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Des autochtones refusent 1,15 milliard $ d’une pétrolière…

Léna Anisnabeg

En Colombie-Britannique, près de Prince Rupert, se trouve le territoire du peuple  Lax Kw’alaams.  Cette nation autochtone, qui habite la région depuis plus de 10,000 ans, a refusé l’offre de 1,15 milliard $ du géant Petronas qui souhaitait établir un terminal pétrolier sur son territoire traditionnel.

Les Lax Kw’alaams sont les gardiens de l’île Lelu et des bancs de Flora Bank. Cette barre de sable, fait partie de l’estuaire de la rivière Skeena et elle est connue par les biologistes comme l’un des habitats saumoniers les plus importants au Canada. Le projet de la pétrolière aurait dévasté la faune naturelle de la rivière Skeena, et compromis la qualité de vie des communautés se trouvant sur le tracé du gazoduc de GNL qui aurait alimenté le terminal avec du gaz de schiste provenant du nord-est de la Colombie-Britannique.

En votant unanimement contre le projet et en rejetant l’offre de 1,15 milliard de dollars de Petronas, les Lax Kw’alaams sont devenus un symbole et un exemple pour tous les écologistes qui pensent que le gouvernement Canadien doit tourner la page et investir dans l’industrie verte, tel que souhaité par le premier ministre Justin Trudeau lors de la signature de l’accord de Paris en 2015.

Références :

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220 000 québécois sur écoute électronique

Charles de Lorimier

Charles de Lorimier

La chose a de quoi surprendre, puisque 220 000 personnes aurait été mises sur écoute électronique dans le cadre d’une enquête du gouvernement canadien portant sur les prix de l’essence.   Radio Canada a en effet révélé que « le gouvernement fédéral s’oppose à transmettre la totalité de la preuve recueillie dans son enquête sur la fixation du prix de l’essence dans plusieurs villes au Québec. « C’est énorme », a laissé tomber l’avocate du Bureau de la concurrence du Canada qui a capté plus de 220 000 conversations grâce à l’écoute électronique durant son enquête.

Les automobilistes qui ont intenté un recours collectif contre les pétrolières veulent obtenir Bigbrthrces conversations en vue du procès. Colliger l’information, la transcrire et la transmettre nécessiteraient 40 ans de travail pour un fonctionnaire, selon Me Mariève Sirois-Vaillancourt qui représente le Bureau de la concurrence. « On demande à l’État d’assumer la recherche pour trouver ce qui serait pertinent », a plaidé l’avocate qui estime les coûts à près de 6 millions de dollars. « L’État a d’autres choses à faire », a fait valoir Me Mariève Sirois-Vaillancourt. La demande des requérants s’apparente « à une partie de pêche », selon elle. Les avocats des automobilistes ont jusqu’ici obtenu 6 000 conversations téléphoniques à la suite d’une décision de la Cour suprême. Il s’agit des conversations qui ont mené au dépôt d’accusations pénales.

Autre demande

Les requérants veulent aussi que l’enquêteur du Bureau de la concurrence puisse être entendu lors des interrogatoires préalables. Une requête à laquelle le bureau de la concurrence s’oppose également, de même que grenouilles indignéesles pétrolières. « On n’est pas là pour lancer une commission d’enquête sur le prix de l’essence », a lancé l’avocat de la pétrolière Irving, Me Sylvain Lussier, en déclenchant quelques sourires dans la salle. Me Lussier était le procureur en chef de la commission d’enquête Charbonneau avant de démissionner en octobre 2012.

Les requêtes débattues devant le juge Bernard Godbout font parties de deux recours collectifs menés de front. Ils visent à indemniser les automobilistes de 27 villes au Québec qui auraient été lésés par les pétrolières qui auraient fixé les prix de l’essence.

Source :

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Je me souviens

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Oitarp

 Les peuples sont pleins de paradoxes et les Québécois n’y font pas exception. Dispersés sur un vaste territoire, trois fois grand comme la France, le peuple du Québec a réussi à survire en terre d’Amérique, sur cette terre nordique, couverte de neige une bonne partie de l’année.

plaque

Bon an mal an, nous nous sommes adaptés.  En 1976, lorsque le gouvernement de René Lévesque fut porté au pouvoir, de nouvelles plaques d’immatriculation firent leur apparition sur les véhicules de la Belle Province. Le gouvernement Lévesque souhaitait ainsi fouetter la fibre nationaliste et conduire le Québec au banc des nations souveraines.

plaque 76À partir de cette époque, la Belle Province fut reléguée aux oubliettes de même, les Canadiens-Français du Québec devinrent des québécois, sans jamais parvenir toutefois à se donner un pays. En 2006, cependant, la Chambre des communes du gouvernement canadien reconnaissait que les « Québécois forment une nation au sein d’un Canada uni. » Ainsi grace au gouvernement Harper, le lys pouvait continuer de fleurir sous la rose …

Je me souviens / Que né sous le lys / Je croîs sous la rose.
I remember / That born under the lily / I grow under the rose.

Je_me_souviens_(Jardinage)

Je me souviens

La devise du Québec est   « Je me souviens »  et  pour se souvenir on se souvient ! Je me souviens entre autre de  James Wolfe dont la statue se trouve sur la façade de notre Assemblée Nationale.

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Je me souviens de la rue Amherst à Montréal, de  la rue Durham à Sherbrooke nommée en l’honneur du fameux John George Lambton comte de Durham, qui disait que les québécois était un  peuple sans histoire et sans littérature.  Je me souviens aussi d’Horatio Nelson et de sa colonne érigée sur la place Jacques Cartier à Montréal.  Cette colonne historique fait partie d’une symbolique oubliée qui montre Nelson dominant l’empire et écrasant du regard la statue de Jean Vauquelin, érigée en contrebas. 
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Dans notre vie de tous les jours on se souvient également de notre reine Elisabeth II, dont on voit malgré nous, l’illustre figure à chaque fois que l’on sort un billet de banque.
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Tout ça fait partie  des ironies de l’histoire et du paradoxe québécois.  Pourtant, ailleurs sur la planète, nos frères humains qui ont subi des génocides culturels au fil des siècles n’ont nul besoin d’élever des statues à leurs bourreaux ou de conserver les signes ostentatoires qui les ont asservis.
René Lévesque

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