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7000 contestataires arrêtés au Québec depuis quatre ans !

Charles de Lorimier

Charles de Lorimier

Selon le rapport que vient de déposer la Ligue des Droits et Libertés, «la répression de la contestation sociale et politique au Québec prend une ampleur alarmante. Les corps de police québécois disposent d’un arsenal d’armes de contrôle de foules qu’ils utilisent en toute impunité pour mettre fin aux manifestations. Ces armes sont dangereuses pour la vie et l’intégrité physique des manifestant-e-s  : leur utilisation doit cesser. Disposant également d’un arsenal législatif anti-manifestation diversifié, la police procède à des arrestations de masse sur la base des convictions politiques des manifestant‑e-s et des préjugés qu’elle entretient à leur égard, ce qui constitue du profilage politique. À la suite de 185 manifestations ou autres actions militantes, 5 895 personnes ont été judiciarisées entre le 15 mars 2011 et le 8 décembre 2014 en vertu des différents règlements municipaux, du CSR et du Ccr.

yan Des milliers de constats d’infraction et d’accusations criminelles se sont soldés par des retraits d’accusations, des acquittements ou des arrêts des procédures. Ce fut le cas en ce qui concerne 83% des constats d’infraction distribués sous P-6 à Montréal. Pourtant, les arrestations de masse ciblant les groupes les plus contestataires continuent d’être pratiquées sans crainte de sanction par les corps de police.

Avec l’aval de la classe politique relayé par les médias, les policier-ère-s continuent de réprimer les mouvements de contestation sociale et politique qui dérangent. L’indifférence face aux abus policiers et la banalisation des violations des droits fondamentaux des manifestant-e-s sont des plus inquiétantes. Au cours des dernières années, les manifestant-e-s, les groupes militants et leurs allié-e-s ont dénoncé et défié la répression et continuent de le faire. Ils et elles la combattent sur plusieurs fronts  : en investissant les tribunaux et l’espace public, mais surtout en continuant de se réapproprier collectivement la rue.»

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Victoire du mouvement Occupy contre la ville de Québec

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Le mouvement Occupons, section Québec, tient à souligner la victoire en cour des petites créances d’un des siens, André Bérubé, contre la ville de Québec, confirmant sa prétention selon laquelle la Ville de Québec aurait agi illégalement et aurait violé sa liberté d’expression lors du démantèlement du campement en novembre 2011. Notre militant a par ailleurs obtenu une compensation de $3100. (no. dossier aux petites créances : 200-32-056671-125). M. le juge Jacques Tremblay s’est montré sévère dans son jugement (sans appel) à l’égard de la Ville de Québec, qualifiant les actions de celles-ci d’ « harcelantes et unilatérales ». Toujours selon le jugement, la Ville de Québec se serait fait « justice elle-même », commettant ainsi une violation de la liberté d’expression.

jugement

Le campement d’Occupons Québec et sa manifestation par un campement de tentes sont jugés parfaitement légaux, et constituaient plus que du simple « camping » comme l’avait maintenu le maire Régis Labeaume pendant les événements, puisqu’il permettait de relayer un important message politique. M. le juge Jacques Tremblay s’est montré sévère dans son jugement (sans appel) à l’égard de la Ville de Québec, qualifiant les actions de celles-ci d’ « harcelantes et unilatérales ». Toujours selon le jugement, la Ville de Québec se serait fait « justice elle-même », commettant ainsi une violation de la liberté d’expression. Le juge affirme également que le campement est rapidement devenu sécuritaire après avoir été établi, puisque les occupants se sont toujours montrés coopératifs en se conformant aux instructions de sécurité. Le campement n’avait donc pas à être démantelé manu-militari le 22 novembre 2011.

Le mouvement Occupy tient à rappeler aux administrations municipales que la liberté d’expression et de réunion pacifique sont des droits fondamentaux, et qu’un message politique ne peut être ainsi censuré sans conséquence ou impunité

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Le mouvement Occupy tient à rappeler aux administrations municipales que la liberté d’expression et de réunion pacifique sont des droits fondamentaux, et qu’un message politique ne peut être ainsi censuré sans conséquence ou impunité

merci

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