Archives de Tag: George Orwell

Qui paie pour le costume de clown de la police québécoise ?

Pierre-Jacques Ratio

Pierre-Jacques Ratio

Les policiers québécois nous ont habitués à parader dans les rues avec leur costume de clown qui a remplacé depuis longtemps déjà leur uniforme traditionnel. Ils nous ont également accoutumés à leur manque de respect envers la population et envers nos élus, notamment lors de leurs prestations pitoyables aux funérailles du maire Jean Doré et de l’ancien Premier ministre Jacques Parizeau.

clownsÀ part quelques remontrances gouvernementale et municipale cette situation pitoyable n’entraîne semble-t-il aucune sanction de la part du gouvernement, sans doute parce que les policiers constituent désormais le bras armé de ce gouvernement autoritaire.

tva nouvellesAlors que le journal de Québec vient de publier le TOP 50: les meilleures et pires photos de pantalons de clown on doit se demander qui paie pour ces guenilles infâmes. Les payeurs de taxes ? Qui est le fournisseur de ces costumes ? Une agence gouvernemetale ? SVP éclairez ma lanterne !

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L’IGNORANCE C’EST LA FORCE

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Le ministère de la Vérité comprenait, disait-on, trois mille pièces au-dessus du niveau du sol, et des ramifications souterraines correspondantes. Disséminées dans Londres, il n’y avait que trois autres constructions d’apparence et de dimensions analogues. Elles écrasaient si complètement l’architecture environnante que, du toit du bloc de la Victoire, on pouvait les voir toutes les quatre simultanément.

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C’étaient les locaux des quatre ministères entre lesquels se partageait la totalité de l’appareil gouvernemental. Le ministère de la Vérité,  qui s’occupait des divertissements, de l’information, de l’éducation et des beaux-arts.

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Le ministère de la Paix, qui s’occupait de la guerre. Le ministère de l’Amour qui veillait au respect de la loi et de l’ordre.  Le ministère de l’Abondance, qui était responsable des affaires économiques. Leurs noms, en novlangue, étaient : Miniver, Mi-nipax, Miniamour, Miniplein. merci

Un merci particulier à George Orwell et à Stéphane Hessel

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Les grenouilles endormies

Les Indignés du Québec vous proposent ce nouveau texte de Rose Flamant qui s’interroge sur les effets du néolibéralisme à travers les écrits de Natha Caputo.

Rose

La tragédie du lac Mégantic fait encore fois la preuve, que le néolibéralisme et le laxisme de la population nous tuent à petit feu. Nous acceptons quotidiennement de vivre dans un monde de plus en plus corrompu mené par des carriéristes ternes et sans imagination et qui n’ont d’autre but, que de faire fructifier l’épaisseur de leur porte-feuille et la valeur de leurs actions boursières.

À l’heure où le néolibéralisme et le laxisme menacent notre survie en tant que créature vivant sur cette planète, j’ai pensé vous présenter ce beau très texte de Natha Caputo tiré des Contes des quatre vents et publié en 1954. En lisant ce texte on réalise d’emblée que les idées ne meurent pas puisqu’elles traversent le temps pour nous interpeller même longtemps après. On peut tracer bien des parallèles entre ce texte de Natha Caputo et la grande vague d’indignés qui balaie la planète d’est en ouest et du nord au sud. Plus que jamais le temps de s’indigner n’a jamais été aussi pressant, plus que jamais le texte de Caputo, n’a jamais été aussi vivant ! 

grenouilles indignées

Deux grenouilles vivaient dans un même étang. L’une d’elle était courageuse, travailleuse et gaie ; tandis que l’autre était peureuse, paresseuse et de caractère maussade. Pourtant elles s’entendaient très bien, ces deux grenouilles…
Un soir, elles sortirent faire un petit tour et, tout en se promenant, elles aperçurent une maisonnette.
– Allons voir de plus près, proposa la première grenouillette.
Sous la maison, il y avait une cave, et, de cette cave, venait une odeur délicieuse. Cela sentait le moisi, l’humidité, les champignons, juste une odeur pour plaire aux grenouilles.
– Hum ! Que ça sent bon ! dit la deuxième grenouille.
Elles passèrent par le soupirail et se mirent à jouer. Elles sautaient sur les tonneaux, jouaient à cache-cache parmi les bouteilles, les pots, et s’amusaient vraiment beaucoup quand, tout à coup, elles glissèrent et tombèrent toutes les deux dans une jarre pleine de crème.

lait

Les grenouilles sont bonnes nageuses, comme chacun sait, mais elles avaient beau agiter leurs pattes, elles ne parvenaient pas à grimper contre les parois lisses et glissantes de la jarre ; elles retombaient continuellement.
La grenouille paresseuse et peureuse se découragea vite :
– À quoi bon lutter, dit-elle. Je vais me fatiguer en vain. Autant en finir tout de suite.
– Mais non, disait l’autre, nage, ne perds pas courage !
– Non, non, disait la paresseuse. Tant pis j’abandonne… Et puis cette crème est trop écœurante…
Elle se laissa couler et se noya.

nous sommes les white rabbitss

L’autre grenouille continuait à se débattre de toutes ses forces. Elle essayait de grimper sur la paroi de le jarre, glissait puis recommençait sans se lasser.
– Je ne veux pas me noyer, se répétait-elle… Allons, un peu de courage !
Mais ses forces diminuaient. La tête commençait à lui tourner :
– Vais-je vraiment me noyer ? Se disait-elle. Allons, encore un petit effort. On n’a jamais vu une grenouille périr dans un pot de crème !
Et elle agitait, agitait les pattes, malgré la fatigue qui l’envahissait de plus en plus. La grenouille semblait perdue.
éléphant

Et quelque chose changea soudain : la crème n’était plus ni molle, ni liquide, la crème n’était plus crème ; les pattes de la grenouille n’enfonçaient plus mais pouvaient prendre appui sur une base solide.
La grenouille regarda autour d’elle : elle était assise sur du beurre.

Natha Caputo via Rose Flamant 

georgie

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