Archives de Tag: Nantes

Nuit Debout Nantes aborde le thème des violences policières sur fonds de manifestations étudiantes

1%vs99%Alors que le Mouvement Nuit debout se répand partout en France, et hors de l’hexagone, le gouvernement Hollande doit faire face à la grogne croissante des étudiants. En effet, depuis la première manifestation du 9 mars la mobilisation étudiante s’intensifie contre la loi Travail. Huit jours avant la grande manifestation nationale du 28 avril, un participant relate la manifestation houleuse qui s’est tenue hier dans sa ville.  Ces évenements, n’ont pas empêché la tenue d’une Nuit debout sur le campus de l’université de Nantes.

Manifestation du 20 avril à Nantes : on n’étouffe pas un soulèvement
Mercredi 20 avril au matin, Manuel Valls se vante de prolonger une nouvelle fois l’état d’urgence pour plusieurs mois, illustration parfaite de la fuite en avant sécuritaire d’un pouvoir au fond du gouffre, définitivement discrédité. Conséquence logique, la journée de lutte du 20 avril devait avoir la couleur des uniformes. En amont, le préfet de Nantes et les médias avaient fait monter la pression, annonçant un siège policier de la ville pour empêcher la manifestation de se tenir. Mais rien n’y fait, ni les arrêtés préfectoraux abjects, ni les policiers cagoulés, ni les grenades de désencerclement envoyées sur des lycéennes : Nantes connaît un soulèvement depuis le 9 mars dernier, et il n’est pas prêt de s’arrêter Retour en deux temps sur la dernière journée de mobilisation avant la grève générale du 28 avril prochain. Nantes 1
Barricades avant la parade
Dès l’aube, plusieurs bâtiments du campus de l’université de Nantes sont bloqué En milieu de matinée, une centaine d’étudiant-e-s partent bloquer le périphérique non loin de l’université. Le rond point qui sert d’entrée nord à l’agglomération se recouvre de barricades, provoquant immédiatement un important bouchon.  13H : étudiants et lycéens se retrouvent pour pic-niquer.nantes 6

Des patrouilles de police en civil et en uniforme sillonnent la ville et contrôlent des personnes isolées. Une heure plus tard, des centaines manifestants se mettent en route, surveillés de près par un hélicoptère et un énorme dispositif policer. Il y aura plus de 2000 personnes dans la rue au plus fort de l’après-midi. Des taggs fleurissent et des fumigènes crépitent. Un cortège féministe se forme derrière une banderole « Les femmes c’est comme les pavés, à force de marcher dessus, on les prend dans la gueule ».Nantes 2
nantes 3Arrivé devant la préfecture, des litres de peinture rouge aspergent la façade, alors que des CRS en panique, peinent à activer une lance à eau. Les locaux du parti Socialiste sont également repeints, comme c’est désormais la coutume hebdomadaire. Mais l’étau policier se resserre : le cortège ne peut pas emprunter le parcours prévu, enserré de toutes parts par des rangées de policiers casqués, des brigades en civil et même d’une patrouille de voltigeurs à moto. Oui, les socialistes au pouvoir auront franchi toute les limites, y compris réintroduire, en secret, des brigades de matraqueurs montés sur des deux roues, celles-là mêmes qui avaient été dissoutes après avoir tué Malik Oussekine en 1986. Arrivé à Médiathèque, le cortège est massivement gazé, sans sommation. La tension monte. Une série d’agences d’intérim voient leurs vitrines méthodiquement brisées le long du quai de la Fosse. Le défilé termine sur l’île de Nantes. Jusqu’ici, il n’y a pas eu de blessés ni d’arrêtés. Le piège policier a été déjoué. Une manifestation dynamique de 2000 jeunes a pu prendre les rues et porter des actions offensives malgré les menaces explicites du préfet. C’est une réussite. Commence alors la deuxième partie de la journée.
L’île de Nantes comme prison
Immanquablement, la BAC pointe son museau et multiplie les provocations en marge du rassemblement. Puis c’est toute une compagnie de gendarmes mobiles qui débarque par des petites rues en tirant des grenades. La foule est bloquée, mais l’assemblée continue comme si de rien n’était. Pendant que des centaines de manifestants, se font charger et gazer, d’autres continuent à disserter paisiblement, quelques mètres plus loin, sur les prochaines journées d’action.

nantes 5
Les gaz commencent à saturer l’île, la panique se répand. Des centaines de personnes s’avancent bras en l’air, en suppliant les policiers de laisser les manifestants repartir. Des dizaines de grenades lacrymogènes, de grenades de désencerclement et de balles en caoutchouc sont tirés sur une foule totalement vulnérable. Une ribambelle de journalistes, assiste à cette scène qui ne sera pourtant jamais mentionnée dans les médias. Lors d’une salve particulièrement dosée de gaz, une lycéenne est sérieusement blessée par plusieurs impacts d’une grenade envoyée dans ses jambes. En état de choc, incapable de marcher, elle sera hospitalisée. Un homme est également touché à la tête. Un autre est tabassé puis embarqué après avoir trébuché dans le mouvement de panique. Les blessés sont nombreux, souvent mineurs. Ambiance lourde.

nates 7
Après ces assauts répétés, il est décidé de partir. Le cortège qui compte encore des centaines de personnes parvient à retraverser la Loire. Retour dans l’hyper-centre, où une grande partie des manifestants, soulagés, se disperse. Un noyau dur de 300 personnes est déterminé à continuer, Des barricades sont enflammées après de nouvelles salves de gaz. La police cible tout ce qui remue encore, sans aucune distinction. La Place du Bouffay est noyée sous les gaz. Les affrontements dureront jusqu’à 19H.

nan
Malgré la peur, une Nuit Debout se tiendra et abordera le thème des violences policières autour d’un tas de grenades ramassées l’après-midi même. Le lendemain, la presse se contentera de parler de « nouveaux heurts en marge de la manifestation ». Le 28 avril prochain sera une journée de lutte décisive, d’autant plus que les appels à la grève reconductible et aux blocages se multiplient. Nous pouvons mettre le gouvernement en échec. Ensemble, nous sommes invincibles !

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

Violence policière dans la France de Hollande

Charles de Lorimier

Charles de Lorimier

Dans la France de Hollande, les tactiques policières pour contrer les manifestations sont de plus en plus violentes. La police  dispose des tous derniers joujoux technologiques pour tuer dans l’œuf les manifestations. Gaz lacrymogène, flashball, grenades assourdissantes, canons à eau,  etc.  D’ailleurs, les forces de l’ordre  font de plus en plus appel à des policiers déguisés en «casseurs»  dont l’image violente est ensuite reprise par les médias à des fins de propande et de légitimité du pouvoir.

 Lors d’une manifestation qui s’est tenue à Nantes suite à la mort du jeune écologiste Rémi Fraisse, les provocations policières ont rapidement donné lieu à des affrontements, alors que la manifestation était majoritairement pacifique. Les policiers en civil, déguisés en manifestants,ont  joué un rôle trouble dans toute cette histoire comme le montre notre reportage.

Policier déguisé en casseur

Policier déguisé en casseur


- Nantes, reportage en direct

Samedi 1er novembre, à Nantes, la manifestation en hommage à Rémi Fraisse, militant écologiste tué par une grenade explosive de la gendarmerie le 26 octobre 2014 sur le lieu du barrage de Sivens, dans le Tarn, a une nouvelle fois donné lieu à un déchaînement de brutalités policières contre les 1.500 manifestants présents, dans leur grande majorité non violents.

Avant même le début de la manifestation, la quasi-totalité de la presse locale titrait sur les violences à venir, fournissant la liste du vocabulaire de circonstance — « casseurs », « dégradations », « guérilla urbaine » — et déroulant la litanie des lamentations de commerçants et de Nantais nécessairement « excédés » par les événements. La précédente manifestation nantaise pour Rémi Fraisse, lundi 27 octobre, avait, il est vrai, fourni du grain à moudre aux annonciateurs de désastres : vitrines et banques démolies devant des policiers passifs. Les petits commerces avaient été globalement épargnés.

Ce samedi, un tract appelait cette fois à faire « ce qu’ils n’attendent pas de nous » : « Aujourd’hui, monument_aux_morts_v_1-d412dcela sent davantage le guet-apens qu’une insurrection qui vient », notait le texte signé par « quelques occupants de la ZAD ». Une consigne dans l’ensemble respectée, les destructions ayant été minimes tout au long de la journée.

 La marche, commencée à 14 heures devant la préfecture, se déroule d’abord dans le calme. Des banderoles et pancartes « naturalistes en lutte » ou « ils mutilent, ils tuent nos enfants. Surarmement, impunité de la police, stop » sont posées sur le monument aux morts des 50 Otages.

Deux hélicoptères survolent la ville. Alors que le cortège remonte la rue de Strasbourg, les rangées de CRS sont de plus en plus proches. Les manifestants scandent « assassins » en passant devant les policiers.

Les premiers incidents démarrent avec la présence d’un CRS visant les manifestants avec son flashball.

crs_vise_au_flashball_v_1-90d52

– Le tireur se distingue entre les deux policiers casqués.

Une provocation, puisque la manifestation se déroulait jusque-là dans le calme. Quelques œufs et bouteilles vides volent en direction du fonctionnaire, et servent de prétexte pour tirer les premières grenades lacrymogènes et pour charger.

crs_chargent_v_1-409fe

Le cortège est coupé en deux. Une quinzaine de membres de la Brigade anti-criminalité (BAC), à l’apparence et au vocabulaire plus proche de braqueurs de banque que de policiers, surgit en courant du haut de la rue.

policiers_de_la_bac_v_1-8d435

– Des « casseurs » ? Non. Des policiers…-

policiers_de_la_bac-casseur_v_3_-ccd1f

– Le foulard qui lui dissimule le visage dessine… une tête de mort. –

Cagoulés, matraques télescopiques en main, ils arrêtent une première personne.

arre_te_au_sol_v_1-543f0

Un autre lance « casseur de merde » à un jeune manifestant, pourtant calme. Un habitant du quartier qui souhaite rentrer chez lui s’avance vers les policiers, qu’il gratifie d’un « fascistes ».

habitant_du_quartier_v_1-cb98f

Il est emmené manu militari.

habitant_interpelle_v_1-1cb0b

habitant_interpelle_v_2_gros_plan_casseur-2b9f7

Un peu plus loin, un premier blessé, touché au niveau de l’arcade, est pris en charge par un secouriste de la manifestation. Alors que le cortège rebrousse chemin en direction de la place du Commerce.

manifestants_rebroussent_chemin_v_1-18690Le scénario du reste de la journée se met en place. Un front, constitué des manifestants favorables à l’affrontement – essentiellement des militants anarchistes et autonomes – se positionne face aux gendarmes mobiles ou auxCRS. Le reste du cortège se situe en retrait, mais ne se disperse pas. Aux tirs de la police, les premiers répondent par des charges sporadiques, parfois protégés par des barrières de chantier, par des jets de pavés, de bouteilles vides et parfois de fusées de détresse.

manif_et_lacrymos_v_1-89140

 Deux poubelles sont incendiées cours des 50 Otages, au niveau de la place de l’Ecluse. Des pavés sont arrachés des voies de tram. L’auteur de ces lignes n’a, en revanche, pas été témoin de lancers de bouteilles contenant de l’acide, comme l’a affirmé plus tard le préfet de Loire-Atlantique lors d’une conférence de presse. Peu à peu, la composition de la manifestation change, avec l’arrivée de jeunes moins politisés, attirés par les affrontements. Un camion à eau est stationné dans une rue adjacente.

camion_a_eau_v_1-06e6b

De nouvelles charges dissolvent une partie de la manifestation peu après 17 h 30, mais le rassemblement se reconstitue. Un sitting est organisé face à un cordon de plusieurs centaines de CRS et de gendarmes mobiles.

sit_in_v_1-f465d

Vers 18 h 30, le cordon avance et les policiers frappent à coup de pied les militants assis au sol. Le mouvement est accompagné de tirs de gaz lacrymogène, de flashball, de grenades assourdissantes. Une jeune manifestante non violente, blessée à la jambe par une grenade de désencerclement (tirée par des policiers encerclant les militants…), s’enfuit en hurlant et s’effondre au sol. « L’endroit où ils ont enlevé les arbres au Testet, c’est là où j’habitais quand j’étais petite », nous raconte-t-elle plus tard, après avoir repris ses esprits. À ce moment, un nombre non négligeable de manifestants pacifiques se trouve encore sur place. La dissolution définitive a lieu vers 19 h 30, en particulier après une charge d’un groupe d’une quinzaine de personnes, probablement d’extrême droite, sur des jeunes (tabassage, jets de pierre) qui venaient de renverser un conteneur à verre place de la petite Hollande.

La manifestation s’est soldée par l’arrestation de vingt-et-une personnes, dont cinq étaient toujours en garde à vue dimanche midi selon la presse locale. Nous avons par ailleurs pu constater un nombre de blessés supérieur au bilan de cinq à six personnes annoncé dans la presse. L’un d’eux a notamment été blessé au nez par un tir de flashball. Malgré la présence d’une majorité de militants non violents, l’ensemble des personnes présentes à Nantes ce samedi ont été systématiquement qualifiées de « casseurs » dans la plupart des médias et par les partis politiques, du Parti socialiste jusqu’à l’extrême droite. Des casseurs n’ayant pas cassé grand-chose et dont il restera donc à préciser la définition. De son côté, Europe Ecologie Les Verts s’est contenté de condamner les violences, sans un mot sur la responsabilité de la police. Une prise de position qui aura une fois de plus abandonné de nombreux militants dans la rue sans aucun soutien politique.


Source et photos : Vladimir Slonska-Malvaud 

rémi

 

 

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

2000 hectares de terres menacés à Notre Dame des Landes

Près de Nantes de plus en plus de voix s’élèvent contre ce scandale écologique et économique. Malgré une forte opposition et les démonstrations de l’aberration de ce projet, les études environnementales, archéologiques, etc, avancent avec un important déploiement de forces de l’ordre et une violence policière croissante. (source :acipa.free.fr) En effet, Depuis mardi 16 octobre au matin la ZAD (Zone d’Aménagement Différée ou Zone A Défendre !) est envahie et occupée par des centaines de policiers en tout genre. Ils s’attaquent petit à petit aux maisons et cabanes occupées qu’ils détruisent et emportent minutieusement pièces par pièces hors de la zone pour ne rien laisser qui puisse servir à reconstruire ou résister. Les lieux et jardins encore occupés sont régulièrement harcelés, couverts de lacrymos, piétinés… La police essaie de rendre impossibles les moments de rassemblement ou de réunion. Depuis mardi dernier, les occupant.e.s et les personnes arrivées sur place ont répondu par des barricades, des blocages des axes utilisés par les forces de l’ordre, par des réoccupations… Depuis maintenant une semaine, quelques centaines de personnes tiennent la zone coûte que coûte face à la police et comptent bien y rester. Des manifestations, des actions ont lieu tous les soirs à Nantes et dans d’autres villes et ce n’est pas fini. A ce jour, l’occupation militaire de la zone et la destruction des maisons déjà expulsées continue. Il est très probable par ailleurs qu’une seconde grande offensive ait lieu après le 28 octobre, puisque 3 nouvelles maisons seront expulsables.

Quoi qu’il en soit, nous appelons dès aujourd’hui et pour les semaines à venir à l’arrivée de relais et renforts créatifs et déterminés par ici, pour reconstruire et tenir, ainsi qu’à la poursuite d’actions de pression ailleurs. Face aux possibilités de durcissement, en termes d’interpellations notamment, il faut tout faire pour que les occupant-e-s ne se retrouvent pas isolé-e-s.

Extrait d’un message envoyé depuis la ZAD le samedi 20 octobre 2012

Aujourd’hui, les médias ne relayent pas ou peu ce qui se passe sur la zone.

Dans ce contexte, nous avons besoin de votre soutien, de votre mobilisation pour que l’information arrive aux oreilles du plus grand nombre (citoyens, médias, politiques…) afin de faire pression sur le gouvernement qui refuse tout dialogue avec les opposants au projet d’aéroport.

En soutien aux opprimés de la ZAD de Notre Dame des Landes et pour que sur nos terres poussent des légumes et non des aéroports et/ou du bitume : AFFICHONS NOTRE VOLONTE DE DEFENDRE LES TERRES et de STOPPER CE PROJET DESTRUCTEUR à nos BALCONS, à nos FENETRES. Que notre détermination soit visible partout sur la terre. Lorsque que la loi et le pouvoir s’opposent à la vie, va à l’encontre du bien commun et qu’ils deviennent oppresseurs, la résistance est légitime.

Merci d’avance pour votre solidarité,

Des citoyen-nes habitant non loin de la ZAD, atterré-es par ce qui se passe.

Pour ceux qui ne peuvent se rendre sur place, suivez ces actions sur les sites suivants :

Flash Info sur les expulsions des habitants : http://zad.nadir.org/spip.php?article353
Site du CEDPA : http://aeroportnddl.fr/

Site de ACIPA : http://acipa.free.fr/
Vous trouverez de plus de très nombreux liens sur :
http://www.facebook.com/pages/ACIPA/345153846717 Facebook de l’ACIPA
https://twitter.com/ACIPA_NDL Twitter de l’ACIPA
http://www.scoop.it/t/acipa Pour la revue de presse et les vidéos
Et une nouvelle pétition sur le site de Cyberacteurs :http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/dame-landes-oui-debat-expulsions-522.html
Les vidéos sont regroupées ici : http://www.scoop.it/t/videos-ndl

Un communiqué de laurence vezin, reçu par BAL

Lien vers cet article

Lance-toi ! Deviens vite lanceur d’alerte. Rejoins ceux qui ont la rage !

Le site étrange qui dérange même les anges !

Contacter notre équipe : sos-planete@terresacree.org

Merci de PARTAGER les meilleurs posts partout où vous le pouvez, réseaux sociaux et autres.

Auteur : laurence vezin

Source : acipa.free.fr

Article relayé par : mich

Bonne journée.

Unités carbone @ssociées

Hier, 10 827 internautes ont visité le site SOS-planete. Du jamais vu !

 Mail, forum, courrier des surfeurs, livre d'or... sos-planete@terresacree.org

6 Commentaires

Classé dans Uncategorized