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La France n’est plus une démocratie

Depuis que l’état d’urgence a été instauré en France le gouvernement a interdit 155 manifestations, soit une tous les trois jours!  Par ailleurs, 639 interdictions individuelles de manifester ont été ordon-nées par les préfectures.

Selon Amnesty International, France plus de 1000 personnes auraient été blessées rien qu’à Paris lors des manifestations contre la loi travail et la situation s’est grandement détériorée depuis les manifestations des gilets jaunes. On compte déjà plusieurs morts dont une octogénaire, de nombreux blessé-es, passages à tabac de handicapés, de femmes, de jeunes et de simples citoyens; sans parler d’arrestations arbitraires et de détentions douteuses de mineurs dans un lycée. Voici la liste du bilan provisoire des violences policières (liste non-exhaustive), si vous  désirez compléter cette liste contactez la page Facebook en cliquant sur ce lien: Vécu, le média du gilet jaune 

Handicapé molesté par la police

BILAN PROVISOIRE des VIOLENCES POLICIERES (uniquement) :

ZINEB REDOUANE, 80 ans, a été tuée par une grenade lacrymogène reçue en plein visage à Marseille le 1er décembre 2018.

JEROME H. a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD 40 à Paris le 24 novembre 2018.

PATRICK, a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD 40 à Paris le 24 novembre 2018.

ANTONIO, 40 ans, vivant à Pimprez, a été gravement blessé au pied par une grenade GLI F4 à Paris le 24 novembre 2018.

GABRIEL, 21 ans, apprenti chaudronnier vivant dans la Sarthe, a eu la main arrachée par une grenade GLI F4 à Paris le 24 novembre 2018.

SIEGFRIED, 33 ans, vivant près d’Epernay, a été gravement blessé à la main par une grenade GLI F4 à Paris le 24 novembre 2018.

MAXIME W., a été brûlé à la main et a perdu définitivement l’audition à cause d’une grenade GLI F4 à Paris le 24 novembre 2018.

CEDRIC P., apprenti carreleur vivant à la Possession (Réunion), a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD 40 à la Possession le 27 novembre 2018.

GUY B., ~60 ans, a eu la mâchoire fracturée par un tir de LBD 40 à Bordeaux le 1er décembre 2018.

AYHAN, ~50 ans, technicien Sanofi vivant à Joué-les-Tours, a eu la main arrachée par une grenade GLI F4 à Tours le 1er décembre 2018.

BENOIT, 29 ans, a été gravement blessé à la tempe par un tir de LBD 40 à Toulouse le 1er décembre 2018. Il a été placé dans le coma pour 15 jours, sa vie est en danger.

MEHDI, 21 ans, a été gravement blessé lors d’un passage à tabac à Paris le 1er décembre 2018.

MAXIME I., 40 ans, a eu une double fracture de la mâchoire à cause d’un tir de LBD 40 à Avignon le 1er décembre 2018.

FREDERIC R., 35 ans, a eu la main arrachée par une grenade GLI F4 le 1er décembre 2018 à Bordeaux.

DORIANA, 16 ans, lycéenne vivant à Grenoble, a eu le menton fracturé et deux dents cassées par un tir de LBD 40 à Grenoble le 3 décembre 2018.

Mamie frappée par un policier

ISSAM, 17 ans, lycéen vivant à Garges les Gonesse, a eu la mâchoire fracturée par un tir de LBD 40 à Garges-les-Gonesse le 5 décembre 2018.

OUMAR, 16 ans, lycéen vivant à Saint Jean de Braye, a eu le front fracturé par un tir de LBD 40 à Saint Jean de Braye le 5 décembre 2018.

JEAN-PHILIPPE L., 16 ans, a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD 40 le 6 décembre 2018 à Bézier.

RAMY, 15 ans vivant à Vénissieux, a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD 40 ou une grenade de désencerclement à Lyon le 6 décembre 2018.

ANTONIN, 15 ans, a eu la mâchoire et la mandibule fracturées par un tir de LBD 40 à Dijon le 8 décembre 2018.

THOMAS, 20 ans, étudiant vivant à Nîmes, a eu le sinus fracturé par un tir de LBD 40 à Paris le 8 décembre 2018.

DAVID, tailleur de pierre vivant en région parisienne, a eu la maxillaire fracturée et la lèvre arrachée par un tir de LBD 40 à Paris le 8 décembre 2018.

FIORINA L., 20 ans, étudiante vivant à Amiens, a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD à Paris le 8 décembre 2018.

ANTOINE B., 26 ans, a eu la main arrachée par une grenade GLI F4 à Bordeaux le 8 décembre 2018.

JEAN-MARC M., 41 ans, horticulteur vivant à Saint-Georges d’Oléron, a perdu son œil droit à cause d’un tir de LBD 40 à Bordeaux le 8 décembre 2018.

ANTOINE C., 25 ans, graphiste freelance vivant à Paris, a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD 40 à Paris le 8 décembre 2018.

CONSTANT, 43 ans, technico-commercial au chômage vivant à Bayeux, a eu le nez fracturé par un tir de LBD 40 à Mondeville le 8 décembre 2018.

CLEMENT F., 17 ans, a été blessé à la joue par un tir de LBD 40 à Bordeaux le 8 décembre 2018.

NICOLAS C., 38 ans, a eu la main gauche fracturée par un tir de LBD 40 à Paris le 8 décembre 2018.

YANN, a eu le tibia fracturé par un tir de LBD 40 à Toulouse le 8 décembre 2018.

PHILIPPE, a été gravement blessé aux côtes, avec hémorragie interne et fracture de la rate par un tir de LBD à Nantes le 8 décembre 2018

ALEXANDRE F., 37 ans, a perdu son œil droit à cause d’un tir de LBD 40 le 8 décembre 2018 à Paris.

MARIEN, 27 ans, a eu une double fracture de la main droite à cause d’un tir de LBD 40 le 8 décembre 2018 à Bordeaux.

FABIEN, a eu la pommette fendue et le nez fracturé par un tir de LBD 40 le 8 décembre 2018 à Paris.

JIM, 41 ans, a perdu son oeil lors de l’acte IV de la mobilisation des gilets jaunes à Bordeaux par tir de LBD 40, le 8 décembre 2018. Les policiers ont visé la tête.

OLIVER C., blessé le 24 novembre 2018 aux genoux par les projectiles de la grenade GLI F4, jambe brûlée sur toute la partie inférieure. (Même jour et même chambre d’hôpital qu’Antonio. A toujours les points de sutures à ce jour.)

AXELLE M., 28 ans, Champs Élysée le 8 décembre 2018, mâchoire fracturée et dents cassées par tir de flash ball dans la joue. Dans l’attente de consolidation de la fracture pour diagnostic et intervention.

GUILLAUME P., a reçu 45 jours d’ITT pour fracture ouverte et arrachement des tendons de sa main à Nantes le 8 décembre 2018 suite à un tir de flash ball.

FRANCK D, 19 ans, Marne (52). Énucléé le 1 décembre 2018 par flash ball à bout portant. Malgré plusieurs opérations et la pose de plaques sur son malaire et orbite broyé (laissant une « immense cicatrice »); son oeil droit, n’a pu être sauvé. Il n’a plus de mutuelle et se trouve dans une situation inquiétante. Il sera demain samedi 21/12 en interview exclusive sur Vécu, le média du gilet jaune.

ROMEO B., 19 ans, élève en classe prépa, blessé à Toulouse, place Jeanne d’Arc, le 1er décembre 2018 par un tir offensif de LBD alors qu’il fuyait la manifestation, 90 jours d’ITT pour fracture ouverte du tibia.

ANISSA D., touchée par un tir de flashball à la tête le 1er décembre à Paris sur le boulevard Haussmann à 13h30 en face de l’hôtel Freidland. Souffre d’un trauma crânien avec plaie ouverte de 5cm et des acouphènes. Actuellement en cours d’enquête judiciaire pour retrouver le coupable de cette bavure.

LOLA, (en photo de ce post), 17 ans, prépa supérieure d’art à Bayonne, 41 points de suture, mâchoire fracturée en 3, dents cassées et la joue perforée par un tir de Flash Ball en plein visage à Biarritz le 18 décembre 2018 (elle n’avait pas de gilet); lors des manifestations tenues en marge de la visite de Jean-Yves Le Drian pour la préparation du prochain G7 présidée par la France, fin août, à Biarritz. Courage à elle, vous pouvez l’aider ainsi que ses proches, désemparés, sur Leechi; ce serait bienvenu quand à leur situation(..) On pense très fort à elle 😔 : https://www.leetchi.com/c/lola-blessee-injustement-a-biarri…

  • Si vous connaissez d’autres victimes de violences policières (uniquement) parmi les 2000 qui ne sont pas recensées dans cette liste, n’oubliez pas de nous transmettre en commentaires de ce post Vécu, le média du gilet jaune, l’intitulé précis de la modification à effectuer sur ce post: Nom-Prénom des personnes, âge, lieu, date, nature de l’agression, moyen(s) utilisé(s), traumatisme(s) encouru(s).
    Partagez un maximum. Pour les victimes. Merci pour eux et courage à vous. VQ.

 

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Témoignage de Francois Arguin sur le profilage politique au Parc Jean-Drapeau le samedi 9 juin 2012.

Témoignage de Francois Arguin sur le profilage politique au Parc Jean-Drapeau le samedi 9 juin 2012..

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Au Québec la violence et les arrestations étudiantes inquiètent Amnistie internationale

Tout comme les Indignés du Québec, Amnistie internationale, s’inquiète du nombre élevé d’arrestations et des circonstances qui  laissent croire qu’il y a pu  avoir des arrestations arbitraires.

Conflit étudiant – Amnistie internationale demande une enquête indépendante sur les interventions policières

Montréal – le 14 mai 2012. Amnistie internationale demande au gouvernement du Québec de mener une enquête indépendante sur les interventions policières au cours des manifestations des dernières semaines dans le cadre du conflit étudiant.  Le nombre des blessés, la gravité des blessures, le recours répété et hâtif aux gaz irritants nous laissent croire à un usage excessif de la force par les autorités policières. Par ailleurs, le nombre élevé d’arrestations et leurs circonstances nous laissent croire qu’il y a pu  avoir des arrestations arbitraires.

Nous avons colligé un grand nombre de témoignages et de récits journalistiques concordants, décrivant les tactiques policières lors des manifestations dans certaines villes et universités au Québec, en particulier les 18 et 19 avril à Gatineau, le 25 avril à Montréal, le 27 avril à Québec et le 4 mai à Victoriaville.

Ces renseignements qui restent a vérifier par une enquête indépendante nous portent cependant  à croire que l’approche choisie lors des manifestations semble disproportionnée et mal ciblée, en plus d’avoir entraîné des violations des droits fondamentaux associés aux manifestations pacifiques et au cours normal de la loi, notamment le droit à la liberté d’expression et le droit de réunion pacifique et d’association, ainsi que le droit d’être protégé contre les arrestations arbitraires.

Nous réprouvons sans équivoque les actes de voies de fait, de vandalisme et autres actes de violence qui ont été perpétrés. Les policiers ont le devoir d’empêcher de tels actes criminels et d’arrêter et d’accuser les personnes sur qui pèsent des motifs raisonnables et probables.

Toutefois, en vertu des obligations souscrites par l’État canadien dans des traités internationaux concernant les droits humains, obligations qui s’appliquent au gouvernement du Québec, il est essentiel que les mesures de sécurité respectent les droits associés aux manifestations pacifiques.

Il est absolument nécessaire qu’une enquête indépendante ait le mandat de se pencher sur ces questions afin de déterminer les responsables pour les violations commises et qu’on en tire des leçons pour l’avenir. Ce n’est hélas pas la première fois que des organisations de défense des droits humains s’inquiètent du comportement des forces policières au Canada, et en particulier au Québec.

Nous rappelons qu’une grande responsabilité incombe aux gouvernements et à la police quant à la sécurité lors des manifestations qui ponctuent le conflit étudiant. Les gouvernements doivent se porter aussi garants de la sécurité des personnes participant à des manifestations pacifiques et autres activités publiques.

«Les tactiques utilisées par les forces policières face à de nombreux incidents violents, mais qui ont visé des manifestants pacifiques soulèvent des questions troublantes» déclare Béatrice Vaugrante, directrice générale d’Amnistie internationale, «  d’où le besoin d’une enquête indépendante   qui   examine toutes les possibles violations des droits humains au cours de manifestations  afin de les  prévenir dans le futur ».

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