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Les collabos d’Oitarp

Oitarp vous offre un nouveau poème sur le printemps québécois

Les collabos

 Depuis des siècles ils sont là, pesants comme la teigne

Ce sont les collabos !

 Ils ont allumé les brûlots, accumulés leurs magots

 Dénoncés les intellos

 Ce sont les collabos !

Depuis des siècles, comme disait l’autre Léo

 ils prennent des tickets pour les révolutions

 Ce sont les collabos et leur credo c’est

 notre peau; nos os

 Ce sont les collabos !

Au milieu des nantis asservis, ils dictent notre vie

 Bradent nos richesses

 S’accaparent et saccagent la planète au nom de la démocratie

 de leur cupidité

 Ce sont les collabos !

 Ils s ‘en prennent aux prolos

Dictent les lois fachos. Ce sont les collabos !

Comme ils l’ont fait par le passé

 Au temps des De Lorimier, des Nelson, des Cardinal, des Hindelang

ils imposent leurs lois de fachos

Ce sont les collabos !

Ils sont vieux et laids aigris par le pouvoir

Parlant également des deux côtés de la bouche

Ce sont les collabos !

Dehors pourtant le peuple est là debout et fier

 Bien campés dans le soleil rouge du printemps érable,

Malgré les matraques, les arrestations, les fumigènes et les médias soumis et flasques

Merci Léo, merci Jeanne, merci Martine, Merci Gabriel, Merci les jeunes

Merci d’avoir sonné le glas annoncé des collabos !

 Oitarp , poète québécois indigné, en ce quatrième jour du quatrième mois du printemps érable


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La rage

Les Indignés du Québec vous proposent un poème de Oitarp, cet Indigné québécois qui vous offre ces quelques vers intitulés : la rage ! Selon Oitarp, ce poème est dédié à nos frères et soeurs de la terre qui souhaitent la venue d’un monde plus beau, plus juste et plus respectueux de notre petite planète bleue de plus en plus menacée par la soif de pouvoir et d’argent.

LA RAGE !

Le vent était mordant,

non pas comme une caresse

mais bien comme une morsure.

Une meurtrissure jaillie du plus profond du temps,

de la terre, des arbres et des lacs oubliés.

Bref, un vent de cette terre laurentienne anonyme et puissant,

charriant l’écho des vers de Miron, de Shawanish et de Maya !

L’abysse des «Têtes de boules» oubliées, méprisées, dépouillées,

oblitérées par le bestiaire humain venus d’Outre océan.

Chuchotements translucides jaillis des entrailles du passé

Terminus anonyme campé dans une contrée incertaine, loin, très loin du pays disparu.

Syndrome de Stendhal issu du Nouveau-Monde.

Perles d’épinettes banalisées, hypothéquées, bradées et convoitées là-bas au cœur du Shaanxi.

Nuages affamés, profils jaunâtres, puissants et méthodiques.

Ventre convoité; porteur de richesses à brader

Petits besogneux asservis,

Ignorants, manipulés, serviles.

Coffres de pierres précieuses issus de notre monde.

Raison chavirée, terre méprisée, violée, dégradée…

L’océan de schiste est à portée de main!

Fractures, issues d’une révolution oubliée

Asile contemporain aux forages lointains, loin, très loin de Topalombampo bay.

Mythomane, il se forgeait une fausse identité

Mangeur de bannik effacé, oblitéré

Rêveur déphasé, tel Honoré Jackson !

Pemmican oublié au large de Batoche, chasseurs de bisons, désosseurs de mammouths.

Pétroglyphes estompés

«Red neck», ouvertement raciste

Passagers du temps endormi

Gardien de nuit impromptu assoiffé d’amour.

Sauvage évincé, allongé sur sa vie

Montagne de clichés obsédés par le temps

Désertés par le vent.

Métis des exclus, vagabond de l’imaginaire.

Quand tu parles d’amour,

Quand tu chausses tes godasses, là-haut sur la montagne

Au pays oublié

Qué bella mi amor !

Déesse engluée, asservie – Happy !

Là-bas au cœur de l’Amérique oubliée

Patineur écossais descendu des nuages

Cobra de la forêt

Pitoyable vassal, porte-parole du néant

Valet encrassé de pétrole  

Béluga des Everglades désertés

Esprit dérangé assoiffé et inassouvi

Choyé par les dieux

Immolé sur l’autel de la déesse aux cent bouches

Les ombres te font escorte

mais parfois au journal télévisé

dans tes yeux à toi

dans ton livre à toi

Dans ton «fuckin language» de névrosé

On te voit blêmir, à peine, mais tu te ressaisis

Tu tires sur ta cravate, puis tu souris,

sortant ta cassette monocorde, imperturbable !

Qu’Éole t’accompagne au cœur de l’infini

Par-delà la forêt, au-delà des montagnes

Qu’Hadès t’emporte telle Perséphone démembrée

Que Saturne reste sourd à tes mots

chevalier ténébreux aux cheveux ondulés

Prince repus mais inassouvi

Chevalier de l’ombre

Colporteur d’un plan incertain

Issu du néant, serviteur opaque

Chrysotile polymorphe au cœur de la contrée

Gardien de nos écoles, de nos foyers.

Grand rêve oublié,

Inaccessible, faussement nommé.

Copertino endormi, jeunesse innommée

Fréquence inaccessible d’un pays à nommer.

Fantômes du néant rappelés à la vie

Étendus chez les fées

Pays mythique chanté par les poètes

Par Félix, Pauline et tant d’autres !

Enfants du« Crush Ice », issus de l’extrême

Petites fleurs de Njeddo Dewal

Muselées, voilées, étouffées et bradées telle une marchandise

Pays pillé, marchandé, marchandisé

Nous étouffons de vos discours reptiliens

Matraqués, spoliés, floués

Intoxiqués par des machines de guerre imposées

Décrets étouffants à l’odeur sulfureuse de gaz de schiste.

Votre jeunesse étouffe elle aussi et vous la bafouez.

Vous tentez de la manipuler, de la modeler

Au pays oublié, l’eau on l’a buvait

Claire et limpide et non pas enflammée

Au pays oublié, on respectait la terre.

Longtemps après les perséides ont déserté le ciel

Mais au matin dans la terre Matawinienne, un enfant s’est levé !

Il s’est levé et il a chanté ….

OITARP, avril 2012

Nous sommes les 99%. Nous ne pardonnons pas, nous n’oublions pas. Redoutez-nous

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