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En Matawinie le gouvernement Couillard piétine à nouveau la démocratie.

Pierre-Jacques Ratio

Pierre-J Ratio

En Matawinie on se croirait revenu sous l’aire Duplessis, depuis que le gouvernement autoritaire de Philippe Couillard a adopté un décret d’urgence permettant à Hydro-Québec de  procéder à la construction d’une nouvelle ligne de transport électrique de 735 kV. Cette ligne traversera la région, malgré le refus des municipalités de Saint-Côme, Sainte-Béatrix, Sainte-Émélie-de-l’Énergie, Rawdon, Saint-Lin-Laurentides, Sainte-Julienne et Saint-Calixte.

Le préfet de la MRC de Matawinie, Gaétan Morin, a précisé que  « selon la Loi sur la qualité de l’environnement, pour que de tels projets puissent aller de l’avant, les villages concernés doivent envoyer un avis de conformité. Or, on s’est rendu compte que le tracé contrevenait à la réglementation de Saint-Côme, Sainte-Béatrix et Sainte-Émélie et allait à l’encontre de leur schéma d’aménagement. D’où leur refus de déclarer le projet conforme».

LEPour contourner le problème, le gouvernement  a donc procédé le 29 octobre dernier, à une modification de la loi autorisant de facto la construction  de la nouvelle ligne, malgré l’opposition des municipalités. Québec a annoncé par communiqué que « la suspension des travaux augmenterait les risques relatifs à la fiabilité du réseau de transport d’électricité et engendrerait des coûts importants pour l’ensemble de la clientèle d’Hydro-Québec ».

Citoyens indignés

Selon Chantal Lapointe, présidente du regroupement Citoyens sous haute tension «Québec met du tape sur la bouche de sept municipalités au total. Le gouvernement nous prouve ici que les municipalités et le peuple avaient raison de manifester des inquiétudes. Incapable de gérer un problème, il joue au shérif et fait passer un décret », a-t-elle déclaré.

La démocratie piétinée à nouveau

Michel Surprenant, maire de Chertsey

Michel Surprenant, maire de Chertsey

En Matawinie le gouvernement Couillard se comporte comme s’il était dans une véritable république bananière.  À Chertsey, dans le village voisin de Rawdon et de Saint-Calixte, le Conseil municipal et les citoyens se sont opposés à l’exploitation d’une sablière de 50 hectares dans le secteur de la Grande-Jetée.  Une pétition de 3,500 noms a été remise au ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, pour demander au gouvernement de révoquer le bail de cette compagnie à numéro et le maire de Chertsey a réclamé en vain l’appui du premier ministre Couillard. Sans surprise le gouvernement a fait la sourde oreille jugeant que cette opposition n’était pas d’intérêt public.

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Pancarte installée par le Conseil municipal de Chertsey à proximité de la future sablière

Ektar.

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Un essaim d’abeilles peut arrêter un ours !

A Chertsey dans Lanaudière, le nouveau maire Michel Surprenant a été avisé de l’établissement d’une sablière dans le secteur Grande-Jetée.  Cette sablière sera située à l’entrée du parc régional de la Forêt Ouareau explique t-il à la population médusée.

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                                                                           La rivière Ouareau.  Source lanaudiere.ca/fr/membres/4879/activites    

   C’est dans une salle  comble que le maire et son conseil municipal ont expliqué que la municipalité avait été mise devant le fait accompli suite  l’émission d’un bail exclusif par la MRC de Matawinie d’un certificat d’autorisation par le ministère de l’Environnement.

Assemblée Chertsey A Chertsey la population s’était déplacée en grand nombre

Selon  le maire Surprenant  « ces autorisations, pour lesquelles la municipalité n’a jamais été consultée, auront pour effet de permettre l’extraction de 100 000 tonnes de sable par année destinées aux cimenteries de Montréal, ce qui signifie la présence, sur les routes de Chertsey, d’un camion-benne mastodonte de 50 tonnes à tous les quarts d’heure pour les 5 prochaines années. Le trajet prévu aura pour effet la destruction de milieux de vie de villégiature, tout le long de la rivière Ouareau et du chemin de l’Église, dont celle du périmètre urbain en plein centre de Chertsey.

pepine

Le promoteur nous fait miroiter des redevances de 50 000 $ par année, ce qui ajoute à l’iniquité fondamentale de cette décision à huis clos : la municipalité vient d’investir 1,2 millions $ pour l’asphaltage de l’avenue du Castor et du chemin de l’Église, qu’emprunteront ces camions de 50 tonnes et que nous devrons refaire bien avant la fin de l’échéance du bail.

10 rouesLes 10 roues vont envahir les rues de Chertsey

La MRC affirme qu’elle ne peut refuser d’émettre le bail d’exploitation si le projet est conforme à la Loi sur les mines et le ministère de l’Environnement refuse de fournir l’information demandée par la municipalité sur le certificat d’autorisation, ce qui nous oblige à avoir recours à la Commission d’accès à l’information du Québec. Nous croyons que les principaux intéressés dans cette affaire sont les citoyens, dont les milieux de vie de villégiature seront complètement perturbés et dont la vie sera mise en danger par ce trafic lourd et incessant. Les droits qui ont été accordés ne respectent ni le rapprochement des citoyens de la gestion des sablières, ni le principe de transparence, ni celui de l’équité pour l’ensemble des intéressés et encore moins celui du développement durable.

Maire surprenant

Voici qu’un promoteur, complètement étranger par surcroît du monde local et régional, obtient à coût presque nul un droit d’exploitation d’une terre publique, en pleine zone de villégiature et qui fantasme sur les millions que lui rapporteront ces bouts de papier, pour peu que le conseil municipal échange l’aumône des redevances contre son aval. On a récemment qualifié ces façons d’agir de « Far West » des sablières.

La nouvelle Loi sur les mines n’est pas encore applicable et nous sommes acculés dans un contexte où le conseil devra faire prédominer la mobilisation citoyenne et utiliser toutes les ressources imaginables pour contrer ce projet déstructurant, dont l’autorisation a été accordée à huis clos, sans que jamais la population ou ses représentants n’aient été consultés. »  Curieusement ni le député Nicolas Marceau, ni la députée Francine Raynault  n’étaient présents à cette réunion, mais le maire fait confiance à la population pour bloquer le projet.  Un essaim d’abeilles peut arrêter un ours a-t-il rappelé en invitant la population à signer la pétition.

Vous pouvez signer la pétition, que vous habitiez Chertsey ou non

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Les députés brillaient par leur absence

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