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Couillard affirme que le pays du Québec n’est pas viable

Le premier ministre Couillard en rajoute et s’engage à nouveau à défendre bec et ongle la fédération canadienne. Selon La Presse Canadienne M. Couillard est persuadé « qu’un Québec souverain serait une catastrophe, sur tous les plans, pendant de nombreuses années [ … ]

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Chaque fois que le chef péquiste Pierre Karl Péladeau va vanter les bienfaits de la souveraineté, il doit s’attendre à trouver Philippe Couillard sur son chemin. Le premier ministre, qui semble parti en croisade pour éviter l’éclatement du Canada, s’est engagé dimanche à mener une lutte de tous les instants, coup pour coup, contre ceux qui sont déterminés à faire du Québec un pays. Car un Québec souverain serait une hérésie, sur tous les plans, pendant de nombreuses années, selon lui. «Je ne laisserai pas un pouce aux souverainistes», a assuré le chef libéral, à Shawinigan, en point de presse au terme du congrès de l’aile jeunesse du Parti libéral du Québec (PLQ).

Pierre Falardeau

Plus tôt dans son discours devant quelques centaines de jeunes militants, M. Couillard a prédit que l’accession du Québec à sa souveraineté entraînerait «de longues années de souffrance» et une baisse du niveau de vie des Québécois. En point de presse, il a refusé de dire sur quelles données factuelles il s’appuyait pour faire une telle affirmation, préférant affirmer que le fardeau de la preuve revenait aux souverainistes, particulièrement au chef de l’opposition officielle, M. Péladeau, qu’il juge trop silencieux à ce sujet. «Chaque fois qu’ils vont dire quelque chose sur la beauté idyllique d’un Québec indépendant, séparé du Canada, je vais immédiatement leur faire remarquer que ça doit être accompagné de chiffres, ça doit être accompagné d’arguments, ça doit être accompagné d’une démonstration crédible, ce qui n’est jamais le cas», selon lui, jusqu’à maintenant.

Falardeau le prophète

Dans l’esprit du chef libéral, «c’est l’évidence même» qu’un Québec devenu pays courrait à sa perte. Au moins à court terme, mais sûrement pour bon nombre d’années, un Québec souverain ne serait tout simplement pas viable, a soutenu M. Couillard. «C’est hors des moyens du Québec d’aujourd’hui», a-t-il fait valoir, prédisant «des années et des années de grande difficulté sur les plans économique, financier et social», si jamais les Québécois approuvaient un référendum sur la souveraineté. «Je ne vois pas pourquoi on s’imposerait ça», a-t-il conclu. Contrairement à M. Couillard, son prédécesseur à la tête du PLQ, l’ex-premier ministre Jean Charest, avait affirmé, en juillet 2006, en entrevue à une chaîne de télévision française, qu’un Québec souverain était viable économiquement, même si ce n’était pas la voie à suivre.»

Dan

Oui

complice

Merci à Daniel pour

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La force de nos rêves !

Rose

Rose Flamant

Portés par nos rêves nous résistons toujours à la dictature néolibérale.  Au Québec, malgré les collabos, qui nous trahissent nous résistons toujours !  Depuis 1760, nous continuons à résister, encarcanés dans un pays volé où nous assistons à la déliquescence de nos institutions publiques, à la privatisation de notre système de santé, aux mensonges répétés de nos politiciens, à la mise en tutelle de nos villes. à la destruction quotidienne de notre environnement à la perte de nos libertés fondamentales et à la multiplication des cônes oranges dans nos rues léprosées, dignes des plus beaux quartiers de Beyrouth !

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Nous résistons toujours. Depuis 1760, nous continuons à résister
La résistance se manifeste sous toutes sortes de forme, « mais nos ennemis sont puissants. Ils ont le pouvoir, l’argent, la force. Nous n’avons que nos rêves, notre volonté, notre détermination. Ils ont la télévision, la radio, les journaux. Nous n’avons que nos bras, nos jambes et nos cerveaux. Ils ont la loi, le nombre, le poids de ce qui a été et de ce qui est. Nous n’avons que l’imagination, le courage, l’espoir. Nous avons la force de ce qui demande à être, la force de ce qui sera. Comme la fleur qui pousse dans une craque d’un mur de béton. Le mur finira par s’écrouler. Dr
Nous pouvons vaincre. Nous devons vaincre. Pas le choix. Le temps nous est compté. Nous sommes au pied du mur. L’indépendance n’est pas une lutte constitutionnelle, comme aime à le répéter le bouffon à la gueule croche, mais une lutte pour la vie ou la mort. Et la mort des peuples, c’est aussi la mort de quelqu’un.
indignez
Nous pouvons vaincre. Si nous le voulons. Seulement si nous le voulons. Notre pire ennemi, c’est nous-mêmes. Notre paresse. Notre stupidité. Notre manque de constance. Notre sens congénital de la culpabilité. Notre manque de confiance.  Y a des jours, (…) j’ai l’impression qu’on n’y arrivera jamais. Je regarde aller nos élites, comme certains se nomment eux-mêmes, et ça me donne envie de vomir. La petitesse de ceux qui nous trahissent et nous vendent, depuis plus de deux cents ans, pour quelques médailles et une poignée de dollars me lève le coeur. La mollesse de ceux qui tentent de résister et de défendre le peu qu’il reste à défendre me désole. C’est vrai que souvent notre seul accès au réel passe par les journalistes à gages ou les autres, cyniques et désabusés, qui à force de vouloir avoir l’air objectifs penchent toujours du côté du plus fort. Entre le fort et le faible, entre l’exploiteur et l’exploité, entre le colonisateur et le colonisé, il n’y a pas de place pour ce qu’ils appellent doctement l’objectivité. Cette pseudo-objectivité est en soi un choix politique. C’est une trahison. On est d’un bord. Ou de l’autre.
harper
Mais il y a plus grave encore que la mollesse des chefs. Il y a la mollesse du peuple. La mollesse de ceux qu’on appelle les mous, qu’on traîne comme un boulet et qui nous entraînent vers le fond comme des bottines de ciment. Notre propre mollesse. À chacun d’entre nous. Nos querelles intestines. Nos divisions incessantes. Ce ton pleurnichard et enfantin dans la défense corporatiste des petits intérêts de chacun, jeune ou vieux. Moi. Moi. Moi. Toujours moi. Toujours des consommateurs. Jamais des citoyens responsables. Responsables d’eux-mêmes, des autres, de la société, du pays. Mes privilèges, mes droits. Toujours. Jamais mes devoirs. Où sont-ils les intellectuels, les artistes, les savants? Où sont-ils les artisans, les ouvriers, les syndicalistes? Où sont-ils les cultivateurs, les étudiants, les jeunes travailleurs? Et les autres? « Où êtes-vous donc, bande de câlices? » comme disait le cinéaste Gilles Groulx.
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Au baseball? Au centre commercial? À Paris? À New York? Chez Citadelle, en train d’acheter une piscine hors-terre? Dans le garage en train de faire reluire un tas de tôle? Dans la cour en train d’éliminer les pissenlits à grands coups d’insecticide?
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Chacun est responsable. Personnellement. Responsable de tous. Responsable de tout. Quelles que soient sa langue, son origine ethnique et la couleur de sa peau. Il y a un prix pour la victoire. Il y a un prix pour la défaite. Le moment venu, chacun devra rendre des comptes…  »
Source :  Pierre Falardeau, lettre à Jérémie, 1995
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Hommage à Pierre Falardeau

La révolution

Pour cette centième chronique les Indignés du Québec, vous offrent  cet  hommage à Pierre Falardeau par l’entremise du poète indigné Oitarp. Falardeau un indigné de la première heure mérite d’être revisité.  Pour les francophones hors-Québec, si vous ne  comprenez pas tout, ben pognez vous un dictionnaire québécois tabarnak !  Lachez vous lousses mes chums, pis payez-vous un trip !

nous sommes les 99%

Hommage à Pierre Falardeau

Pierre Falardeau est disparu le 3 octobre 2009.  Polémiste de la première heure.  Falardeau entreprend des études en anthropologie à l’Université de Montréal en 1967.  En 1971, il réalise son premier documentaire : Continuons le combat qu’il  présente comme le premier volet de son mémoire de maîtrise intitulé « La lutte ». Dans ce scénario, Falardeau se sert de la lutte (catch pour les français) comme un exemple du rituel de la dualité manichéenne véhiculée par la société pour départager les bons et les méchants.

Falardeau

Auteur d’une vingtaine de films, presqu’autant de publications, l’œuvre de Falardeau est riche.  Le temps des bouffons paru en 1993  est particulièrement intéressante : « On est au Ghana en 1957, avant l’indépendance. Jean Rouch tourne un documentaire, Les Maîtres fous, sur la religion des Haoukas. Chaque année, les membres de la secte se réunissent pour fêter. Ils sont possédés. Possédés par des dieux qui s’appellent le gouverneur, le secrétaire général, la femme du gouverneur, le général, la femme du docteur. En 1957, le Ghana, c’est une  colonie britannique… quelques rois nègres pour faire semblant, mais les vrais maîtres sont anglais. Une colonie avec tout le kit: Union Jack, God Save the Queen, perruques, cornemuse, pis la face de la reine en prime. Ici, on connaît.

Soumis !

La religion Haoukas reproduit le système colonial en plus petit, mais à l’envers. Les colonisés se déguisent en colonisateurs, les exploités jouent le rôle des exploiteurs, les esclaves deviennent les maîtres. Une fois par année, les pauvres mangent du chien. Une fois par année, les fous sont maîtres. Le reste du temps, les maîtres sont fous. On est au Québec en 1985. Chaque année, la bourgeoisie coloniale se rassemble au Queen Elizabeth Hotel pour le banquet du Beaver Club. Ici, pas de possédés, juste des possédants. A la table d’honneur, avec leur fausse barbe et leur chapeau en carton, les lieutenants gouverneurs des 10 provinces, des hommes d’affaires, des juges, des Indiens de centre d’achats, des rois nègres à peau blanche qui parlent bilingue. Comme au Ghana, on célèbre le vieux système d’exploitation britannique. Mais ici, c’est à l’endroit. Ici, les maîtres jouent le rôle des maîtres, les esclaves restent des esclaves. Chacun à sa place!

Allez travailler bande de paresseux !

Allez travailler bande de paresseux !

– Bonsoir, mesdames et messieurs. Good evening, ladies and gentlemen. My name is Roger Landry. I am your president of the Beaver Club. It is my privilege to welcome you to the twenty-seventh annual dinner of the Beaver Club celebrating this year the two-hundredth anniversary of the Beaver Club in Montreal. Sont réunis ici ce soir, dans cette illustre enceinte, des personnalités dont le seul nom évoque assurément la grandeur et l’honorabilité; puisque, en fait, à cette table ils sont tous honorables. En titre… Mais rassurez-vous, ce soir, exceptionnellement, ils redeviennent tous humains et les règles du protocole sont dès maintenant abolies. Avant de ce faire, j’ai reçu, il y a quelques instants, a few minutes ago this telegram: I am very sorry that I am unable to be with you tonight, but I am pleased to be able to send congratulations on the occasion of the anniversaries. Je vous souhaite à tous une soiré agréable et au Beaver Club beaucoup de succès dans les années à venir. The right honorable prime minister of Canada, Brian Mulroney.

Nous sommes les 99%

Des bourgeois pleins de marde d’aujourd’hui déguisés en bourgeois pleins de marde d’ autrefois célèbrent le bon vieux temps. Le bon vieux temps, c’est la Conquête anglaise de 1760; par la force des armes, les marchands anglais s’emparent du commerce de la fourrure. Chaque année, les grands boss se réunissent pour fêter leur fortune. Ils mangent, ils boivent, ils chantent. Ils s’appellent McGill, Ellice, Smith, Frobisher, Mackenzie. C’est ca, le Beaver Club il y a 200 ans. C’est la mafia de l’époque. Ils achètent tout : les terres, les honneurs, les médailles, le pouvoir, tout ce qui s’achète. La gang de fourrure forme lentement l’élite de la société. Les voleurs deviennent tranquillement d’honorables citoyens. Ils blanchissent l’argent sale en devenant banquiers, seigneurs, politiciens, juges. C’est ça, le Beaver Club au début. Deux cents ans plus tard, leurs descendants, devenus tout à fait respectables, font revivre cette fête par excellence de l’exploitation coloniale. Le gros Maurice, ministre des Forêts, devenu boss d’une multinationale du papier. Jeanne Sauvé, sa femme, administrateure de Bombardier, d’Industrial Insurance, et gouverneuse générale. Marc Lalonde, ancien ministre des Finances, maintenant au conseil d’administration de la City Bank of Canada. Francis Fox, ministre des Communications, engagé; par Astral Communications. Toute la gang des Canadiens français de service est là, costumé en rois nègres biculturels. Des anciens poiticiens devenus hommes d’affaires. Des anciens hommes d’affaires devenus politiciens. Des futurs politiciens encore hommes d’affaires.

Le français se dégrade à Montréal

Toute la rapace est là: des boss pis des femmes de boss, des barons de la finance, des rois de la pizza congelée, des mafiosos de l’immobilier. Toute la gang des bienfaiteurs de l’humanité.  Des charognes à qui on élève des monuments, des profiteurs qui passent pour des philanthropes, des pauvres types amis du régime déguisés en sénateurs séniles, des bonnes femmes au cul trop serré, des petites plottes qui sucent pour monter jusqu’au top, des journalistes rampants habillé en éditorialistes serviles, des avocats véreux, costumés en juges à 100 000$ par année, des liche-culs qui se prennent pour des artistes. Toute la gang est là : un beau ramassis d’insignifiants chromés, médaillés, cravatés, vulgaires et grossiers avec leurs costumes chics et leurs bijoux de luxe. Ils puent le parfum cher. Sont riches pis sont beaux; affreusement beaux avec leurs dents affreusement blanches pis leur peau affreusement rose. Et ils fêtent…

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Au Ghana, une fois par année, les pauvres imitent les riches. Ici, ce soir, les riches imitent les riches. Chacun à sa place… Les bourgeois anglais se déguisent en bourgeois anglais, les collabos bilingues s’habillent en collabos bilingues, souriant et satisfaits, les Écossais sortent leur jupe écossaise, les Indiens se mettent des plumes dans le cul pour faire autochtones. On déguise les Québécois en musiciens pis en waiters. Les immigrés? Comme les Québécois, en waiters! Chemises à carreaux et ceintures fléchée. Manque juste les raquettes pis les canisses de sirop d’érable. Des porteurs d’eau déguisés en porteurs de champagne. Alouette, gentille alouette!  C’est toute l’histoire du Québec en raccourci. Toute la réalité du Québec en résumé : claire, nette pour une fois, comme grossie à la loupe. Ce soir, les maîtres fêtent le bon vieux temps. Ils fêtent l’âge d’or et le paradis perdu. Ils crient haut et fort, sans gêne, leur droit au profit, leur droit à l’exploitation, leur droit à la sueur des autres. Ils boivent à leurs succès. Ils chantent que tout va bien, que rien ne doit changer, que c’est pour toujours… toujours aux mêmes, toujours les mêmes.

BouffonBouffon

Ils sont pareils partout… à New York, à Paris, à Mexico. Je les ai vus à Moscou vomir leur champagne et leur caviar sur leurs habits Pierre Cardin. Je les ai vus à Bangkok fourrer des enfants, filles ou garçons, pour une poignée de petit change. Je les ai vus à Montréal dans leur bureau avec leurs sales yeux de boss, leur sale voix de boss, leur sale face de boss, hautains, méprisants, arrogants. Des crottés avec leur chemise blanche pis leur Aqua Velva. Minables avec leur Mercedes pis leur raquette de tennis ridicule. Comme des rats morts. Gras et épais avec leurs farces plates pis leurs partys de cabane à sucre. Pleins de marde jusqu’au bord à force de bêtise et de prétention. Crosseurs, menteurs, voleurs. Et ça se reproduit de père en fils. Une honte pour l’humanité! Au Ghana, les pauvres mangent du chien. Ici, c’est les chiens qui mangent du pauvre. Et ils prennent leur air surpris quand on en met un dans une valise de char. – Ensemble, merci au chef, nos applaudissements, nous lui disons merci. Ladies and gentlemen, together let’s thank magnificently. Bravo! Et maintenant, as president of the Beaver Club, may I say to you the following : never any club has been so honoured and so magnificently rewarded on its two-hundredth anniversary to have such a magnificent membership as you are. A vous tous, nos membres, à nous tous, applaudissons-nous. We are magnificent people and I raise my hat to all of us. Bravo. You are as beautiful as I think I am. Thank you very much. Good evening. Bravo. Good night. Tout le monde, les serviettes, on fête, on témoigne notre appréciation. Everyone, yes, that’s right! Bravo.

Applaudissons-nous. We are magnificent people. Quelle boufonnerie! – Bravo. God bless you.

Pierre Falardeau

Ce texte que Falardeau, a rédigé pour  le temps des bouffons a été repris   dans la version 2012 mise en ligne par Anonymous sous l le titre Le temps des bouffons 2012 ou Sagard version courte.  Les deux oeuvres mises  en parallèle méritent vraiment d’être visionnées, à vous de juger …

Terminons enfin sur une note plus gaie avec cet autre film de Falardeau

Chubby Kentucky Kid

Cliquez sur l'image pour voir le film

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En 1995, son  film sur Chevalier de Lorimier, un notaire pendu lors des soulèvements de 1837-1838, a  suscité la polémique

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Merci Pierre pour ta vision polémiste des choses.  Tu nous manque dans ce monde édulcoré fade et aseptisé 

RIP

Pierre-Falardeau

1946 -2009

Falardeau le prophète

Amélie Veille, une belle indignée. Cliquez pour l'entendre chanter

Amélie Veille, une belle indignée. Cliquez pour l’entendre chanter

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