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Radio Cadenas n’apprécie pas sa critique du 375 anniversaire de Montréal

Félix Dubé-Nguyen Jr.

Félix Dubé-Nguyen Jr.

Le chroniqueur Fred Dubé a été remercié par Radio Canada pour avoir  dépassé les limites dans sa dernière chronique.  M. Dubé a en effet dénoncé la composition du Conseil d’administration du 375e anniversaire de Montréal qui selon lui «est une vraie honte».

 – Vous allez comprendre l’expression le monde est petit surtout si on est riche et ultra libéral a-t-il précisé. M. Dubé a poursuivi en disant que la «Présidente du conseil c’est France-Chrétien Dsemarais, fille de Jean Chrétien et l’épouse d’André Desmarais de Power Corp, le fil de Paul Desmarais (…)».  Il a ensuite dénoncé la présence sur le CA de «M. Guy Breton, recteur de l’Université de Montréal qui avait déclaré en parlant du rôle de l’enseignement que les cerveaux doivent correspondent aux besoins des entreprises»…

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Fred Dubé

Fred Dubé s’en est pris également à un autre membre du CA, M. Stephan Bronfman, «riche homme d’affaire qui fut directeur de Justin Trudeau pour sa campagne de collecte de fonds».  Selon Dubé, M. Bronfman aurait «un accès très privilégié au maire Coderre et il est en faveur de la liberté linguistique, une manière polie de dire que le français fuck off». Sans oublier Andrew Molson, riche héritier de la famille Molson qui,  toujours selon le chroniqueur, a «construit son immense fortune avec le colonialisme, les rachats de terre après la conquête, leur magouille dans les chemins de fer.  À l’époque le passe-temps favori de la famille Molson  était  de regarder les patriotes se faire pendre en mangeant du  popcorn rose».

Suite à son licenciement Fred Dubé a déclaré que «c’est avec tristesse que je vous annonce qu’on m’a mis dehors. Parce que mon humour n’était pas assez léger et que j’ai dépassé les limites avec ma dernière chronique (ci-bas). Malgré les imperfections, j’aurai mis tout mon cœur dans ces chroniques pour une émission de qualité que j’aime. Avant de nouveaux projets, je poursuivrai mon humour sur scène. » 

cap

                 Cliquez sur l’image pour entendre la chronique de Fred Dubé

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On a mal au pays Philippe

Gérald Godin

Gérald Godin

Par les coquerelles de parlement, les crosseurs d’élections, les patineurs de fantaisie, les tarzans du salut public, j’ai mal à mon pays. Par les écrapoutis d’assemblée nationale, les visages de peau de fesse, les toutounes de la finance, les faux surpris de McGill, j’ai mal à mon pays

Par les plorines du Sénat, les savates des sociétés du bon parler, la puanterie des antichambres des ministres, les va-la-gueule de l’égalité ou l’indépendance, j’ai mal à mon pays.  Par les poubelles du Canada mon pays mon profit, par les regrattiers du peuple dans les pawn-shops de la patrie, j’ai mal à mon pays Par les écartillés de l’honnêteté, par les déviargés de la dignité, par les déplottés de la vérité, j’ai mal à mon pays.  Par les pas clair-de-nœuds par ceux qui ont des meubles en cadeau, par les baveux du million mal acquis j’ai mal à mon pays. Par les éjarrés de la vente au plus offrant. par ceux qui nous trahissent pour du cash et nous chantent la pomme à crédit, j’ai mal à mon pays

coucouille
Par les peddlers du fédéralisme enculatif. et la ratatouille du pot-de-vin  par les gras durs de radio-cadenas, par les passeux de sapins, les tireux de ficelles, les zigonneux de fonds publics, par tous ceux qui ont des taches de graisse sur la conscience, j’ai mal à mon pays.  Par ces maudits tabarnaques, de cinciboires de cincrèmes, de jériboires d’hosties toastées, de sacraments d’étoles de crucifix de calvaires de trous-de-cul , j’ai mal à mon pays  jusqu’à la fin des temps.
(Gérald Godin, Libertés surveillées, 1975)

Merci à Sol Zanetti d’avoir ramené dans l’actualité ce beau poème de Godin,   Étrange destin que celui de Gérald Godin qui aura donc vécu de paradoxe en paradoxe jusqu’à la fin. Devenu politicien jusqu’au bout des doigts, il se retrouve dans l’incapacité de se présenter aux élections de 1994.  Guy Godin Un poète en politique. Essai. (2000).

conscience

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Hommage à Pierre Falardeau

La révolution

Pour cette centième chronique les Indignés du Québec, vous offrent  cet  hommage à Pierre Falardeau par l’entremise du poète indigné Oitarp. Falardeau un indigné de la première heure mérite d’être revisité.  Pour les francophones hors-Québec, si vous ne  comprenez pas tout, ben pognez vous un dictionnaire québécois tabarnak !  Lachez vous lousses mes chums, pis payez-vous un trip !

nous sommes les 99%

Hommage à Pierre Falardeau

Pierre Falardeau est disparu le 3 octobre 2009.  Polémiste de la première heure.  Falardeau entreprend des études en anthropologie à l’Université de Montréal en 1967.  En 1971, il réalise son premier documentaire : Continuons le combat qu’il  présente comme le premier volet de son mémoire de maîtrise intitulé « La lutte ». Dans ce scénario, Falardeau se sert de la lutte (catch pour les français) comme un exemple du rituel de la dualité manichéenne véhiculée par la société pour départager les bons et les méchants.

Falardeau

Auteur d’une vingtaine de films, presqu’autant de publications, l’œuvre de Falardeau est riche.  Le temps des bouffons paru en 1993  est particulièrement intéressante : « On est au Ghana en 1957, avant l’indépendance. Jean Rouch tourne un documentaire, Les Maîtres fous, sur la religion des Haoukas. Chaque année, les membres de la secte se réunissent pour fêter. Ils sont possédés. Possédés par des dieux qui s’appellent le gouverneur, le secrétaire général, la femme du gouverneur, le général, la femme du docteur. En 1957, le Ghana, c’est une  colonie britannique… quelques rois nègres pour faire semblant, mais les vrais maîtres sont anglais. Une colonie avec tout le kit: Union Jack, God Save the Queen, perruques, cornemuse, pis la face de la reine en prime. Ici, on connaît.

Soumis !

La religion Haoukas reproduit le système colonial en plus petit, mais à l’envers. Les colonisés se déguisent en colonisateurs, les exploités jouent le rôle des exploiteurs, les esclaves deviennent les maîtres. Une fois par année, les pauvres mangent du chien. Une fois par année, les fous sont maîtres. Le reste du temps, les maîtres sont fous. On est au Québec en 1985. Chaque année, la bourgeoisie coloniale se rassemble au Queen Elizabeth Hotel pour le banquet du Beaver Club. Ici, pas de possédés, juste des possédants. A la table d’honneur, avec leur fausse barbe et leur chapeau en carton, les lieutenants gouverneurs des 10 provinces, des hommes d’affaires, des juges, des Indiens de centre d’achats, des rois nègres à peau blanche qui parlent bilingue. Comme au Ghana, on célèbre le vieux système d’exploitation britannique. Mais ici, c’est à l’endroit. Ici, les maîtres jouent le rôle des maîtres, les esclaves restent des esclaves. Chacun à sa place!

Allez travailler bande de paresseux !

Allez travailler bande de paresseux !

– Bonsoir, mesdames et messieurs. Good evening, ladies and gentlemen. My name is Roger Landry. I am your president of the Beaver Club. It is my privilege to welcome you to the twenty-seventh annual dinner of the Beaver Club celebrating this year the two-hundredth anniversary of the Beaver Club in Montreal. Sont réunis ici ce soir, dans cette illustre enceinte, des personnalités dont le seul nom évoque assurément la grandeur et l’honorabilité; puisque, en fait, à cette table ils sont tous honorables. En titre… Mais rassurez-vous, ce soir, exceptionnellement, ils redeviennent tous humains et les règles du protocole sont dès maintenant abolies. Avant de ce faire, j’ai reçu, il y a quelques instants, a few minutes ago this telegram: I am very sorry that I am unable to be with you tonight, but I am pleased to be able to send congratulations on the occasion of the anniversaries. Je vous souhaite à tous une soiré agréable et au Beaver Club beaucoup de succès dans les années à venir. The right honorable prime minister of Canada, Brian Mulroney.

Nous sommes les 99%

Des bourgeois pleins de marde d’aujourd’hui déguisés en bourgeois pleins de marde d’ autrefois célèbrent le bon vieux temps. Le bon vieux temps, c’est la Conquête anglaise de 1760; par la force des armes, les marchands anglais s’emparent du commerce de la fourrure. Chaque année, les grands boss se réunissent pour fêter leur fortune. Ils mangent, ils boivent, ils chantent. Ils s’appellent McGill, Ellice, Smith, Frobisher, Mackenzie. C’est ca, le Beaver Club il y a 200 ans. C’est la mafia de l’époque. Ils achètent tout : les terres, les honneurs, les médailles, le pouvoir, tout ce qui s’achète. La gang de fourrure forme lentement l’élite de la société. Les voleurs deviennent tranquillement d’honorables citoyens. Ils blanchissent l’argent sale en devenant banquiers, seigneurs, politiciens, juges. C’est ça, le Beaver Club au début. Deux cents ans plus tard, leurs descendants, devenus tout à fait respectables, font revivre cette fête par excellence de l’exploitation coloniale. Le gros Maurice, ministre des Forêts, devenu boss d’une multinationale du papier. Jeanne Sauvé, sa femme, administrateure de Bombardier, d’Industrial Insurance, et gouverneuse générale. Marc Lalonde, ancien ministre des Finances, maintenant au conseil d’administration de la City Bank of Canada. Francis Fox, ministre des Communications, engagé; par Astral Communications. Toute la gang des Canadiens français de service est là, costumé en rois nègres biculturels. Des anciens poiticiens devenus hommes d’affaires. Des anciens hommes d’affaires devenus politiciens. Des futurs politiciens encore hommes d’affaires.

Le français se dégrade à Montréal

Toute la rapace est là: des boss pis des femmes de boss, des barons de la finance, des rois de la pizza congelée, des mafiosos de l’immobilier. Toute la gang des bienfaiteurs de l’humanité.  Des charognes à qui on élève des monuments, des profiteurs qui passent pour des philanthropes, des pauvres types amis du régime déguisés en sénateurs séniles, des bonnes femmes au cul trop serré, des petites plottes qui sucent pour monter jusqu’au top, des journalistes rampants habillé en éditorialistes serviles, des avocats véreux, costumés en juges à 100 000$ par année, des liche-culs qui se prennent pour des artistes. Toute la gang est là : un beau ramassis d’insignifiants chromés, médaillés, cravatés, vulgaires et grossiers avec leurs costumes chics et leurs bijoux de luxe. Ils puent le parfum cher. Sont riches pis sont beaux; affreusement beaux avec leurs dents affreusement blanches pis leur peau affreusement rose. Et ils fêtent…

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Au Ghana, une fois par année, les pauvres imitent les riches. Ici, ce soir, les riches imitent les riches. Chacun à sa place… Les bourgeois anglais se déguisent en bourgeois anglais, les collabos bilingues s’habillent en collabos bilingues, souriant et satisfaits, les Écossais sortent leur jupe écossaise, les Indiens se mettent des plumes dans le cul pour faire autochtones. On déguise les Québécois en musiciens pis en waiters. Les immigrés? Comme les Québécois, en waiters! Chemises à carreaux et ceintures fléchée. Manque juste les raquettes pis les canisses de sirop d’érable. Des porteurs d’eau déguisés en porteurs de champagne. Alouette, gentille alouette!  C’est toute l’histoire du Québec en raccourci. Toute la réalité du Québec en résumé : claire, nette pour une fois, comme grossie à la loupe. Ce soir, les maîtres fêtent le bon vieux temps. Ils fêtent l’âge d’or et le paradis perdu. Ils crient haut et fort, sans gêne, leur droit au profit, leur droit à l’exploitation, leur droit à la sueur des autres. Ils boivent à leurs succès. Ils chantent que tout va bien, que rien ne doit changer, que c’est pour toujours… toujours aux mêmes, toujours les mêmes.

BouffonBouffon

Ils sont pareils partout… à New York, à Paris, à Mexico. Je les ai vus à Moscou vomir leur champagne et leur caviar sur leurs habits Pierre Cardin. Je les ai vus à Bangkok fourrer des enfants, filles ou garçons, pour une poignée de petit change. Je les ai vus à Montréal dans leur bureau avec leurs sales yeux de boss, leur sale voix de boss, leur sale face de boss, hautains, méprisants, arrogants. Des crottés avec leur chemise blanche pis leur Aqua Velva. Minables avec leur Mercedes pis leur raquette de tennis ridicule. Comme des rats morts. Gras et épais avec leurs farces plates pis leurs partys de cabane à sucre. Pleins de marde jusqu’au bord à force de bêtise et de prétention. Crosseurs, menteurs, voleurs. Et ça se reproduit de père en fils. Une honte pour l’humanité! Au Ghana, les pauvres mangent du chien. Ici, c’est les chiens qui mangent du pauvre. Et ils prennent leur air surpris quand on en met un dans une valise de char. – Ensemble, merci au chef, nos applaudissements, nous lui disons merci. Ladies and gentlemen, together let’s thank magnificently. Bravo! Et maintenant, as president of the Beaver Club, may I say to you the following : never any club has been so honoured and so magnificently rewarded on its two-hundredth anniversary to have such a magnificent membership as you are. A vous tous, nos membres, à nous tous, applaudissons-nous. We are magnificent people and I raise my hat to all of us. Bravo. You are as beautiful as I think I am. Thank you very much. Good evening. Bravo. Good night. Tout le monde, les serviettes, on fête, on témoigne notre appréciation. Everyone, yes, that’s right! Bravo.

Applaudissons-nous. We are magnificent people. Quelle boufonnerie! – Bravo. God bless you.

Pierre Falardeau

Ce texte que Falardeau, a rédigé pour  le temps des bouffons a été repris   dans la version 2012 mise en ligne par Anonymous sous l le titre Le temps des bouffons 2012 ou Sagard version courte.  Les deux oeuvres mises  en parallèle méritent vraiment d’être visionnées, à vous de juger …

Terminons enfin sur une note plus gaie avec cet autre film de Falardeau

Chubby Kentucky Kid

Cliquez sur l'image pour voir le film

Cliquez sur l’image pour voir le film

En 1995, son  film sur Chevalier de Lorimier, un notaire pendu lors des soulèvements de 1837-1838, a  suscité la polémique

Cliquez  pour voir lextrait

Cliquez pour voir l’extrait

Merci Pierre pour ta vision polémiste des choses.  Tu nous manque dans ce monde édulcoré fade et aseptisé 

RIP

Pierre-Falardeau

1946 -2009

Falardeau le prophète

Amélie Veille, une belle indignée. Cliquez pour l'entendre chanter

Amélie Veille, une belle indignée. Cliquez pour l’entendre chanter

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Élections 2012

Des artistes de renom soutiennent Françoise David

Au cours du point de presse tenu à la librairie Raffin, plusieurs personnalités artistiques, d’horizons différents, ont tenu à exprimer leur appui à la candidate de Québec solidaire dans Gouin.


Alors que les partis néo-libéraux qui se présentent aux élections du 4 septembre prochains nous sortent leurs mêmes vieilles rangaines, les Indignés du Québec vous invitent à leur faire parvenir vos commentaires, images, vidéos pour les publier sur votre site :

Alors que 43 % des émissions de gaz à effet de serre proviennent du secteur des transports, seulement deux partis ont des engagements chiffrés pour parvenir à les réduire. Québec solidaire est le seul parti à proposer des investissements sérieux dans le transport en commun (12 milliards au cours des 5 prochaines années). Le Parti Québécois de son côté, propose de réduire notre dépendance au pétrole de 30% d’ici 2020 et de 60% d’ici 2030, des cibles ambitieuses qui seraient atteintes, notamment, par l’électrification des transports. Cette mesure fait d’ailleurs consensus parmi les différents partis.

Libéraux, caqueteux ou péquistes, s’ils sont élus ils vont tous participer au saccage d’Anticosti

Québec solidaire à pris un engagement ferme pour la fermeture de Gentilly. Plus largement, Québec solidaire entend éliminer aussi les productions d’énergie fossile sur le territoire (gaz de Schiste, pétrole…) Rappelons pour mémoire que cette centrale nucléaire  a connus deux incidents survenus en juin37 et en août 2011, ont forcé l’exploitant à procéder à la fermeture du réacteur pendant presque quatre mois38. Une fuite d’eau lourde est survenue le 26 avril 2012 sur le réacteur de Gentilly-2, contaminant deux employés du site39.

Coupables de penser

On va t’en payer un voyage dans le nord !

Radio Cadenas et Télé pimpignole vous mentent

12 450 manifestants selon Radio Cadenas

On se fout de la gueule de qui ici ?


Indignez-vous !

Assez de la cassette néo-libérale

Supportons Aussant dans sa circonscription

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Informez vous ! Cliquez sur le lien

Depuis la loi 78 plus de 3000 arrestations. Belle leçon de démocratie !

LE PROGRAMME POLITIQUE DES DIPLOMATES
D’une simplicité déconcertante, ce plancher politique devrait rallier quiconque est vraiment intéressé à se payer une démocratie. On est contre ? On est alors pour le ‘statut quo’ avec tout ce que cela implique d’arnaques & d’abus systématiques en cours. Tout le reste en découle…
1) Des élections fixes
2) Des élections financés publiquement
3) Des élections au vote proportionnel

Et puis il faut un programme inspirant qu’il faut articuler autour d’intérêts commun genre… NATIONALISER L’EAU POUR LA SANTÉ & L’OR POUR L’ÉDUCATION
En attendant…
La politique, c’est l’art de consulter les gens sur ce à quoi ils n’entendent rien, et de les empêcher de s’occuper de ce qui les regarde. – Paul Valéry & « Nous vivons dans un système unique chapeauté par un duo-pôle de partis politiques qui s’échangent le pouvoir de temps en temps. La seule question en suspend est le prix auquel le peuple doit être acheté et vendu, le pain et le cirque. – Gore Vidal
:: INFO+ http://www.lesdiplomates1984.com/ministere-de-la-verite/

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