Archives de Tag: déversement

Ce pétrole qui menace notre eau potable

Rose Flamant

     Rose Flamant

La faiblesse des raccords de certaines sections de  l’oléoduc d’Énergie Est a été fermement dénoncée par l’ingénieur Evan Vokes. Ce problème structurel qui toucherait plus de 1000 raccords a mené à la rupture du pipeline à Buffalo Creek en Alberta; un accident qu’avait prédit M. Vokes avant d’être congédié par la compagnie.

Bien qu’Énergie Est assure que la situation a été corrigée, l’Office de l’énergie lui a demandé d’établir une liste localisant tous les raccords douteux.

avis

Plus de cinq millions de personnes à risque

On estime actuellement que plus de trois millions de Québécois seraient menacés par un déversement potentiel.  De plus, selon le maire de Montréal, Denis Coderre,  «TransCanada ne remplit pas 78% des conditions […]. Il n’y a pas de plan de contingence, pas de plan de gestion des plans d’eau, le tracé ne respecte pas notre nouveau plan métropolitain d’aménagement et de développement […]. Le pipeline va «scraper» l’équivalent de 270 terrains de football. On ne peut pas laisser faire les choses comme ça, on a des terres agricoles et des milieux humides à protéger».

De passage à l’émission le 15-18,  le militant écologiste  JiCi Lauzon «  a fait remarqué que «Ce pétrole qui est dans le sous-sol de l’Alberta ou du Québec, on n’en a pas vraiment besoin. Il y a d’autres énergies et plein d’autres solutions »

jici

Nombre de personnes vivant dans des zones menacées par un potentiel déversement : 5 061 433 

o   Manitoba 676 613

o   Ontario 1 040 788

o   Québec 3 213 353

o   Nouveau-Brunswick 130 679

  • Taille totale du pipeline – 4 600 km

o   3 000 km – Ancien gazoduc converti

o   1 600 km – Canalisation neuve

  • 1,1 million de barils par jour
Pétition contre Énergie Est

résistance

 

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Quel avenir pour Fort McMoney ?

Rose Flamant

      Rose Flamant

Le drame humain et environnemental de Fort McMurray est unique dans l’histoire du Canada. Ce gigantesque incendie a ravagé plus de 2000km², soit l’équivalent de trois fois la taille d’Edmonton, ou plus de  quatre fois la superficie l’île de Montréal. Les quelques 100,000 personnes évacuées se retrouvent à la rue dans une ville en cendre.

Près de 25% de l’économie canadienne

Lorsque l’on sait que près du quart de l’économie canadienne est liée à l’industrie du pétrole on comprend l’engouement qu’a suscité chez les travailleurs l’attrait de Fort McMurray.  Dans cette ville, avant la tragédie et la chute du baril de pétrole on pouvait travailler chez MacDo à 20$ de l’heure, et les ouvriers spécialisés gagnaient facilement 4000 $ pour une semaine 84 heures. L’argent coulait à flot et la vie était belle!

Vue aérienne de Fort McMurray avant l'incendie

                    Vue aérienne de Fort McMurray avant l’incendie

L’envers de la médaille

brasierOn ne fait pas d’omelette sans casser des œufs et bien avant la catastrophe les militants écologistes ont été nombreux à tirer la sonnette d’alarme car l’exploitation des sables bitumineux provoque quotidiennement un déversement de 11 millions de litres d’eau toxique – soit 4 milliards de litres par année – et émet en gaz à effet de serre l’équivalant de 15 millions d’automobiles. Pourtant comme la souligné Gabriel Nadeau Dubois, on doit pouvoir réfléchir aux causes environnementales de cette tragédie, sans pour autant rejeter la responsabilité sur les travailleurs de l’industrie des sables bitumineux.

gnd

antonio-gramsci

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Et si on recyclait les huit milliards de litres d’eau usée, Monsieur Coderre ?

Pierre-Jacques Ratio

Pierre-J Ratio

Alors que la ville de Montréal s’apprête à déverser 8 milliards de litres d’eau usée dans le fleuve Saint-Laurent. Le maire de Montréal, Denis Coderre, affirme candidement que la population n’a pas lieu de s’inquiéter puisqu’il « Il n’y aura pas d’impact sur notre eau potable. Il n’y aura pas d’impact sur l’eau potable des autres municipalités environnantes. […] il y a peu d’impact sur la faune et la flore, entre autres en raison du débit d’eau »… déversement

M, Coderre ignore sans doute que huit milliards de litres d’eau usée, c’est l’équivalent de 2600 piscines olympiques de rejets provenant de toilettes privées, d’hôpitaux où d’entreprises. Toutes ces bactéries et ces rejets fécaux, ces résidus pharmaceutiques, ces miasmes chimiques etc., aboutiront directement dans le fleuve, sans passer par l’usine d’épuration. Tout comme dans le dossier des tanneries, le maire jovialiste s’en lave les mains… Pourtant en jetant ces déchets dans le fleuve, le maire se prive d’une source de revenu importante dont il n’a même pas envisagé l’existence et qui pourrait rapporter gros à ville puisque tous ces déchets valent une fortune sur le marché du recyclage.

Montréal possède la quatrième plus grosse usine de filtration de la planète  mais il ne s’y fait aucune récupération.  Pourtant il existe des usines de filtration municipales qui recyclent la matière liquide des égouts pour fabriquer des engrais à base d’urine. À Valleyfield, la matière solide est asséchée pour en faire de l’énergie thermique. On réinvente même le vulgaire bol de toilette pour mieux séparer l’urine de la matière solide.

orbrun

«Gouverner c’est prévoir», un concept qui ne semble pas s’appliquer au ministre de l’environnement du Québec, David Heurtel, dont on a vu l’incompétence dans le dossier des bélugas du Saint-Laurent et qui en remet en ajoutant que  les rejets dans le fleuve Saint-Laurent « C’est loin d’être une situation idéale, mais il fallait regarder la balance des inconvénients. Si on ne fait pas les travaux sur cette conduite-là, il y a des risques que l’usine d’épuration soit elle-même affectée. Il faut réaliser ce qui arrivera si on doit fermer l’usine d’épuration et les conséquences de faire quelque chose comme ça. »

Du côté du gouvernement fédéral  le ministre de l’Infrastructure, des collectivités et des Affaires intergouvernementales, Denis Lebel, a souligné que « la direction générale de l’application de la loi d’Environnement Canada a déjà précisé que la Loi sur les pêches interdit les rejets non autorisés de substances nocives dans les eaux où vivent des poissons ».

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Une nouvelle étude souligne les dangers du projet d’oléoduc de TransCanada

Sophie Doucet

Sophie Doucet

La compagnie TransCanada poursuit actuellement ses démarches afin de réaliser un nouveau projet d’oléoduc, d’une longueur de 4600 kilomètres, visant à transporter environ 1,1 million de barils de pétrole brut par jour (130 millions de litres par jour) de l’Alberta et de la Saskatchewan vers des raffineries de l’est du Canada, soit deux raffineries situées au Québec (à Montréal et près de la ville de Québec) et une raffinerie située à Saint John au Nouveau-Brunswick.

Ce projet, évalué à 12 milliards de dollars, a fait l’objet d’une nouvelle étude commandée par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). Selon cette étude si un déversement se produisait, pas moins de 64 kilomètres de rivières seraient souillés par le pétrole et 26 stations de pompage d’eau potable seraient atteintes en à peine 12 heures. Presque la totalité des prises d’eau potable autour de Montréal seraient contaminées et la décontamination pourrait prendre jusqu’à cinq ans.

En 13 minutes, plus d’un million de litres déversés

La quantité de pétrole que souhaite exporter TransCanada est astronomique : 1,1 million de barils transiteraient chaque jour par le Québec, l’équivalent de plus de 2000 litres par seconde. Et l’étude de la firme Savaria ne présente pas ici le pire des scénarios. Elle part de la supposition que la pétrolière serait en mesure d’arrêter un déversement en 13 minutes. En 13 minutes, c’est plus d’un million de litres de pétrole qui pourraient s’écouler dans l’environnement. Or, TransCanada avoue qu’il lui faudrait jusqu’à 22 minutes pour fermer les vannes en cas de déversements.

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En 13 minutes, c’est plus d’un million de litres de pétrole qui pourraient s’écouler dans l’environnement (photo Greenpeace)

Fuite indétectable si inférieures à 1,5% du volume transporté

TransCanada affirme également qu’elle ne peut pas détecter de sa salle de contrôle des fuites qui seraient inférieures à 1,5% du volume transporté dans le pipeline. Par conséquent une fuite de 1,5% pourrait s’écouler pendant des heures, voire des jours sans que TransCanada ne s’en rende compte. Au bout d’une journée ce serait 2,6 millions de litre de pétrole qui se retrouverait dans l’environnement, au bout de deux jours 5,2 millions de litres, etc. En guise de comparaison, 100 000 litres de pétrole léger se sont retrouvés dans la rivière Chaudière  lors de la tragédie du Lac-Mégantic et les effets s’en ressentent encore…

Risques de glissements de terrain sur les rives traversées

panacheÇa ne prend pas beaucoup d’imagination pour anticiper les conséquences sur l’approvisionnement en eau d’un déversement de pétrole lourd des sables bitumineux à proximité du Fleuve Saint-Laurent, en plein hiver, avec la présence de glaces… Et comme si ce n’était pas assez, les rives d’une trentaine de cours d’eau dans les secteurs franchis par le pipeline présentent des risques évidents de glissements de terrain en raison de leur instabilité.

Voilà seulement quelques-unes des raisons pour lesquelles plus de 50 municipalités du Québec ont déjà dit non merci à TransCanada, alors que plusieurs s’apprêtent à emboiter le pas. Il est de notre devoir d’exiger que le Québec fasse mieux que de devenir complice de l’expansion des sables bitumineux en permettant le passage d’Énergie Est sur son territoire. L’avenir est dans une sortie rapide du pétrole. TransCanada ne ferait que nous y enfoncer davantage. Ne les laissons pas faire.

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Cap

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