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Nouvelle manif contre le forage des lacs et des rivières du Québec

Léna Anishnabeg

En passant la loi 106 (adoptée sous bâillon) le gouvernement Couillard permet désormais l’exploration et le forage des lacs et des rivières du Québec. Le 24 novembre prochain vous êtes invité-es à une nouvelle manifestation pour contrer la Loi 106 et la destruction de notre eau et de nos écosystèmes.

L'eau de la Terre, c'est Sacré, prise 1, a attiré de nombreuses personnes à Québec

L’eau de la Terre, c’est Sacré, prise 1, a attiré de nombreuses personnes à Québec

Cette manifestation qui se tiendra durant le congrès du PLQ vise à montrer une opposition claire au plan de territoire mis de l’avant par ce gouvernement. L’affaiblissement des restrictions concernant l’extraction des ressources, permettant l’expropriation des habitant-e-s des territoires pour le profit des entreprises privées, les attaques sur les droits ancestraux des peuples autochtones, le saccage des habitats mettant en danger les différentes formes de vie, par la pollution de l’eau, l’empoisonnement du poisson et la dispersion du gibier sont des attaques endossées et financées par le gouvernement libéral et auxquelles nous devons répliquer. 
L’extractivisme, logique qui ne conçoit les territoires que comme des réservoirs de ressources à exploiter au détriment de ceux qui en font l’usage de différentes manières, structure le développement de l’économie, des villes et des régions périphériques : du plan Nord et de la vente du sous-sol de la Gaspésie à l’amélioration des ports du Saint-Laurent. La prise de possession, l’accroissement de l’exploitation sur les territoires pour certains implique nécessairement la dépossession pour les autres. À l’inverse de cette politique dévastatrice répondons leur : l’eau c’est sacré ! Refusons l’exploration et à l’exploitation du pétrole et du gaz au Québec. Opposons nous, partout où cela est possible à toute activité dangereuse pour l’eau et toute la vie qui en fait usage. Ce gouvernement n’a pas l’acceptabilité sociale, et comme tous les gestes de résistances qui traversent le Québec, cette manifestation compte bien lui faire comprendre.

Cette manifestation adhère à la déclaration de solidarité anticoloniale du Camp de la Rivière  : « Nous déclarons donc que la cohérence du mouvement environnemental contre les hydrocarbures doit être fondée sur une solidarité avec tous ceux et celles qui luttent contre la dépossession néocoloniale. Cette solidarité comprend la reconnaissance de la souveraineté autochtone et l’accueil des personnes migrantes. » De plus, voici nos revendications : -Nous demandons au gouvernement le retrait de la loi 106 (adoptée sous bâillon) et des règlements qui menacent la santé de l’eau, des écosystèmes et des communautés (urbaines, rurales, Premières Nations).
Nous demandons au gouvernement le respect des engagements pris lors de l’Accord de Paris (COP21).
– Nous demandons au gouvernement d’interdire l’exploitation du pétrole et des gaz de schistes partout sur le territoire de la province de Québec.
– Nous demandons au gouvernement de mettre en œuvre un vrai virage vert.
– Nous demandons au gouvernement de cesser d’investir l’argent public dans les projets qui polluent l’eau et les projets à lourde empreinte de carbone, incluant le gaz naturel.

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Rendez-vous le 24 novembre 2017, à 17h, devant le Palais des Congrès, à Québec. 1000 Boulevard René-Lévesque E, Ville de Québec, QC G1A 1B4   

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Premières Nations et écologistes unis pour protéger notre eau

En passant la loi 106 (adoptée sous bâillon) le gouvernement Couillard permet désormais l’exploration et le forage des lacs et des rivières du Québec.

Les cours d eau du Québec sont livrés à l industrie

Le gouvernement québécois permet également aux compagnies pétrolières et gazières d’effectuer des forages en milieu terrestre et de mener leurs travaux à proximité de secteurs habités, d’écoles, d’aires protégées et de parcs nationaux.

Les jeunes sont sensibilisés à l'avenir de l'eau. Photo Réal Michaud

Les jeunes sont sensibilisés à l’avenir de l’eau. Photo Réal Michaud

Cette politique irrationnelle, qui fait passer le profit avant la sécurité publique, inquiète la société civile ainsi que les nations amérindiennes du Québec qui ont manifesté en grand nombre devant l’Assemblée Nationale dans le cadre de l’évènement intitulé L’eau du Québec c’est sacré.

La voix des Premières Nations s’est fait entendre haut et claire. Photo Caroline Bouchard

Léna Anisnabeg

Pour la militante Algonquienne, Léna Anishnabeg : « – Le gouvernement Couillard multiplie les contradictions pour tromper le peuple du Québec.  Je pense que ce gouvernement est dangereux, car en permettant de forer les plans d’eau du Québec, il expose la population à d’éventuelles fuites qui sont susceptibles de polluer l’eau potable, mettant en péril la santé de la population en général et des communautés autochtones qui sont tributaires de cette ressource.»

Sophie Le Blanc. Photo Caroline-Bouchard

Sophie Le Blanc. Photo Caroline-Bouchard

De son côté, Sophie Le Blanc, co-organisatrice de l’événement,  précise que « – Notre but était de rouvrir le débat sur les hydrocarbures au Québec et pour ça, c’est mission accomplie. Nous avons réussi. Tous les médias qui étaient présents ont passé le bon message. Il ne faut surtout pas abandonner. Il faut se tenir debout et se faire entendre, tant et aussi longtemps que le gouvernement ne reculera pas sur les hydrocarbures et tant qu’il n’avancera pas vers un virage vert. »

Sur la Grande Allée. Photo Réal Michaud

Pour sa part Léna Anishnabeg note « -qu’aucun représentant du PQ ou de la CAQ n’étaient présents à l’évènement par contre Sol Zanetti et Manon Massé étaient là pour dénoncer la Loi 106.» (Léna Anishnabeg ignorait apparemment que Sylvain Rochon du PQ était présent  lors de la manifestation où il a pris la parole).

Manon Massé était bien présente. Photo Réal Michaud

Sol Zanetti a harangué la foule. Photo Réal Michaud

Sophie Le Blanc se montre également étonnée et précise  qu’«en voulant défendre l’avenir des générations futures, j’ai appris quelque chose à la dure: c’est à la gauche et UNIQUEMENT à la gauche de défendre l’environnement et l’eau. Honnêtement, je croyais sincèrement que l’air que nous respirons et l’eau que nous buvons appartenaient à tout le monde mais non! Je ne sais pas qui en a décidé ainsi ni quand, mais il semblerait que c’est comme ça et que c’est indiscutable! ». 

On se rappellera qu’en décembre 2014, suite au rapport du BAPE M Couillard avait déclaré à Radio Canada qu’il n’y aurait pas d’exploitation du gaz de schiste au Québec « Je crois de toute façon qu’il n’y a pas grand intérêt à développer cette ressource, uniquement sur le plan économique et financier. De toute façon, l’acceptabilité sociale n’est pas là », avait-t-il déclaré à l’animatrice Céline Galipeau. « Actuellement, je ne vois pas l’intérêt de développer ça. »  rien ne permet d’avancer que le Québec tirerait profit des activités de cette industrie sur son territoire.  Qu’est-ce qui a bien pu le faire changer d’avis ?

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