Archives de Tag: liberté d’expression

De Corridart à SLĀV; on est au coton parce que les fées ont soif!

Sophie Doucet

À Montréal, dans la nuit du 13 au 14 juillet 1976, l’exposition d’art public Corridart était sauvagement déman-telée sur l’ordre du Comité exécutif de la Ville de Montréal.

Cette exposition longue de huit kilomètres, s’étendait alors sur la rue Sherbrooke entre les rues Atwater et Pie-IX. Le maire Drapeau justifia la censure et la destruction des œuvres d’art en parlant « de danger public et d’indécence». 

L’exposition Corridart sur la rue Sherbrooke a été démantelée par l’administra-tion Drapeau. Photo : Archives de la Ville de Montréal

M. Le maire avait peut-être lu certains passages du texte annonçant l’exposition et ça lui avait sans doute déplu. En effet on pouvait lire sur un des panneaux de Corridart que Depuis les années 60 le caractère de la rue Sherbrooke a changé en même temps que se transformait le rôle de Montréal dans un Québec en pleine évolution. Depuis quelques années une spéculation effrénée, la démolition de ses larges trottoirs et d’édifices importants ont contribué a conférer à la rue Sherbrooke, un rôle de voie de circulation automobile.

Cette même année, alors que Montréal accueillait les Jeux Olympiques dans un stade inachevé, On est au coton,le film du cinéaste Denys Arcand subissait lui aussi la censure. Dans ce film documentaire qui trace un sombre portrait de l’industrie québécoise du coton, l’entrevue accordée par le président de la Dominion Textile, Edward F. King avait été censurée suite aux pressions politiques des dirigeants du Canadian Textile Institute. Le film tourné en 70 ne sera diffusé qu’en 2004 en version intégrale non censurée!

En 1978, la pièce de théâtre Les fées ont soif de la dramaturge Denise Boucher, subissait également la censure pour avoir déplu à une poignée de catholiques. Qualifiée de «cochonnerie» par le président du Conseil Métropolitain, le juge Jacques Vadeboncoeur, Les fées ont soif est rapidement devenu un symbole de la lutte contre la censure au théâtre, mais aussi de la cause féministe.

La censure, Monique Charbonneau,1969

Quarante ans plus tard, un groupuscule d’idéologues d’extrê-me-gauche issu essen-tiellement de la communauté blanche, s’est rassemblé devant le Théâtre du Nouveau-Monde afin de faire annuler la présentation de SLĀV de Robert Lepage et Betty Bonifassi. Pour ces idéologues, cette « odyssée théâtrale à travers les chants d’esclaves » constituait une appropriation culturelle inacceptable puisque Betty Bonifassi est blanche. SLĀV a donc été retiré de la programmation du Festival International de Jazz de Montréal (FIJM).

Après un long silence, Robert Lepage a déclaré que SLĀV avait été « muselé ».  De son côté le président-directeur général du FIJM, Jacques-André Dupont a déclaré qu’il y avait d’abord une impossibilité technique à continuer le spectacle puisque Betty Bonifassi s’est fracturée un pied après trois représentations, ajoutant du même coup que :

Le Soleil, 23 novembre 1966

« Nous n’avons pas l’impression d’avoir cédé à la censure, car il est important de noter que notre décision ne vise que ces représentations prévues durant le festival et n’implique aucunement que le spectacle ne soit plus diffusé dans le futur ». Un discours qui ressemble étrangement à ce que l’on a déjà entendu par le passé et qui vous rappellera sans doute quelque chose? 

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Ils ont voulu tuer Charlie, ils l’ont rendu immortel !

je suis charlieLes Indignés du Québec sont solidaires du peuple de France face à cette attaque perpétuée contre la liberté d’expression.
Ces terroristes infâmes ont voulu tuer Charlie, ils l’ont rendu immortel. Ils ont voulu mettre la France à genou, ils l’ont mise debout la solidarité est planétaire. Les français sont unis en bloc contre la barbarie….

Vive la liberté d’expression à bas l’obscurantisme religieux !

                  SOLIDARITÉ PAR DELÀ L’OCÉAN !

ou est
Ma Ho

hommage

la-conscience

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La barbarie terroriste sème la mort chez Charlie Hebdo

indParis – Un attentat terroriste  commis contre l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo a fait au moins douze morts.  Quatre  autres personnes sont entre la vie et la mort tandis qu’une vingtaine d’autres ont été blessées.  Les agresseurs ont pris la fuite en changeant de voiture.

Une chasse à l’homme est ouverte pour arrêter les trois terroristes en fuite.  Parmi les victimes se trouvent les dessinateurs Charb, Cabu, Tignous et Wolinski.  Toutes nos condoléances aux famille.

charlie Hebdo

Plus d’info ici

diaboliques

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Victoire du mouvement Occupy contre la ville de Québec

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Le mouvement Occupons, section Québec, tient à souligner la victoire en cour des petites créances d’un des siens, André Bérubé, contre la ville de Québec, confirmant sa prétention selon laquelle la Ville de Québec aurait agi illégalement et aurait violé sa liberté d’expression lors du démantèlement du campement en novembre 2011. Notre militant a par ailleurs obtenu une compensation de $3100. (no. dossier aux petites créances : 200-32-056671-125). M. le juge Jacques Tremblay s’est montré sévère dans son jugement (sans appel) à l’égard de la Ville de Québec, qualifiant les actions de celles-ci d’ « harcelantes et unilatérales ». Toujours selon le jugement, la Ville de Québec se serait fait « justice elle-même », commettant ainsi une violation de la liberté d’expression.

jugement

Le campement d’Occupons Québec et sa manifestation par un campement de tentes sont jugés parfaitement légaux, et constituaient plus que du simple « camping » comme l’avait maintenu le maire Régis Labeaume pendant les événements, puisqu’il permettait de relayer un important message politique. M. le juge Jacques Tremblay s’est montré sévère dans son jugement (sans appel) à l’égard de la Ville de Québec, qualifiant les actions de celles-ci d’ « harcelantes et unilatérales ». Toujours selon le jugement, la Ville de Québec se serait fait « justice elle-même », commettant ainsi une violation de la liberté d’expression. Le juge affirme également que le campement est rapidement devenu sécuritaire après avoir été établi, puisque les occupants se sont toujours montrés coopératifs en se conformant aux instructions de sécurité. Le campement n’avait donc pas à être démantelé manu-militari le 22 novembre 2011.

Le mouvement Occupy tient à rappeler aux administrations municipales que la liberté d’expression et de réunion pacifique sont des droits fondamentaux, et qu’un message politique ne peut être ainsi censuré sans conséquence ou impunité

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Le mouvement Occupy tient à rappeler aux administrations municipales que la liberté d’expression et de réunion pacifique sont des droits fondamentaux, et qu’un message politique ne peut être ainsi censuré sans conséquence ou impunité

merci

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Ciné sélection de mars 2013

Nous sommes les 99 pourcent Pour fêter l’arrivée prochaine du printemps, les Indignés du Québec ont sélectionné pour vous quelques vidéos qui traitent essentiellement de la montée de la violence et de la répression dans notre société.  Le premier reportage a été réalisé le 5 mars dernier à Montréal.  Il rapporte des images vraiment inquiétantes sur l’état de la liberté d’expression en Amérique francophone.

Bon visionnement.

5 mars 2013

Le second reportage demeure dans la même veine et il vous présente des gens de toutes les classes de la société qui témoignent de la répression insidieuse qui s’est installée dans notre société.  Des gens venus du Québec et d’ailleurs sur la terre portent une réflexion sur l’état de la démocratie et  s’inquiètent de la situation en tisssant des liens entre le printemps érable et celui de l’An II du printemps érable.

dérives

Suite à ce film une pétition a été initiée sur Internet afin d’exiger une Commission d’enquête publique  sur la violence policière. À ce sujet voici  le témoignage d’une maman qui exige Commission d’enquête publique: « Triste anniversaire aujourd’hui. Il y a un an tout juste, mon fils partait le matin pour se rendre à une manifestation étudiante. Je lui ai dit « Bonne manif mon grand », ça ne m’est même pas passé par l’esprit de de lui dire « sois prudent ». Il est parti. Je n’ai même pas surveillé les nouvelles pendant la journée. Je ne voyais aucun danger. Il m’a téléphoné en fin de PM ; « M’man, peux-tu venir me chercher svp, je suis un peu blessé ». Un peu avait-il dit, oui, le visage tuméfié par des coups de boucliers, oui, coups de bouclier au visage. Au visage !!!!! Ça m’a mis en état de choc, je crois. Il avait aussi au ventre et à la poitrine, les traces d’une quinzaine de coups de matraque. Pas un ou deux, une quinzaine !!! Il avait été en première ligne, c’est ce qui lui a valu cette avalanche de coups. Je n’en revenais pas, je ne pouvais pas croire, je ne comprenais pas. Que c’était-il donc passé ??!! J’avais les larmes aux yeux, la gorge serrée, je ne savais ni où ni comment trouver de l’info sur ce qui s’était passé… et puis j’ai trouvé sur youtube les images d’horreur de cette manif-là. Ce 7 mars 2012, absolument personne ne portait de lunettes de protection. Aucun masque. Les seuls foulards que les manifestants avaient étaient ceux qu’on porte normalement au début de mars.

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À l’évidence, personne n’imaginait la violence qui allait leur tomber dessus. Sur un de ces vidéos, j’ai vu mon fils être frappé au visage. Je l’ai vu tenter de protéger une manifestante qui était près de lui. Je l’ai entendu dire au policier « Tu vois bien que j’peux pas reculer, ‘y a du monde derrière moi ! » Et le policier qui frappe… et frappe… et frappe… Chacun de ces coups, je les ai reçus moi aussi, droit au cœur. Et j’ai eu mal. Un autre manifestant a perdu un oeil ce même jour-là. Et j’ai eu mal. Mal à l’âme. Nombreux sont ceux qui ont été frappés durement, gazés, poivrés inutilement, injustement. Que de rage, d’indignation, de colère ! Un an aujourd’hui. Déjà, ce 7 mars 2012, je ne savais plus quel mot utiliser pour nommer ce degré de colère que je ressentais et que jamais auparavant je n’avais même imaginé.

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Depuis ce 7 mars 2012, ma colère n’a fait qu’augmenter. Pas juste pour les blessures de mon fils, mais pour tous les autres qui ont demandé à être entendus, pour tous les citoyens qui ont ensuite soutenu les étudiants et qui de ce fait ont connu le même sort ; blessures physiques, blessures psychologiques, arrestations, contraventions, accusations criminelles, colère, colère, colère. Depuis ce 7 mars 2012, un an aujourd’hui, mère en colère je suis, mère solidaire je resterai. Pour le mien et pour tous les autres. Bien triste anniversaire… Maintenant, j’exige une Commission d’enquête publique sur la violence policière. Il a fallu attendre 3 ans pour la Commission Charbonneau et on voit bien maintenant à quel point c’était nécessaire. Il faut stopper aussi la dérive policière. »

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Rappelons-nous qu’entre 1990 et  2010, le mouvement étudiant a fait l’objet de plus de 1000 arrestations. En 2012, en 6 mois seulement, ce nombre a été multiplié par 3.  Depuis le mois de mars 2013 les arrestations se poursuivent  .Les Indignés du Québec, tout comme un en grande partie de la population québécois s’inquiètent, car le Québec dérive de plus en plus vers un état policier

État policier

Les évènements impliquant l’agente #728 ne sont que la pointe de l’iceberg.  Avec 3418 arrestations du 16 février au 3 septembre 2012, le Québec a connu la plus grande vague de répression policière de son histoire. Les méthodes employées ont été brutales, souvent excessives et inadéquates. Des centaines de témoignages  rapportent des sévices, des violences corporelles et verbales à répétition, du profilage politique et des stratégies d’intervention agressives sur des foules pacifiques. De nombreuses personnes ont été blessées et plusieurs jeunes porteront des séquelles permanentes. Des membres de médias citoyens ont également été brutalisés gratuitement. Les procédures normales de plainte en déontologie policière ne s’intéressent qu’aux actions singulières et aux cas isolés. Elles ne permettent pas de faire la lumière sur l’ensemble du système de gestion de la répression qui s’est déchaîné envers les étudiants et de questionner son recours systématique à la violence.

einsteinLa culture de l’impunité doit cesser. Il est temps de réclamer une enquête au nom de la vérité, de la justice et de la dignité humaine

blessé

En terminant les Indignés du Québec vous invitent à méditer sur cette pensée d’Albert Einstein : « La paix ne peut-être maintenue par la force.  Elle ne peut-être réalisée que par la compréhension »

liberte-egalite-verite

Dalai Lala

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