Archives de Tag: sables bitumineux

Les chefs autochtones vous invitent à se joindre à eux

haidaDepuis que le gouvernement Trudeau a autorisé la construction du pipeline Trans Mountain, de Kinder Morgan, les chefs autochtones sont inquiets  puisque  ce nouveau pipeline qui reliera l’Alberta à la côte ouest canadienne permettra d’augmenter la capacité quotidienne du réseau de transport de pétrole de 300 000 à 890 000 barils.

Tracé du futur pipeline Trans Mountain, de Kinder Morgan,

Tracé du futur pipeline Trans Mountain, de Kinder Morgan,

Appel des chefs autochtones

Nous appelons nos amis et alliés à se joindre à nous pour défendre nos terres et notre environnement contre l’expansion des sables bitumineux aux dépens de nos territoires traditionnels. Nous sommes solidaires des  protecteurs de l’eau, des terres autochtones et de leur environnement depuis  l’île de la Tortue à la Colombie-Britannique.  Du Québec, jusqu’à Burnaby.  De l’île Lelu jusqu’aux chutes Muskrat en passant par Standing Rock.coast-protectors

Les peuples autochtones ont systématiquement rejetés à plusieurs reprises  le projet pétrolier de pipeline de Kinder Morgan.  De même qu’ils se sont opposés à l’arrestation du grand chef Stewart Phillip président de l’UBCIC, qui a eu lieu sur la montagne Burnaby en novembre 2014. Une approbation fédérale constituerait une violation flagrante de nos titres et de nos droits autochtones et  une violation de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

Joignez-vous aux peuples autochtones en signant la pétition pour défendre la Terre Mère contre l’expansion des sables bitumineux et le projet de Kinder Morgan

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Quel avenir pour Fort McMoney ?

Rose Flamant

      Rose Flamant

Le drame humain et environnemental de Fort McMurray est unique dans l’histoire du Canada. Ce gigantesque incendie a ravagé plus de 2000km², soit l’équivalent de trois fois la taille d’Edmonton, ou plus de  quatre fois la superficie l’île de Montréal. Les quelques 100,000 personnes évacuées se retrouvent à la rue dans une ville en cendre.

Près de 25% de l’économie canadienne

Lorsque l’on sait que près du quart de l’économie canadienne est liée à l’industrie du pétrole on comprend l’engouement qu’a suscité chez les travailleurs l’attrait de Fort McMurray.  Dans cette ville, avant la tragédie et la chute du baril de pétrole on pouvait travailler chez MacDo à 20$ de l’heure, et les ouvriers spécialisés gagnaient facilement 4000 $ pour une semaine 84 heures. L’argent coulait à flot et la vie était belle!

Vue aérienne de Fort McMurray avant l'incendie

                    Vue aérienne de Fort McMurray avant l’incendie

L’envers de la médaille

brasierOn ne fait pas d’omelette sans casser des œufs et bien avant la catastrophe les militants écologistes ont été nombreux à tirer la sonnette d’alarme car l’exploitation des sables bitumineux provoque quotidiennement un déversement de 11 millions de litres d’eau toxique – soit 4 milliards de litres par année – et émet en gaz à effet de serre l’équivalant de 15 millions d’automobiles. Pourtant comme la souligné Gabriel Nadeau Dubois, on doit pouvoir réfléchir aux causes environnementales de cette tragédie, sans pour autant rejeter la responsabilité sur les travailleurs de l’industrie des sables bitumineux.

gnd

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Une nouvelle étude souligne les dangers du projet d’oléoduc de TransCanada

Sophie Doucet

Sophie Doucet

La compagnie TransCanada poursuit actuellement ses démarches afin de réaliser un nouveau projet d’oléoduc, d’une longueur de 4600 kilomètres, visant à transporter environ 1,1 million de barils de pétrole brut par jour (130 millions de litres par jour) de l’Alberta et de la Saskatchewan vers des raffineries de l’est du Canada, soit deux raffineries situées au Québec (à Montréal et près de la ville de Québec) et une raffinerie située à Saint John au Nouveau-Brunswick.

Ce projet, évalué à 12 milliards de dollars, a fait l’objet d’une nouvelle étude commandée par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). Selon cette étude si un déversement se produisait, pas moins de 64 kilomètres de rivières seraient souillés par le pétrole et 26 stations de pompage d’eau potable seraient atteintes en à peine 12 heures. Presque la totalité des prises d’eau potable autour de Montréal seraient contaminées et la décontamination pourrait prendre jusqu’à cinq ans.

En 13 minutes, plus d’un million de litres déversés

La quantité de pétrole que souhaite exporter TransCanada est astronomique : 1,1 million de barils transiteraient chaque jour par le Québec, l’équivalent de plus de 2000 litres par seconde. Et l’étude de la firme Savaria ne présente pas ici le pire des scénarios. Elle part de la supposition que la pétrolière serait en mesure d’arrêter un déversement en 13 minutes. En 13 minutes, c’est plus d’un million de litres de pétrole qui pourraient s’écouler dans l’environnement. Or, TransCanada avoue qu’il lui faudrait jusqu’à 22 minutes pour fermer les vannes en cas de déversements.

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En 13 minutes, c’est plus d’un million de litres de pétrole qui pourraient s’écouler dans l’environnement (photo Greenpeace)

Fuite indétectable si inférieures à 1,5% du volume transporté

TransCanada affirme également qu’elle ne peut pas détecter de sa salle de contrôle des fuites qui seraient inférieures à 1,5% du volume transporté dans le pipeline. Par conséquent une fuite de 1,5% pourrait s’écouler pendant des heures, voire des jours sans que TransCanada ne s’en rende compte. Au bout d’une journée ce serait 2,6 millions de litre de pétrole qui se retrouverait dans l’environnement, au bout de deux jours 5,2 millions de litres, etc. En guise de comparaison, 100 000 litres de pétrole léger se sont retrouvés dans la rivière Chaudière  lors de la tragédie du Lac-Mégantic et les effets s’en ressentent encore…

Risques de glissements de terrain sur les rives traversées

panacheÇa ne prend pas beaucoup d’imagination pour anticiper les conséquences sur l’approvisionnement en eau d’un déversement de pétrole lourd des sables bitumineux à proximité du Fleuve Saint-Laurent, en plein hiver, avec la présence de glaces… Et comme si ce n’était pas assez, les rives d’une trentaine de cours d’eau dans les secteurs franchis par le pipeline présentent des risques évidents de glissements de terrain en raison de leur instabilité.

Voilà seulement quelques-unes des raisons pour lesquelles plus de 50 municipalités du Québec ont déjà dit non merci à TransCanada, alors que plusieurs s’apprêtent à emboiter le pas. Il est de notre devoir d’exiger que le Québec fasse mieux que de devenir complice de l’expansion des sables bitumineux en permettant le passage d’Énergie Est sur son territoire. L’avenir est dans une sortie rapide du pétrole. TransCanada ne ferait que nous y enfoncer davantage. Ne les laissons pas faire.

Vous souhaitez recevoir nos appels à l’action ?
Inscrivez-vous sur www.greenpeace.ca/sablesbitumineux

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25 000 personnes manifestent devant l’assemblée nationale du Québec

Charles de Lorimier

Charles de Lorimier

-Québec- La Marche Action Climat qui s’est terminée il y a quelques heures à peine a été un immense succès de mobilisation : plus de 25 000 personnes qui ont à cœur l’avenir des prochaines générations se sont réunis pour faire entendre leur voix, pour dire OUI à la protection du climat, NON à TransCanada et au pétrole issu des sables bitumineux, et se prononcer POUR les énergies renouvelables.

Et maintenant?

Ce n’est qu’un début! La Marche a permis de réaliser qu`à travers le Québec, la tendance est forte : nous ne voulons pas d’un Québec sale. Jeunes, travailleurs, agriculteurs, syndicats, religieux, familles, retraités ou étudiants, Premières Nations, en ville ou en campagne : de nombreux groupes citoyens s’expriment haut et fort en faveur de la protection du climat.

Nous voulons que le Québec devienne un chef de file en termes d’énergies renouvelables, que le climat soit au cœur des préoccupations de nos gouvernements. Chacun peut agir : informez-vous, participez aux tables rondes ou aux conférences organisées dans vos régions, devenez bénévoles!

climat

Des pistes d’action :

–  Devenez supporter du Mouvement bleu Terre, et agissez directement auprès de votre municipalité pour demander le droit à vivre dans un environnement sain. Déjà, les villes de Boucherville, Montréal ou Austin ont reconnu ce droit.  Il y a déjà 72 supporters de ce mouvement à Rimouski, et 56 à Saguenay. Joignez-vous à eux!

–   Les bélugas de Cacouna sont  officiellement protégés de la menace d’un port pétrolier, mais la bataille n’est pas terminée! Aidez-nous à protéger notre fleuve, notre climat et notre eau potable en faisant un don. Votre contribution, si minime qu’elle soit, aura des impacts tangibles et importants!

–   Vous pouvez aussi participer aux Journées de la nature partout au Québec du 22 au 24 mai. Si vous êtes à Montréal, rejoignez-vous le vendredi 22 mai pour le Grand Pique-Nique urbain à la Maison du développement durable.

Ce n’est qu’un début! Continuez à nous suivre, ensemble notre voix est plus forte.

Source :  Fondation David Suzuki

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La revue de l’année 2014 des indignés du Québec

indLes indignés du Québec vous proposent leur revue de l’année 2014 à partir des événements marquants qu’ils ont soulignés tout au long de l’année.

En janvier les Indignés présentaient le court-métrage de Maxime Ginolin intitulé Éthique environnementale selon David Carniste.  Dans ce film l’industriel David Carniste,  lobbyiste de l’agro-alimentaire, est choisi pour représenter l’humanité et il doit répondre des conséquences des actes de l’espèce humaine devant un tribunal présidé par le juge MagiCJacK. (Cliquez ici pour lire l’article)

jugement 1

abeille 1En février les Indignés s’inquiétaient de voir les abeilles disparaître par millions car selon une étude  publiée dans la revue PLoS ONE, par  une équipe de l’Université du Maryland et du ministère de l’Agriculture des États-Unis, les recherches sur le terrain ont permis d’identifier les pesticides et les fongicides qui contaminent le pollen que les abeilles recueillent pour nourrir leurs ruches. (Cliquez ici pour lire l’article)

lawrenceEn mars les Indignés s’invitaient dans la campagne électorale en vous proposant une revue des caricatures qui traduisaient  l’état d’âme des électrices et des électeurs du Québec. (Cliquez ici pour lire l’article).

 En avril Félix Dubé-Nguyen Jr, s’interrogeait sur les coûts de construction du pont Champlain évalués entre 3 à 5 milliards $. Selon les recherches effectuées par M. Dubé-Nguyen, le viaduc de Millau en France, considéré comme un chef-d’oeuvre ingénierie contemporaine n’a coûté que 320 millions € soit 487 424 000.00  $. . (Cliquez ici pour lire l’article).

En mai, André Bérubé, du mouvement le mouvement Occupy, section Québec, remportait  la victoire en cour des petites créances contre la ville indignezde Québec, confirmant sa prétention selon laquelle la Ville de Québec aurait agi illégalement et aurait violé sa liberté d’expression lors du démantèlement du campement en novembre 2011. (Cliquez ici pour lire l’article).

En juin, Oitarp s’interrogeait sur la médecine à deux vitesses de Philippe Couillard puisque le  25 juin 2008, celui-ci  annonçait sa démission comme ministre de la santé, en compagnie du premier ministre carte_soleilJean Charest qui lui a rendit un vibrant hommage. Moins de deux mois après son retrait de la vie politique, l’ex-ministre Couillard était engagé par le fonds d’actions Persistence Capital Partners (PCP), propriétaire des cliniques privées Medisys. Malgré le tollé de protestations, l’ex-ministre avoua candidement avoir eu des contacts avec son futur employeur alors qu’il était titulaire du portefeuille de la Santé. Il avait d’ailleurs signé deux décrets favorisant l’expansion des cliniques privées alors qu’il songeait à se joindre à PCP..  (Cliquez ici pour lire l’article).

résistanceEn juillet, Sophie Doucet, nous annonçait que les Gazières et les  pétrolières pourront désormais forer à 500 mètres d’un site de prélèvement d’eau en vertu du règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP) adopté par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.  (Cliquez ici pour lire l’article).

En août les Indignés du Québec étaient conviés à participer au grand concours intitulé « Envoyez un livre au ministre Bolduc ».  Le ministre libéral avait suscité l’indignation de la population suite aux révélations du quotidien Le Devoir qui rapportait que le assez de livresministre Bolduc ne voyait pas de problème à ce que les commissions scolaires coupent cette année dans l’achat de livres pour garnir les bibliothèques de leurs écoles. «Il n’y a pas un enfant qui va mourir de ça et qui va s’empêcher de lire, parce qu’il existe déjà des livres [dans les bibliothèques]», avait affirmé le ministre Bolduc avant d’ajouter : «J’aime mieux qu’elles [les écoles] achètent moins de livres. Nos bibliothèques sont déjà bien équipées.» (Cliquez ici pour lire l’article)

Capitulation_MontrealEn septembre le Musée de la civilisation de Québec exposait dans la controverse le traité de Paris est celui qui a mis fin, en 1763, à la guerre de Sept Ans et scellé la cession du Canada à l’Angleterre après la défaite des plaines d’Abraham.».  Dans ce contexte notre collaborateur Oitarp a analysé comment  le gouvernement conservateur de Stephen Harper continue à museler le Québec en exerçant un contrôle sans précédent sur la liberté d’expression. À la manière des gouvernements totalitaires, le gouvernement Harper a sa façon bien à lui de réécrire l’histoire canadienne. .» (Cliquez ici pour lire l’article)

CacounaEn octobre, plus de 71,000 indignés signaient la pétition contre le projet Oléoduc Énergie Est de TransCanada qui transporterait 1,1 million de barils par jour de pétrole des sables bitumineux de l’Alberta jusqu’au port de Saint Jean (NB) d’où le pétrole serait exporté.  Avec une note d’espoir Félix Dubé-Nguyen Jr, soulignait que l’ONU condamnait le Canada et le Québec pour leur politique énergétique  et qu’à court terme le pipeline Énergie Est de TransCanada était condamné à ne pas voir le jour (Cliquez ici pour lire l’article)

gndEn novembre, Gabriel Nadeau-Dubois, celui qui a  incarné toute la fougue du printemps érable s’implique pour recueillir les  dons qui serviront à contrer le projet d’oléoduc Énergie Est de TransCanada. M. Nadeau-Dubois a lui-même donné un coup de pouce au mouvement de contestation en remettant sa bourse de 25 000 $, accompagnant le Prix littéraire du gouverneur général 2014 pour son livre Tenir tête, aux citoyens qui veulent contrer ce projet. (Cliquez ici pour lire l’article)

Regard castorien sur le QuébecEn décembre le sculpteur français Castor débarque à Québec pour commenter l’actualité québécoise à travers ses œuvres.

Parmi les pièces originales exposées dans le hall d’entrée du Théâtre de la Bordée  on pouvait voir des sculptures aux titres évocateurs comme : « Sabrer dans la santé, la prime de départ, les dessus-de table, signer la constitution ou que sera demain ?  (Cliquez ici pour lire l’article).

Merci à nos collaborateurs, André Bérubé, AnarchopandaPat Collette, Charles de Lorimier, Sophie Doucet, Félix Dubé-Nguyen Jr, Michel Duchaîne, Christophe Engels, Rose Flamant, Clode Hamelin, Manon Levesque, Jean-Pierre-Matte, Oitarp, Michel Surprenant, et bonne année 2015.

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André Pratte et son amour pour les pipelines

Mehdi A. Lienation

Mehdi A. Lienation

Avant même que le projet d’oléoduc Énergie Est soit nommé ainsi, André Pratte, l’éditorialiste en chef du quotidien La Presse, prenait position en faveur du développement de ce pipeline. Dans son premier éditorial sur le sujet intitulé « Notre Keystone » [1] le 5 avril 2013, Pratte tente de discréditer la présence de préoccupations liées aux enjeux environnementaux d’un tel projet. Martine Ouellet, qui était Ministre des Ressources naturelles à l’époque, se questionnait sur la provenance du pétrole, dans ce cas-ci des sables bitumineux d’Alberta, et sur quels impacts l’importation de ce pétrole allait avoir sur le taux d’émission à effet de serre. En réponse à ces préoccupations, Pratte déclare que « [c]’est le genre d’a priori dont il faudra se défaire dans l’évaluation de ce projet ». Pour ce qu’il est de la provenance, l’éditorialiste utilise l’argument que le pipeline ne servirait pas uniquement à transporter le pétrole sale de l’Alberta, mais aussi du pétrole plus conventionnel des États-Unis. Il prétend ceci comme un fait sans que l’on ne sache réellement le pourcentage que TransCanada voudrait allouer au pétrole des États-Unis dans cet oléoduc. Ensuite, il utilise des sophismes de faux dilemmes très malhabiles pour tenter d’atténuer les impacts environnementaux du projet Énergie Est. En écrivant des phrases comme : « le bitume albertain n’est pas le seul “pétrole sale” » ou le pétrole « pourrait aussi venir par train, un moyen de transport de plus en plus prisé par les producteurs du continent », Pratte tente de contourner le réel problème, à savoir si le transport par pipeline du pétrole des sables bitumineux au Québec a des impacts négatifs sur l’environnement.

effet de serre

Depuis les quatre derniers mois, l’éditorialiste en chef de La Presse n’a cessé de multiplier ses attaques contre les écologistes qui sont contre le projet Énergie Est. Dans son éditorial du 28 octobre 2014 intitulé « Simpliste et irréaliste »[2], André Pratte va même jusqu’à dire que l’impact des émissions de gaz à effet de serre provenant des sables bitumineux de l’Alberta est « minuscule » à l’échelle planétaire. Pourtant, selon une étude de Greenpeace citée dans La Presse du 23 janvier 2013, l’exportation de ces sables bitumineux se retrouve au 5e rang des menaces climatiques avec un « rejet de 48 mégatonnes de gaz à effet de serre (GES) par année, soit 7% des émissions totales du Canada »[3]. Bien qu’il y ait d’autres études qui arrivent à d’autres résultats, le terme « minuscule » sert à clore le débat scientifique. Pratte fait donc du déni quant aux preuves amenées par les experts afin de légitimer le projet Énergie Est. Un autre argument qu’il utilise pour minimiser les potentiels impacts sur l’environnement est celui que « les fuites importantes de pétrole transporté par oléoduc sont rares, et des mesures peuvent être prises pour les rendre encore moins probables »[4]. Encore avec une absence de raisonnement scientifique, Pratte fait fi des chiffres qui martèlent le transport de pétrole par oléoduc. Comme le démontrent Paul Journet et Charles Côté de La Presse, « [s]elon l’Association of American Railroads, au cours des 10 dernières années aux États-Unis, les fuites de pétrole transporté par train totalisaient 2268 barils. Pour l’oléoduc, le volume est 210 fois plus important: il s’élève à 474 441 barils »[5]. Encore une fois le relativisme de Pratte dédramatise une réalité préoccupante.

georgie

À la lecture de son argumentaire, une question demeure : pourquoi André Pratte continue-t-il d’ignorer les faits que font ressortir ses collègues journalistes? Peut-être par amour inconditionnel pour les pipelines (il approuve aussi fermement le projet d’oléoduc Keystone XL aux États-Unis). Ou peut-être parce que le rôle d’un éditorialiste en chef est de faire ressortir les intérêts de son propriétaire, en l’occurrence Power Corporation. Comme nous le rappelle le journaliste Pierre Dubuc, « Power Corporation […] est (l’)un des principaux actionnaires de la pétrolière Total, qui a d’importants intérêts dans l’exploitation des sables bitumineux »[6]. Tout cela porte à réflexion…

[1] http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/andre-pratte/201304/04/01-4637677-notre-keystone.php

[3] http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/andre-pratte/201410/27/01-4813240-simpliste-et-irrealiste.php

[3] http://www.lapresse.ca/environnement/dossiers/les-sables-bitumineux/201301/23/01-4614053-les-sables-bitumineux-5e-menace-climatique-selon-greenpeace.php

[4] http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/andre-pratte/201409/15/01-4800470-or-noir-et-baleines-blanches.php

[5] http://www.lapresse.ca/actualites/dossiers/tragedie-a-lac-megantic/201307/10/01-4669402-transport-de-petrole-oleoduc-ou-train-chacun-a-ses-risques.php

[6] http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=5133%20

0 22 avril 2012  fin de la manif la main

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Les citoyens du monde refusent que l’industrie des sables bitumineux du Canada participe à la destruction de la biodiversité

sbLes sables bitumineux de l’Athabasca sont d’immenses dépôts de bitume ou de pétrole superlourd situés dans le nord-est de l‘Alberta au Canada. Ils s’étendent sur 149,000 km2 ce qui représente près de 5 fois la superficie de la Belgique!, La production de pétrole des sables bitumineux émet de 3 à 4 fois plus de gaz à effet de serre que la production de pétrole lourd conventionnel. Cela en fait le pétrole le plus polluant au monde.

L’extraction des sables bitumineux est le plus grand projet industriel au monde et est la cause de nombreux problèmes environnementaux, de droits de l’homme et de santé publique. La production de pétrole issue des sables bitumineux devrait passer de 1,9 million de barils à 5 millions de barils par jour!  «L’Agence Internationale de l’Énergie rapporte que cette capacité de production correspond à des scénarios de consommation de pétrole qui mènerait à une augmentation catastrophique des températures.»

          Suivez-nous sur Facebook: facebook.com/stopcanadastarsands

                Suivez-nous sur Twitter : @StopCDNTarSands: #stopcanadastarsands

Canada Tarsands in Alberta

Nous, citoyens du monde, demandons à nos dirigeants respectifs de ne pas mettre en place des politiques favorisant l’expansion des sables bitumineux du Canada. Cela inclut le support à des entreprises nationales ou internationales impliquées de près ou de loin dans l’extraction, le transport ou le raffinage des produits pétroliers dérivés des sables bitumineux du Canada.

Nous, citoyens du monde, refusons de supporter une industrie qui aggrave fortement la crise climatique en cours et qui hypothèque l’avenir des générations futures.

Nous, citoyens du monde, refusons de laisser une industrie porter atteinte à la santé et la qualité de vie des populations autochtones vivant près des installations extractives des sables bitumineux du Canada.

sb2

Nous, citoyens du monde, demandons instamment à nos dirigeants respectifs de prendre des décisions politiques permettant la sortie de notre dépendance aux énergies fossiles. Nous leur demandons également de prendre des décisions politiques fortes afin de favoriser les énergies renouvelables et l’avènement d’une société énergétiquement sobre. Nous leur demandons également de cesser de subventionner le secteur des énergies fossiles.

Finalement, nous, citoyens du monde, affirmons notre volonté d’utiliser notre droit de vote lors d’élections afin de sanctionner les dirigeants présents ou futurs qui refuseraient d’entendre notre appel commun.   Signez la pétition iciPour rejoindre les auteurs de cette pétition, cliquez ici.

regc3a9rescence

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