Archives de Tag: néolibéralisme

On est écoeuré de la corruption !

1%vs99%Le mouvement #nuit debout Montréal a décidé de réagir face à la corruption endémique qui gruge cette province depuis trop longtemps. Depuis des décennies elle mine le moral des Québécois-es, qui doivent faire face à des écoles délabrées, à un système hospitalier inadéquat, à des urgences qui débordent, au délabrement généralisé des infrastructures, au gaspillage éhonté des fonds publics, à la dépossession de nos richesses naturelles, au mépris honteux des peuples des Premières Nations, bref à la corruption étatique généralisée par les valets du néo libéralisme.

Voici donc la vidéo de Nuit Debout Montréal  sur une musique de Wax Tailor

écoeuré

Si vous êtes écoeurés de :

  • La corruption

  • L’oléoduc d’Énergie Est

  • Vivre avec un salaire de misère

  • Subir les coupures de sercices

  • La disparition des femmes autochtones

  • La violence policière

Le 29 avril participez à la première grande #nuit debout Montréal depuis le premier rassemblement devant le Consulat général de France à Montréal.  Joignez-vous à nous et passez le mot.

Publicités

Poster un commentaire

par | avril 25, 2016 · 11:16

Bolduc démissionne enfin !

Sophie Doucet

Sophie Doucet

Les Indignés du Québec ont appris avec joie la démission du ministre de l’Éducation du Québec, M. Yves Bolduc. Un communiqué, du bureau du premier ministre Philippe Couillard, a confirmé que M. Bolduc allait retourner à la pratique médicale.

L’effet Toyota

En plus de cumuler les fonctions de ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science et ministre responsable de la région de la Côte-Nord dans le gouvernement Couillard. M. Bolduc présidait également le comité ministériel du développement social, éducatif et culturel.

d+®barras

Fervent adepte de l’effet Toyota, M Bolduc a servi comme ministre de la santé sous le gouvernement libéral de Jean Charest. À cette époque «Monsieur Toyota» s’était donné comme objectif d’optimiser le processus de travail, d’éliminer le gaspillage, les gestes superflus et les activités sans valeur ajoutée au sein des établissement de santé.

Sous le gouvernement Couillard M Bolduc a multiplié les bourdes comme ministre de l’éducation.

Une nouvelle page du néolibéralisme libéral se tourne alors que commence l’an II du printemps érable. Un printemps qui renversera ce gouvernement qui ne représente plus son peuple,ddl3

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

Vers un alter-populisme indigné ?

congreso_protesta_indignados

L’Espagne va-t-elle devenir le modèle du nouveau populisme des déçus et des laissés-pour-compte ? En effet dans notre  société le populisme est devenu une véritable obsession, pourtant, rares sont ceux qui savent exactement ce qu’est le populisme et quels sont les objectifs des personnes qui utilisent cette dialectique populiste. Le populisme permet, notamment, à certains leaders de partis politiques de recueillir des voix afin d’accéder au pouvoir. Ainsi en Europe la dialectique populiste est utilisée par de nombreux leaders politiques, toutes tendances confondues. Le plus inquiétant est l’utilisation de la dialectique populiste par des partis d’extrême droite nationaliste de même que par la gauche.

Le phénomène du populisme est difficile à appréhender. Cette manipulation fonctionne dans une société malade, en recherche d’apaisements et de sécurité. Et pourtant l’effet recherché peut s’inverser. Il ne faut pas oublier que les raccourcis faciles et les idées simplistes peuvent nuire gravement aux libertés  Christophe Engels s’interroge  sur  les effets de ce paradigme.

triomphe de l'insignifiance

Faire trébucher l’adversaire au nom du neo libéralisme

Vers un alter-populisme indigné ?

Il y a populisme et populisme. Tel est l’avis de cet éditorialiste de Die Zeit qu’est l’Allemand Werner Perger qui voit dans le mouvement espagnol des indignés l’expression d’un  populisme aimable, totalement dénué de xénophobie, qui pourrait faire pièce à celui des formations d’extrême droite…«L’Espagne va-t-elle devenir le modèle du nouveau  populisme des déçus et des laissés-pour-compte, comme les Pays-Bas, le Danemark et l’Autriche l’ont été pour le  populisme des défenseurs des acquis et de la prospérité? (…)   Ces manifestants (…) pourraient devenir un contrepoids aux antidémocrates de l’extrême droite, hostiles au consensus.  Qui, sinon les indignés chers à Stéphane Hessel, pourra éviter que l’on ne glisse définitivement dans la postdémocratie?» (1)

Résignez-vous

Un zeste de Mai 68, un peu de web…: le cocktail indigné

«La montée des populismes  européens, classés à droite, n’est pas si éloignée d’un mouvement comme les «indignés»espagnols, classés plutôt à gauche, renchérit un autre éditorialiste, le Français Philippe Thureau-Dangin de l’hebdomadaire Courrier international.  Ce sont même les deux côtés de la même médaille.  On retrouve chez les uns comme chez les autres un égal rejet des partis politiques traditionnels et une déception à l’égard du système parlementaire. (…)  Populistes et indignés refusent d’une même voix les diktats des marchés financiers, même si les premiers s’en prennent aussi aux étrangers de toutes conditions, coupables à leurs yeux de prendre le travail des autochtones. Bref, les indignés incarnent une sorte de «populisme aimable », non xénophobe, pour reprendre l’expression de l’hebdomadaire allemand Die Zeit.Il y a pourtant une différence de taille entre les deux vagues.

eteignez-votre-tele-et-rejoignez-les-indignez-du-quebec

Les populistes, y compris le FN de Marine Le Pen, pratiquent le culte du chef et proposent des solutions simples, voire brutales, face à la complexité du monde.  Les jeunes et moins jeunes qui campent sur la place de la Puerta del Sol, à Madrid, savent que la réalité n’est pas simple et qu’il faut d’abord réfléchir.  Tandis que les  populistes lancent des slogans, les indignés ouvrent des forums sur le Net.  On assiste à une fusion de Mai-68 et du web.» (2)(3)(4)
(A suivre)
Christophe Engels

(1) Perger Werner, Un signal pour toute l’Europe démocratique, in Die Zeit du 26/05/2011. (2) Thureau-Dangin Philippe, Editorial. Populistes, indignés, même combat ?in Courrier international du 26/05/2011.
(3) Ce message est extrait de l’analyse: Engels Christophe, Une journée d’Ivan… l’indigné. L’épisode bruxellois: projet ou utopie?, n°2011/07, 2011, Analyses et études du Siréas, pp.14-16.Avec l’aimable autorisation de Mauro Sbolgi, éditeur responsable de la publication initiale..(4) Pour suivre:  d’autres messages consacrés à une réflexion approfondie sur les courants de pensée et modes de vie émergents.

La révolution

 

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

Le néolibéralisme détruit l’humanité !

Stéphane Hessel ce grand Monsieur indigné de 93 ans écrivait peu avant sa mort que :  « L’intérêt général doit primer sur l’intérêt particulier, le juste partage des richesses créés par le monde du travail primer sur le pouvoir de l’argent » Cette vision des choses va à l’encontre du modèle anglo-saxon qui considère plutôt que l’intérêt général est formé de l’ensemble des intérêts particuliers. L’interprétation de ces deux idéologies divergentes a des impacts considérables sur nos vies puisqu’au Canada comme aux États-unis, le poids des lobbyistes du pétrole, qui réunit certaines des entreprises les plus prospères, n’est évidemment pas le même que celui des défenseurs de l’environnement ! Ce qui fait que petit à petit on en arrive a des aberrations telles que celles de  Mégantic, Fukushima, Dacca, Deepwater Horizon, Tchernobil, Bopal,Three Mile Island, pour ne nommer que celles là ! Bref le Néolibéralisme nous tue, lentement mais surement. Les eaux, la terre sont polluées, les graines sont génétiquement modifiées, les abeilles sont détruites par les forces néolibérales maléfiques.  Cette situation destructrices fait réagir les indignés de la terre qui se lèevent tel une gigantesque vague pour crier leur indignation. Pascale Cormier, quant à elle, s’insurge contre ce modèle qui nous conduit inexorablement dans un cul-de sac. qui s’ouvre sur la mort !  

stephen

Le néolibéralisme est un crime contre l'humanité
Par Pascale Cormier

Lac-Mégantic, coquette petite localité située au cœur de l’Estrie, l’une des plus belles régions du Québec, tout près de la frontière américaine.  Par un beau vendredi soir de juillet, l’une des premières nuits vraiment chaudes de l’été 2013.  Les uns peinent à trouver le sommeil, accablés par la chaleur humide; d’autres en profitent pour faire la fête entre amis ou seulement jouir du calme et du beau temps, dans les arrière-cours et sur les terrasses, une bière fraîche à la main. Quand soudain, vers 1 h du matin, c’est l’apocalypse : une pluie de feu se déverse sur le centre-ville dans un fracas de fin du monde. Un convoi ferroviaire qui transportait du pétrole s’est emballé et a déraillé en plein cœur de la ville, et quatre wagons ont explosé, pulvérisant des dizaines de maisons ainsi que la bibliothèque et un supermarché (...)

pompier (1)

Il y aura des enquêtes, bien sûr. Et beaucoup, beaucoup de « damage control ». Déjà, la Montreal Maine & Atlantic Railway, la compagnie responsable, a mis sur pied une « cellule de crise ».  En bon français, ça veut dire qu’on va tout faire pour noyer le poisson.  On va dire que c’est la faute à « pas de chance », que c’est le résultat d’un malheureux concours de circonstances, que cette catastrophe était imprévisible et ne pouvait être évitée.  Et nos lâches dirigeants, toujours prompts à s’à-plat-ventrir devant le grand capital, vont cautionner cette version des faits et verser quelques milliers de dollars aux familles des victimes en faisant semblant d’avoir de la peine pour elles. Oui, tous : les dirigeants de la compagnie, les pouvoirs publics, les responsables de la sécurité publique – tous vont verser une petite larme de crocodile devant les caméras et vont s’empresser d’oublier toute l’affaire.  « Business as usual. »  Pourquoi?

puits

Hypocrites!  Assassins!

Peu importent les résultats de l’enquête, nous savons tous que cette catastrophe était parfaitement évitable.  Qu’elle n’aurait jamais pu se produire dans un monde où l’humain prime sur le profit. À une époque pas si lointaine, la sécurité du public était vraiment une priorité.  Dans tous les champs d’activité, et plus encore dans ceux qui présentent un danger certain, comme l’agro-alimentaire ou le transport des marchandises dangereuses, il y avait beaucoup, beaucoup de règlements à respecter.  Et beaucoup, beaucoup d’inspecteurs pour faire appliquer ces règlements.  Bien sûr, ça coûtait cher à l’État.  Et aux entreprises.  Ça faisait une grosse fonction publique, cette armée d’inspecteurs. Et bien des tracasseries et des frais pour l’industrie privée. Alors sont arrivés les « Neocons ».  Ceux-là ne croyaient qu’à une chose : le profit.  La croissance illimitée des profits.  N’était-ce pas l’essence même du capitalisme?  Tout ce qui pouvait constituer une entrave au profit devait donc être assimilé à un « complot socialiste » visant à détruire le capitalisme.  C’est ainsi que notre société foncièrement capitaliste est devenue, tout à coup, une société « socialiste ».  Tout ce qui avait pour but d’assurer un minimum de bien-être et de sécurité à l’ensemble de la population, tout ce qui visait à réduire les inégalités et à protéger les droits de la collectivité était « de gauche », donc nuisible. Le mot d’ordre, c’était que l’industrie était parfaitement capable de s’autoréguler– et qu’il fallait à tout prix réduire la fonction publique et baisser les impôts des plus riches et des sociétés, pour leur permettre de « créer de la richesse ».  (Au bénéfice de qui, ça,on s’est bien gardé de le préciser…) C’est ainsi qu’on s’est mis à fermer des agences d’inspection, à mettre à pied des inspecteurs, des ingénieurs-conseil et des scientifiques par milliers, et à déchirer d’innombrables règlements qui avaient assuré jusque là la protection de la population.  Résultat : on fait rouler des locomotives obsolètes sur des chemins de fer en mauvais état.  On lance en pleine ville des convois de wagons-citernes bourrés de pétrole sans conducteur.  Ça fait des économies.  Ça fait plus de profits, avec moins d’inspections,de tracasseries, d’irritants administratifs et de règlements tatillons.  Et moins d’employés à payer, tant pour l’État que pour les transporteurs.  Et puis, un jour, inévitablement, ça fait boum.

lacmegantic


Ça aurait pu faire boum dans l’industrie alimentaire.  Dans la prospection gazière et pétrolière.  Dans un pipeline.  Dans une centrale électrique.  Un pont, un édifice mal entretenu, n’ayant pas fait l’objet d’inspections régulières. Là, c’est un convoi de pétrole dans une petite ville de l’Estrie. Demain, ce sera où?

plate-forme_usa_042010

On dira que c’est un bête accident; que c’est un malheureux concours de circonstances; que ça n’aurait pas pu être évité.  Et on fera taire les voix qui exigeront plus d’inspections, plus de règlements, plus d’employés, un meilleur entretien des équipements, en criant au gauchisme et à l’anticapitalisme primaire. Parce que dans notre monde néolibéral, quelques dizaines, quelques centaines ou même quelques milliers de vies humaines, ça ne pèse pas lourd, face aux impératifs de la croissance et du profit.  Souvenons-nous de Bhopal.  Souvenons-nous des Éboulements où un autocar sans freins a plongé dans le ravin, entraînant ses passagers dans la mort.  Souvenons-nous de ce drame récent au Bangladesh où un immeuble abritant des « sweat-shops » s’est écroulé, tuant plus de mille ouvriers. 

5702666

Tout ça, ce sont les fruits de la déréglementation – ou de l’absence d’inspecteurs et de fonctionnaires en nombre suffisant pour faire respecter les règles. C’est ce qui arrive quand on met l’être humain au service de l’économie, plutôt que l’inverse.  C’est ce qui arrive quand les politiques publiques ont pour seul et unique but de favoriser les intérêts de l’industrie privée.

Jusqu’au jour où nous crierons enfin d’une seule voix : C’EST ASSEZ!

Mes plus profondes sympathies aux proches des victimes.  Mais que notre chagrin soit le ferment de nos colères, pour que ces malheureux ne soient pas morts en vain.

Nous sommes toutes et tous MéganticoisEs aujourd’hui.

Pascale Cormier

Colombe_Carnet_Noir

Cet article émouvant est une version légèrement allégée du très beau texte de Pascale Cormier que vous pouvez lire intégralement ici.  Les Indignés du Québec saluent le courage de Madame Cormier. Merci Pascale !

bitd

 

5 Commentaires

Classé dans Uncategorized

Les grenouilles endormies

Les Indignés du Québec vous proposent ce nouveau texte de Rose Flamant qui s’interroge sur les effets du néolibéralisme à travers les écrits de Natha Caputo.

Rose

La tragédie du lac Mégantic fait encore fois la preuve, que le néolibéralisme et le laxisme de la population nous tuent à petit feu. Nous acceptons quotidiennement de vivre dans un monde de plus en plus corrompu mené par des carriéristes ternes et sans imagination et qui n’ont d’autre but, que de faire fructifier l’épaisseur de leur porte-feuille et la valeur de leurs actions boursières.

À l’heure où le néolibéralisme et le laxisme menacent notre survie en tant que créature vivant sur cette planète, j’ai pensé vous présenter ce beau très texte de Natha Caputo tiré des Contes des quatre vents et publié en 1954. En lisant ce texte on réalise d’emblée que les idées ne meurent pas puisqu’elles traversent le temps pour nous interpeller même longtemps après. On peut tracer bien des parallèles entre ce texte de Natha Caputo et la grande vague d’indignés qui balaie la planète d’est en ouest et du nord au sud. Plus que jamais le temps de s’indigner n’a jamais été aussi pressant, plus que jamais le texte de Caputo, n’a jamais été aussi vivant ! 

grenouilles indignées

Deux grenouilles vivaient dans un même étang. L’une d’elle était courageuse, travailleuse et gaie ; tandis que l’autre était peureuse, paresseuse et de caractère maussade. Pourtant elles s’entendaient très bien, ces deux grenouilles…
Un soir, elles sortirent faire un petit tour et, tout en se promenant, elles aperçurent une maisonnette.
– Allons voir de plus près, proposa la première grenouillette.
Sous la maison, il y avait une cave, et, de cette cave, venait une odeur délicieuse. Cela sentait le moisi, l’humidité, les champignons, juste une odeur pour plaire aux grenouilles.
– Hum ! Que ça sent bon ! dit la deuxième grenouille.
Elles passèrent par le soupirail et se mirent à jouer. Elles sautaient sur les tonneaux, jouaient à cache-cache parmi les bouteilles, les pots, et s’amusaient vraiment beaucoup quand, tout à coup, elles glissèrent et tombèrent toutes les deux dans une jarre pleine de crème.

lait

Les grenouilles sont bonnes nageuses, comme chacun sait, mais elles avaient beau agiter leurs pattes, elles ne parvenaient pas à grimper contre les parois lisses et glissantes de la jarre ; elles retombaient continuellement.
La grenouille paresseuse et peureuse se découragea vite :
– À quoi bon lutter, dit-elle. Je vais me fatiguer en vain. Autant en finir tout de suite.
– Mais non, disait l’autre, nage, ne perds pas courage !
– Non, non, disait la paresseuse. Tant pis j’abandonne… Et puis cette crème est trop écœurante…
Elle se laissa couler et se noya.

nous sommes les white rabbitss

L’autre grenouille continuait à se débattre de toutes ses forces. Elle essayait de grimper sur la paroi de le jarre, glissait puis recommençait sans se lasser.
– Je ne veux pas me noyer, se répétait-elle… Allons, un peu de courage !
Mais ses forces diminuaient. La tête commençait à lui tourner :
– Vais-je vraiment me noyer ? Se disait-elle. Allons, encore un petit effort. On n’a jamais vu une grenouille périr dans un pot de crème !
Et elle agitait, agitait les pattes, malgré la fatigue qui l’envahissait de plus en plus. La grenouille semblait perdue.
éléphant

Et quelque chose changea soudain : la crème n’était plus ni molle, ni liquide, la crème n’était plus crème ; les pattes de la grenouille n’enfonçaient plus mais pouvaient prendre appui sur une base solide.
La grenouille regarda autour d’elle : elle était assise sur du beurre.

Natha Caputo via Rose Flamant 

georgie

3 Commentaires

Classé dans Uncategorized