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Pipelines, pouvoir et démocratie

libres99À l’heure où la Communauté métropolitaine de Montréal rejette le projet d’oléoduc Énergie Est, le film «Pipelines, pouvoir et démocratie» d’Olivier Asselin mérite qu’on s’y attarde.   Ce documentaire de 89 min s’interroge sur la place du  pouvoir dans nos démocraties? Documentant «la lutte contre les projets d’expansion de l’industrie polluante des sables bitumineux, notamment à travers le mouvement d’opposition à la construction des oléoducs au Québec, le film sollicite notre conscience citoyenne à l’heure des grands enjeux planétaires.»

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Le film nous force également  à nous interroger «face aux dangers pour l’environnement que représente l’expansion de l’industrie des sables bitumineux qui exploite l’une des énergies fossiles les plus polluantes de la planète, ce long métrage documentaire rappelle que le pouvoir n’est pas toujours là où l’on croit. Pour la journaliste Nathalie Petrowski,  Asselin« nous donne un accès privilégié et quasi intime à l’organisation d’une lutte, à ses revers comme à ses coups d’éclat. »

Pour assister à la projection du film «Pipelines, pouvoir et démocratie» Suivez nous sur Facebook

Pour aller plus loin :

 

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2 Commentaires

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Ayez la Moule Claire !

Thomas

Le chef du NPD Thomas Mulcair, est presqu’aussi doué que son adversaire libéral Justin Trudeau. Politicien d’expérience, ancien  directeur des affaires juridiques à Alliance Québec, ministre libéral sous Jean Charest. Il devient chef du NPD suite au décès de Jack Layton le 18 avril 2012.

tom

En 2015, M. Mulcair jongle à une façon de se rapprocher des Québécois et des Canadiensjongleur

Et des communautés culturelles.  Il va même jusqu’à porter un turban orange, signe de sa fidélité au NPD

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Tom est très à l’aise avec le port du  niqab, même s’il n’est pas orange!

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Dans le dossier des pipelines de TransCanada M. Mulcair suscite le questionnement de plusieurs Québécois, mais en bon politicien il sait ce qu’il a à faire.

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Toutefois comme chacun le sait Tom n’a pas sa langue dans sa poche et même si ses propos manquent parfois de nuance, il sait aller droit au but. Vieille plotte

En 2005, suite à cette déclaration, M Mulcair a été condamné à payer 95 000 $ suite à une plainte pour diffamation de l’ancien ministre péquiste Yves Duhaime.  Quoiqu’il en soit il est parfois difficile de se départir de son image de Libéral convaincu et fier.L'autjournal

valises

Antonio Gramsci

 

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André Pratte et son amour pour les pipelines

Mehdi A. Lienation

Mehdi A. Lienation

Avant même que le projet d’oléoduc Énergie Est soit nommé ainsi, André Pratte, l’éditorialiste en chef du quotidien La Presse, prenait position en faveur du développement de ce pipeline. Dans son premier éditorial sur le sujet intitulé « Notre Keystone » [1] le 5 avril 2013, Pratte tente de discréditer la présence de préoccupations liées aux enjeux environnementaux d’un tel projet. Martine Ouellet, qui était Ministre des Ressources naturelles à l’époque, se questionnait sur la provenance du pétrole, dans ce cas-ci des sables bitumineux d’Alberta, et sur quels impacts l’importation de ce pétrole allait avoir sur le taux d’émission à effet de serre. En réponse à ces préoccupations, Pratte déclare que « [c]’est le genre d’a priori dont il faudra se défaire dans l’évaluation de ce projet ». Pour ce qu’il est de la provenance, l’éditorialiste utilise l’argument que le pipeline ne servirait pas uniquement à transporter le pétrole sale de l’Alberta, mais aussi du pétrole plus conventionnel des États-Unis. Il prétend ceci comme un fait sans que l’on ne sache réellement le pourcentage que TransCanada voudrait allouer au pétrole des États-Unis dans cet oléoduc. Ensuite, il utilise des sophismes de faux dilemmes très malhabiles pour tenter d’atténuer les impacts environnementaux du projet Énergie Est. En écrivant des phrases comme : « le bitume albertain n’est pas le seul “pétrole sale” » ou le pétrole « pourrait aussi venir par train, un moyen de transport de plus en plus prisé par les producteurs du continent », Pratte tente de contourner le réel problème, à savoir si le transport par pipeline du pétrole des sables bitumineux au Québec a des impacts négatifs sur l’environnement.

effet de serre

Depuis les quatre derniers mois, l’éditorialiste en chef de La Presse n’a cessé de multiplier ses attaques contre les écologistes qui sont contre le projet Énergie Est. Dans son éditorial du 28 octobre 2014 intitulé « Simpliste et irréaliste »[2], André Pratte va même jusqu’à dire que l’impact des émissions de gaz à effet de serre provenant des sables bitumineux de l’Alberta est « minuscule » à l’échelle planétaire. Pourtant, selon une étude de Greenpeace citée dans La Presse du 23 janvier 2013, l’exportation de ces sables bitumineux se retrouve au 5e rang des menaces climatiques avec un « rejet de 48 mégatonnes de gaz à effet de serre (GES) par année, soit 7% des émissions totales du Canada »[3]. Bien qu’il y ait d’autres études qui arrivent à d’autres résultats, le terme « minuscule » sert à clore le débat scientifique. Pratte fait donc du déni quant aux preuves amenées par les experts afin de légitimer le projet Énergie Est. Un autre argument qu’il utilise pour minimiser les potentiels impacts sur l’environnement est celui que « les fuites importantes de pétrole transporté par oléoduc sont rares, et des mesures peuvent être prises pour les rendre encore moins probables »[4]. Encore avec une absence de raisonnement scientifique, Pratte fait fi des chiffres qui martèlent le transport de pétrole par oléoduc. Comme le démontrent Paul Journet et Charles Côté de La Presse, « [s]elon l’Association of American Railroads, au cours des 10 dernières années aux États-Unis, les fuites de pétrole transporté par train totalisaient 2268 barils. Pour l’oléoduc, le volume est 210 fois plus important: il s’élève à 474 441 barils »[5]. Encore une fois le relativisme de Pratte dédramatise une réalité préoccupante.

georgie

À la lecture de son argumentaire, une question demeure : pourquoi André Pratte continue-t-il d’ignorer les faits que font ressortir ses collègues journalistes? Peut-être par amour inconditionnel pour les pipelines (il approuve aussi fermement le projet d’oléoduc Keystone XL aux États-Unis). Ou peut-être parce que le rôle d’un éditorialiste en chef est de faire ressortir les intérêts de son propriétaire, en l’occurrence Power Corporation. Comme nous le rappelle le journaliste Pierre Dubuc, « Power Corporation […] est (l’)un des principaux actionnaires de la pétrolière Total, qui a d’importants intérêts dans l’exploitation des sables bitumineux »[6]. Tout cela porte à réflexion…

[1] http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/andre-pratte/201304/04/01-4637677-notre-keystone.php

[3] http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/andre-pratte/201410/27/01-4813240-simpliste-et-irrealiste.php

[3] http://www.lapresse.ca/environnement/dossiers/les-sables-bitumineux/201301/23/01-4614053-les-sables-bitumineux-5e-menace-climatique-selon-greenpeace.php

[4] http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/andre-pratte/201409/15/01-4800470-or-noir-et-baleines-blanches.php

[5] http://www.lapresse.ca/actualites/dossiers/tragedie-a-lac-megantic/201307/10/01-4669402-transport-de-petrole-oleoduc-ou-train-chacun-a-ses-risques.php

[6] http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=5133%20

0 22 avril 2012  fin de la manif la main

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