Archives de Tag: Arrestations massives

L’homme de masse doit être traité comme un veau et surveillé comme doit l’être un troupeau !

Le troupeau ne s’est jamais si bien porté depuis que les forces néolibérales mettent bas leurs masques de cupidité. Depuis la fin de la guerre froide, ces forces maléfiques tentent d’empoisonner la planète pour leur simple profit immédiat. Ces politiques à courte-vue, basées sur l’accroissement des richesses personnelles et la corruption généralisées, font monter la conscientisation des masses dans tous les pays et s’accroître l’émergence d’une nouvelle conscience planétaire.

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Pour mener à bien ce nouveau paradigme, cette conscience sociale doit obligatoirement passer par la non violence et c’est pourquoi le mouvement des Indignés qui représente le fameux 99% des « humains ordinaires » doit demeurer non violent. Mais qu’en est-il des politiques et des tactiques utilisées par les néolibéraux, pour nous faire accepter l’exploitation éhontée des gaz de schiste, les forages dans l’Île d’Anticosti, les coupures dans l’éducation, dans la culture, les cratères dans nos rues, la privatisation des soins médicaux, la décrépitude de nos infrastructures, la corruption généralisée , les arrestations massives et l’avènement d’une pseudo démocratie ?  

Dalai Lala

Les politiques néo-libérales pour contrôler le troupeau et lui faire accepter joyeusement sa condition servile ont suscité la réflexion de nombreux penseurs, dont Aldous Huxley.  En 1932, Huxley, écrivit un texte qui dévoilait de façon visionnaire les politiques de contrôle des masses que les gouvernements néo-libéraux se sont appliquées à établir depuis lors.

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Ce texte, dont j’ignorai l’existence, m’a été envoyé suite à l’article que j’ai publié sur 1984 . Il mérite qu’on s’y attarde puisqu’il permet de mieux comprendre, et donc de mieux combattre, les stratégies politiques employées par les néo-libéraux.

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Oitarp, poète indigné de la révolution érable 

Contrôler le troupeau

Selon Huxley, pour étouffer « par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente… Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes.

QuebecVsMontrealL’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées. Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter.

22 octobre 2012 place Émilie Gamelin

Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser.

droitOn mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.

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D’ex-beautés du Banquier à Price is Right. Martine Forget et Oksana Ryokova. Photo La Presse, Ivanoh Demers

Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur.

L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu. Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutienne devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant, qu’il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir »…

Aldous Huxley

agir

Nous sommes 99%, nous n’oublions pas, nous ne pardonnons pas redoutez nous !

mouton noir

 

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La loi et l’ordre

1970

La démocratie a parfois des revers qui glissent occasionnellement vers le totalitarisme d’état. En effet la démocratie est souvent fragile et c’est pourquoi il existe des organismes de surveillance comme la Ligue des droits et libertés, ou l’Association des juristes progressistes qui veillent sur l’état démocratique de notre royaume. Des artistes et des cinéastes engagés, comme Michel Brault, ont grandement contribué à témoigner de certains dérapages historiques.

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« Les Ordres »

Dans son film, Michel Brault raconte un chapitre troublant de l’histoire du Québec alors qu’en 1970, en pleine crise d’octobre, le gouvernement canadien dirigé par Pierre Eliott Trudeau votait la loi des mesures de guerre et suspendait provisoirement les libertés individuelles.

Lors de la sortie du film en 1974, Michel Brault a reçu le Prix de l’Association québécoise des critiques de cinéma. Primé à Cannes l’année suivante, « Les Ordres » a été classé comme l’un des sept « plus grands films canadiens de tous les temps » au festival du film de Toronto.

Les ordres

Un film a mettre en relation avec les 3509 arrestations du printemps érable, puisqu’à cette occasion c’est près de huit fois plus d’arrestations qu’en 1970 qui ont été effectuées. Est-ce dans une telle société que nous souhaitons vivre ? 

république

Nous sommes les 99%

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La grande main pourrira

La grand mainOitarp, le poète indigné du printemps érable s’est penché sur ce fameux poème de Roland Giguère publié en 1960.

La main du bourreau finit toujours par pourrir

Grande main qui pèse sur nous
grande main qui nous aplatit contre terre
grande main qui nous brise les ailes
grande main de plomb chaud
grande main de fer rouge

grands ongles qui nous scient les os
grands ongles qui nous ouvrent les yeux
comme des huîtres
grands ongles qui nous cousent les lèvres
grands ongles d’étain rouillé
grands ongles d’émail brûlé

mais viendront les panaris
panaris
panaris

la grande main qui nous cloue au sol
finira par pourrir
les jointures éclateront comme des verres de cristal
les ongles tomberont

la grande main pourrira
et nous pourrons nous lever pour aller ailleurs.

Roland Giguère in L’Âge de la parole, 1965, p. 17 

La grande main

Lorsque Giguère a rédigé ce poème  le Québec était alors plongé dans ce qu’on a appelé la « Grande noirceur », cette période trouble qui fit entrer la province dans la modernité. Ce poème rédigé à une époque opaque, interpelle par sa modernité. Une chose me frappe dans cette oeuvre plus qu’à moitié centenaire, c’est la fragilité de nos démocraties.  Merci Rolland de m’avoir largement inspiré et d’avoir su traverser le temps par la beauté de tes vers et la justesse de tes propos …

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La Grande main pourrira – hommage aux indigné-es de la terre

Cinquante trois ans plus tard, l’étouffante grande noirceur de Maurice Duplessis a heureusement disparu mais de sombre nuages se sont levés sur l’humanité et sur la Belle Province, comme certains se plaisent encore à l’appeler  Je pense à la grande main qui pèse encore sur nous et aux arrestations massives du printemps érable qui sont la honte de cette province.

Je pense à la grande main qui nous aplatit contre terre et au nivellement culturel par le bas

Je pense à la grande main qui nous brise les ailes 

À la grande main de plomb chaud et à la grande main de fer rouge

J’ai peur des grands ongles qui nous scient les os

Des grands ongles qui nous ouvrent les yeux
comme des huîtres

J’ai peur des grands ongles qui nous cousent les lèvres

J’ai peur des grands ongles d’étain rouillé, des grands ongles d’émail brûlé

Mais viendront les panaris panaris, panaris, 

Je sais que la grande main qui nous cloue au sol finira par pourrir, que les jointures éclateront comme des verres de cristal et que les ongles tomberont

Je sais que la grande main pourrira et nous pourrons nous lever pour aller ailleurs.

Oitarp poète indigné, ce 13 mai de l’an II du printemps érable

la main du peuple 

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Liberté chérie

Les Indignés du Québec vous proposent cette réflexion de Clode Hamelin sur la perte de liberté qui devient de plus en plus évidente dans la société québécoise. Une province où la violence policière inquiète de plus en plus.  Arrestations massives, armes répressives qui mobilisent les forces vives de la société et inquiète des organismes internationaux comme Amnistie Internationale.

amnestie

QUI NE DIT MOT CONSENT. N’ÉCOUTEZ PAS CE QU’ILS DISENT, MAIS REGARDEZ BIEN CE QU’ILS FONT.

 S’il n’y a qu’une seule cause qui vaille la peine qu’on se batte pour elle, c’est bien la liberté. Oh, je ne suis pas naïf et je me doute bien que la liberté est une chose relative et à l’extrême limite on pourrait me dire que ça n’existe pas. Mais ne peut-on pas penser que quand notre droit d’association, notre droit de manifester (même de façon spontanée), quand notre simple droit d’être présent dans la rue nous est retiré et interdit, ne peut-on pas penser dis-je, que notre liberté est véritablement remise en question? Quand les force obscures d’un pouvoir autoritariste, s’attaquent physiquement à vous parce que vous êtes contre des idées, ou parce que vous manifestez contre la violence et la brutalité systémique, ne peut-on pas parler d’une grave attaque à vos droits et liberté ? Ne pourrait-on pas dire même qu’on s’attaque à votre intégrité ?

15 mars 2013 a montreal

Le 15 mars dernier à Montréal un policier a pointé une arme sur des jeunes manifestants

Quand vos enfants luttent pour défendre des idées qui datent de la révolution tranquille, comme le droit et l’accessibilité à l’éducation pour tout le monde, la gratuité scolaire et que la société qui est LA NOTRE leur répond par le bras armé du pouvoir, à coup de fusil à balles de plastiques, de gaz de toutes sortes, de coups de poings sur la gueule, de coup de matraques, qu’on les blesse. Qu’on les arrête en les insultant lors d’arrestations massives et arbitraires sans autres raisons qu’ils soit là. Doit-on commencer à se demander si notre LIBERTÉ est compromise?

Vigile

Quand les policiers, soi-disant là pour nous défendre et nous protéger nous font peur, nous agressent et nous menacent, quand nos droits et liberté sont mis de côté et que rien ni personne n’est là pour nous défendre, pour prendre notre part, pour intervenir… Que faut-il conclure? Quand nos gouvernants soit, téléguident ces actes de répression ou au mieux n’ouvrent pas la bouche à leur sujet, que faut-il conclure? Comment les juger? Que fait Madame Marois depuis son élection, concernant la violence et la brutalité dans les rues de Montréal ? Que fait cette femme élue quand la population lui demande avec force et insistance une enquête indépendante sur tous les agissements des policiers depuis le début du conflit étudiant?

grenade-5-mars-montrealLe 5 mars dernier à Montréal

Que penser aussi des promesses électorales importantes et non tenues faites aux citoyens lors de la dernière campagne électorale? Alors que ce ne sont pas des détails esthétiques qui sont bafoués, mais bien la lettre même, la morale, la conscience du parti. Que faut-il conclure, que faut-il comprendre, mais surtout que doit-on faire pour que cesse cet affront, cette trahison? Y a-t-il a un lien direct entre les mensonges électoraux de Madame Marois et la montée de la brutalité policière dans les rues de Montréal? La disparition de la liberté par des méthodes autoritaristes au bord du fascisme a-t-elle une raison d’être politique? Est-ce un outil? Une méthode?

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Quand un journaliste-caméraman qui se fait gravement rudoyer par des policiers leur dit « Hey, j’ai ma carte de Presse, je suis journaliste » et qu’il se fait répondre « on s’en crisse! », on comprend dans quelle dymanique on est. Les policiers déambulent à Montréal en ce moment comme s’ils étaient des bums ou des cowboys dans un film de série B. Ils ont pris de l’attitude ! Arrestations massives, violence grave, utilisation d’armes potentiellement mortelles de façon dangereuse, non sécuritaire et peut-être criminelle, dénie des droits et libertés, atteinte à l’intégrité physique d’individus pacifiques et non criminels et j’en passe. Manifestation déclarée soudainement illégale ou vingt mille personnes se font retirer leur droit de manifester, se font charger et gazer à cause du geste d’un seul jeune Black Bloc qui lance un seul caillou dans une vitrine de banque. Et s’en suit une ou deux heures de violence sur la population. C’est normal ça? C’est le monde que vous voulez? Moi non!

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Le combat national est de plus en plus lourd et complexe car non seulement la pensée des Red Coats est encore là, mais il faut affronter nos semblables qui sont prêts à tout, pour des raisons de cash, de statut social, pour nous dominer et nous mettre à genoux. Et ce souvent en laissant faire les choses.

Ils sont par le fait même nos ennemis, car ils menacent notre liberté.

S’il n’y a qu’une seule cause qui vaille la peine qu’on se batte pour elle, c’est bien la liberté.

Vive le Québec Libre.

Clode Hamelin, Montréal, 18 mars 2013

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Ensemble, exigeons une commission d’enquête publique sur la violence policière de 2012,  Signez la pétition 

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