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Liberté chérie

Les Indignés du Québec vous proposent cette réflexion de Clode Hamelin sur la perte de liberté qui devient de plus en plus évidente dans la société québécoise. Une province où la violence policière inquiète de plus en plus.  Arrestations massives, armes répressives qui mobilisent les forces vives de la société et inquiète des organismes internationaux comme Amnistie Internationale.

amnestie

QUI NE DIT MOT CONSENT. N’ÉCOUTEZ PAS CE QU’ILS DISENT, MAIS REGARDEZ BIEN CE QU’ILS FONT.

 S’il n’y a qu’une seule cause qui vaille la peine qu’on se batte pour elle, c’est bien la liberté. Oh, je ne suis pas naïf et je me doute bien que la liberté est une chose relative et à l’extrême limite on pourrait me dire que ça n’existe pas. Mais ne peut-on pas penser que quand notre droit d’association, notre droit de manifester (même de façon spontanée), quand notre simple droit d’être présent dans la rue nous est retiré et interdit, ne peut-on pas penser dis-je, que notre liberté est véritablement remise en question? Quand les force obscures d’un pouvoir autoritariste, s’attaquent physiquement à vous parce que vous êtes contre des idées, ou parce que vous manifestez contre la violence et la brutalité systémique, ne peut-on pas parler d’une grave attaque à vos droits et liberté ? Ne pourrait-on pas dire même qu’on s’attaque à votre intégrité ?

15 mars 2013 a montreal

Le 15 mars dernier à Montréal un policier a pointé une arme sur des jeunes manifestants

Quand vos enfants luttent pour défendre des idées qui datent de la révolution tranquille, comme le droit et l’accessibilité à l’éducation pour tout le monde, la gratuité scolaire et que la société qui est LA NOTRE leur répond par le bras armé du pouvoir, à coup de fusil à balles de plastiques, de gaz de toutes sortes, de coups de poings sur la gueule, de coup de matraques, qu’on les blesse. Qu’on les arrête en les insultant lors d’arrestations massives et arbitraires sans autres raisons qu’ils soit là. Doit-on commencer à se demander si notre LIBERTÉ est compromise?

Vigile

Quand les policiers, soi-disant là pour nous défendre et nous protéger nous font peur, nous agressent et nous menacent, quand nos droits et liberté sont mis de côté et que rien ni personne n’est là pour nous défendre, pour prendre notre part, pour intervenir… Que faut-il conclure? Quand nos gouvernants soit, téléguident ces actes de répression ou au mieux n’ouvrent pas la bouche à leur sujet, que faut-il conclure? Comment les juger? Que fait Madame Marois depuis son élection, concernant la violence et la brutalité dans les rues de Montréal ? Que fait cette femme élue quand la population lui demande avec force et insistance une enquête indépendante sur tous les agissements des policiers depuis le début du conflit étudiant?

grenade-5-mars-montrealLe 5 mars dernier à Montréal

Que penser aussi des promesses électorales importantes et non tenues faites aux citoyens lors de la dernière campagne électorale? Alors que ce ne sont pas des détails esthétiques qui sont bafoués, mais bien la lettre même, la morale, la conscience du parti. Que faut-il conclure, que faut-il comprendre, mais surtout que doit-on faire pour que cesse cet affront, cette trahison? Y a-t-il a un lien direct entre les mensonges électoraux de Madame Marois et la montée de la brutalité policière dans les rues de Montréal? La disparition de la liberté par des méthodes autoritaristes au bord du fascisme a-t-elle une raison d’être politique? Est-ce un outil? Une méthode?

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Quand un journaliste-caméraman qui se fait gravement rudoyer par des policiers leur dit « Hey, j’ai ma carte de Presse, je suis journaliste » et qu’il se fait répondre « on s’en crisse! », on comprend dans quelle dymanique on est. Les policiers déambulent à Montréal en ce moment comme s’ils étaient des bums ou des cowboys dans un film de série B. Ils ont pris de l’attitude ! Arrestations massives, violence grave, utilisation d’armes potentiellement mortelles de façon dangereuse, non sécuritaire et peut-être criminelle, dénie des droits et libertés, atteinte à l’intégrité physique d’individus pacifiques et non criminels et j’en passe. Manifestation déclarée soudainement illégale ou vingt mille personnes se font retirer leur droit de manifester, se font charger et gazer à cause du geste d’un seul jeune Black Bloc qui lance un seul caillou dans une vitrine de banque. Et s’en suit une ou deux heures de violence sur la population. C’est normal ça? C’est le monde que vous voulez? Moi non!

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Le combat national est de plus en plus lourd et complexe car non seulement la pensée des Red Coats est encore là, mais il faut affronter nos semblables qui sont prêts à tout, pour des raisons de cash, de statut social, pour nous dominer et nous mettre à genoux. Et ce souvent en laissant faire les choses.

Ils sont par le fait même nos ennemis, car ils menacent notre liberté.

S’il n’y a qu’une seule cause qui vaille la peine qu’on se batte pour elle, c’est bien la liberté.

Vive le Québec Libre.

Clode Hamelin, Montréal, 18 mars 2013

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Ensemble, exigeons une commission d’enquête publique sur la violence policière de 2012,  Signez la pétition 

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Bonne année 2013

Bonne année 2013

Les indignés du Québec vous souhaitent une bonne année 2013

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Mondialiénation

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Nous sommes les légions d'anonymes. Nous sommes les 99%

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50 000 activistes indignés

Les Indignés du Québec tiennent à souligner le travail des 50 000 activistes indignés qui se mobilisent jour après jour pour faire ne notre terre un lieu  plus équitable qui nous libérera des chaines du néolibéralisme. Pour réaliser cet objectif et pour libérer l’incroyable potentiel de notre communauté à changer le monde, Avaaz vous offre la possibilité de lancer gratuitement vos propres pétitions en ligne.

Briser les chaines du néolobéralisme

Les membres d’Avaaz ont déjà remporté d’immenses victoires. Quand des milliers de personnes ont signé la pétition de Shanker pour sauver des travailleurs indiens sous la coupe d’un employeur véreux au Bahreïn, le principal journal indien a écrit qu’« une seule voix, ralliée par des milliers » a fait libérer les employés. En Nouvelle-Zélande, la pétition lancée par Leona, une jeune fille de 17 ans, pour sauver une réserve marine des pollutions engendrées par un domaine piscicole voisin, a recueilli tant de signatures que la presse a écrit qu’elle « mettait en lumière une opposition citoyenne » qui ne pouvait être ignorée par les pouvoirs publics.

La conscience

C’est vraiment très simple. Pensez à une pétition que vous souhaiteriez lancer sur un problème qui vous tient à coeur: un ennui dans votre voisinage, les méfaits d’une multinationale à l’étranger ou encore une injustice mondiale contre laquelle vous pensez qu’Avaaz devrait s’élever. Si votre pétition décolle, nous pourrions envisager d’en faire une campagne d’Avaaz adressée à tous les membres vivant dans votre région, votre pays, voire au monde entier! Cliquez ci-dessous pour commencer. Il vous suffira d’à peine quelques minutes pour créer votre propre campagne! http://www.avaaz.org/fr/petition/start_a_petition/?cl=2283485192&v=20157 

En à peine 6 ans, Avaaz a soutenu un nombre incroyable de campagnes percutantes. et la communauté des Indignés est désormais le plus grand mouvement mondial pour le changement. Notre impact est sans précédent. Si vous n’êtes pas encore prêt à lancer votre propre campagne, pensez à vos amis. Nous connaissons tous quelqu’un qui veut changer le monde à grande ou à petite échelle. Désormais, vous avez un outil puissant à votre disposition: http://www.avaaz.org/fr/petition/start_a_petition/?cl=2283485192&v=20157

Nous sommes les 99%

SOURCES: 
Bahreïn: la fin du calvaire pour cent travailleurs indiens (L’Express)
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/bahrein-la-fin-du-calvaire-pour-cent-travailleurs-indiens_1141538.html

David Douillet : «Je prends sur mon salaire pour payer mes collaborateurs» (Libération)
http://www.liberation.fr/politiques/2012/09/11/david-douillet-je-prends-sur-mon-salaire-pour-payer-mes-collaborateurs_845574

Nous sommes les Indignés du Québec, nous sommes les 99%

Le carré bleu nouveau symbole de résistance du printemps érable

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Le Kébekistan ou la mémoire d’une génération

Les Indignés du Québec vous offre cette réflexion  sur le Kébekistan extrait d’un article du compositeur Clode Hamelin.  C’est pas par ce qu’on rit que c’est drôle !

Le Kébekistan, ou la mémoire d’une génération.

Petit état Nordique au grand territoire, dont les richesses naturelles attirent les prédateurs. Le modèle politique étrange du Kébekistan oscille entre une généreuse sociale-démocratie néo-chrétienne, une dictature-démagogique sans pitié et la «prise en charge» du bien commun. Le parti au pouvoir, se nomme étrangement Libéralus, mais les adeptes de cette secte ne semblent pas comprendre le sens du mot, sauf quand il est précédé de NÉO! Parmi les seules phrases tolérées au Kébekistan, on retrouve: «oui Monsieur, ou YES SIR» ! Même les Sinistres et autres Élus du Peuple ont des discours entièrement crypté par le Bureau du Grand Leader de la secte et doivent tous répéter la même cassette jusqu’à ce que la population du Kébekistan pense que c’est vrai. C’est la démagogie-cratie!

Parmi les activités culturelles et politiques remarquables, il faut noter : «le bûchage printanier d’étudiants», la chasse aux balles de plastiques, le mensonge à pleine gueule, les déjeuners douteux et le lancé de l’enveloppe brune pleine d’oseille. Depuis quelques mois, on a noté que le leader ultime du Kébekistan, sorte de Grand Timonier, petit et gras ne sort dans les grandes réunions publiques qu’en présence de sa garde rapprochée nommée l’Insécurité du Kébekistan. On a vu dans les dernières semaines ces gardiens de la loi et l’ordre, revêtir leurs costumes traditionnels en répondant au doigt et à l’œil à l’Ultimum leader tout en faisant de curieuses parades de fumée et en dansant dans la foule avec des bâtons, des armes offensives, des camions, blessant même les manifestants en les frappant sauvagement. On dit même qu’au Kébekistan, il s’utilise plus de Malox dans les yeux que dans l’estomac ! Plus spécifiquement à Victoriaville ou une grande fête d’auto-congratulation de la Secte a eu lieu, la danse de l’Insécurité du Kébekistan fut vraiment historique. Presque biblique! Pour l’occasion on aurait parait-il, tenté de trouver un agneau Pascal pour nourrir le Leader et ses beaux amis. Mais les prédateurs de l’Insécurité, pourtant bien entraînés, n’ont pas réussi complètement leur œuvre. Ils n’ont que blessé. Et ça, à la chasse, c’est mal vu ! Pourtant il n’y avait là que des étudiants dont la chair ROUGE trop coriace goûte le Printemps à l’Érable. Le Leader déçu de ne pas avoir eu le repas pourtant ordonné à ses sbires, s’est rabattu sur la Poutine locale tout en discutant avec le Maire de la place et le ministre en chef de l’Insécurité. Les co-metteurs en scène, dont il ne faudra jamais oublier la prestation. ont quand même bien fait leur travail avec leurs outils! Ces gardiens de l’Insécurité du Kébekistan, avec leurs armes ainsi nommées outils par l’hilarant porte-parole de l’Insécurité à la Télé-des-Tas. Quel homme! Ça fait du bien à voir! Un vrai citoyen au service du peuple. Un homme, un vrai! À ce propos, une grande partie de la télévision du Kébekistan est gracieusement fournie contre impôt, par le pays voisin, le Kanakistan. pays peuplé d’anciens conquérants Red coat qui par paresse ou manque d’effectif, n’ont pu éliminer la population du Kébekistan.

 Dans ce pays, les sondages montrent que 75% de la population ne veut plus voir la face de l’Ultimum leader, pourtant il s’accroche au pouvoir, montrant le chemin d’un monde meilleur. On l’a même vu lors de son discours à Victoria-la ville, alors que l’Insécurité chassait l’agneau Pascal, scander, LEADERSHIP, LEADERSHIP, LEADERSHIP. On commencerait à penser à un problème de médication. C’est à croire qu’il y a quelque chose dans son alimentation ou dans l’eau qui le rend un tantinet spécial. Depuis son numéro de stand-up comique lors de la présentation historique de son PLAN MORT au Palais des Cons Gras, son air hagard et son silence autistique en inquiète plus d’un. Non seulement est-il le dirigeant le plus détesté de l’histoire du Kébekistan, ce qui en soit est déjà la réussite d’une vie, mais il s’autoproclame aussi défenseur de la civilisation, en refusant de négocier avec l’ennemi publique numéro un :«Les Christ d’étudiants gauchistes qui font chier les bien pensants et qui dérangent surtout les ZAMIS de la secte, qui eux ont les deux mains dans le gâteau.»

Santé Canada met en garde la population au sujet de la quantité de gras dans le système, ceci pouvant monter à la tête. C’est vrai qu’à le regarder comme ça, ça augure mal. Front huileux, humide, double menton, teint gris, yeux vides et le stress. Pas obligé d’être médecin pour avoir une petite crainte. La population dans son ensemble adorant l’Ultimum Leader devrait très certainement bientôt voter pour le reconduire en vacances. De longues vacances bien méritées, ou après avoir servi son peuple à coup de bâton, après lui avoir servi une bonne leçon sur l’éducation et sur le comment se tenir en public, il pourra enfin viser un poste dans une compagnie suisse ou italienne d’excavation dans le Grand Nord. Il y a toujours un Tony, un Paul ou une gazière pour offrir un truc à un ex-leader. Certains pensent même déjà à lui faire élever un monument. Une sorte de sculpture transportable ou on recueillerait les dons pour lui et sa descendance politique. On suggère de nommer ce bronze, JOHNNY ON THE SPOT! J’invite les sculpteurs à soumettre leurs projets au Ministère de l’agriculture, du porc frais, de la chasse, de la désinformation, de l’Insécurité civile, de la répression et du Grand Nord. Et quand il sera vieux, vieux, vieux, prions pour que la dame qui viendra à son chevet, ne soit pas une jeune fille d’aujourd’hui, qui fut bien éduquée par la POLICE, parce qu’elle portait un carré rouge. C’est pas parce qu’on rit que c’est drôle !

Ni Ding, ni Dong, Clode Hamelin, compositeur et citoyen dégouté. 13 mai 2012

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Les sages du Québec ont parlé !

Les Indignés du Québec vous proposent un texte du compositeur québécois Clode Hamelin  qui se prononce sur la position de l’élite québécoise dans la foulée du printemps érable. La position de M. Hamelin est assez proche de celle du poète indigné Oitarp, qui dénonce lui aussi la soif de pouvoir et d’argent.

«LES SAGES DU QUÉBEC ONT PARLÉ», ou l’élite bien pensante et sa lourde condition narcissique.

Comment ne pas faire de lien entre la sortie des auto-proclamés Lucides, (on pourrait dire les Luciens), et les papiers de Denise Bombardier, ou les millions de pixels et les feuilles de chou de Martineau. Oui le Richard d’Outremont qui n’aime pas boire son Single Malt en présence de pouilleux étudiants qui osent se pointer dans son quartier si prisé. Là ou les politiciens achètent leurs poireaux à la même épicerie que les journalistes. Là ou ils se tutoient. Là ou il fait bon vivre ensemble. Mais qu’ont donc en commun de vieilles ministres à la sacoche pleine d’humour douteux, des anciens vieux Libéraux pesants, pour ne pas dire lourds, qui à la vitesse du koala nous disent comme Castonguay, «Là il faut qu’ils retournent en classe, le bon Gouvernement a été assez généreux», pis la Légionnaire Bombardier, chevalière de la citation riche et du bon parlé prétentiard? Elle qui semble pisser sur les parents pas assez riches à son goût ou pas assez généreux envers leur progéniture. Parents qui devraient faire preuve d’abnégation comme en Ontario. En la lisant je pensais à Ferré qui disait «ce n’est pas le rince-doigts qui fait les mains propres, ni le baisemain qui fait la tendresse». En tout cas ce ne sont pas les tournures de phrases pédantes qui font la richesse de la pensée. Mais qu’ont en commun ces gens, outre le toupet et le menton ? Il ont en commun un lieu, un lieu commun. Ils sont les représentants d’une classe, une classe malade. Ils sont des Narcisses au pays des merveilles. C’est de cette maladie que naît depuis toujours la trop oubliée lutte des classes. Les situations de revendication de masse comme celle qui s’exprime en ce moment, remettent en question leur équilibre et menace ce à travers quoi s’exprime leur existence même. Et Narcisse ne veut pas mourir. Alors Narcisse défend sa classe, même si cela n’est que pour lui même. Car eux sont en groupe pour sauvegarder leur individualité, au contraire des jeunes qui sortent de leur isolement en espérant transformer, pour le plus grand nombre, un système clairement injuste.

Je sais que nos amis aiment les citations, alors en voici une de Enrico Girmenia (psychologue) : «De nombreux chercheurs ont établi que les patients narcissiques ont pour la plupart un quota élevé de succès dans la société. La distance émotionnelle, le peu d’engagement personnel, et la tendance à se servir des autres pour faire progresser leurs propres intérêts, font de ces personnes des gens particulièrement adaptés à des postes professionnels…» Ce qui me reste du discours de ces personnes, c’est que la plèbe ne travaille pas assez fort, que les dominants, nos maîtres, ont peine à fonctionner dans ce fatras trop social-démocrate, que les pauvres ne payent pas assez, que la dictature des minorités vaut mieux que la démocratie de la masse, que le judiciaire l’emporte sur la démocratie. Ils prônent la stagnation en espérant demeurer.

Tiens une autre : «Il me semble anormal, qu’un intellectuel ou un journaliste d’aujourd’hui soit moins attaché au principe d’égalité qu’un penseur des Lumières.» Alors on fait l’apologie de la loi et de l’ordre, de la pérénnité du système qui nous gratifie, on exprime un désir de voir enfin le bon sens revenir, car l’anarchie dans l’air, résultat de la revendication populaire qui affronte la répression violente du système, menace l’équilibre de l’aquarium dans lequel les serpents vivent en vase clos et espèrent se reproduire à l’infini en se bouffant la queue. Bien sûr ils ne sont pas les BOSS, il ne sont que le glaçage de cette classe dominante cachée derrière eux et qui s’expriment à travers eux. Ils ne sont que des pions, des «happy few» qui grâce à leur grandeur extraordinnaire, (grandeur imaginée à partir de l’idée qu’ils se font d’eux-même, ce qui leur donne des stimulations libidinales) des pions dis-je qui furent promus au rang de sous-fifres du système, sans même qu’ils ne s’en rendent compte. Dans son ouvrage «Après la Démocratie», le sociologue et historien français Emmanuel Todd revient sur l’effondrement des idéologies et la montée en puissance de l’individualisme pour expliquer la confiscation par l’élite, de la démocratie. Faut pas se surprendre que Monsieur Martineau défende un groupe de 10 personnes à la porte d’un CEGEP et qu’il nous fasse la scène de l’indignation, qu’il nous mime sa douleur à la vue de 10 personnes qui ne peuvent aller suivre leurs cours de technique policière ou d’administration, parce qu’après un vote démocratique, une majorité d’étudiants on voté pour la grève. Faut pas se surprendre que le mot Solidarité sonne dans sa bouche comme «y font chier», parce que dans son livre à lui, son projet individuel, qui l’a mené au magnifique succès que l’on connait à force de belles rencontres avec des être supérieurs, ce projet dis-je, ne devrait jamais être retardé à cause de la plèbe. C’est certain qu’il est l’avocat des scabs. C’est pour se justifier. Il à lui même défendu sa position de scab lors du conflit au Journal de son ami Péladeau en disant que lui il ne voyait rien de mal là-dedans, parce qu’il est un pigiste et que de toute façon, si lui un jour était dans la merde, personne ne serait là pour venir à son aide. Narcisse, son projet, sa vie, son quartier, au-dessus du monde qui le contemple. Et ce sont eux qui disent des étudiants dans la rue qu’ils sont «des enfants-rois».

J’ai eu aussi le bonheur d’entendre Madame Bombardier à la télé lors d’une de ses échappées sur «les Québécois ont du trouble avec les gens qui ont de l’argent», magnifique plaidoyer lors duquel elle nous disait à quel point elle est heureuse pour elle-même d’être riche, d’être sortie du rang, parce qu’elle peut faire les voyages qu’elle veut, acheter ce qu’elle veut et au fond, on entend en background, y font chier les pauvres, moi chu plus pauvre! Pis comme disait son ex-chum Lucien Bouchard, l’homme de tous les partis, «la plèbe ne travaille pas assez fort». Finalement quand il a dit cette chose, il parlait pour ses maîtres. Il tenait le rôle du gars qui fouettait les galériens. Le fouet et le tambour. Fini la récréation, on a besoin que ça travaille! Que ça trime dur, que ça se ferme la gueule, pis que ça arrête de chialer. Faut que les boss encaissent. Alors RAMEZ ! Pis ramez longtemps. Fini la retraite à 65 ans, fini l’école pas chère, fini les soins hospitaliers gratuit, on privatise tout. Pis faites ce qu’on dit, sinon les BOSS vont lâcher les chiens. On en a nous de l’argent pour payer, alors travaillez vous aussi! C’est vrai que depuis la révolution tranquille, une élite Québécoise francophone s’est mise en place. Les foreman anglophones d’autrefois, qui méprisaient les petits travailleurs francophones, furent partiellement remplacés par des homme d’affaires, des journalistes, ou des politiciens francophones. La lutte s’est déplacée. La polarisation anglo-franco n’est plus la seule. Nous sommes revenus à la base même des luttes ancestrales. La lutte des classes. Une minorité détient le pouvoir, l’argent, les biens, la loi, l’accès à l’éducation, aux soins de santé illimités, et ils veulent encore PASSER AU CASH et en redemander. De l’autre côté la majorité, ceux à qui on dit, vos votes comptent quand ça fait notre bonheur, la loi c’est pour vous guider, nous, nous jouons avec la loi, le pays est notre terrain de jeu et vous et vos enfants, vous devez servir les maîtres. Alors allez à l’école pour apprendre des métiers qui vont servir NOTRE PLAN NORD. Comme le disait la succulente Madame Lisa Frula à Radio-Can il y a quelques jours, «C’est beau les métiers, on peut pas tous aller à l’Université quand même, moi quand j’attends mon plombier, je lui fais un petit capuccino, parce que j’ai besoin de lui». WOW ! Merci Lisa. C’est contre ce que représente et défend cette sorte de monde que nos enfants luttent dans la rue en ce moment. Après 11 semaines de grève étudiante, grève qui est devenue une véritable crise sociale, après 11 semaines dis-je, le Premier Sinistre et les «HALLUCINÉS» croient-ils vraiment qu’il ne suffira que de dire: « Bon c’est assez les enfants, rentrez à l’école asteur ça a assez duré»?

J’espère de tout mon coeur qu’ils ne vont pas lâcher. Et que tous les travailleurs vont faire un pas avec eux. Mais pour faire un pas, il faut être debout ! Alors….. Levons-nous !

Clode Hamelin, Compositeur, citoyen du Québec 3 mai 2012

Nous sommes les Indigné-es du Québec, nous ne pardonnons pas, nous n’oublions pas. Redoutez-nous !

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Les intérêts supérieurs du Parti Libéral: les deux mains dans le gâteau

De plus en plus d’Indigné-es du Québec prennent la parole pour dénoncer ce qui selon eux se rapproche inexorablement d’une dictature. En effet, lorsqu’un gouvernement ne veut plus parler avec le peuple ou avec ses enfants, ce n’est plus un gouvernement, c’est une dictature. Aussi douce et mièvre soit-elle, c’est une dictature quand même ! Dans cette réflexion le musicien Clode Hamelin, un ancien jeune fait le point sur la situation dramatique que vivent les gens du Québec en s’interrogeant sur les intérêts supérieurs du Parti Libéral !

LES DEUX MAINS DANS LE GÂTEAU

Depuis le début du conflit étudiant que nous vivons au Québec je m’interroge sur les motifs profonds…. Oh, pas les motifs des mouvements étudiants, mais sur les motifs du gouvernement Libéral, qui depuis le début, lance de l’huile sur le feu pour ensuite s’emmurer dans un silence autistique. Qui a tort, qui a raison ? Ce sera à nous tous de le dire après réflexion, car il est ici question de choix de société !

Mais outre le sujet des droits de scolarité, pourquoi après des semaines et des semaines de grève étudiante et de troubles sociaux, pourquoi le Gouvernement d’un pays dit démocratique comme le Québec, voudrait-il tenir tête aux milliers de voix qui se sont faites entendre et qui demandent simplement une table de concertation qui examinerait toute la gestion des Universités au Québec? Pourquoi refuser toute parole, discussion, dialogue ou réflexion, après avoir vu 250,000 personnes dans la rue à Montréal ? Après des centaines de commentaires provenant de syndicats de professeurs, de centaines d’artistes, de parents, de grands-parents, après avoir vu les partis d’oppositions joindre leurs voix à celle des étudiants? Pourquoi le mur du silence ?

Après que les associations étudiantes eurent proposées des pistes de solutions intelligentes et bien articulées, après qu’ils aient réclamé haut et fort, (à la lumière de nombreux scandales et de douteux agissements intra-Universitaires,) qu’on regarde enfin d’un peu plus près la qualité de l’administration des budgets des Universités au Québec…. Pourquoi toujours cette fin de non-recevoir ? Pourquoi donc le gouvernement LIBÉRAL-CHAREST INCORPORÉ devient-il même de plus en plus dur, frondeur, démagogue, condescendant, hargneux, intransigeant, baveux même ! Poussant même sans le dire les administrations Universitaires et Collégiales à foncer vers une judiciarisation du dossier pour mieux faire exploser la marmite.

Pourquoi répondre à nos enfants avec en premier les matraques, les gaz, les injonctions et les juges…? Pourquoi créer le malaise social et inciter à la révolte ? Longuement je me suis posé la question. POURQUOI allumer un aussi gros feu? Pourquoi faire un aussi grand trouble social alors que Charest est supposé être le représentant de tous les Québécois ? Il est même supposé être «le ministre responsable de la jeunesse !» Une seule réponse m’est apparue. C’est au nom de l’intérêt supérieur. Pas l’intérêt supérieur du Québec, mais les intérêts supérieurs du Parti Libéral !

C’est tout simplement pour attirer notre attention à tous, dans une autre direction qui fait le bonheur du Parti Libéral du Québec ! Ça fait des années qu’on entend parler des scandales complexes et dégueulasses de plus en plus nombreux qui touchent à la corruption liée aux parties politiques. Ce mariage immonde entre ceux qui ont juré de défendre le bien commun et ceux qui ont juré de nous le voler.

Les firmes d’ingénieurs, les enveloppes de «cash», les compagnies de construction et les campagnes électorales subventionnées, la mafia partout près des partis politiques dont la gangrène galopante remonte jusqu’au bureau du premier ministre. Et que dire de la nomination des juges dont il faut maintenant douter de la droiture? Pis les Super-ministres qui prennent leur retraite de la vie politique en acceptant un poste important dans une industrie connexe à leur ministère tout en jurant à la télévision qu’ils resteront droits et qu’ils ne joueront jamais de leurs influences pour aider leur nouveaux BOSS à voler le plat de bonbons !

MAIS, il y a des élections qui approchent. Jean Charest, dites-vous le une fois pour toute, n’est pas le Premier Ministre de tous les Québécois, c’est le Président du seul Parti Libéral du Québec Incorporé. Et il n’agira toujours qu’à ce titre et dans l’intérêt de ceux qui l’engraisse. Après le gaz de schiste et le Plan Nord qui deviendra très certainement le prochain scandale du siècle, les étudiants sont devenus sans le vouloir, le cheval de Troie à l’intérieur duquel Jean Patapouffe “les deux mains dans le gâteau”, se cache avec sa bande de bandits du domaine public, pour foncer vers une autre élection. Ceci tout en tentant de faire croire à l’électorat complètement obnubilé par le feu d’artifices Libéral, qu’il est l’homme de la situation. «Car lui, il n’aura pas eu peur des p’tits baveux d’étudiants.» Il espère que pendant qu’on parle de tout ça, on oubliera lentement les dossiers MAFIEUX et que monsieur et madame tout le monde (ceux qu’il nomme avec tant de condescendance, LA CLASSE MOYENNE) le prendront enfin pour un héros. Ces étudiants notre jeunesse, sont vos enfants, et eux se battent avec toute la noble et naïve fougue de leurs vingt ans, pour l’équité, la justice sociale, le bien commun et l’accès à l’éducation, pour eux bien sûr, mais aussi surtout, pour ceux qui les suivront. Car eux ils ont encore une âme ! Les jeunes voient clair dans ces jeux politiques et voient bien toute la magouille ! Ils en sont écœurés ! J’espère qu’à leur tour, les mères, les pères, les oncles, les tantes, les jeunes, les vieux, les syndicats, les travailleuses et travailleurs du Québec vont enfin tous descendre dans la rue, pour exprimer leur haut le cœur face à ce gouvernement, à ses amis et à tout ce qu’ils représentent !

Il faut les mettre dehors pis ça presse ! Assez c’est assez ! Quand un Gouvernement ne veut plus parler avec le peuple ou avec ses enfants, ce n’est plus un Gouvernement, c’est une dictature. Aussi douce et mièvre soit-elle, c’est une dictature quand même ! Moi, je suis fier de nos jeunes. Ils nous ont réveillés de nos cercueils douillets ! Il faut que nous tous, les Québécois, nous disions enfin à ces gens, qu’on en a plein le dos d’entendre semaine après semaine l’excellente émission ENQUÊTE nous apprendre que l’ex-ministre et ex-vice-première ministre du Québec Madame Normandeau ou le non moins célèbre Marc-Yvan «l’enveloppe de cash» Côté ou Monsieur Un Tel ont fort probablement des amis qui ont fort probablement payé leur campagne électorale en échange d’un contrat de 11 millions.

Comme disait Jean Charest, lui, le King de la droiture, “IL FAUT QUE TOUT LE MONDE FASSE SA JUSTE PART”. HEY ! Vous, les profiteurs du système, les parasites morbides d’une société essoufflée, sachez que si vous n’arrêtez pas de nous pousser le bouchon dans la gorge, c’est nous tous qui allons finalement être dans la rue et là, ce sera à votre tour de faire «votre juste part !»

Il faut que le Québec se lève et parle fort ! Un vieux citoyen ordinaire. Un ancien jeune quoi !

Clode Hamelin, musicien

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