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La médecine à deux vitesses de Philippe Couillard

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Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, est un ardent défenseur des cliniques privées et d’un système de santé à deux vitesses. Lorsqu’il était ministre de la santé et des Services sociaux, le Dr Couillard a publié un projet de règlement permettant aux cliniques médicales spécialisées, de réaliser un nombre accru de chirurgies. Cette libéralisation des cliniques privées créées par la loi 33 (L.Q. 2006, c. 43) fut adoptée sous le bâillon en décembre 2006.

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Transparence libérale

Le 25 juin 2008, Philippe Couillard annonçait sa démission comme ministre de la santé, en compagnie du premier ministre Jean Charest qui lui a rendit un vibrant hommage. Moins de deux mois après son retrait de la vie politique, l’ex-ministre Couillard était engagé par le fonds d’actions Persistence Capital Partners (PCP), propriétaire des cliniques privées Medisys. Malgré le tollé de protestations, l’ex-ministre avoua candidement avoir eu des contacts avec son futur employeur alors qu’il était titulaire du portefeuille de la Santé. Il avait d’ailleurs signé deux décrets favorisant l’expansion des cliniques privées alors qu’il songeait à se joindre à PCP.

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Philippe Couillard en compagnie de Jean Charest. Photo Le Soleil, Steve Deschênes.

En janvier 2009, le passage au privé de Philippe Couillard fit l’objet d’une enquête officielle. Les premières vérifications du commissaire l’amènent à vouloir approfondir le dossier car comme le soulignait alors Louise-Andrée Moisan, directrice des communications : «À la suite de nos démarches d’inspection, on a des raisons suffisantes de croire qu’il y a eu des manquements. On fait enquête pour aller voir si effectivement c’est le cas

Une enquête qui piétine ?

Cinq ans plus tard qu’en est-il des résultats de cette enquête ? Le Dr Couillard n’a pas a s’inquiéter, il est maintenant à la tête de la Province et d’ailleurs comme le précisait le journaliste Simon Boivin «Ce n’est pas l’ancien ministre et député de Jean-Talon qui risque d’être pénalisé si le commissaire prouve qu’il y a eu infraction à la Loi sur le lobbyisme. Il s’agit plutôt du lobbyiste ou de l’entreprise pour laquelle il travaille.»

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Utilisateur payeur : quand frappe la maladie 

Pour le commun des mortels toutes ces manigances politiques de bas-étage demeurent bien théoriques, mais concrètement, qu’est-ce que cela signifie lorsque l’on doit faire face à la maladie ? Au Québec, lorsque l’on doit passer une coloscopie, le temps d’attente est de 5 à 7 mois; au privé il n’y pas d’attente. J’étais heureux de l’apprendre car mon médecin suspectait que j’avais peut-être un cancer. J’ai donc payé 650 $ pour une coloscopie, et le verdict est tombé, cancer colorectal ! Il me fallait passer d’autre tests, scans abdominaux et thoraxique; temps d’attente au public 4 à 5 mois. Je suis retourné au privé et j’ai payé 630 $. Il ne reste plus qu’a passer la résonance magnétique 650 $ en attendant d’être opéré… L’aventure vient de me coûter près de 2000 $ et je ne suis même pas encore opéré. Y aura t-il d’autres frais ? Le médecin qui me traitait m’a consolé en me disant « qu’il valait mieux payer, car de toute façon quand on est mort on n’emporte pas notre argent dans la tombe». Bel encouragement, merci Dr Ben H…!

Oitarp.

La vache à lait 

En matière de santé le contribuable québécois est le double dindon de la farce, puisqu’en plus de payer pour obtenir des services dans les cliniques privés, il doit également présenter sa carte d’assurance-maladie, afin que le médecin traitant puisse refiler à nouveau la facture au gouvernement. Ainsi le médecin est doublement gagnant, il facture une première fois à son patient, puis il facture à nouveau au gouvernement par le biais de la carte maladie.

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Spéculation sur les médicaments

Si vous avez un cancer du poumon, du sein ou des ovaires vous devez prendre du Paclitaxel, c’est un médicament donné par injection, lors de traitements de chimiothérapie. «Normalement, une fiole de ce médicament coûte au minimum 42 $. Or, en raison de l’incapacité de Biolyse Pharma Corp., un fournisseur de l’Ontario, à honorer le contrat qui le lie à un groupe d’hôpitaux du Québec, ces hôpitaux doivent s’approvisionner auprès du seul autre fournisseur à fabriquer le médicament au Canada, Hospira. Ce dernier facture jusqu’à 4000 $ la fiole». Heureusement le bon Dr Couillard s’est engagé «à ce que tous les soins soient financés par le public, peu importe si les soins sont offerts par le réseau public ou par des cliniques privées».

Merci Docteur !

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Le tchador à l’Assemblée nationale du Québec ?

Fatima Houda-Pepin députée libérale de La Pinière s’inquiète des propos de son collègue Marc Tanguay sur le port du tchador à l’Assemblée nationale, Dans une lettre titrée « Je suis libérale et fédéraliste et je suis contre le tchador à l’Assemblée nationale », Madame Houda-Pepin, a fortement réagit aux propos de son collègue Marc Tanguay sur le port du tchador à l’Assemblée Nationale.

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« Je suis libérale et fédéraliste et je suis contre le tchador à l’Assemblée nationale  »

C’est la goutte qui a fait déborder le vase. Je suis sidérée, blessée et choquée de ce que j’ai lu dans La Presse et le Devoir du 12 novembre dernier, une déclaration de mon collègue Marc Tanguay, porte-parole de l’opposition officielle en matière de laïcité, sous le titre « Les candidates libérales pourront porter le tchador au prochain scrutin ». Pour être une assidue du caucus des députés libéraux, un tel positionnement n’y a jamais été discuté.

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Femmes portant le tchador

Je le cite au texte « On ne peut jouer dans les limitations des libertés, et cette personne qui se fait élire (avec son tchador) aurait tout à fait le droit et la légitimité démocratique d’être assise à l’Assemblée nationale » Mais avant qu’une « libérale » portant un tchador puisse siéger à l’Assemblée nationale, il faut qu’elle soit candidate, et pour être candidate, il faut qu’elle y soit autorisée, par écrit, par le chef du parti libéral du Québec. Est-ce que c’est ça le modèle de l’égalité hommes-femmes que le parti libéral du Québec veut maintenant présenter à la face du Québec ? Est-ce que les Québécoises ont fait tout ce chemin pour en arriver à prendre comme modèle de l’égalité hommes-femmes celui de l’Arabie Saoudite ou de l’Iran des Ayatollahs ? 

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Nikab Une femme portant le nikab en Arabie Saoudite

Je me questionne. Suis-je encore dans le Parti libéral dont les élites politiques et intellectuelles se sont relayées pendant un siècle, pour mener un combat courageux pour la séparation de l’Église et de l’État au Québec ? Suis-je encore au parti libéral d’Adélard Goudbout qui a accordé aux Québécoises le droit de vote et d’éligibilité des femmes, un droit gagné de haute lutte par les suffragettes et les militantes libérales ? Suis-je encore au Parti libéral du même Adélard Godboult qui a institué l’école obligatoire forçant les parents de toutes les régions du Québec à scolariser leurs enfants – garçons et filles – ? Suis-je encore au Parti libéral du Québec de la Révolution tranquille qui a fait élire la première femme députée à l’Assemblée législative, Marie-Claire Kirkland qui a mis fin à la tutelle des femmes en faisant adopter la loi sur la capacité juridique de la femme mariée ?

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Claire Kirkland Casgrain

Quand on connaît la signification du tchador et de sa variante afghane, le tchadri, comment peut-on justifier l’acceptation d’un tel symbole dans ce haut lieu de notre démocratie qu’est l’Assemblée nationale ? Je suis libérale et fédéraliste et je refuse toute dérive vers le relativisme culturel sous couvert de religion, pour légitimer un symbole, comme le tchador qui est l’expression même de l’oppression des femmes, en plus d’être la signature de l’intégrisme radical. Est-il nécessaire de rappeler que le Parti libéral du Québec a déjà limité la liberté d’expression (liberté fondamentale) en matière d’affichage commercial, par voie législative, et qu’il a même eu recours à la clause nonobstant pour soustraire sa Loi à la Charte des droits et libertés de la personne du Québec et à la Charte canadienne des droits et libertés. Oui, en démocratie, il est permis d’interdire, quand l’intérêt public l’exige. L’égalité hommes-femmes est un droit fondamental qui demeure un acquis fragile à l’ère des intégrismes qui caractérise notre siècle, Il faut le protéger et le défendre et non le mettre en péril. »

Les Indignés du Québec remercient Madame Houda-Pepin pour son courage politique et souhaitent que sa position héroïque contribuer à éclairer son parti et à le sortir de l’errance politique qui le caractérise. Depuis trop longtemps en effet le « Parti libéral du Québec s’oppose par ses positions purement électoralistes a des position qui l’ont amené à limiter « la liberté d’expression (liberté fondamentale) en matière d’affichage commercial, par voie législative, et qu’il a même eu recours à la clause nonobstant pour soustraire sa Loi à la Charte des droits et libertés de la personne du Québec et à la Charte canadienne des droits et libertés » Merci Madame de votre droiture. Oui, vous avez raison, en démocratie, il est permis d’interdire, quand l’intérêt supérieur de la nation l’exige.

René Lévesque

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Philippe Couillard à la rescousse du parti libéral

Le nouveau venu dans la course à la chefferie du parti Libéral souhaite retourner en politique pour diriger le parti qu’il avait quitté pour  travailler dans le privé.

                                                     PHOTO: ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE

«J’ai la conviction d’être celui qui peut rassembler tous les libéraux – ceux d’aujourd’hui, ceux d’hier et de demain. Je me reconnais dans ce parti d’équilibre: croissance économique et justice sociale, identification au Québec et appartenance au Canada, attachement aux libertés individuelles et respect de la société civile.» a-t-il déclaré dans une entrevue. Pourtant les journalistes s’interrogent sur le personnage.  En  effet dans l’édition du 26 septembre du journal La Presse, le journaliste Vincent Larouche nous apprend que l’ancien ministre libéral,  « a fondé une entreprise de consultants avec Arthur Porter, l’ex-directeur du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

M. Porter est aujourd’hui sous enquête pour avoir utilisé les ressources du réseau de la santé pour d’importantes transactions d’affaires personnelles. De plus, l’escouade Marteau a entrepris des vérifications pour savoir si M. Porter est intervenu dans le processus d’attribution du contrat de 1,3 milliard $ pour la construction du nouvel hôpital qu’on soupçonne d’avoir été truqué en faveur de SNC-Lavalin et Tony Accurso

Cet ancien conseiller du ministre de la santé de l’Arabie Saoudite, qui vient de quitter ses fonctions a le vent dans les voiles selon les sondages. En entrevue à Radio Canada, M. Couillard reconnaissait implicitement qu’il y avait encore beaucoup de choses a régler dans le système de santé québécois. Celui qui était venu en politique pour régler le problème des attentes dans les urgences reconnait lui même que si sa politique «n’est pas un échec ce n’est pas un succès !» et que la question demeure (cliquez ici pour entendre l’entrevue).

Quatre ans après son départ de la vie politique, l’ancien ministre de la santé du Québec annonce candidement «qu’il ne semble pas y avoir eu beaucoup de modifications» dans notre système de santé.

Actuellement dans les urgences québécoises le temps d’attente sur les civières est de 13 heures et demie. Deux millions de Québécois n’ont pas de médecins de famille. En France l’attente est de une heure et demie et 98% de la population a accès à un médecin de famille. Devant l’échec lamentable de la politique libérale comment le Dr Couillard peut-il prétendre devenir chef du parti et éventuellement premier ministre du Québec ?

Le carré bleu nouveau symbole du printemps érable



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