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Pipelines, pouvoir et démocratie

libres99À l’heure où la Communauté métropolitaine de Montréal rejette le projet d’oléoduc Énergie Est, le film «Pipelines, pouvoir et démocratie» d’Olivier Asselin mérite qu’on s’y attarde.   Ce documentaire de 89 min s’interroge sur la place du  pouvoir dans nos démocraties? Documentant «la lutte contre les projets d’expansion de l’industrie polluante des sables bitumineux, notamment à travers le mouvement d’opposition à la construction des oléoducs au Québec, le film sollicite notre conscience citoyenne à l’heure des grands enjeux planétaires.»

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Le film nous force également  à nous interroger «face aux dangers pour l’environnement que représente l’expansion de l’industrie des sables bitumineux qui exploite l’une des énergies fossiles les plus polluantes de la planète, ce long métrage documentaire rappelle que le pouvoir n’est pas toujours là où l’on croit. Pour la journaliste Nathalie Petrowski,  Asselin« nous donne un accès privilégié et quasi intime à l’organisation d’une lutte, à ses revers comme à ses coups d’éclat. »

Pour assister à la projection du film «Pipelines, pouvoir et démocratie» Suivez nous sur Facebook

Pour aller plus loin :

 

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Analyse d’éditoriaux et de chroniques sur le projet d’oléoduc Énergie Est de TransCanada

indLes Indignés du Québec vous proposent d’analyser les différents traitements médiatiques en lien avec le projet de pipeline Énergie-Est de TransCanada. Pour ce faire, nous analyserons les différentes stratégies de l’éditorialiste André Pratte (La Presse) et du chroniqueur Jean-Jacques Samson (Journal de Montréal) pour légitimer le passage du pétrole des sables bitumineux albertains par le Québec.

Ensuite, nous jetterons un coup d’oeil sur des éditoriaux d’Antoine Robitaille (Le Devoir), qui amènent un regard critique face à l’agissement du gouvernement Couillard envers la firme TransCanada.  Chaque article est traité séparément, il vous suffit de cliquer sur l’un des trois liens ci-dessous pour y accéder.

 André Pratte et son amour pour les pipelines

La légitimation par le ridicule : la technique de Jean-Jacques Samson

Le regard critique d’Antoine Robitaille

Malcom X

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Le regard critique d’Antoine Robitaille

Mehdi A. Lienation

Mehdi A. Lienation

Contrairement à ses collègues de La Presse et du Journal de Montréal, Antoine Robitaille, éditorialiste pour Le Devoir, tente de convaincre la population sur la nécessité de tenir une évaluation faite par le Bureau d’audience publique sur l’environnement (BAPE) afin d’étudier les conséquences de l’oléoduc Énergie Est. Le projet de pipeline sur le territoire québécois amène beaucoup de questionnement. C’est pourquoi Robitaille voit l’arrêt des travaux d’exploration et la tenue d’une évaluation du BAPE comme primordiale. Plutôt que d’attaquer les arguments ou les manifestations des opposants au projet, il s’attaque au comportement du gouvernement libéral.  Dans son éditorial intitulé « Précaution ! » le 17 octobre 2014, Robitaille décrit l’incohérence du gouvernement Couillard en ce qui a trait à ce sujet :

 « Pendant des semaines, tout ce que les citoyens ont pu entendre du gouvernement dans le dossier du projet de port pétrolier de TransCanada avait quelque chose de risible. Il y eut les circonvolutions du nouveau ministre de l’Environnement, David Heurtel, qui semèrent la confusion à quelques reprises. Philippe Couillard, lui, fit preuve de clarté, le 25 septembre : nous devrions accepter de transformer le territoire québécois en lieu de transit du pétrole albertain, ne serait-ce que par gratitude pour les milliards de la péréquation. »[1]

couOn voit ensuite à travers l’éditorial que la position du gouvernement tente de nuancer ces propos et d’être plus dure envers la compagnie pétrolière : « Jean D’Amour, ministre de la Stratégie maritime (responsable du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie), soutenait que TransCanada avait « un défi de communication à relever, d’abord avec la communauté chez nous. Il faut qu’à tout point de vue, TransCanada se conforme aux exigences ». »[2] Par contre, Robitaille trouve ce « défi de communication » insuffisant et même « réducteur ». Il réaffirme donc que la nécessité d’une évaluation du BABE et que seul le gouvernement peut prendre cette décision.

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Dans un second éditorial intitulé « Saine “ingratitude” » le 21 novembre 2014, Antoine Robitaille salue la décision du gouvernement d’assujettir le projet de TransCanada à une évaluation du BAPE. Par contre, il garde un regard critique quant aux comportements adoptés par les ministres dans ce sujet. Robitaille mentionne entre autres le fait que les 7 conditions imposées à TransCanada sont un copier-coller de ce qui a déjà été fait en Colombie-Britannique pour stopper le projet Northern Gateway et ceux que le gouvernement d’Ontario venait de faire parvenir à la compagnie. Il explique donc son point de vue sur l’incapacité du gouvernement Couillard à déceler les préoccupations des citoyens du Québec :

 « Les meilleurs représentants doivent cultiver leurs capacités à lire les situations, à y percevoir des risques pour les contrer ainsi que les occasions à saisir pour faire progresser l’état du groupe qu’il représente. Dans le cas présent, ces capacités semblent avoir clairement fait défaut au premier ministre et au gouvernement qu’il mène »[3].

C’est donc avec différentes stratégies que nous avons vu les éditorialistes et les chroniqueurs québécois tenter de convaincre la population qu’un projet comme Énergie Est avait ou non sa raison d’être (ou du moins, la questionner). Il sera donc intéressant de voir évoluer la situation du traitement médiatique après la fuite de la stratégie de TransCanada pour faire accepter à l’opinion publique son projet d’oléoduc. Les résultats de l’évaluation du BAPE seront aussi d’une importance capitale dans la vision que les médias auront de ce projet.

[1]  http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/421322/transcanada-a-cacouna-precaution

[2] Idem.

[3] http://www.ledevoir.com/politique/quebec/424555/conditions-pour-transcanada-saine-ingratitude

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