Archives de Tag: Québec solidaire

Vincent Marissal, l’indigné qui intrigue…

En se lançant en politique, l’ancien journaliste Vincent Marissal en a surpris plus d’un, d’autant plus qu’il entend se présenter dans Rosemont, fief de Jean-François Lisée.

En annonçant sa candidature à l’investiture de Québec solidaire (QS) dans cette circonscription, M. Marissal a soulevé la grogne des Péquistes qui trouvent que sa candidature risque de mettre « à risque un siège souverainiste à l’Assemblée Nationale». La circonscription de Rosemont représente cependant un potentiel intéressant pour Québec solidaire, qui avait récolté 18,6 % des voix lors des élections de 2014.

Pour leur part, Les indignés du Québec ont découvert en lui un nouvel indigné, puisque Vincent Marissal s’est montré indigné par les politiques d’austérité «qui passent pour de la saine gestion», par le sort des familles qui en «arrachent de plus en plus», et le refus d’un débat sur un salaire minimum décent ou de gratuité scolaire. «Je porte au fond de moi une profonde et réelle indignation que ma nouvelle vie me permet d’exprimer et de traduire en action politique et j’en suis très heureux», a-t-il ajouté.

Les indignés du Québec vous remercient de votre implication et vous souhaitent une saine indignation M. Marissal.

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GND, Sol et Régis s’invitent au Beu-Bye 17

Sophie Doucet

Depuis 2014 l’équipe du Beu-Bye nous a habitués à accueillir des personnalités québécoises qui ont marqué l’actualité. 

Cette année, Gabriel Nadeau-Dubois co-porte-parole de Québec solidaire,  et  son collègue Sol Zanetti, se sont prêtés avec humour à un débat autour de la souveraineté du Québec.

Pour la deuxième année consécutive le maire de Québec, Régis Labeaume, s’est également prêté au jeu dans une vidéo hilarante où il accorde une entrevue déjantée au metteur en scène du Beu-Bye, Lucien Ratio.

De grosses pointures

Cette année, la revue de l’année de Québec promet d’être encore plus incisive puisque les auteurs Lucien Ratio, Jean-Philippe Côté et Philippe Durocher se sont entourés de collaborateurs de renom comme Marc Auger, Joëlle Bond, Isabelle Hubert, Robert Lepage, Jocelyn Pelletier et Pascale Renaud-Hébert.  Ça risque de faire des flammèches…

Le Beu-Bye 17 est présenté à La Bordée du 15 au 30 décembre.

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Un boulet pour Québec Solidaire !

  Rose Flamant

En annonçant la fusion entre Québec solidaire et Option nationale, les délégués de QS ont donné un nouveau souffle à la formation politique. Lors du congrès préélectoral qui s’est tenu à Longueuil, les membres se sont entendus pour mettre sur pied une assemblée constituante chargée de rédiger la Constitution d’un futur État québécois souverain, au lendemain de leur élection.

Ils ont également choisis d’inclure dans leur plate-forme électorale certaines propositions présentées par ON. La proposition soutenue par la députée Manon Massé, qui jugeait que le mot «patrimoine» était trop masculin a également été débattue, mais n’a pas été retenue. En effet, selon le co-porte-parole de QS, Gabriel Nadeau-Dubois : « L’origine des mots qu’on utilise, la présence ou non de préjugés sexistes dans le langage, c’est […] un débat important qu’il ne faut pas ridiculiser et qu’il faut faire sereinement »,

Des propos qui dérangent

Caricature de Garnotte ridiculisant les propos de Manon Massé

Caricature de Garnotte ridiculisant les propos de Manon Massé

Lorsqu’en avril 2016 Madame Massé a dénoncé la transphobie dont seraient victimes les élèves transgenres qui n’ont pas accès à des toilettes neutres ou à des salles de bain du sexe de leur choix, la société québécoise s’est interrogée sur cette démarche intellectuelle. Lorsqu’elle a récidivé avec le mot «patrimoine» elle s’est attirée l’ire des journalistes et de certains caricaturistes qui s’en sont donnés à coeur joie.

Pour les gens ordinaires tout ce débat est devenu incompréhensible oblitérant ainsi dangereusement le véritable programme de QS…

Un impact immédiat dans les sondages

Les propos controversés de Manon Massé se reflètent dans les sondages puisque QS recueille actuellement 11 % des intentions de vote, soit 4 points de moins qu’en juin dernier (15 %). Devant ces résultats, force est de constater que les Québécois-es, ne se reconnaissent pas dans ces propos et qu’il est urgent pour l’image du parti de trouver un(e) autre co-porte-parole plus crédible.

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Mélenchon fait de nouveau faux bond aux Québécois

Jean-Luc Mélenchon, a annulé sa présence au congrès de Québec solidaire (QS).  Le dirigeant de la France insoumise a déclaré dans une vidéo : «J’en suis bien embêté. J’avais fait la promesse et je suis en contact régulier avec Gabriel Nadeau-Dubois, que je considère comme un ami et un frère de lutte. Je sais ce que vous êtes en train de faire et je dois vous dire que nous y sommes très attentifs», a poursuivi celui qui a été candidat à la dernière élection présidentielle française. 

«Ne croyez pas que vous êtes seuls là-bas, francophones dans un monde anglophone, Québécois dans un univers dans lequel vous seriez isolés. Non. Nous vous regardons faire, nous sommes attentifs, nous sommes intéressés à vos résultats parce que nous formons ensemble des maillons d’une chaîne mondiale de résistance au néolibéralisme».

C’est la deuxième fois que M. Mélenchon fait faux bond aux Québécois.  On se rappellera qu’en avril 2016 le candidat à la présidence française, qui effectuait alors une première visite au Québec avait annulé sa présence au  premier rassemblement de #Nuit debout Montréal alors qu’il avait annoncé sa présence à l’émission Medium Large diffusée sur les ondes de Radio-Canada…

·        #Nuit debout Montréal : Mélenchon fait faux bond !

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Le patrimoine doit disparaître selon QS

       Rose Flamant

Le mot patrimoine ne fera plus partie du programme de Québec Solidaire qui va le remplacer par héritage culturel.  Selon la députée Manon Massé, co-porte-parole de Québec solidaire, «C’est un mot qui dans sa racine réfère à une forme de présence et de domination du masculin. L’héritage culturel, c’est autant les hommes que les femmes qui nous l’ont laissé».

En effet l’étymologie de ce mot vient de patrimonium, qui signifie héritage du père, et qui par extension a donné naissance au terme matriarcat, mot qui est apparu à la fin du dix-neuvième siècle.  À cette époque on employait matriarcat pour désigner un système de parenté matrilinéaire, alors que le patriarcat désignait comme l’indique son étymologie, un système social dominé par l’autorité masculine, symbolisée par la figure du père.

Au fil des années, le matriarcat fut interprété comme étant le pendant symétrique du patriarcat;  désignant un type de société où les femmes détiennent les mêmes rôles institutionnels que les hommes dans les sociétés patriarcales.  C’est ainsi que des chercheurs comme Marija Gimbutas (1921-1994) ont préféré rejeter ce mot issu de la composante : arcat (de archein, commander) considéré comme un reliquat patriarcal, allant jusqu’à suggérer de le remplacer par matristique considéré comme plus neutre.

Les personnes qui ont lu 1984, le roman de George Orwell publié en 1949, se rappelleront sans doute du novlangue qui est utilisé par l’auteur dans la trame narrative du récit.  L’idée fondamentale du novlangue s’appuie sur une simplification lexicale et syntaxique de la langue destinée à rendre impossible l’expression des idées potentiellement subversives et à éviter toute formulation  critique de l’État.  L’objectif ultime étant d’empêcher l’idée même de cette critique grâce à l’appui des médias de masse..

Après avoir banni le mot patrimoine devrions-nous bannir les mots patriarcat, matriarcat? Marija Gimbutas a tenté de le faire voici plus de trente ans, c’est maintenant au tour de Manon Massé.  Franchement Manon, malgré tout le respect que j’ai pour toi, Il me semble qu’il y a des choses plus importantes à régler?

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Le Burkini Québécois…

Charles de Lorimier

Charles de Lorimier

Alors que la CAQ exige du gouvernement québécois qu’il interdise le burkini, Manon Massé de Québec Solidaire, se demande si la CAQ ne cherche pas « à se faire du capital politique sur une question sensible? ».  Si Madame Massé a sans doute raison sur ce point elle précise qu’elle  ne voit pas « d’un bon œil qu’un gouvernement impose aux femmes, peu importe leur religion, comment elles devraient s’habiller à la plage. Si le gouvernement interdit le burkini, va-t-il interdire le wetsuit pour les surfeuses et les plongeuses? Cette proposition de la CAQ n’est pas très sérieuse. Si des femmes se voient forcer par leur entourage ou par une doctrine intégriste à porter le burkini, leur émancipation ne passe certainement pas par l’interdiction. Cela risquerait au contraire d’isoler encore plus ces femmes qui seraient privées de se rendre à la plage et deviendraient encore moins libres.

Cela ferait même le jeu des groupes comme l’État islamique qui se plaisent à dire que l’Occident est hostile envers les musulman.es pour mobiliser les individus à risque de se radicaliser. Ne leur donnons pas raison. J’invite la classe politique québécoise à ne pas jouer dans ce film. Sur cette question précise, n’essayons pas d’imiter la France qui n’est certainement pas un modèle. L’intégration se porte beaucoup mieux au Québec et il faut continuer dans le même sensMaroc

Je me demande si Madame Massé a déjà visité le célèbre complexe aquatique OASIRIA de Marrakech ? Assurément non, puisque les burkinis y sont interdits ! Eh non Madame Massé nous ne sommes pas en France, mais bien au royaume du Maroc. Alors SVP cesser de ressasser inlassablement votre discours go-gauche caviar déconnecté, car vous perdez ainsi toute crédibilité !$$

 

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#Nuit debout Montréal : Mélenchon fait faux bond !

Rose Flamant

   Rose Flamant

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Une foule compacte s’était rassemblée devant le Consulat de France

Le premier rassemblement #Nuit debout Montréal s’est tenu devant le Consulat général de France en solidarité avec le mouvement français #Nuitdebout.  D’entrée de jeu, Pauline une étudiante française à Montréal, a annoncé que l’objectif de Nuit Debout est «de mettre en avant des personnes qui ne faisaient pas de politique jusqu’ici et de créer des espaces ouverts».  Elle a également demandé «aux représentants politiques de ne pas prendre la parole». Dans la foule des manifestants, les députés Amir Khadir et Manon Massé de Québec solidaire ont respecté ce mot d’ordre, alors que les intervenant-es exprimaient leur ras-le-bol face aux politiques néolibérales et leurs inquiétudes face aux projets d’oléoduc d’Énergie Est.  Plusieurs personnes ont également exprimé  leurs préoccupations sur la question des disparités sociales au Québec, la défense des droits des femmes et celles des autochtones.l'acti14

 

L’absence remarquée de Jean-Luc Mélenchon

l'acti12Le candidat à la présidence française, Jean-Luc Mélenchon, effectue actuellement  une première visite au Québec pour lancer son nouveau livre et rencontrer un certain nombre d’activistes québécois.  Invité de Catherine Perrin à l’émission Medium Large, M. Mélenchon avait annoncé qu’il participerait à ce premier rassemblement de #Nuit debout Montréal mais il semble qu’il ait été retenu à la Grande Bibliothèque où il présentait une  conférence intitulée « l’Ère du Peuple »en compagnie de Gabriel Nadeau Dubois.

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Pour écouter l’entrevue cliquez sur l’image

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 Le prochain rassemblement de #Nuit Montréal aura lieu vendredi le 29  (heure et lieu toujours à préciser). Pour plus d’info, suivez nous sur Facebook.
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Indépendance du Québec : Option Nationale dame le pion aux autres partis nationalistes

Charles de Lorimier

Charles de Lorimier

Depuis le référendum de 1995 qui a consacré la victoire du non sur la question de l’Indépendance du Québec, une nouvelle génération a vu le jour et pour un certain nombre de ces jeunes adultes la question de l’Indépendance fait partie des reliques du passé. Suite au référendum, un certain nombre de politiciens se sont succédés à la tête du Parti Québécois (PQ) dont Lucien Bouchard, Bernard Landry, André Boisclair et Pauline Marois. Tous ces chefs, sauf Boisclair, ont fini par devenir Premier ministre chacun adoptant son slogan J’ai confiance pour Bouchard, Restons forts pour Landry, Reconstruisons notre Québec pour Boisclair et finalement À nous de choisir pour Marois. Tous ayant soigneusement évités d’expliquer ce que serait le pays du Québec.

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Québec Solidaire de son côté a longtemps tergiversé sur la question nationale avant d’adopter l’article premier de son programme  intitulé «Pour un Québec indépendant» (page 3) qui indique que «nous considérons comme essentielle l’accession du Québec au statut de pays». L’indépendance « est nécessaire à la préservation et au développement d’une nation unique par son histoire et sa culture en constante évolution, autour d’une langue commune qu’est le français». «Accéder à l’indépendance, c’est d’abord remettre aux citoyennes et citoyens du Québec les pleins pouvoirs de manière à ce que puissent être mises en place des institutions politiques favorisant l’expression de leur propre pouvoir».

OuiDe son côté le nouveau chef du PQ, par Pierre-Karl Péladeau a promis de mettre sur pied un institut de recherche sur l’indépendance du Québec. Selon PKP cet institut deviendra «[…] le véhicule qui va nous permettre d’alimenter cette réflexion-là et de pouvoir produire des études pour faire en sorte que nous puissions aller à la population avec un argumentaire qui va être important, détaillé, puissant et évidemment, définir notre démarche jusqu’aux élections de 2018». De son côté Option Nationale vient de rendre public une vidéo (ci-dessous) dans laquelle elle explique les avantages d’être un pays souverain, soufflant ainsi le pion aux autres partis nationalistes…

Option Nationale

complice

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Solidaires de QS ?

Selon les derniers sondages, Québec Solidaire obtient 11 % des intentions de votes au Québec dont 9% des voix chez les francophones. C’est une progression de 1% dans les intentions de vote par rapport au sondage Léger Marketing de juin 2010.

Sondages

 Cette lente progression est préoccupante puisqu’à toute fin pratique, elle démontre une stagnation marquée de l’électorat envers cette formation politique.   Québec Solidaire a pourtant tenté d’innover en se positionnant clairement sur l’échiquier gouvernemental québécois.   C’est ainsi qu’au cœur du débat entourant la charte de laïcité, QS a adopté un modèle inclusif qui favorise le libre choix du port de signes religieux par les agents de l’État. Cette position a entraîné  l’anthropologue Michèle Sirois, spécialiste en sociologie des religions et Membre fondatrice de Québec solidaire à claquer la porte.  Pour Madame Sirois «  La majorité des Québécois déplore que nos gouvernements ne protègent pas assez fermement deux valeurs fondatrices de la société québécoise, la neutralité de l’État et la prédominance de l’égalité entre les hommes et les femmes sur les particularismes religieux ou culturels (…)  Cette position est d’autant plus paradoxale que QS se présente comme un parti de gauche et féministe ; or, la gauche a toujours été le fer de lance de la laïcisation du Québec, et l’histoire du féminisme est jalonnée de dénonciations des institutions religieuses comme sources d’oppression des femmes. Devant cette prise de position, qui constitue un recul par rapport aux luttes féministes et nationalistes, j’ai décidé de quitter QS.»  Trois raisons fondamentales ont motivé Madame Sirois : – « La première raison plaide en faveur de la mise en place de politiques cohérentes de laïcisation de l’État. Il est actuellement interdit aux agents de l’État d’afficher leurs opinions politiques dans le cadre de leurs fonctions, et je crois que cette interdiction devrait aussi s’appliquer aux croyances religieuses. Tous les agents de l’État – pas seulement les juges, les policiers ou les gardiens de prisons – devraient être tenus à un devoir de réserve. Les enseignants et les éducatrices en garderie, par exemple, exercent une autorité – qui, si elle est d’ordre moral et non juridique, est tout aussi importante – puisqu’ils jouent un rôle crucial dans la reproduction des modèles sociaux. Si des élèves demandent à une enseignante pourquoi elle porte le hidjab, comment celle-ci pourra-t-elle répondre sans, par le fait même, favoriser la croyance en un Dieu qui lui commande sa conduite ?

FD

La deuxième raison rejoint le large consensus qui existe dans la société québécoise en faveur de la séparation de l’Église et de l’État, d’une part, et de l’égalité entre les hommes et les femmes, d’autre part. La majorité des Québécois rejette les accommodements « déraisonnables », surtout d’ordre religieux, et craint que cela n’ouvre la porte à des dérives comme on en a vu dans le cas de la SAAQ – où des juifs hassidiques ont refusé qu’une femme leur fasse passer leur examen de conduite, et, à l’inverse, des femmes musulmanes ont exigé d’avoir une femme comme examinatrice. C’est la combinaison de ces deux tendances – la neutralité de l’État et l’égalité hommes-femmes – qui fait que, parmi tous les signes religieux, le port du voile islamique est le cas le plus explosif. Le voile, lié à la position d’infériorité des femmes dans l’islam (selon le Coran et les hadiths qui rapportent les actes et les paroles de Mahomet), devient le symbole au sujet duquel se déchirent les « pro-voile » et les « anti-voile ». Il ne s’agit donc pas d’un simple « bout de tissu », comme l’affirment tant de personnes qui banalisent ce symbole religieux. Dans le contexte mondial de l’instrumentalisation de la religion par l’islam politique, on note une réelle hausse du port du voile dans le monde ; et des femmes qui refusent de le porter se font emprisonner, violenter ou assassiner, même au Québec ou au Canada. Un « bout de tissu », s’il n’était pas chargé d’un sens qui dépasse ce qu’en disent les femmes qui le portent, ne pourrait provoquer de telles atrocités. Les sciences humaines nous apprennent qu’il faut dépasser la diversité des motifs véhiculés dans les discours des individus pour comprendre les véritables raisons de leurs comportements. À défaut de cette rigueur d’analyse, nous devons nous contenter des discours idéologiques (religieux ou autres) que les différentes cultures ont formulés pour légitimer leurs particularités ; et c’est malheureusement ce genre de discours non scientifique que j’ai le plus souvent entendu au dernier congrès de QS. Par exemple, si certaines femmes musulmanes disent porter le voile pour des raisons d’identité ou pour des motifs religieux, ce n’est pas une raison pour ne pas s’interroger sur le fait que ce sont des femmes et non des hommes qui ont la responsabilité de marquer l’identité de leur groupe ; de plus, pourquoi commencent-elles à porter le voile à la puberté, plutôt que plus tard ou plus tôt dans la vie ? Un regard anthropologique met rapidement en évidence le besoin de contrôler la fertilité des femmes qui s’amorce à la puberté, en leur prescrivant la « modestie », voire la réclusion derrière un voile intégral ou le maintien à la maison. En effet, comme les femmes sont les seules à pouvoir « produire » physiquement les enfants, les hommes et la société semblent éprouver le besoin d’encadrer cette capacité d’enfanter unique des femmes par un contrôle tant aux plans sexuel, physique que social.

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La troisième raison repose sur les effets pervers que pourrait entraîner le libre choix du port de signes religieux par les agents de l’État. En tant que nation dominée et marginalisée sur un continent anglophone, les Québécois sont devenus plus frileux face à l’afflux d’immigrants (qui « risquent » de ne pas s’intégrer à leur culture), ce qu’ils perçoivent comme une menace à leur identité. En font foi les nombreux courriels qui circulent sur la toile et qui présentent les immigrants comme des « menaces », comme des « privilégiés » qui obtiennent des « faveurs » du gouvernement. Quand cette peur identitaire s’accompagne d’une très importante crise économique, d’un chômage croissant et d’une lente érosion de la classe moyenne, comme nous le vivons actuellement, tous les ingrédients d’un cocktail social explosif sont réunis. L’insécurité économique et sociale des Québécois peut en effet malheureusement se traduire par une montée de l’intolérance et de la xénophobie. Permettre aux agents de l’État de porter des signes religieux ostentatoires ne peut que transformer davantage les immigrants en boucs émissaires faciles à identifier. » En effet, on doit toujours éviter de s’en prendre aux boucs émissaires et aux moutons noir et il est regrettable de constater que Québec Solidaire  ressemble de plus en plus  à Québec Solitaire ! C’est la raison pour laquelle je vous invite a signer la pétition en faveur de la laïcité en cliquant sur ce lien.

Félix

Félix Dubé-Nguyen Jr.

Indigné québécois

république

La grande noirceur

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