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J’appuie la candidature d’Anticosti au Patrimoine mondial de l’UNESCO

L’île d’Anticosti est un territoire exceptionnel qui offre une fenêtre unique sur notre histoire et celle de la planète. Plus que tout autre endroit au monde, anticAnticosti dispose de la plus grande diversité en matière de fossiles, richesse qui témoigne d’un des grands bouleversements de la vie sur terre : la première extinction de masse du vivant.

Aujourd’hui, l’île d’Anticosti abrite une biodiversité et un patrimoine culturel riches et uniques, mais également fragiles. Reconnaître cette particularité donnera des outils aux habitants d’Anticosti pour assurer leur futur et celui de l’île.

carte-anticostiLes centaines de kilomètres de côte et les structures géologiques apparentes qu’elle abrite constituent un exemple éminemment représentatif des grands stades de l’histoire de la Terre, notamment de par sa richesse fossilifère. Plus qu’à tout autre endroit sur la planète, c’est à Anticosti que l’on retrouve la série la plus complète et la mieux exposée de fossiles issus de la première extinction de masse du vivant (il y a environ 445 millions d’années). L’île d’Anticosti est aussi composée de profonds canyons creusés dans le calcaire, de grottes remarquables, d’impressionnantes chutes, comme la célèbre chute Vauréal, et d’un système karstique atypique qui, en plus d’être des éléments géomorphologiques particuliers, représentent des milieux naturels d’une beauté et d’une importance esthétique exceptionnelle.

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Pétrolière a Anticosti. Photo Gaïa presse.

ant1Puisqu’elle constitue un joyau, non seulement pour le Québec et le Canada, mais aussi pour l’humanité, je donne mon appui à la candidature de l’île d’Anticosti, afin que soit reconnue sa valeur universelle exceptionnelle par le Gouvernement canadien et qu’elle soit inscrite sur la liste indicative, en vue d’être soumise et désignée comme patrimoine mondial à l’UNESCO.

Pour toutes ces raisons, les Indignés du Québec appuient Nature Québec et  la municipalité de l’Île-d’Anticosti pour recueillir l’appui des Anticostiens et de tous les Québécois à cette démarche.jappuie

Pour signer la pétition cliquez sur J’appuie ANTICOSTI :

Pour une visite guidée cliquez ici

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Ce pétrole qui menace notre eau potable

Rose Flamant

     Rose Flamant

La faiblesse des raccords de certaines sections de  l’oléoduc d’Énergie Est a été fermement dénoncée par l’ingénieur Evan Vokes. Ce problème structurel qui toucherait plus de 1000 raccords a mené à la rupture du pipeline à Buffalo Creek en Alberta; un accident qu’avait prédit M. Vokes avant d’être congédié par la compagnie.

Bien qu’Énergie Est assure que la situation a été corrigée, l’Office de l’énergie lui a demandé d’établir une liste localisant tous les raccords douteux.

avis

Plus de cinq millions de personnes à risque

On estime actuellement que plus de trois millions de Québécois seraient menacés par un déversement potentiel.  De plus, selon le maire de Montréal, Denis Coderre,  «TransCanada ne remplit pas 78% des conditions […]. Il n’y a pas de plan de contingence, pas de plan de gestion des plans d’eau, le tracé ne respecte pas notre nouveau plan métropolitain d’aménagement et de développement […]. Le pipeline va «scraper» l’équivalent de 270 terrains de football. On ne peut pas laisser faire les choses comme ça, on a des terres agricoles et des milieux humides à protéger».

De passage à l’émission le 15-18,  le militant écologiste  JiCi Lauzon «  a fait remarqué que «Ce pétrole qui est dans le sous-sol de l’Alberta ou du Québec, on n’en a pas vraiment besoin. Il y a d’autres énergies et plein d’autres solutions »

jici

Nombre de personnes vivant dans des zones menacées par un potentiel déversement : 5 061 433 

o   Manitoba 676 613

o   Ontario 1 040 788

o   Québec 3 213 353

o   Nouveau-Brunswick 130 679

  • Taille totale du pipeline – 4 600 km

o   3 000 km – Ancien gazoduc converti

o   1 600 km – Canalisation neuve

  • 1,1 million de barils par jour
Pétition contre Énergie Est

résistance

 

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Quel avenir pour Fort McMoney ?

Rose Flamant

      Rose Flamant

Le drame humain et environnemental de Fort McMurray est unique dans l’histoire du Canada. Ce gigantesque incendie a ravagé plus de 2000km², soit l’équivalent de trois fois la taille d’Edmonton, ou plus de  quatre fois la superficie l’île de Montréal. Les quelques 100,000 personnes évacuées se retrouvent à la rue dans une ville en cendre.

Près de 25% de l’économie canadienne

Lorsque l’on sait que près du quart de l’économie canadienne est liée à l’industrie du pétrole on comprend l’engouement qu’a suscité chez les travailleurs l’attrait de Fort McMurray.  Dans cette ville, avant la tragédie et la chute du baril de pétrole on pouvait travailler chez MacDo à 20$ de l’heure, et les ouvriers spécialisés gagnaient facilement 4000 $ pour une semaine 84 heures. L’argent coulait à flot et la vie était belle!

Vue aérienne de Fort McMurray avant l'incendie

                    Vue aérienne de Fort McMurray avant l’incendie

L’envers de la médaille

brasierOn ne fait pas d’omelette sans casser des œufs et bien avant la catastrophe les militants écologistes ont été nombreux à tirer la sonnette d’alarme car l’exploitation des sables bitumineux provoque quotidiennement un déversement de 11 millions de litres d’eau toxique – soit 4 milliards de litres par année – et émet en gaz à effet de serre l’équivalant de 15 millions d’automobiles. Pourtant comme la souligné Gabriel Nadeau Dubois, on doit pouvoir réfléchir aux causes environnementales de cette tragédie, sans pour autant rejeter la responsabilité sur les travailleurs de l’industrie des sables bitumineux.

gnd

antonio-gramsci

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Bref historique de l’exploitation pétrolière d’Anticosti

Rose Flamant

Rose Flamant

Au moment où le gouvernement Couillard se porte à la défense du sous-sol d’Anticosti il est important de comprendre comment l’exploitation des ressources pétrolières de l’île, est passé d’une ressource que le gouvernement voulait développer pour les Québécois-es à une ressource appartenant à des intérêts privés.

Selon une étude menée par l’Institut de Recherches et d’information socio-.conomique du Québec (L’IRIS), c’est en 1969, que le gouvernement de Daniel Johnson crée « la SOQUIP, une société d’État en charge d’explorer et de développer les énergies à hydrocarbure sur le territoire du Québec. L’objectif politique derrière cette décision était de s’assurer que la découverte de pétrole ou de gaz sur le territoire profite à l’ensemble des Québécois-es.

golfeRapidement, la SOQUIP se crée une banque de données et participe à la formation d’une expertise en géologie sur le territoire du Québec. Le gouvernement du Québec décide en 1980 d’étendre la mission de la SOQUIP afin qu’elle puisse faire de l’exploration, de l’exploitation et de la distribution d’hydrocarbures. Dans ces conditions, la SOQUIP prend le contrôle, à travers l’achat d’actions, de Gaz Métropolitain, société qui permettra au Québec de contrôler, au même titre qu’Hydro-Québec, la distribution d’énergie gazière. Gaz Métropolitain sera dirigée entre 1987 à 1996 par André Caillé qui sera nommé par la suite PDG d’Hydro-Québec.

puitSon arrivée chez Hydro-Québec aura un impact important sur l’exploration énergétique du Québec. Hydro-Québec fera de l’exploration d’hydrocarbures dans sa division Hydro-Québec Pétrole et Gaz. Cette division conduira une multitude d’études sur le territoire québécois, entre autres en Gaspésie et sur l’île d’Anticosti. D’ailleurs en 2002, 30 millions de dollars seront investis dans la recherche géologique au Québec (dont 9,8 millions entre 2002 et 2007 sur l’île d’Anticosti).  En 2007,  lorsque André Caillé fait le saut chez Junex et à l’Association pétrolière et gazière du Québec, il cède sa place à Thierry Vandal qui dissoudra la section Pétrole et Gaz d’Hydro-Québec.

Passage au privé 

Cette même année,  le gouvernement Charest (qui a aussi mis fin à l’aventure SOQUIP en l’incluant dans la Société générale de financement – SGF) retirera les droits d’exploitation octroyés à Hydro-Québec pour les offrir gratuitement (ou presque) à des entreprises gérées par d’anciens dirigeants d’Hydro-Québec : Pétrolia, Junex et Gastem.  En fait, les droits d’exploration de l’île d’Anticosti représentent 61 956 $ annuellement, soit 0,10 $ par hectare exploré. De plus, puisque ces entreprises ne font pas d’exploitation à proprement parler, elles ont bénéficié de subventions provinciales. À titre d’exemple, Pétrolia a reçu 3,3 millions de dollars au cours des 2 dernières années.

Bref, à travers diverses opérations, la lente, mais évidente transformation de l’État-providence en État néolibéral s’est accomplie de manière à en faire profiter une classe d’anciens représentants de sociétés d’État maintenant défenseurs de l’entreprise privée.

$Cette transformation s’opère au moment où la crise économique frappe un ensemble d’industries à travers le monde.  La vaste majorité des actionnaires tente de se réfugier dans des valeurs sûres qui apporteront des résultats. Des entreprises telles que Gastem et Pétrolia profitent ainsi d’un excellent « timing» puisqu’elles bénéficient de droits quasi gratuits sur des territoires déjà explorés et où Hydro-Québec aurait trouvé par le passé des «indices de présence d’hydrocarbures». Dans ces conditions, il n’y a rien d’étonnant à ce que Pétrolia se classe premier dans le  palmarès «Pétrole et Gaz» établi par la Bourse de croissance TSX, le TSX Croissance 50Ces entreprises considérées comme des «juniors» dans le marché des hydrocarbures ont tout intérêt à marquer rapidement leur avantage sur le terrain afin de financer d’autres projets à moyen terme. Ainsi, des richesses autrefois collectives seront exploitées immédiatement non pas parce que le Québec en aurait besoin, mais simplement pour améliorer le rendement boursier d’entreprises qui souhaitent se positionner avantageusement.

$Ces entreprises profitent aussi largement du discours basé sur l’importance de la dette québécoise. Importance d’une dette nationale  qui, comme l’a démontré le professeur Louis Gill, est largement surestimée, mais qui conduit à un sentiment d’urgence. En voulant faire croire au Québécois-es que leur État est « dans le rouge», il est plus facile de leur présenter toute forme de vente de ressources naturelles ou de privatisation du bien commun (généralement les plus rentables pour le privé) comme un mal nécessaire.  L’Institut économique de Montréal (IEDM) participe activement à ce type de discours à travers la note de monsieur Belzile sur l’exploitation de l’île d’Anticosti, mais aussi dans nombre de leurs propositions comme la privatisation d’Hydro-Québec ou la transformation de la péréquation afin d’y exclure les ressources naturelles. Ces propositions typiquement néolibérales vont à l’encontre d’une saine gestion à long terme des finances publiques».

SOURCES :

IRIS : CEUX QUI VEULENT EXPLOITER RAPIDEMENT LE PÉTROLE D’ANTICOSTI

PRESSE TOI A GAUCHE : QUÉBEC ET PÉTROLE

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Manifeste pour l’Élan global

Élan global

Sophie Doucet

Sophie Doucet

Les Indignés du Québec vous invitent à signer le «Manifeste pour l’Élan global» qui constitue un clin d’œil à l’héritage du Refus global.  Le 9 août 1948 était publié le «Refus global». Ce manifeste signé par 15 membres du groupe automatiste rejetait alors l’immobilisme de la société québécoise. Sa parution en 1948 provoqua une vive controverse au Québec. 

Aujourd’hui, le manifeste pour un Élan global est un clin d’œil à l’héritage du Refus global. L’Élan global se veut radical par ses idées et implore une transformation profonde du Québec comme l’ont fait les Automatistes il y a 67 ans.
Refus+global
L’Élan global n’est pas qu’un manifeste. L’Élan global est un collectif d’objectrices et d’objecteurs de conscience qui souhaitent se libérer des hydrocarbures et bâtir un monde juste et viable. C’est un mouvement de résistance à l’invasion systématique de notre territoire par les pétrolières et par de puissants intérêts financiers. Notre objectif est de marquer une rupture avec l’économie pétrolière et les intérêts qui la soutiennent, au profit de la protection du climat, de l’environnement et d’une économie prospère, durable et solidaire. Nous souhaitons que 100 000 signataires se joignent à nous d’ici à la conférence de Paris sur le climat à la fin 2015.

– Nous exigeons la fin des projets d’exploration et d’exploitation d’hydrocarbures en sol québécois.

– Nous refusons tout passage de pétrole à des fins d’exportation sur notre territoire, que ce soit par train, oléoduc ou navire-citerne.

– Nous exigeons l’adoption par le gouvernement du Québec d’un plan crédible pour réduire notre consommation de pétrole de 50 % d’ici 2030 et atteindre la neutralité carbone pour 2050.

– Nous exigeons que la Caisse de dépôt et placement du Québec désinvestisse le secteur des combustibles fossiles. Nous demandons aux autres gestionnaires de fonds d’investissement dont les capitaux proviennent de citoyennes et citoyens d’en faire autant. Nous agirons aussi individuellement. L’argent de nos retraites ne doit pas appauvrir nos enfants. Il doit servir à assurer leur avenir.

Les initiateurs du manifeste pour un Élan global sont Camil Bouchard, Dominic Champagne, Jérôme Dupras pour Les Cowboys Fringants, Karel Mayrand, Gabriel Nadeau-Dubois, Éric Pineault, Annie Roy et Laure Waridel, appuyés par plus de 200 personnalités de tous horizons.  Pour joindre votre signature à ce document historique cliquez ici

complice

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De Mégantic à Belledune, des millions de barils de pétrole en eaux québécoises

Charles de Lorimier

Charles de Lorimier

Le court métrage intitulé Train train quotidien, de Mégantic à Belledune est ENFIN EN LIGNE. Ce court métrage explique différents enjeux relatifs au projet de port pétrolier de Belledune et nous invite à considérer avec une attention particulière, les événements de Mégantic dans les choix que nous faisons.

Nous vous invitons à partager largement cette vidéo. Une production de Tache d’huile. 

Train train quotidien, de Mégantic à Belledune

 

résistance

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Les citoyens du monde refusent que l’industrie des sables bitumineux du Canada participe à la destruction de la biodiversité

sbLes sables bitumineux de l’Athabasca sont d’immenses dépôts de bitume ou de pétrole superlourd situés dans le nord-est de l‘Alberta au Canada. Ils s’étendent sur 149,000 km2 ce qui représente près de 5 fois la superficie de la Belgique!, La production de pétrole des sables bitumineux émet de 3 à 4 fois plus de gaz à effet de serre que la production de pétrole lourd conventionnel. Cela en fait le pétrole le plus polluant au monde.

L’extraction des sables bitumineux est le plus grand projet industriel au monde et est la cause de nombreux problèmes environnementaux, de droits de l’homme et de santé publique. La production de pétrole issue des sables bitumineux devrait passer de 1,9 million de barils à 5 millions de barils par jour!  «L’Agence Internationale de l’Énergie rapporte que cette capacité de production correspond à des scénarios de consommation de pétrole qui mènerait à une augmentation catastrophique des températures.»

          Suivez-nous sur Facebook: facebook.com/stopcanadastarsands

                Suivez-nous sur Twitter : @StopCDNTarSands: #stopcanadastarsands

Canada Tarsands in Alberta

Nous, citoyens du monde, demandons à nos dirigeants respectifs de ne pas mettre en place des politiques favorisant l’expansion des sables bitumineux du Canada. Cela inclut le support à des entreprises nationales ou internationales impliquées de près ou de loin dans l’extraction, le transport ou le raffinage des produits pétroliers dérivés des sables bitumineux du Canada.

Nous, citoyens du monde, refusons de supporter une industrie qui aggrave fortement la crise climatique en cours et qui hypothèque l’avenir des générations futures.

Nous, citoyens du monde, refusons de laisser une industrie porter atteinte à la santé et la qualité de vie des populations autochtones vivant près des installations extractives des sables bitumineux du Canada.

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Nous, citoyens du monde, demandons instamment à nos dirigeants respectifs de prendre des décisions politiques permettant la sortie de notre dépendance aux énergies fossiles. Nous leur demandons également de prendre des décisions politiques fortes afin de favoriser les énergies renouvelables et l’avènement d’une société énergétiquement sobre. Nous leur demandons également de cesser de subventionner le secteur des énergies fossiles.

Finalement, nous, citoyens du monde, affirmons notre volonté d’utiliser notre droit de vote lors d’élections afin de sanctionner les dirigeants présents ou futurs qui refuseraient d’entendre notre appel commun.   Signez la pétition iciPour rejoindre les auteurs de cette pétition, cliquez ici.

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