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Introduction aux structures politiques et sociales de l’autonomie démocratique au Kurdistan syrien (Rojava)

Peripeton (collaboration spéciale)

Peripeton (collaboration spéciale)

La semaine dernière, je participais à une conférence donnée par le grand reporter du Moyen-Orient Robert Fisk. Il a recueilli d’immenses quantités d’informations sur l’État islamique, l’intervention de l’Arabie saoudite, les forces occidentales, la dynamique complexe entre régime Assad, Israël, Hezbolah et le reste du monde. Dans son discours, il n’a pas mentionné ni les Kurdes ni le Kurdistan syrien. À la fin de son discours, il a admis que pour la première fois après 40 ans dans la région, il ne comprend pas ce qui se passe. Pour moi, de nos jours le sort de l’humanité tout entière est plus interconnecté que jamais, si l’on ne voit pas les tendances mondiales, alors il est impossible de comprendre ce qui se passe ailleurs sur  la planète. Il me semble que les précédentes générations trouvent vraiment difficile de comprendre les développements politico-sociaux et économiques au-delà du récit dominant et classique. Ils trouvent qu’il est impossible de comprendre que les êtres humains partout dans le monde agissent afin de changer leurs sociétés et que  la vie ne repose pas sur des idéologies structurées et des constructions idéalistes basées sur un modèle unique, mais plutôt sur l’écoute de leurs instincts, la détection des besoins de leurs communautés, tout en étant en harmonie avec la nature qui les entoure.

Jeunes kurdes dans les rues de Rojava au Kurdistan syrien

             Jeunes kurdes dans les rues de Rojava au Kurdistan syrien

Ce qui se passe au  Kurdistan syrien en plein milieu d’une guerre brutale est un changement de paradigme aux proportions monumentales. Des expériences analogues ont eu lieu auparavant dans d’autres endroits sur la terre, mais elles ont toujours été écrasées violemment par les forces en place. C’est probablement la première fois que ces gens comprennent que ce ne sont pas seulement une possibilité mais une certitude, et préparent l’ensemble de la population à cette éventualité. Je souhaite que  ce texte devienne un exemple et une inspiration de ce que peu de gens déterminés avec aucun pouvoir «réel» peuvent créer autour d’eux, même quand la guerre fait rage.

Carte des régions habitées par les Kurdes. On y voit le Kurdistan irako-turco-syrien.

Carte des régions habitées par les Kurdes. On y voit le Kurdistan irako-turco-syrien.

La colombe de la paix

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cheval 1

Au Québec, comme en Belgique, la population est caractérisée par une importante diversité culturelle qui vient enrichir le tissu social. Toutefois, pour que le corps social fonctionne efficacement il faut que chacun puisse s’y épanouir car il n’est pas possible de vivre dans une société, de s’y intégrer, sans en comprendre ses multiples aspects et ses nombreux défis. C’est ainsi que «De la Tunisie à l’Egypte, de la Syrie au Yémen, de l’Afrique à l’Europe, de la Grèce à l’Espagne, en passant par l’Islande, la France et tant d’autres encore, un mouvement est né. 

La grande main

Par divers chemins, nous faisons le constat accablant d’un système en déliquescence qui nous rend orphelins de nos propres existences. Chez nous,ce constat se fait sur le cadavre en putréfaction de nos démocraties libérales, dont l’essence n’est autre que de prôner l’individu comme fin. 

eteignez-votre-tele-et-rejoignez-les-indignez-du-quebec

Chacun tire les conclusions d’un système qui, en recherche de productivité maximale, fasciné par la hiérarchie, l’expertise rationnelle et la compétition, pousse à la déresponsabilisation et au désinvestissement de la chose publique.Les politiques nous abusent. De l’austérité qui ne concerne que les faibles aux crises mécaniques du système capitaliste, notre réduction à l’état d’esclavage par les logiques marchandes des sacro-saintes lois du marché nous accablent et nous tuent tous les jours un peu plus.

j'accepte

Partout s’exprime sous diverses formes le conformisme et la passion pour le divertissement, fuite effrénée dans la consommation passant d’une jouissance à l’autre,sans fins, sans mémoires et sans projets. L’amour solipsiste de sa petite personne et de son affaire privée comme religion d’Etat. Et pourtant, du néant surgissent certains possibles. Le problème de la démocratie ne réside pas dans son application, mais bien dans ses fondements. Une des raisons pour lesquelles elle se maintient si bien, c’est qu’elle nous donne l’illusion d’être impliqués dans le politique et d’avoir de l’emprise sur nos vies via un certain nombre de choix qui peuvent être posés : entre plusieurs candidats électoraux, entre différents amendements, entre plusieurs marchandises, entre divers types d’études ou  d’emplois..     

Indignés de tous les pays unis

La démocratie permet aussi de pacifier les conflits d’intérêts.Elle nous fait croire que les conditions de départ seraient égales et que, en palabrant,le bon sens devrait nous amener à trouver des solutions équitables. Elle parvient plus ou moins bien à gommer des rapports de domination entre ceux qui possèdent -la puissance, l’argent, l’outil de production et tout autre privilège reconnus socialement – et ceux qu’ils visent à déposséder pour asseoir leur pouvoir. L’ennui,c’est qu’en gommant, la démocratie évite de s’attaquer à la racine des problèmes. Qu’elle est une manière de gouverner où tout- ou presque – peut être dit. Mais à une condition:que ces idées ne prennent pas corps ! »

Une journée d’Ivan…

l’indigné

L’épisode bruxellois :

projet ou utopie ?

la main du peuple

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