre confiant face au projet de loi C-52 de la ministre Raitt, tout en affirmant que « la protection des personnes, des écosystèmes et ses sources d’eau potable demeure au centre de notre action et nous ne ferons aucun compromis en ce sens».

coderre

pipe

jkjkjk

2 Commentaires

Classé dans Uncategorized

Une nouvelle étude souligne les dangers du projet d’oléoduc de TransCanada

Sophie Doucet

Sophie Doucet

La compagnie TransCanada poursuit actuellement ses démarches afin de réaliser un nouveau projet d’oléoduc, d’une longueur de 4600 kilomètres, visant à transporter environ 1,1 million de barils de pétrole brut par jour (130 millions de litres par jour) de l’Alberta et de la Saskatchewan vers des raffineries de l’est du Canada, soit deux raffineries situées au Québec (à Montréal et près de la ville de Québec) et une raffinerie située à Saint John au Nouveau-Brunswick.

Ce projet, évalué à 12 milliards de dollars, a fait l’objet d’une nouvelle étude commandée par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). Selon cette étude si un déversement se produisait, pas moins de 64 kilomètres de rivières seraient souillés par le pétrole et 26 stations de pompage d’eau potable seraient atteintes en à peine 12 heures. Presque la totalité des prises d’eau potable autour de Montréal seraient contaminées et la décontamination pourrait prendre jusqu’à cinq ans.

En 13 minutes, plus d’un million de litres déversés

La quantité de pétrole que souhaite exporter TransCanada est astronomique : 1,1 million de barils transiteraient chaque jour par le Québec, l’équivalent de plus de 2000 litres par seconde. Et l’étude de la firme Savaria ne présente pas ici le pire des scénarios. Elle part de la supposition que la pétrolière serait en mesure d’arrêter un déversement en 13 minutes. En 13 minutes, c’est plus d’un million de litres de pétrole qui pourraient s’écouler dans l’environnement. Or, TransCanada avoue qu’il lui faudrait jusqu’à 22 minutes pour fermer les vannes en cas de déversements.

pompe

En 13 minutes, c’est plus d’un million de litres de pétrole qui pourraient s’écouler dans l’environnement (photo Greenpeace)

Fuite indétectable si inférieures à 1,5% du volume transporté

TransCanada affirme également qu’elle ne peut pas détecter de sa salle de contrôle des fuites qui seraient inférieures à 1,5% du volume transporté dans le pipeline. Par conséquent une fuite de 1,5% pourrait s’écouler pendant des heures, voire des jours sans que TransCanada ne s’en rende compte. Au bout d’une journée ce serait 2,6 millions de litre de pétrole qui se retrouverait dans l’environnement, au bout de deux jours 5,2 millions de litres, etc. En guise de comparaison, 100 000 litres de pétrole léger se sont retrouvés dans la rivière Chaudière  lors de la tragédie du Lac-Mégantic et les effets s’en ressentent encore…

Risques de glissements de terrain sur les rives traversées

panacheÇa ne prend pas beaucoup d’imagination pour anticiper les conséquences sur l’approvisionnement en eau d’un déversement de pétrole lourd des sables bitumineux à proximité du Fleuve Saint-Laurent, en plein hiver, avec la présence de glaces… Et comme si ce n’était pas assez, les rives d’une trentaine de cours d’eau dans les secteurs franchis par le pipeline présentent des risques évidents de glissements de terrain en raison de leur instabilité.

Voilà seulement quelques-unes des raisons pour lesquelles plus de 50 municipalités du Québec ont déjà dit non merci à TransCanada, alors que plusieurs s’apprêtent à emboiter le pas. Il est de notre devoir d’exiger que le Québec fasse mieux que de devenir complice de l’expansion des sables bitumineux en permettant le passage d’Énergie Est sur son territoire. L’avenir est dans une sortie rapide du pétrole. TransCanada ne ferait que nous y enfoncer davantage. Ne les laissons pas faire.

Vous souhaitez recevoir nos appels à l’action ?
Inscrivez-vous sur www.greenpeace.ca/sablesbitumineux

Cap

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

25 000 personnes manifestent devant l’assemblée nationale du Québec

Charles de Lorimier

Charles de Lorimier

-Québec- La Marche Action Climat qui s’est terminée il y a quelques heures à peine a été un immense succès de mobilisation : plus de 25 000 personnes qui ont à cœur l’avenir des prochaines générations se sont réunis pour faire entendre leur voix, pour dire OUI à la protection du climat, NON à TransCanada et au pétrole issu des sables bitumineux, et se prononcer POUR les énergies renouvelables.

Et maintenant?

Ce n’est qu’un début! La Marche a permis de réaliser qu`à travers le Québec, la tendance est forte : nous ne voulons pas d’un Québec sale. Jeunes, travailleurs, agriculteurs, syndicats, religieux, familles, retraités ou étudiants, Premières Nations, en ville ou en campagne : de nombreux groupes citoyens s’expriment haut et fort en faveur de la protection du climat.

Nous voulons que le Québec devienne un chef de file en termes d’énergies renouvelables, que le climat soit au cœur des préoccupations de nos gouvernements. Chacun peut agir : informez-vous, participez aux tables rondes ou aux conférences organisées dans vos régions, devenez bénévoles!

climat

Des pistes d’action :

–  Devenez supporter du Mouvement bleu Terre, et agissez directement auprès de votre municipalité pour demander le droit à vivre dans un environnement sain. Déjà, les villes de Boucherville, Montréal ou Austin ont reconnu ce droit.  Il y a déjà 72 supporters de ce mouvement à Rimouski, et 56 à Saguenay. Joignez-vous à eux!

–   Les bélugas de Cacouna sont  officiellement protégés de la menace d’un port pétrolier, mais la bataille n’est pas terminée! Aidez-nous à protéger notre fleuve, notre climat et notre eau potable en faisant un don. Votre contribution, si minime qu’elle soit, aura des impacts tangibles et importants!

–   Vous pouvez aussi participer aux Journées de la nature partout au Québec du 22 au 24 mai. Si vous êtes à Montréal, rejoignez-vous le vendredi 22 mai pour le Grand Pique-Nique urbain à la Maison du développement durable.

Ce n’est qu’un début! Continuez à nous suivre, ensemble notre voix est plus forte.

Source :  Fondation David Suzuki

chaine-humaine

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

La revue de l’année 2014 des indignés du Québec

indLes indignés du Québec vous proposent leur revue de l’année 2014 à partir des événements marquants qu’ils ont soulignés tout au long de l’année.

En janvier les Indignés présentaient le court-métrage de Maxime Ginolin intitulé Éthique environnementale selon David Carniste.  Dans ce film l’industriel David Carniste,  lobbyiste de l’agro-alimentaire, est choisi pour représenter l’humanité et il doit répondre des conséquences des actes de l’espèce humaine devant un tribunal présidé par le juge MagiCJacK. (Cliquez ici pour lire l’article)

jugement 1

abeille 1En février les Indignés s’inquiétaient de voir les abeilles disparaître par millions car selon une étude  publiée dans la revue PLoS ONE, par  une équipe de l’Université du Maryland et du ministère de l’Agriculture des États-Unis, les recherches sur le terrain ont permis d’identifier les pesticides et les fongicides qui contaminent le pollen que les abeilles recueillent pour nourrir leurs ruches. (Cliquez ici pour lire l’article)

lawrenceEn mars les Indignés s’invitaient dans la campagne électorale en vous proposant une revue des caricatures qui traduisaient  l’état d’âme des électrices et des électeurs du Québec. (Cliquez ici pour lire l’article).

 En avril Félix Dubé-Nguyen Jr, s’interrogeait sur les coûts de construction du pont Champlain évalués entre 3 à 5 milliards $. Selon les recherches effectuées par M. Dubé-Nguyen, le viaduc de Millau en France, considéré comme un chef-d’oeuvre ingénierie contemporaine n’a coûté que 320 millions € soit 487 424 000.00  $. . (Cliquez ici pour lire l’article).

En mai, André Bérubé, du mouvement le mouvement Occupy, section Québec, remportait  la victoire en cour des petites créances contre la ville indignezde Québec, confirmant sa prétention selon laquelle la Ville de Québec aurait agi illégalement et aurait violé sa liberté d’expression lors du démantèlement du campement en novembre 2011. (Cliquez ici pour lire l’article).

En juin, Oitarp s’interrogeait sur la médecine à deux vitesses de Philippe Couillard puisque le  25 juin 2008, celui-ci  annonçait sa démission comme ministre de la santé, en compagnie du premier ministre carte_soleilJean Charest qui lui a rendit un vibrant hommage. Moins de deux mois après son retrait de la vie politique, l’ex-ministre Couillard était engagé par le fonds d’actions Persistence Capital Partners (PCP), propriétaire des cliniques privées Medisys. Malgré le tollé de protestations, l’ex-ministre avoua candidement avoir eu des contacts avec son futur employeur alors qu’il était titulaire du portefeuille de la Santé. Il avait d’ailleurs signé deux décrets favorisant l’expansion des cliniques privées alors qu’il songeait à se joindre à PCP..  (Cliquez ici pour lire l’article).

résistanceEn juillet, Sophie Doucet, nous annonçait que les Gazières et les  pétrolières pourront désormais forer à 500 mètres d’un site de prélèvement d’eau en vertu du règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP) adopté par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.  (Cliquez ici pour lire l’article).

En août les Indignés du Québec étaient conviés à participer au grand concours intitulé « Envoyez un livre au ministre Bolduc ».  Le ministre libéral avait suscité l’indignation de la population suite aux révélations du quotidien Le Devoir qui rapportait que le assez de livresministre Bolduc ne voyait pas de problème à ce que les commissions scolaires coupent cette année dans l’achat de livres pour garnir les bibliothèques de leurs écoles. «Il n’y a pas un enfant qui va mourir de ça et qui va s’empêcher de lire, parce qu’il existe déjà des livres [dans les bibliothèques]», avait affirmé le ministre Bolduc avant d’ajouter : «J’aime mieux qu’elles [les écoles] achètent moins de livres. Nos bibliothèques sont déjà bien équipées.» (Cliquez ici pour lire l’article)

Capitulation_MontrealEn septembre le Musée de la civilisation de Québec exposait dans la controverse le traité de Paris est celui qui a mis fin, en 1763, à la guerre de Sept Ans et scellé la cession du Canada à l’Angleterre après la défaite des plaines d’Abraham.».  Dans ce contexte notre collaborateur Oitarp a analysé comment  le gouvernement conservateur de Stephen Harper continue à museler le Québec en exerçant un contrôle sans précédent sur la liberté d’expression. À la manière des gouvernements totalitaires, le gouvernement Harper a sa façon bien à lui de réécrire l’histoire canadienne. .» (Cliquez ici pour lire l’article)

CacounaEn octobre, plus de 71,000 indignés signaient la pétition contre le projet Oléoduc Énergie Est de TransCanada qui transporterait 1,1 million de barils par jour de pétrole des sables bitumineux de l’Alberta jusqu’au port de Saint Jean (NB) d’où le pétrole serait exporté.  Avec une note d’espoir Félix Dubé-Nguyen Jr, soulignait que l’ONU condamnait le Canada et le Québec pour leur politique énergétique  et qu’à court terme le pipeline Énergie Est de TransCanada était condamné à ne pas voir le jour (Cliquez ici pour lire l’article)

gndEn novembre, Gabriel Nadeau-Dubois, celui qui a  incarné toute la fougue du printemps érable s’implique pour recueillir les  dons qui serviront à contrer le projet d’oléoduc Énergie Est de TransCanada. M. Nadeau-Dubois a lui-même donné un coup de pouce au mouvement de contestation en remettant sa bourse de 25 000 $, accompagnant le Prix littéraire du gouverneur général 2014 pour son livre Tenir tête, aux citoyens qui veulent contrer ce projet. (Cliquez ici pour lire l’article)

Regard castorien sur le QuébecEn décembre le sculpteur français Castor débarque à Québec pour commenter l’actualité québécoise à travers ses œuvres.

Parmi les pièces originales exposées dans le hall d’entrée du Théâtre de la Bordée  on pouvait voir des sculptures aux titres évocateurs comme : « Sabrer dans la santé, la prime de départ, les dessus-de table, signer la constitution ou que sera demain ?  (Cliquez ici pour lire l’article).

Merci à nos collaborateurs, André Bérubé, AnarchopandaPat Collette, Charles de Lorimier, Sophie Doucet, Félix Dubé-Nguyen Jr, Michel Duchaîne, Christophe Engels, Rose Flamant, Clode Hamelin, Manon Levesque, Jean-Pierre-Matte, Oitarp, Michel Surprenant, et bonne année 2015.

ba

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

Analyse d’éditoriaux et de chroniques sur le projet d’oléoduc Énergie Est de TransCanada

indLes Indignés du Québec vous proposent d’analyser les différents traitements médiatiques en lien avec le projet de pipeline Énergie-Est de TransCanada. Pour ce faire, nous analyserons les différentes stratégies de l’éditorialiste André Pratte (La Presse) et du chroniqueur Jean-Jacques Samson (Journal de Montréal) pour légitimer le passage du pétrole des sables bitumineux albertains par le Québec.

Ensuite, nous jetterons un coup d’oeil sur des éditoriaux d’Antoine Robitaille (Le Devoir), qui amènent un regard critique face à l’agissement du gouvernement Couillard envers la firme TransCanada.  Chaque article est traité séparément, il vous suffit de cliquer sur l’un des trois liens ci-dessous pour y accéder.

 André Pratte et son amour pour les pipelines

La légitimation par le ridicule : la technique de Jean-Jacques Samson

Le regard critique d’Antoine Robitaille

Malcom X

5 Commentaires

Classé dans Uncategorized

André Pratte et son amour pour les pipelines

Mehdi A. Lienation

Mehdi A. Lienation

Avant même que le projet d’oléoduc Énergie Est soit nommé ainsi, André Pratte, l’éditorialiste en chef du quotidien La Presse, prenait position en faveur du développement de ce pipeline. Dans son premier éditorial sur le sujet intitulé « Notre Keystone » [1] le 5 avril 2013, Pratte tente de discréditer la présence de préoccupations liées aux enjeux environnementaux d’un tel projet. Martine Ouellet, qui était Ministre des Ressources naturelles à l’époque, se questionnait sur la provenance du pétrole, dans ce cas-ci des sables bitumineux d’Alberta, et sur quels impacts l’importation de ce pétrole allait avoir sur le taux d’émission à effet de serre. En réponse à ces préoccupations, Pratte déclare que « [c]’est le genre d’a priori dont il faudra se défaire dans l’évaluation de ce projet ». Pour ce qu’il est de la provenance, l’éditorialiste utilise l’argument que le pipeline ne servirait pas uniquement à transporter le pétrole sale de l’Alberta, mais aussi du pétrole plus conventionnel des États-Unis. Il prétend ceci comme un fait sans que l’on ne sache réellement le pourcentage que TransCanada voudrait allouer au pétrole des États-Unis dans cet oléoduc. Ensuite, il utilise des sophismes de faux dilemmes très malhabiles pour tenter d’atténuer les impacts environnementaux du projet Énergie Est. En écrivant des phrases comme : « le bitume albertain n’est pas le seul “pétrole sale” » ou le pétrole « pourrait aussi venir par train, un moyen de transport de plus en plus prisé par les producteurs du continent », Pratte tente de contourner le réel problème, à savoir si le transport par pipeline du pétrole des sables bitumineux au Québec a des impacts négatifs sur l’environnement.

effet de serre

Depuis les quatre derniers mois, l’éditorialiste en chef de La Presse n’a cessé de multiplier ses attaques contre les écologistes qui sont contre le projet Énergie Est. Dans son éditorial du 28 octobre 2014 intitulé « Simpliste et irréaliste »[2], André Pratte va même jusqu’à dire que l’impact des émissions de gaz à effet de serre provenant des sables bitumineux de l’Alberta est « minuscule » à l’échelle planétaire. Pourtant, selon une étude de Greenpeace citée dans La Presse du 23 janvier 2013, l’exportation de ces sables bitumineux se retrouve au 5e rang des menaces climatiques avec un « rejet de 48 mégatonnes de gaz à effet de serre (GES) par année, soit 7% des émissions totales du Canada »[3]. Bien qu’il y ait d’autres études qui arrivent à d’autres résultats, le terme « minuscule » sert à clore le débat scientifique. Pratte fait donc du déni quant aux preuves amenées par les experts afin de légitimer le projet Énergie Est. Un autre argument qu’il utilise pour minimiser les potentiels impacts sur l’environnement est celui que « les fuites importantes de pétrole transporté par oléoduc sont rares, et des mesures peuvent être prises pour les rendre encore moins probables »[4]. Encore avec une absence de raisonnement scientifique, Pratte fait fi des chiffres qui martèlent le transport de pétrole par oléoduc. Comme le démontrent Paul Journet et Charles Côté de La Presse, « [s]elon l’Association of American Railroads, au cours des 10 dernières années aux États-Unis, les fuites de pétrole transporté par train totalisaient 2268 barils. Pour l’oléoduc, le volume est 210 fois plus important: il s’élève à 474 441 barils »[5]. Encore une fois le relativisme de Pratte dédramatise une réalité préoccupante.

georgie

À la lecture de son argumentaire, une question demeure : pourquoi André Pratte continue-t-il d’ignorer les faits que font ressortir ses collègues journalistes? Peut-être par amour inconditionnel pour les pipelines (il approuve aussi fermement le projet d’oléoduc Keystone XL aux États-Unis). Ou peut-être parce que le rôle d’un éditorialiste en chef est de faire ressortir les intérêts de son propriétaire, en l’occurrence Power Corporation. Comme nous le rappelle le journaliste Pierre Dubuc, « Power Corporation […] est (l’)un des principaux actionnaires de la pétrolière Total, qui a d’importants intérêts dans l’exploitation des sables bitumineux »[6]. Tout cela porte à réflexion…

[1] http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/andre-pratte/201304/04/01-4637677-notre-keystone.php

[3] http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/andre-pratte/201410/27/01-4813240-simpliste-et-irrealiste.php

[3] http://www.lapresse.ca/environnement/dossiers/les-sables-bitumineux/201301/23/01-4614053-les-sables-bitumineux-5e-menace-climatique-selon-greenpeace.php

[4] http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/andre-pratte/201409/15/01-4800470-or-noir-et-baleines-blanches.php

[5] http://www.lapresse.ca/actualites/dossiers/tragedie-a-lac-megantic/201307/10/01-4669402-transport-de-petrole-oleoduc-ou-train-chacun-a-ses-risques.php

[6] http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=5133%20

0 22 avril 2012  fin de la manif la main

6 Commentaires

Classé dans Uncategorized

Le regard critique d’Antoine Robitaille

Mehdi A. Lienation

Mehdi A. Lienation

Contrairement à ses collègues de La Presse et du Journal de Montréal, Antoine Robitaille, éditorialiste pour Le Devoir, tente de convaincre la population sur la nécessité de tenir une évaluation faite par le Bureau d’audience publique sur l’environnement (BAPE) afin d’étudier les conséquences de l’oléoduc Énergie Est. Le projet de pipeline sur le territoire québécois amène beaucoup de questionnement. C’est pourquoi Robitaille voit l’arrêt des travaux d’exploration et la tenue d’une évaluation du BAPE comme primordiale. Plutôt que d’attaquer les arguments ou les manifestations des opposants au projet, il s’attaque au comportement du gouvernement libéral.  Dans son éditorial intitulé « Précaution ! » le 17 octobre 2014, Robitaille décrit l’incohérence du gouvernement Couillard en ce qui a trait à ce sujet :

 « Pendant des semaines, tout ce que les citoyens ont pu entendre du gouvernement dans le dossier du projet de port pétrolier de TransCanada avait quelque chose de risible. Il y eut les circonvolutions du nouveau ministre de l’Environnement, David Heurtel, qui semèrent la confusion à quelques reprises. Philippe Couillard, lui, fit preuve de clarté, le 25 septembre : nous devrions accepter de transformer le territoire québécois en lieu de transit du pétrole albertain, ne serait-ce que par gratitude pour les milliards de la péréquation. »[1]

couOn voit ensuite à travers l’éditorial que la position du gouvernement tente de nuancer ces propos et d’être plus dure envers la compagnie pétrolière : « Jean D’Amour, ministre de la Stratégie maritime (responsable du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie), soutenait que TransCanada avait « un défi de communication à relever, d’abord avec la communauté chez nous. Il faut qu’à tout point de vue, TransCanada se conforme aux exigences ». »[2] Par contre, Robitaille trouve ce « défi de communication » insuffisant et même « réducteur ». Il réaffirme donc que la nécessité d’une évaluation du BABE et que seul le gouvernement peut prendre cette décision.

gogol

Dans un second éditorial intitulé « Saine “ingratitude” » le 21 novembre 2014, Antoine Robitaille salue la décision du gouvernement d’assujettir le projet de TransCanada à une évaluation du BAPE. Par contre, il garde un regard critique quant aux comportements adoptés par les ministres dans ce sujet. Robitaille mentionne entre autres le fait que les 7 conditions imposées à TransCanada sont un copier-coller de ce qui a déjà été fait en Colombie-Britannique pour stopper le projet Northern Gateway et ceux que le gouvernement d’Ontario venait de faire parvenir à la compagnie. Il explique donc son point de vue sur l’incapacité du gouvernement Couillard à déceler les préoccupations des citoyens du Québec :

 « Les meilleurs représentants doivent cultiver leurs capacités à lire les situations, à y percevoir des risques pour les contrer ainsi que les occasions à saisir pour faire progresser l’état du groupe qu’il représente. Dans le cas présent, ces capacités semblent avoir clairement fait défaut au premier ministre et au gouvernement qu’il mène »[3].

C’est donc avec différentes stratégies que nous avons vu les éditorialistes et les chroniqueurs québécois tenter de convaincre la population qu’un projet comme Énergie Est avait ou non sa raison d’être (ou du moins, la questionner). Il sera donc intéressant de voir évoluer la situation du traitement médiatique après la fuite de la stratégie de TransCanada pour faire accepter à l’opinion publique son projet d’oléoduc. Les résultats de l’évaluation du BAPE seront aussi d’une importance capitale dans la vision que les médias auront de ce projet.

[1]  http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/421322/transcanada-a-cacouna-precaution

[2] Idem.

[3] http://www.ledevoir.com/politique/quebec/424555/conditions-pour-transcanada-saine-ingratitude

la-conscience

1 commentaire

Classé dans Uncategorized

Victoire du peuple québécois contre TransCanada

Les protecteurs du béluga ont obtenu gain de cause auprès du gouvernement canadien, lundi 1er décembre. Cette baleine blanche arctique a été classée « en voie de disparition» dans le fleuve Saint-Laurent par les autorités. En conséquence, un projet de terminal pétrolier dans le fleuve ne verra pas le jour au large de Cacouna, sur la rive sud, au nord de la ville de Québec, une zone prisée par les bélugas pour mettre bas.La colonie de cétacés, qui compte aujourd’hui moins d’un millier d’individus, contre plus de 10 000 dans le passé «fait face maintenant à un risque de disparition considérablement plus élevé» que lors du précédent rapport les concernant, a annoncé lundi le Comité sur la situation des espèces en péril du Canada (COSEPAC) qui remettait ce document au ministère de l’environnement.

En conséquence, la société TransCanada, qui cherche à transporter par cette voie maritime le pétrole de l’Ouest canadien, a décidé «d’arrêter» ses travaux menés à Cacouna, a-t-elle annoncé dans un communiqué. La société canadienne souhaitait y opérer d’ici à 2018 un terminal pétrolier connecté au méga-oléoduc Energie Est bâti pour l’occasion.

bélou

Cette décision a été prise «pour prendre le temps d’analyser la recommandation du COSEPAC, d’évaluer ses impacts potentiels sur le projet Energie Est, et pour réviser toutes les options viables pour l’avenir», a expliqué Tim Duboyce, porte-parole de TransCanada. Dans son rapport, le Comité environnemental explique que cette baleine nordique fait l’objet d’une nouvelle série de menaces croissantes, telles que «la pollution, la perturbation causée par le bruit et le développement industriel». TransCanada avait été autorisé fin août par le gouvernement québécois à mener des sondages sismiques et des forages au large de Cacouna, afin de déterminer l’emplacement idéal pour accueillir le terminal pour un oléoduc dont le débit prévu de 1,1 million de barils par jour. Dans un jugement sévère pour le gouvernement, un tribunal avait déjà suspendu le chantier en septembre.

caribou

LE CARIBOU ÉGALEMENT MENACÉ

Dans ce rapport, le COSEPAC passe en revue la situation de 36 espèces animales et végétales et conclut que «la liste des espèces sauvages canadiennes en péril ne cesse de s’allonger». Les scientifiques pointent notamment le sort fragile des caribous, dont les populations boréales sont désormais considérées comme «menacées» en raison des «impacts cumulatifs de l’exploitation pétrolière, gazière et forestière». Le troupeau évoluant en Gaspésie, à l’est du Québec, est quant à lui «en voie de disparition» et devrait avoir disparu «d’ici environ 40 ans».Le Comité a également souligné que trois espèces d’arbres étaient «en péril», comme le pin flexible, une espèce poussant dans l’Ouest du pays et pouvant vivre jusqu’à un millier d’années. Ce pin est menacé par un «pathogène exotique» apparu en 2006. En Ontario, au centre du Canada, le frêne bleu est lui menacé par l’agrile du frêne, un insecte ravageur également récemment introduit. Le mûrier rouge avec moins de 200 arbres est pratiquement éteint. Les chercheurs relèvent en outre le déclin «extrêmement rapide» des petites tortues ponctuées, qui vivent dans les marais ontariens, et prédisent avec une «forte probabilité» leur extinction «si les menaces se poursuivent».

Source : Le Monde

le monde

Malcom X

1 commentaire

Classé dans Uncategorized