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La revue de l’année 2014 des indignés du Québec

indLes indignés du Québec vous proposent leur revue de l’année 2014 à partir des événements marquants qu’ils ont soulignés tout au long de l’année.

En janvier les Indignés présentaient le court-métrage de Maxime Ginolin intitulé Éthique environnementale selon David Carniste.  Dans ce film l’industriel David Carniste,  lobbyiste de l’agro-alimentaire, est choisi pour représenter l’humanité et il doit répondre des conséquences des actes de l’espèce humaine devant un tribunal présidé par le juge MagiCJacK. (Cliquez ici pour lire l’article)

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abeille 1En février les Indignés s’inquiétaient de voir les abeilles disparaître par millions car selon une étude  publiée dans la revue PLoS ONE, par  une équipe de l’Université du Maryland et du ministère de l’Agriculture des États-Unis, les recherches sur le terrain ont permis d’identifier les pesticides et les fongicides qui contaminent le pollen que les abeilles recueillent pour nourrir leurs ruches. (Cliquez ici pour lire l’article)

lawrenceEn mars les Indignés s’invitaient dans la campagne électorale en vous proposant une revue des caricatures qui traduisaient  l’état d’âme des électrices et des électeurs du Québec. (Cliquez ici pour lire l’article).

 En avril Félix Dubé-Nguyen Jr, s’interrogeait sur les coûts de construction du pont Champlain évalués entre 3 à 5 milliards $. Selon les recherches effectuées par M. Dubé-Nguyen, le viaduc de Millau en France, considéré comme un chef-d’oeuvre ingénierie contemporaine n’a coûté que 320 millions € soit 487 424 000.00  $. . (Cliquez ici pour lire l’article).

En mai, André Bérubé, du mouvement le mouvement Occupy, section Québec, remportait  la victoire en cour des petites créances contre la ville indignezde Québec, confirmant sa prétention selon laquelle la Ville de Québec aurait agi illégalement et aurait violé sa liberté d’expression lors du démantèlement du campement en novembre 2011. (Cliquez ici pour lire l’article).

En juin, Oitarp s’interrogeait sur la médecine à deux vitesses de Philippe Couillard puisque le  25 juin 2008, celui-ci  annonçait sa démission comme ministre de la santé, en compagnie du premier ministre carte_soleilJean Charest qui lui a rendit un vibrant hommage. Moins de deux mois après son retrait de la vie politique, l’ex-ministre Couillard était engagé par le fonds d’actions Persistence Capital Partners (PCP), propriétaire des cliniques privées Medisys. Malgré le tollé de protestations, l’ex-ministre avoua candidement avoir eu des contacts avec son futur employeur alors qu’il était titulaire du portefeuille de la Santé. Il avait d’ailleurs signé deux décrets favorisant l’expansion des cliniques privées alors qu’il songeait à se joindre à PCP..  (Cliquez ici pour lire l’article).

résistanceEn juillet, Sophie Doucet, nous annonçait que les Gazières et les  pétrolières pourront désormais forer à 500 mètres d’un site de prélèvement d’eau en vertu du règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP) adopté par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.  (Cliquez ici pour lire l’article).

En août les Indignés du Québec étaient conviés à participer au grand concours intitulé « Envoyez un livre au ministre Bolduc ».  Le ministre libéral avait suscité l’indignation de la population suite aux révélations du quotidien Le Devoir qui rapportait que le assez de livresministre Bolduc ne voyait pas de problème à ce que les commissions scolaires coupent cette année dans l’achat de livres pour garnir les bibliothèques de leurs écoles. «Il n’y a pas un enfant qui va mourir de ça et qui va s’empêcher de lire, parce qu’il existe déjà des livres [dans les bibliothèques]», avait affirmé le ministre Bolduc avant d’ajouter : «J’aime mieux qu’elles [les écoles] achètent moins de livres. Nos bibliothèques sont déjà bien équipées.» (Cliquez ici pour lire l’article)

Capitulation_MontrealEn septembre le Musée de la civilisation de Québec exposait dans la controverse le traité de Paris est celui qui a mis fin, en 1763, à la guerre de Sept Ans et scellé la cession du Canada à l’Angleterre après la défaite des plaines d’Abraham.».  Dans ce contexte notre collaborateur Oitarp a analysé comment  le gouvernement conservateur de Stephen Harper continue à museler le Québec en exerçant un contrôle sans précédent sur la liberté d’expression. À la manière des gouvernements totalitaires, le gouvernement Harper a sa façon bien à lui de réécrire l’histoire canadienne. .» (Cliquez ici pour lire l’article)

CacounaEn octobre, plus de 71,000 indignés signaient la pétition contre le projet Oléoduc Énergie Est de TransCanada qui transporterait 1,1 million de barils par jour de pétrole des sables bitumineux de l’Alberta jusqu’au port de Saint Jean (NB) d’où le pétrole serait exporté.  Avec une note d’espoir Félix Dubé-Nguyen Jr, soulignait que l’ONU condamnait le Canada et le Québec pour leur politique énergétique  et qu’à court terme le pipeline Énergie Est de TransCanada était condamné à ne pas voir le jour (Cliquez ici pour lire l’article)

gndEn novembre, Gabriel Nadeau-Dubois, celui qui a  incarné toute la fougue du printemps érable s’implique pour recueillir les  dons qui serviront à contrer le projet d’oléoduc Énergie Est de TransCanada. M. Nadeau-Dubois a lui-même donné un coup de pouce au mouvement de contestation en remettant sa bourse de 25 000 $, accompagnant le Prix littéraire du gouverneur général 2014 pour son livre Tenir tête, aux citoyens qui veulent contrer ce projet. (Cliquez ici pour lire l’article)

Regard castorien sur le QuébecEn décembre le sculpteur français Castor débarque à Québec pour commenter l’actualité québécoise à travers ses œuvres.

Parmi les pièces originales exposées dans le hall d’entrée du Théâtre de la Bordée  on pouvait voir des sculptures aux titres évocateurs comme : « Sabrer dans la santé, la prime de départ, les dessus-de table, signer la constitution ou que sera demain ?  (Cliquez ici pour lire l’article).

Merci à nos collaborateurs, André Bérubé, AnarchopandaPat Collette, Charles de Lorimier, Sophie Doucet, Félix Dubé-Nguyen Jr, Michel Duchaîne, Christophe Engels, Rose Flamant, Clode Hamelin, Manon Levesque, Jean-Pierre-Matte, Oitarp, Michel Surprenant, et bonne année 2015.

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Ce traité de Paris qui dérange Ottawa et embarrasse Paris

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Une fois encore le gouvernement conservateur de Stephen Harper continue à museler le Québec en exerçant un contrôle sans précédent sur la liberté d’expression. À la manière des gouvernements totalitaires, le gouvernement Harper a sa façon bien à lui de réécrire l’histoire canadienne.  Ainsi « depuis deux ans, Ottawa a tout fait pour empêcher la venue à Québec de l’original du traité de Paris, qui sera finalement exposé du 22 septembre au 2 octobre au Musée de la civilisation de Québec. Document fondateur de l’histoire du Canada, le traité de Paris est celui qui a mis fin, en 1763, à la guerre de Sept Ans et scellé la cession du Canada à l’Angleterre après la défaite des plaines d’Abraham.»

tdpSelon le quotidien Le Devoir « Il aura fallu deux ans de combat diplomatique pour faire venir ce précieux document, qui aurait normalement dû être exposé l’an dernier, année de son 250e anniversaire. De sources française et canadienne, Le Devoir a appris que c’est la décision favorable du ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, au printemps dernier après la visite de la ministre québécoise des Relations extérieures, Christine Saint-Pierre, qui a finalement tranché le débat contre l’avis de la direction du Quai d’Orsay et de l’ambassadeur de France à Ottawa, Philippe Zeller, qui craignaient de mettre à mal les relations de Paris avec Ottawa.

« Ottawa nous a mis tous les bâtons dans les roues », a confirmé l’historien Denis Vaugeois jeudi soir dernier lors d’une table ronde tenue à la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal. L’ambassadeur de France à Ottawa a « informé Paris que la venue du traité ne serait pas bienvenue au Canada », a-t-il déclaré. Selon cet ancien ministre des Affaires culturelles du Parti québécois qui a multiplié les voyages à Paris pour faire venir le document au Musée de la civilisation de Québec, cette exposition entrait en contradiction avec la politique de commémoration du gouvernement fédéral qui ne souhaitait pas rappeler cet épisode douloureux de l’histoire du Québec. Ottawa avait plutôt choisi de célébrer le 200e anniversaire de la guerre anglo-américaine de 1812-1813.  À Ottawa, malgré les pressions du consul général de France à Québec, Nicolas Chibaeff, l’ambassadeur français Philippe Zeller aurait fait « tout son possible » pour s’opposer à la venue du traité, nous a-t-on confirmé à Paris. Il aura d’ailleurs fallu attendre des mois pour obtenir la décision définitive des archives du Quai d’Orsay, seul dépositaire du traité. « Il y a certainement eu des pressions d’Ottawa », nous dit-on à Paris, car Ottawa craignait que cette exposition, alors que le PQ était toujours au pouvoir, ne ravive les sentiments nationalistes. À l’ambassade de France à Ottawa, on se contente d’évoquer un conflit d’agenda. L’ambassadeur souhaitait, dit-on, que la venue du traité (qui a aussi permis à la France de conserver Saint-Pierre et Miquelon) ne coïncide pas avec la visite du président François Hollande à la fin octobre. De son côté, le porte-parole du ministère canadien des Affaires étrangères affirme qu’il « n’a pas été impliqué dans des discussions avec les autorités françaises à ce sujet ».

La Nouvelle-France lors du traité de Paris en 1763

La Nouvelle-France lors du traité de Paris en 1763

La copie anglaise refusée

Pourtant, dès septembre 2012, le Musée canadien des civilisations à Gatineau (rebaptisé Musée canadien de l’histoire) a rejeté les propositions qui lui ont été faites d’exposer ce document fondateur du Canada. À l’époque, l’historien américain Donald C. Carleton Jr préparait la venue de la copie britannique du traité de Paris à l’Old State House de Boston. Son objectif était de rappeler que l’élimination de la menace française au Canada avait fortement contribué à accélérer l’indépendance des États-Unis, ceux-ci n’ayant plus besoin des Britanniques pour se défendre. Carleton s’est naturellement tourné vers les institutions fédérales canadiennes pour faire venir le document au Canada. Après quelques contacts, il s’est buté à une fin de non-recevoir. Le 6 septembre 2012, la directrice du « développement créatif et apprentissage » du musée, Lisa Leblanc, informa l’historien que le musée n’envisageait aucune « exposition d’envergure » sur le traité.

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Reddition de la Nouvelle-France aux Britanniques, Montréal, 1760

Le lendemain, Donald C. Carleton confiait à l’historien québécois Jocelyn Létourneau avoir été « naïf ». Il se disait totalement « déconcerté par la façon dont l’anniversaire de 1763 est, ou plutôt n’est pas, pris en considération par les institutions canadiennes ». Contactée par Le Devoir, Patricia Lynch, du Musée canadien de l’histoire, soutient que si la proposition de Donald C. Carleton a été rejetée, c’est parce que « les dates ne correspondaient pas pour nous ». L’attachée de presse affirme aussi que le musée a« fait des démarches auprès du ministère [français] de la Défense, ainsi que les Affaires étrangères de la France, pour l’emprunter [le traité] ». Or, la direction des archives diplomatiques du ministère français des Affaires étrangères n’a jamais reçu de demande officielle.

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Après deux ans de querelles diplomatiques larvées, le traité sera finalement exposé au Musée de la civilisation de Québec où, compte tenu des conditions de conservation exigeantes, il ne devait être vu que par petits groupes et sur réservation. Mais la demande populaire a obligé le musée à ouvrir la visite plus largement. « Dans l’inconscient collectif, la Conquête demeure quelque chose d’extrêmement important », affirme le directeur général, Michel Côté. Pour Denis Vaugeois, l’attitude du gouvernement fédéral demeure inacceptable.« Harper ne voulait rien savoir de 1763 ni raviver ces souvenirs qui évoquent la cession du Canada, dit-il. C’est incroyable ! Le Canada est pourtant né de ce document qui marque le début de la colonisation britannique. Pourquoi a-t-on si peur de le rappeler ? »

Source : Le Devoir

stevie

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