Archives de Tag: hydrocarbures

M. Couillard, la population refuse de se laisser empoisonner

  Léna Anishnabeg

Un regroupement de 1,5 million de personnes demande au gouvernement du Québec de retirer intégralement les projets de règlement sur les hydrocarbures qu’il a l’intention d’adopter d’ici quelques semaines.

En septembre dernier, le gouvernement Couillard a déposé des projets de règlement qui visent, l’exploitation pétrolière et gazière dans les lacs et les rivières du Québec, de même que sur les terres agricoles, forestières, les réserves fauniques, les territoires non organisés de la Gaspésie et les milieux humides.

Ce projet de loi, s’il est adopté, permettra également l’exploration à proximité des écoles, des habitations ainsi que la fracturation hydraulique, à laquelle une majorité de Québécois est opposée.

On peut se demander quelles sont les raisons profondes qui poussent ce gouvernement, dirigé par un médecin, à vouloir nous empoisonner malgré nous ?  Selon le Toxico-chimiste André Picot, on retrouve parmi les composantes chimiques des gaz de schiste plus de 655 composantes qui sont considérées dangereuses pour l’homme et 22 qui sont cancérigènes.

Pour télécharger son rapport cliquez ici.  Pour la version anglaise cliquez ici.

Sur le pont Charles de Gaule à Montréal automne 2017

                            Sur le pont Charles de Gaule à Montréal automne 2017

Sur l'autoroute 25 entre Terrebonne et Saint-Roch de l’Achigan.

Sur l’autoroute 25 entre Terrebonne et Saint-Roch de l’Achigan.

Au cours de l’automne dans la grande région de Montréal, un ballet de foreuses a été aperçu sur les eaux montréalaises. D’autres ont été identifiées sur l’autoroute 25 entre Terrebonne et Saint-Roch de l’Achigan.

L’exploitation est-elle déjà commencée dans ces secteurs ?

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Des dizaines de milliers de Québécois(es) demandent à la Caisse de dépôt et placement du Québec de sortir des énergies fossiles

libres99Plus  de 75 000 Québécois(es)  ont déjà demandé à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) de sortir l’argent de leurs épargnes du secteur des
énergies fossiles, l’organisme Recycle ta Caisse et la Fondation David Suzuki viennent de lancer une nouvelle plateforme pour encourager la CDPQ à appuyer la mise en œuvre de l’Accord de Paris en désinvestissant le secteur des combustibles fossiles le plus rapidement possible.

Le site Web Sortons la Caisse du carbone invite tous les citoyens du Québec à envoyer une lettre au président de la CDPQ, Monsieur Michael Sabia, pour lui demander de suivre l’exemple de plus de 600 institutions financières, dont le fonds souverain de la Norvège et les fonds de pension de la Californie, et de désinvestir du secteur des énergies fossiles.

caisseLa science du climat est claire : la vaste majorité des réserves d’hydrocarbures dans le monde doivent demeurer dans le sol. En demeurant investie dans ces secteurs, la CDPQ mise contre la réussite de l’Accord de Paris, qui est vitale pour notre avenir. La Caisse doit suivre l’exemple d’autres grands fonds et désinvestir du secteur des énergies fossiles.

Avec la plate-forme Sortons la Caisse du carbone, envoyez en quelques clics un courriel au PDG de la Caisse de dépôt et placement du Québec, M. Michael Sabia, pour lui demander de sortir votre argent de ces secteurs sans avenir.
1%vs99%Pour en savoir plus, visitezsortonslacaisseducarbone.org 

Pour signer la pétition cliquez ici http://www.recycletacaisse.org/signez-la-petition/

Merci de passer à l’action et d’inviter votre entourage à en faire autant!

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Bref historique de l’exploitation pétrolière d’Anticosti

Rose Flamant

Rose Flamant

Au moment où le gouvernement Couillard se porte à la défense du sous-sol d’Anticosti il est important de comprendre comment l’exploitation des ressources pétrolières de l’île, est passé d’une ressource que le gouvernement voulait développer pour les Québécois-es à une ressource appartenant à des intérêts privés.

Selon une étude menée par l’Institut de Recherches et d’information socio-.conomique du Québec (L’IRIS), c’est en 1969, que le gouvernement de Daniel Johnson crée « la SOQUIP, une société d’État en charge d’explorer et de développer les énergies à hydrocarbure sur le territoire du Québec. L’objectif politique derrière cette décision était de s’assurer que la découverte de pétrole ou de gaz sur le territoire profite à l’ensemble des Québécois-es.

golfeRapidement, la SOQUIP se crée une banque de données et participe à la formation d’une expertise en géologie sur le territoire du Québec. Le gouvernement du Québec décide en 1980 d’étendre la mission de la SOQUIP afin qu’elle puisse faire de l’exploration, de l’exploitation et de la distribution d’hydrocarbures. Dans ces conditions, la SOQUIP prend le contrôle, à travers l’achat d’actions, de Gaz Métropolitain, société qui permettra au Québec de contrôler, au même titre qu’Hydro-Québec, la distribution d’énergie gazière. Gaz Métropolitain sera dirigée entre 1987 à 1996 par André Caillé qui sera nommé par la suite PDG d’Hydro-Québec.

puitSon arrivée chez Hydro-Québec aura un impact important sur l’exploration énergétique du Québec. Hydro-Québec fera de l’exploration d’hydrocarbures dans sa division Hydro-Québec Pétrole et Gaz. Cette division conduira une multitude d’études sur le territoire québécois, entre autres en Gaspésie et sur l’île d’Anticosti. D’ailleurs en 2002, 30 millions de dollars seront investis dans la recherche géologique au Québec (dont 9,8 millions entre 2002 et 2007 sur l’île d’Anticosti).  En 2007,  lorsque André Caillé fait le saut chez Junex et à l’Association pétrolière et gazière du Québec, il cède sa place à Thierry Vandal qui dissoudra la section Pétrole et Gaz d’Hydro-Québec.

Passage au privé 

Cette même année,  le gouvernement Charest (qui a aussi mis fin à l’aventure SOQUIP en l’incluant dans la Société générale de financement – SGF) retirera les droits d’exploitation octroyés à Hydro-Québec pour les offrir gratuitement (ou presque) à des entreprises gérées par d’anciens dirigeants d’Hydro-Québec : Pétrolia, Junex et Gastem.  En fait, les droits d’exploration de l’île d’Anticosti représentent 61 956 $ annuellement, soit 0,10 $ par hectare exploré. De plus, puisque ces entreprises ne font pas d’exploitation à proprement parler, elles ont bénéficié de subventions provinciales. À titre d’exemple, Pétrolia a reçu 3,3 millions de dollars au cours des 2 dernières années.

Bref, à travers diverses opérations, la lente, mais évidente transformation de l’État-providence en État néolibéral s’est accomplie de manière à en faire profiter une classe d’anciens représentants de sociétés d’État maintenant défenseurs de l’entreprise privée.

$Cette transformation s’opère au moment où la crise économique frappe un ensemble d’industries à travers le monde.  La vaste majorité des actionnaires tente de se réfugier dans des valeurs sûres qui apporteront des résultats. Des entreprises telles que Gastem et Pétrolia profitent ainsi d’un excellent « timing» puisqu’elles bénéficient de droits quasi gratuits sur des territoires déjà explorés et où Hydro-Québec aurait trouvé par le passé des «indices de présence d’hydrocarbures». Dans ces conditions, il n’y a rien d’étonnant à ce que Pétrolia se classe premier dans le  palmarès «Pétrole et Gaz» établi par la Bourse de croissance TSX, le TSX Croissance 50Ces entreprises considérées comme des «juniors» dans le marché des hydrocarbures ont tout intérêt à marquer rapidement leur avantage sur le terrain afin de financer d’autres projets à moyen terme. Ainsi, des richesses autrefois collectives seront exploitées immédiatement non pas parce que le Québec en aurait besoin, mais simplement pour améliorer le rendement boursier d’entreprises qui souhaitent se positionner avantageusement.

$Ces entreprises profitent aussi largement du discours basé sur l’importance de la dette québécoise. Importance d’une dette nationale  qui, comme l’a démontré le professeur Louis Gill, est largement surestimée, mais qui conduit à un sentiment d’urgence. En voulant faire croire au Québécois-es que leur État est « dans le rouge», il est plus facile de leur présenter toute forme de vente de ressources naturelles ou de privatisation du bien commun (généralement les plus rentables pour le privé) comme un mal nécessaire.  L’Institut économique de Montréal (IEDM) participe activement à ce type de discours à travers la note de monsieur Belzile sur l’exploitation de l’île d’Anticosti, mais aussi dans nombre de leurs propositions comme la privatisation d’Hydro-Québec ou la transformation de la péréquation afin d’y exclure les ressources naturelles. Ces propositions typiquement néolibérales vont à l’encontre d’une saine gestion à long terme des finances publiques».

SOURCES :

IRIS : CEUX QUI VEULENT EXPLOITER RAPIDEMENT LE PÉTROLE D’ANTICOSTI

PRESSE TOI A GAUCHE : QUÉBEC ET PÉTROLE

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Printemps érable 2015 : l’escouade antiémeute disperse les manifestants!

Charles de Lorimier

Charles de Lorimier

-Montréal- Les policiers de l’escouade antiémeute sont intervenus pour disperser les étudiants qui s’étaient rassemblés au square Phillips pour protester contre l’austérité du gouvernement libéral de Philippe Couillard.  Les manifestants se sont mis en marche vers midi en empruntant la rue Maisonneuve pour une destination tenue secrète. La manifestation a été déclarée illégale dès que les manifestants se sont mis en marche puisqu’ils n’avaient pas remis d’itinéraire au SPVM.

Parvenus devant les bureaux de la firme SNC-Lavalin, les manifestants se sont rassemblés. Les policiers ont entamé des manœuvres de dispersion en chargeant la foule pour libérer la rue. Des manifestants ont toutefois résisté et ont fait face au cordon de sécurité. Une deuxième vague de policiers du groupe d’intervention du SPVM s’est ensuite déployée prêtant main-forte à la première en frappant sur leur bouclier, provoquant la fuite des manifestants.

greve socialePourchassés par les policiers, les manifestants se sont regroupés à nouveau. Certains d’entre eux ont déclenché une pièce pyrotechnique ajoutant à la confusion. Policiers et manifestants ont échangé des coups de matraque pour des coups de pied. L’affrontement a toutefois été de courte durée et les manifestants se sont dispersés en plusieurs groupes dans les rues avoisinantes. Un policier a été blessé par un bloc de glace lancée par des manifestants, selon le SPVM. Les policiers ont procédé à l’arresation de quelques manifestants, bien que le SPVM n’en confirme qu’une seule pour l’instant.

Début des grèves étudiantes

La manifestation donne le coup d’envoi à deux semaines d’un mouvement de protestation. Quelque 50 000 étudiants sont en grève aujourd’hui et 40 000 le demeureront pour une période de deux semaines à compter de ce matin. Ils dénoncent les mesures d’austérité du gouvernement de Philippe Couillard et l’exploitation des hydrocarbures. résistance

 

Source : Radio Canada

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La grande caravane des peuples de la terre est en marche

Depuis le 10 mai des citoyens et des citoyennes marchent en moyenne 20 km par jour tout en suivant le tracé des projets de pipelines de TransCanada (Énergie Est) et d’Enbridge (inversion de la ligne 9). L’objectif de la marche est de sensibiliser et de renforcer la mobilisation citoyenne contre l’arrivée des des oléoducs, de sables bitumineux et les projets d’exploitation des hydrocarbures au Québec.

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Partis de Cacouna, où TransCanada projette d’implanter un port pétrolier, la Marche des Peuples de la terre se terminera le 14 juin prochain à Kanehsatà:ke, en territoire Mohawk, en solidarité avec les des Premières Nations.

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Ensemble, défendons notre droit fondamental de vivre et d’élever nos enfants dans un environnement sain.

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Pour nous contacter: peuplespourterremere@gmail.com

  • Regarde notre carte interactive pour voir nos arrêts, spectacles, et hébergements tout comme la ville le plus proche de chez toi:
  • Si tu veux marcher avec nous (peu importe le nombre de jours), rempli le formulaire pour être tenu au courant des détails:
  • Pour te trouver un covoituragepour rejoindre la marche ou pour offrir un lift à des gens SOL

 

 

 

 

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Oui au gaz de schiste dans le Saint-Laurent !

Le gouvernement québécois souhaite intensifier la filière du gaz de schiste en la reliant à l’exploration du pétrole sur l’île d’Anticosti.  Cette île, aussi grande que la Corse, est aussi la plus grande île du Québec. Le nouveau ministre de l’Environnement David Heurtel s’est d’ailleurs clairement prononcé lors de la première période de questions à l’Assemblée nationale sur la politique qu’entend suivre son gouvernement dans le dossier des gaz de schiste : – «En proposant une évaluation environnementale stratégique sur l’ensemble des hydrocarbures, notre gouvernement se livre à une démarche rigoureuse pour se doter d’une politique intégrée et cohérente dans le domaine des hydrocarbures»

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Pour l’opposition cette position est inacceptable car «En mettant le pétrole et le gaz dans le même panier, le gouvernement ressuscite le gaz de schiste. Le premier ministre vient de raviver les inquiétudes des habitants de la vallée du Saint-Laurent, la zone la plus densément peuplée du Québec. On va revoir les forages dans la cour des citoyens.» a déclaré Bernard Drainville, député de Marie-Victorin.

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Rappelons qu’en 2010, le gouvernement québécois et l’industrie gazière se sont lancés dans le développement du gaz de schiste – une forme de gaz naturel – en vantant les mérites de cette filière énergétique. La présente note démontre que ce choix énergétique n’est pas justifiable dans une perspective de lutte aux changements climatiques ni d’indépendance énergétique. De plus, elle révèle que cette filière comporte d’importants risques pour la santé publique en cas de contamination des eaux par des rejets industriels. Enfin, cette note fait valoir que l’État québécois perdra dans ce projet énergétique bien plus d’argent qu’il n’en gagnera, entre autres dû à l’ampleur des dépenses fiscales et d’infrastructures publiques allouées à l’industrie.

QUI  VA FINANCER  L’EXPLOITATION ?

Les contribuables du Québec, l’industrie et certaines banques étrangères.  En effet un rapport commandé par Les Amis de la terre Europe, identifie les banques et autres institutions financières qui soutiennent 17 entreprises actives dans la prospection et l’exploitation de gaz de schiste au niveau mondial, parmi lesquelles les majors Total, Shell et Chevron, les firmes pétrolières nord-américaines Cuadrilla, Marathon Oil et Talisman Energy, ou encore l’argentine YPF et la polonaise PGNiG. L’étude prend en compte différentes formes d’implication financière des banques dans les entreprises concernées (prêts, souscriptions d’actions ou d’obligations, garantie d’émission d’actions ou d’obligations) et évalue cette implication selon une échelle graduée : faible, moyenne ou haute.

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En Europe même si la France a fermé la porte au gaz de schiste sur son territoire, ses entreprises ne se privent pas d’en faire la promotion en Europe et ailleurs, et d’y investir des ressources parfois considérables. C’est le cas, bien sûr, pour les grands opérateurs gaziers, Total et GDF Suez, et pour les fournisseurs traditionnels du secteur des hydrocarbures. Mais c’est aussi le cas des banques. Selon une étude réalisée pour le compte des Amis de la terre Europe, dont nous avons pu prendre connaissance en exclusivité, les banques françaises figurent en bonne place parmi les institutions financières les plus actives dans le financement du gaz de schiste dans le monde.

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