Archives de Tag: Dérapage

Ciné sélection de mars 2013

Nous sommes les 99 pourcent Pour fêter l’arrivée prochaine du printemps, les Indignés du Québec ont sélectionné pour vous quelques vidéos qui traitent essentiellement de la montée de la violence et de la répression dans notre société.  Le premier reportage a été réalisé le 5 mars dernier à Montréal.  Il rapporte des images vraiment inquiétantes sur l’état de la liberté d’expression en Amérique francophone.

Bon visionnement.

5 mars 2013

Le second reportage demeure dans la même veine et il vous présente des gens de toutes les classes de la société qui témoignent de la répression insidieuse qui s’est installée dans notre société.  Des gens venus du Québec et d’ailleurs sur la terre portent une réflexion sur l’état de la démocratie et  s’inquiètent de la situation en tisssant des liens entre le printemps érable et celui de l’An II du printemps érable.

dérives

Suite à ce film une pétition a été initiée sur Internet afin d’exiger une Commission d’enquête publique  sur la violence policière. À ce sujet voici  le témoignage d’une maman qui exige Commission d’enquête publique: « Triste anniversaire aujourd’hui. Il y a un an tout juste, mon fils partait le matin pour se rendre à une manifestation étudiante. Je lui ai dit « Bonne manif mon grand », ça ne m’est même pas passé par l’esprit de de lui dire « sois prudent ». Il est parti. Je n’ai même pas surveillé les nouvelles pendant la journée. Je ne voyais aucun danger. Il m’a téléphoné en fin de PM ; « M’man, peux-tu venir me chercher svp, je suis un peu blessé ». Un peu avait-il dit, oui, le visage tuméfié par des coups de boucliers, oui, coups de bouclier au visage. Au visage !!!!! Ça m’a mis en état de choc, je crois. Il avait aussi au ventre et à la poitrine, les traces d’une quinzaine de coups de matraque. Pas un ou deux, une quinzaine !!! Il avait été en première ligne, c’est ce qui lui a valu cette avalanche de coups. Je n’en revenais pas, je ne pouvais pas croire, je ne comprenais pas. Que c’était-il donc passé ??!! J’avais les larmes aux yeux, la gorge serrée, je ne savais ni où ni comment trouver de l’info sur ce qui s’était passé… et puis j’ai trouvé sur youtube les images d’horreur de cette manif-là. Ce 7 mars 2012, absolument personne ne portait de lunettes de protection. Aucun masque. Les seuls foulards que les manifestants avaient étaient ceux qu’on porte normalement au début de mars.

pAULINE

À l’évidence, personne n’imaginait la violence qui allait leur tomber dessus. Sur un de ces vidéos, j’ai vu mon fils être frappé au visage. Je l’ai vu tenter de protéger une manifestante qui était près de lui. Je l’ai entendu dire au policier « Tu vois bien que j’peux pas reculer, ‘y a du monde derrière moi ! » Et le policier qui frappe… et frappe… et frappe… Chacun de ces coups, je les ai reçus moi aussi, droit au cœur. Et j’ai eu mal. Un autre manifestant a perdu un oeil ce même jour-là. Et j’ai eu mal. Mal à l’âme. Nombreux sont ceux qui ont été frappés durement, gazés, poivrés inutilement, injustement. Que de rage, d’indignation, de colère ! Un an aujourd’hui. Déjà, ce 7 mars 2012, je ne savais plus quel mot utiliser pour nommer ce degré de colère que je ressentais et que jamais auparavant je n’avais même imaginé.

26

Depuis ce 7 mars 2012, ma colère n’a fait qu’augmenter. Pas juste pour les blessures de mon fils, mais pour tous les autres qui ont demandé à être entendus, pour tous les citoyens qui ont ensuite soutenu les étudiants et qui de ce fait ont connu le même sort ; blessures physiques, blessures psychologiques, arrestations, contraventions, accusations criminelles, colère, colère, colère. Depuis ce 7 mars 2012, un an aujourd’hui, mère en colère je suis, mère solidaire je resterai. Pour le mien et pour tous les autres. Bien triste anniversaire… Maintenant, j’exige une Commission d’enquête publique sur la violence policière. Il a fallu attendre 3 ans pour la Commission Charbonneau et on voit bien maintenant à quel point c’était nécessaire. Il faut stopper aussi la dérive policière. »

amnesty-liberte_expression-hi

Rappelons-nous qu’entre 1990 et  2010, le mouvement étudiant a fait l’objet de plus de 1000 arrestations. En 2012, en 6 mois seulement, ce nombre a été multiplié par 3.  Depuis le mois de mars 2013 les arrestations se poursuivent  .Les Indignés du Québec, tout comme un en grande partie de la population québécois s’inquiètent, car le Québec dérive de plus en plus vers un état policier

État policier

Les évènements impliquant l’agente #728 ne sont que la pointe de l’iceberg.  Avec 3418 arrestations du 16 février au 3 septembre 2012, le Québec a connu la plus grande vague de répression policière de son histoire. Les méthodes employées ont été brutales, souvent excessives et inadéquates. Des centaines de témoignages  rapportent des sévices, des violences corporelles et verbales à répétition, du profilage politique et des stratégies d’intervention agressives sur des foules pacifiques. De nombreuses personnes ont été blessées et plusieurs jeunes porteront des séquelles permanentes. Des membres de médias citoyens ont également été brutalisés gratuitement. Les procédures normales de plainte en déontologie policière ne s’intéressent qu’aux actions singulières et aux cas isolés. Elles ne permettent pas de faire la lumière sur l’ensemble du système de gestion de la répression qui s’est déchaîné envers les étudiants et de questionner son recours systématique à la violence.

einsteinLa culture de l’impunité doit cesser. Il est temps de réclamer une enquête au nom de la vérité, de la justice et de la dignité humaine

blessé

En terminant les Indignés du Québec vous invitent à méditer sur cette pensée d’Albert Einstein : « La paix ne peut-être maintenue par la force.  Elle ne peut-être réalisée que par la compréhension »

liberte-egalite-verite

Dalai Lala

2 Commentaires

Classé dans Uncategorized

Dérapage libéral

Devant le dérapage du gouvernement libéral  et face à la pire crise étudiante qu’ait connu le Québec de toute son histoire, Les Indignés du Québec parlent haut et clair en condamnant la gestion de crise de ce gouvernement qui a perdu toute légitimité.

Face à la gestion lamentable de la crise, la ministre Beauchamp doit démissionner, tel que demandé par le Syndicat des professeurs du collège Maisonneuve.

LA FAMEUSE HISTOIRE DE LA PAILLE ET DE LA POUTRE

Selon la ministre Line Beauchamp «La Classe doit condamner la violence !»  Pendant qu’elle tergiverse on assiste à des  :

Manifestations étudiantes pacifiques tournant à la confrontation violente avec la police.

Campus Universitaires ressemblants à des POSTES DE POLICE.

Restriction par la force du droit de manifester et du droit d’expression.

Gardiens de sécurités privés arrogants partout sur les campus en plus de la grande présence policière.

Demandes d’injonction par les Cegep et les Universités.

Professeurs malmenés, brassés et arrêtés.

Étudiants, malmenés, brassés et arrêtés !

Ordres donnés par des flics privés à des Profs d’Université d’aller donner leur cours dans leur classe !

Recours par le recteur de l’U de M à l’anti-émeute afin d’intervenir contre une poignée d’étudiants qui font un PIC-NIC dans un corridor !

Manifestations pacifiques en Outaouais ou 100 étudiants sont arrêtés en pleine rue !

Aujourd’hui, des blessés parmi les étudiants à la porte de l’Université du Québec en Outaouais, dont certains partis à l’hôpital en ambulance. Les flics qui bûchent sur des jeunes sans armes ! Bien sûr la liste est beaucoup plus longue que ça… Pendant ce temps, silence des recteurs, silence des Ministres, Premier-Ministre, silence complet de la part de ces gens qui n’osent pas dire mot sur la violence policière, sur la violence étatique, sur la violence politique. Et de leur côté ils continuent à demander aux étudiants de CONDAMNER LA VIOLENCE DES MÉCHANTS CONTESTATAIRES !

Le seul but du Gouvernement Charest est d’utiliser les étudiants pour se faire du capital politique. Tout le monde sait bien que les Québécois adorent la loi et l’ordre. Alors en jouant à démoniser les jeunes, il remonte dans les sondages, parce qu’il tente de faire oublier au bon peuple, les pires scandales politiques que le Québec ait connus depuis 50 ans. Le Québec est assiégé et le bien commun et la liberté sont en péril en ce moment. On a nommé la période Duplessis, La GRANDE NOIRCEUR, comment nommera-t-on cette période? À la façon du cinéma Américain, on dira tout simplement LA GRANDE NOIRCEUR DEUX. Et pour en sortir, je vous invite tous, À FAIRE LA RÉVOLUTION TRANQUILLE 2. Ouch ouch, OUI, OUI madame Beauchamp, j’ai dit TRANQUILLE ! MAIS J’AI DIT ROUGE, comme dans CARRÉ ROUGE ! Clode Hamelin Musicien, citoyen du Québec 19 avril 2012.

 Les Indignés du Québec invitent la population à faire comme M. Hamelin et à nous faire parvenir leurs textes sur des sujets touchant l’actualité. Nous sommes les 99% ! Nous ne pardonnons pas ! Nous n’oublions pas ! Redoutez-nous !

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized