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J’appuie la candidature d’Anticosti au Patrimoine mondial de l’UNESCO

L’île d’Anticosti est un territoire exceptionnel qui offre une fenêtre unique sur notre histoire et celle de la planète. Plus que tout autre endroit au monde, anticAnticosti dispose de la plus grande diversité en matière de fossiles, richesse qui témoigne d’un des grands bouleversements de la vie sur terre : la première extinction de masse du vivant.

Aujourd’hui, l’île d’Anticosti abrite une biodiversité et un patrimoine culturel riches et uniques, mais également fragiles. Reconnaître cette particularité donnera des outils aux habitants d’Anticosti pour assurer leur futur et celui de l’île.

carte-anticostiLes centaines de kilomètres de côte et les structures géologiques apparentes qu’elle abrite constituent un exemple éminemment représentatif des grands stades de l’histoire de la Terre, notamment de par sa richesse fossilifère. Plus qu’à tout autre endroit sur la planète, c’est à Anticosti que l’on retrouve la série la plus complète et la mieux exposée de fossiles issus de la première extinction de masse du vivant (il y a environ 445 millions d’années). L’île d’Anticosti est aussi composée de profonds canyons creusés dans le calcaire, de grottes remarquables, d’impressionnantes chutes, comme la célèbre chute Vauréal, et d’un système karstique atypique qui, en plus d’être des éléments géomorphologiques particuliers, représentent des milieux naturels d’une beauté et d’une importance esthétique exceptionnelle.

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Pétrolière a Anticosti. Photo Gaïa presse.

ant1Puisqu’elle constitue un joyau, non seulement pour le Québec et le Canada, mais aussi pour l’humanité, je donne mon appui à la candidature de l’île d’Anticosti, afin que soit reconnue sa valeur universelle exceptionnelle par le Gouvernement canadien et qu’elle soit inscrite sur la liste indicative, en vue d’être soumise et désignée comme patrimoine mondial à l’UNESCO.

Pour toutes ces raisons, les Indignés du Québec appuient Nature Québec et  la municipalité de l’Île-d’Anticosti pour recueillir l’appui des Anticostiens et de tous les Québécois à cette démarche.jappuie

Pour signer la pétition cliquez sur J’appuie ANTICOSTI :

Pour une visite guidée cliquez ici

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Anticosti : la menace plane toujours

libres99Les Indignés du Québec ont appris que la  menace des hydrocarbures plane toujours sur Anticosti  malgré la récente décision de la Cour Supérieure du Québec qui  oppose Pétrolia et Ressources Québec.

Selon Nature Québec,  le projet  a été placé «sur respirateur artificiel jusqu’en mai 2017.» Et pourtant malgré la fragilité des rivières sur l’île, la présence d’espèces en danger comme le saumon atlantique, les risques pour l’industrie récréotouristique, les doutes quant à la rentabilité des projets pétroliers et l’absence d’acceptabilité sociale, il est toujours possible que des forages exploratoires avec fracturation hydraulique aient lieu sur Anticosti dans la prochaine année. De plus, au-delà du printemps 2017, nous n’avons aucune assurance que le gouvernement du Québec aura les coudées franches pour refuser l’exploitation pétrolière et gazière à Anticosti et le « saccage » de cette île exceptionnelle. campagne_futuranticosti_2Nature Québec a donc lancé la campagne Futur Anticosti, afin de s’assurer que Phillippe Couillard prenne  les mesures nécessaires pour faire cesser toute activité pétrolière et gazière sur Anticosti et qu’il accompagne la communauté Anticostienne dans la recherche d’un réel développement socio-économique durable. Les Indignés du Québec vous invitent à appuyer la campagne Futur Anticosti, et la diffuser au maximum.

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Bref historique de l’exploitation pétrolière d’Anticosti

Rose Flamant

Rose Flamant

Au moment où le gouvernement Couillard se porte à la défense du sous-sol d’Anticosti il est important de comprendre comment l’exploitation des ressources pétrolières de l’île, est passé d’une ressource que le gouvernement voulait développer pour les Québécois-es à une ressource appartenant à des intérêts privés.

Selon une étude menée par l’Institut de Recherches et d’information socio-.conomique du Québec (L’IRIS), c’est en 1969, que le gouvernement de Daniel Johnson crée « la SOQUIP, une société d’État en charge d’explorer et de développer les énergies à hydrocarbure sur le territoire du Québec. L’objectif politique derrière cette décision était de s’assurer que la découverte de pétrole ou de gaz sur le territoire profite à l’ensemble des Québécois-es.

golfeRapidement, la SOQUIP se crée une banque de données et participe à la formation d’une expertise en géologie sur le territoire du Québec. Le gouvernement du Québec décide en 1980 d’étendre la mission de la SOQUIP afin qu’elle puisse faire de l’exploration, de l’exploitation et de la distribution d’hydrocarbures. Dans ces conditions, la SOQUIP prend le contrôle, à travers l’achat d’actions, de Gaz Métropolitain, société qui permettra au Québec de contrôler, au même titre qu’Hydro-Québec, la distribution d’énergie gazière. Gaz Métropolitain sera dirigée entre 1987 à 1996 par André Caillé qui sera nommé par la suite PDG d’Hydro-Québec.

puitSon arrivée chez Hydro-Québec aura un impact important sur l’exploration énergétique du Québec. Hydro-Québec fera de l’exploration d’hydrocarbures dans sa division Hydro-Québec Pétrole et Gaz. Cette division conduira une multitude d’études sur le territoire québécois, entre autres en Gaspésie et sur l’île d’Anticosti. D’ailleurs en 2002, 30 millions de dollars seront investis dans la recherche géologique au Québec (dont 9,8 millions entre 2002 et 2007 sur l’île d’Anticosti).  En 2007,  lorsque André Caillé fait le saut chez Junex et à l’Association pétrolière et gazière du Québec, il cède sa place à Thierry Vandal qui dissoudra la section Pétrole et Gaz d’Hydro-Québec.

Passage au privé 

Cette même année,  le gouvernement Charest (qui a aussi mis fin à l’aventure SOQUIP en l’incluant dans la Société générale de financement – SGF) retirera les droits d’exploitation octroyés à Hydro-Québec pour les offrir gratuitement (ou presque) à des entreprises gérées par d’anciens dirigeants d’Hydro-Québec : Pétrolia, Junex et Gastem.  En fait, les droits d’exploration de l’île d’Anticosti représentent 61 956 $ annuellement, soit 0,10 $ par hectare exploré. De plus, puisque ces entreprises ne font pas d’exploitation à proprement parler, elles ont bénéficié de subventions provinciales. À titre d’exemple, Pétrolia a reçu 3,3 millions de dollars au cours des 2 dernières années.

Bref, à travers diverses opérations, la lente, mais évidente transformation de l’État-providence en État néolibéral s’est accomplie de manière à en faire profiter une classe d’anciens représentants de sociétés d’État maintenant défenseurs de l’entreprise privée.

$Cette transformation s’opère au moment où la crise économique frappe un ensemble d’industries à travers le monde.  La vaste majorité des actionnaires tente de se réfugier dans des valeurs sûres qui apporteront des résultats. Des entreprises telles que Gastem et Pétrolia profitent ainsi d’un excellent « timing» puisqu’elles bénéficient de droits quasi gratuits sur des territoires déjà explorés et où Hydro-Québec aurait trouvé par le passé des «indices de présence d’hydrocarbures». Dans ces conditions, il n’y a rien d’étonnant à ce que Pétrolia se classe premier dans le  palmarès «Pétrole et Gaz» établi par la Bourse de croissance TSX, le TSX Croissance 50Ces entreprises considérées comme des «juniors» dans le marché des hydrocarbures ont tout intérêt à marquer rapidement leur avantage sur le terrain afin de financer d’autres projets à moyen terme. Ainsi, des richesses autrefois collectives seront exploitées immédiatement non pas parce que le Québec en aurait besoin, mais simplement pour améliorer le rendement boursier d’entreprises qui souhaitent se positionner avantageusement.

$Ces entreprises profitent aussi largement du discours basé sur l’importance de la dette québécoise. Importance d’une dette nationale  qui, comme l’a démontré le professeur Louis Gill, est largement surestimée, mais qui conduit à un sentiment d’urgence. En voulant faire croire au Québécois-es que leur État est « dans le rouge», il est plus facile de leur présenter toute forme de vente de ressources naturelles ou de privatisation du bien commun (généralement les plus rentables pour le privé) comme un mal nécessaire.  L’Institut économique de Montréal (IEDM) participe activement à ce type de discours à travers la note de monsieur Belzile sur l’exploitation de l’île d’Anticosti, mais aussi dans nombre de leurs propositions comme la privatisation d’Hydro-Québec ou la transformation de la péréquation afin d’y exclure les ressources naturelles. Ces propositions typiquement néolibérales vont à l’encontre d’une saine gestion à long terme des finances publiques».

SOURCES :

IRIS : CEUX QUI VEULENT EXPLOITER RAPIDEMENT LE PÉTROLE D’ANTICOSTI

PRESSE TOI A GAUCHE : QUÉBEC ET PÉTROLE

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L’homme de masse doit être traité comme un veau et surveillé comme doit l’être un troupeau !

Le troupeau ne s’est jamais si bien porté depuis que les forces néolibérales mettent bas leurs masques de cupidité. Depuis la fin de la guerre froide, ces forces maléfiques tentent d’empoisonner la planète pour leur simple profit immédiat. Ces politiques à courte-vue, basées sur l’accroissement des richesses personnelles et la corruption généralisées, font monter la conscientisation des masses dans tous les pays et s’accroître l’émergence d’une nouvelle conscience planétaire.

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Pour mener à bien ce nouveau paradigme, cette conscience sociale doit obligatoirement passer par la non violence et c’est pourquoi le mouvement des Indignés qui représente le fameux 99% des « humains ordinaires » doit demeurer non violent. Mais qu’en est-il des politiques et des tactiques utilisées par les néolibéraux, pour nous faire accepter l’exploitation éhontée des gaz de schiste, les forages dans l’Île d’Anticosti, les coupures dans l’éducation, dans la culture, les cratères dans nos rues, la privatisation des soins médicaux, la décrépitude de nos infrastructures, la corruption généralisée , les arrestations massives et l’avènement d’une pseudo démocratie ?  

Dalai Lala

Les politiques néo-libérales pour contrôler le troupeau et lui faire accepter joyeusement sa condition servile ont suscité la réflexion de nombreux penseurs, dont Aldous Huxley.  En 1932, Huxley, écrivit un texte qui dévoilait de façon visionnaire les politiques de contrôle des masses que les gouvernements néo-libéraux se sont appliquées à établir depuis lors.

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Ce texte, dont j’ignorai l’existence, m’a été envoyé suite à l’article que j’ai publié sur 1984 . Il mérite qu’on s’y attarde puisqu’il permet de mieux comprendre, et donc de mieux combattre, les stratégies politiques employées par les néo-libéraux.

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Oitarp, poète indigné de la révolution érable 

Contrôler le troupeau

Selon Huxley, pour étouffer « par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente… Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes.

QuebecVsMontrealL’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées. Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter.

22 octobre 2012 place Émilie Gamelin

Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser.

droitOn mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.

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D’ex-beautés du Banquier à Price is Right. Martine Forget et Oksana Ryokova. Photo La Presse, Ivanoh Demers

Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur.

L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu. Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutienne devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant, qu’il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir »…

Aldous Huxley

agir

Nous sommes 99%, nous n’oublions pas, nous ne pardonnons pas redoutez nous !

mouton noir

 

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Oui au gaz de schiste dans le Saint-Laurent !

Le gouvernement québécois souhaite intensifier la filière du gaz de schiste en la reliant à l’exploration du pétrole sur l’île d’Anticosti.  Cette île, aussi grande que la Corse, est aussi la plus grande île du Québec. Le nouveau ministre de l’Environnement David Heurtel s’est d’ailleurs clairement prononcé lors de la première période de questions à l’Assemblée nationale sur la politique qu’entend suivre son gouvernement dans le dossier des gaz de schiste : – «En proposant une évaluation environnementale stratégique sur l’ensemble des hydrocarbures, notre gouvernement se livre à une démarche rigoureuse pour se doter d’une politique intégrée et cohérente dans le domaine des hydrocarbures»

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Pour l’opposition cette position est inacceptable car «En mettant le pétrole et le gaz dans le même panier, le gouvernement ressuscite le gaz de schiste. Le premier ministre vient de raviver les inquiétudes des habitants de la vallée du Saint-Laurent, la zone la plus densément peuplée du Québec. On va revoir les forages dans la cour des citoyens.» a déclaré Bernard Drainville, député de Marie-Victorin.

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Rappelons qu’en 2010, le gouvernement québécois et l’industrie gazière se sont lancés dans le développement du gaz de schiste – une forme de gaz naturel – en vantant les mérites de cette filière énergétique. La présente note démontre que ce choix énergétique n’est pas justifiable dans une perspective de lutte aux changements climatiques ni d’indépendance énergétique. De plus, elle révèle que cette filière comporte d’importants risques pour la santé publique en cas de contamination des eaux par des rejets industriels. Enfin, cette note fait valoir que l’État québécois perdra dans ce projet énergétique bien plus d’argent qu’il n’en gagnera, entre autres dû à l’ampleur des dépenses fiscales et d’infrastructures publiques allouées à l’industrie.

QUI  VA FINANCER  L’EXPLOITATION ?

Les contribuables du Québec, l’industrie et certaines banques étrangères.  En effet un rapport commandé par Les Amis de la terre Europe, identifie les banques et autres institutions financières qui soutiennent 17 entreprises actives dans la prospection et l’exploitation de gaz de schiste au niveau mondial, parmi lesquelles les majors Total, Shell et Chevron, les firmes pétrolières nord-américaines Cuadrilla, Marathon Oil et Talisman Energy, ou encore l’argentine YPF et la polonaise PGNiG. L’étude prend en compte différentes formes d’implication financière des banques dans les entreprises concernées (prêts, souscriptions d’actions ou d’obligations, garantie d’émission d’actions ou d’obligations) et évalue cette implication selon une échelle graduée : faible, moyenne ou haute.

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En Europe même si la France a fermé la porte au gaz de schiste sur son territoire, ses entreprises ne se privent pas d’en faire la promotion en Europe et ailleurs, et d’y investir des ressources parfois considérables. C’est le cas, bien sûr, pour les grands opérateurs gaziers, Total et GDF Suez, et pour les fournisseurs traditionnels du secteur des hydrocarbures. Mais c’est aussi le cas des banques. Selon une étude réalisée pour le compte des Amis de la terre Europe, dont nous avons pu prendre connaissance en exclusivité, les banques françaises figurent en bonne place parmi les institutions financières les plus actives dans le financement du gaz de schiste dans le monde.

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La transition énergétique du Québec : un choix de société

Alors que le Québec se remet péniblement de la plus grande catastrophe écologique de son histoire, des indignés affiliés au Réseau écosocialiste, se sont penchés sur les causes de la catastrophe de Lac-Mégantic et sur les dérives autoritaires de l’État canadien. Leur analyse fait ressortir que le Québec peine à s’affranchir en matière d’innovation énergétique puisque les principaux partis basent leur politique sur l’exploitation des hydrocarbures  en « partenariat » avec le pétrole albertain.

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LAC MÉGANTIC : UNE TRAGÉDIE SOCIALE ET ÉCOLOGIQUE

Le 6 juillet 2013, à la tombée de la nuit, un convoi de 72 wagons-citernes contenant du pétrole brut a déraillé dans le centre-ville de Lac-Mégantic, petite municipalité de 6000 habitants de la région de l’Estrie. Une série d’explosions et un incendie ont complètement détruit une trentaine de bâtiments, dont la bibliothèque municipale, les archives de la ville, des bâtiments patrimoniaux, des commerces et des résidences. Bilan de l’accident jusqu’à maintenant : cinquante personnes décédées, dont plus de la moitié n’ont même pas été retrouvées. Sur le plan environnemental, l’accident a détruit une conduite d’eau centrale, obligeant les citoyens à ne plus consommer l’eau du robinet. De plus, un important déversement de 10 000 litres d’hydrocarbures dans le lac Mégantic et la rivière Chaudière, qui traverse la Beauce avant de se déverser dans le fleuve Saint-Laurent, risque d’affecter plusieurs municipalités riveraines avoisinantes, comme les villes de Saint-Georges et Lévis, entre autres. Devant ce désastre sans précédent, il faut doubler de solidarité avec les habitant.e.s de Lac-Mégantic et ne pas rester indifférent.e.s.

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Il est donc nécessaire d’identifier les causes de ce phénomène, et non simplement s’attarder aux effets, afin de pouvoir remédier à la source de cette catastrophe. Il faut d’abord reconnaître qu’il ne s’agit pas d’un incident isolé, résultant d’un simple problème de frein ou de train sans conducteur. La catastrophe de Lac-Mégantic est plutôt le symptôme d’une cause systémique : la logique de rentabilité inscrite dans le brusque virage pétrolier pan-canadien. Les risques de déversement et d’explosions se généraliseront sans doute au Québec, malgré le discours rassurant de l’industrie et de nos gouvernements. Il ne s’agit pas ici ni d’alarmisme, ni de récupération politique. Refuser de politiser de telles tragédies, c’est refuser de prendre les moyens pour que de tels événements ne se reproduisent plus. Dans un témoignage ahurissant d’un père qui vient de perdre son fils, le citoyen Raymond Lafontaine met le doigt sur le laxisme des dirigeants qui négligent la population et roulent à l’argent. « Faut arrêter ces bombes-là, il faut que ça change », répète-t-il à plusieurs reprises.

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Les causes de la catastrophe

L’enquête sur l’événement portera sans doute sur les causes matérielles et immédiates de l’accident. Cependant, elle ne tiendra peut-être pas compte des causes efficientes et médiates, c’est-à-dire de la dynamique économique et politique qui contribue à l’augmentation systématique de tels risques. Par exemple, l’écart de prix entre le baril de pétrole albertain et celui de l’étranger arrivant dans l’Est canadien, incite des raffineries comme la Irving Oil au Nouveau-Brunswick, à se tourner vers des solutions d’approvisionnement moins coûteuses. Cela encourage la progression vertigineuse du transport de pétrole par train sur le Canadien National, qui est passée de 5000 wagons-citernes en 2010 à environ 30 000 wagons en 2012 [1]. La raffinerie Irving est située au bout d’un système ferroviaire partiellement contrôlé par l’entreprise américaine Montreal, Maine and Atlantic Railway (MMA), propriétaire de la ligne sur laquelle le train a déraillé. La MMA est une filiale de Rail World en Illinois, une firme multinationale spécialisée dans la gestion « de chemins de fer, de consultation et sociétés d’investissement spécialisé dans les privatisations et les restructurations. Son but est de promouvoir la privatisation de l’industrie ferroviaire en réunissant les organismes gouvernementaux qui souhaitent vendre leurs participations au capital d’investissement et leur expertise ». La privatisation des profits et la socialisation des risques ne sont pas des phénomènes anodins, si on regarde les pertes énormes subies par des communautés comme celle de Lac-Mégantic, les municipalités n’ayant aucun droit de regard quant au contenu des substances transportées par les trains sur leur territoire [2].

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La négligence n’est pas le fruit du hasard, mais d’une décision délibérée visant à maximiser les profits. La logique capitaliste, étroitement liée à la propriété privée des moyens de production, l’apologie de l’économie de marché et la pression constante des gains de productivité, est directement en cause ici. D’ailleurs, le dirigeant de MMA, Ed Burkhardt, a affirmé au magazine Eastern Railroad News qu’après la fin d’un conflit de travail qui sévissait alors au Canadien Pacifique, MMA comptait passer à un horaire de six jours par semaine, dans les deux sens, de Montréal à Brownville Junction (Maine). De plus, l’entreprise a décidé d’économiser 4,5 millions $ et de miser sur « l’efficacité » en remplaçant ses équipes de travail par des appareils de contrôle à distance [3]. Le grand patron de MMA, farouche partisan des trains à un employé, a fait pression sur la Federal Railroad Administration et Transports Canada, avant d’obtenir le feu vert par la première en 2009, et la seconde en 2012 [4]. Le principe de réduction de coûts sur le capital variable (les salaires) et l’accroissement de la productivité par l’introduction de nouvelles technologies montre ainsi qu’une des causes efficientes de ce type d’incident est le principe de l’accumulation de la valeur, qui fait fi de considérations morales, sociales et environnementales minimales. Qui plus est, nous ne pouvons pas compter sur le gouvernement canadien pour assurer une régulation en termes de sécurité publique. « Des experts de Transport-Canada ont affirmé il y a neuf ans que 80% des wagons-citernes destinés au transport de pétrole au pays ne pouvaient pas opérer de façon sécuritaire. Au lieu de régler le problème, le gouvernement a permis aux compagnies pétrolières d’augmenter considérablement le transport des hydrocarbures à travers nos communautés ». [5]

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Les dérives autoritaires de l’État canadien

Le fait que le Canada soit devenu un « État pétrolier » n’est pas à négliger. Un régime extractiviste, tourné vers l’exploitation et l’exportation massive des hydrocarbures, bafoue les règles élémentaires de la démocratie, la santé publique, la protection de l’environnement et les droits humains. Le gargantuesque projet des sables bitumineux, représentant l’une des pires catastrophes écologiques mondiales à l’heure actuelle, repose sur le soutien actif du gouvernement canadien. Mais cela ne relève pas uniquement de l’idéologie archaïque du Parti conservateur de Stephen Harper ; celui-ci ne fait qu’exprimer, dans sa pleine force, la logique néolibérale associée à la mondialisation et la dérégulation des marchés. L’État n’est pas seulement pris dans un système économique qui lui impose de favoriser le flux des capitaux au détriment des normes sociales et environnementales ; il rend possible cette exploitation généralisée par le biais d’institutions, de politiques publiques et de dérèglementations. L’État néolibéral obéit aux principes de la concurrence marchande, en se faisant à la fois facilitateur (soutien des investissements privés), distributeur (création des occasions d’affaires), et compétitif (réorganisation concurrentielle des services publics). Les nombreux « projets de lois mammouths » confirment que l’État néolibéral canadien représente une « condensation matérielle de rapports de forces », prêt à sacrifier la démocratie libérale pour assurer l’hégémonie d’une classe de possédants sur les communautés dépossédées de tout pouvoir économique et politique réel.

Le piège des oléoducs

Pour mener à bien ses projets pétroliers néocolonialistes, le Canada est prêt à menacer l’Union européenne (désirant étiqueter les sables bitumineux comme étant beaucoup plus polluants que le pétrole conventionnel), et Barack Obama (plutôt frileux face au projet de pipeline Keystone XL de TransCanada, étant engagé dans la lutte aux changements climatiques). Les principaux arguments adressés aux adversaires des sables bitumineux sont que les oléoducs n’augmentent pas les taux d’émission de gaz à effet de serre, qu’ils sont sécuritaires, créent des emplois, et qu’il est inutile de s’y opposer fondamentalement, car ils se rendront à leur point de destination de toute façon, que ce soit par train ou par camion. Comme un déraillement de train montre le danger de ce moyen de transport, il n’est pas surprenant que le Globe and Mail récupère la catastrophe en affirmant : « Quebec tragedy reminds us pipelines are safest way to transport oil ». [6]

Indignez-vous !

La controverse de l’inversion de la ligne 9B de la compagnie Enbridge doit être comprise à l’aune de cette conjoncture. Les oléoducs ne représentent pas une alternative au transport de pétrole par train. Premièrement, ils présentent d’importants risques pour l’eau potable et les terres agricoles ; l’oléoduc 9B traverse la rivière des Outaouais, en amont de Montréal, une fuite pouvant compromettre l’approvisionnement en eau de 2 millions de personnes. Deuxièmement, le bilan d’Enbridge sur la fiabilité de ses installions est désastreux ; l’Institut Polaris montre que la compagnie est responsable de 804 déversements en Amérique du Nord, entre 1999 et 2010. Une moyenne de 73 accidents par année ne devrait-elle pas réconforter les communautés ? Troisièmement, bien que des compagnies multimilliardaires comme Ultramar prétendent que le transport de pétrole par trains est 40 fois plus risqué que le transport par pipelines, il n’en demeure pas moins que ces derniers déversent trois fois plus d’hydrocarbures que les premiers [7]. Malgré la rhétorique rassurante de l’industrie, qui souligne le caractère mineur et réversible de ses déversements, « la présidente du comité exécutif, Josée Duplessis, note que même si Enbridge exploite son oléoduc entre Montréal et Sarnia depuis 37 ans, elle n’a jamais partagé ses plans d’urgence avec les autorités municipales ». C’est pourquoi la ville de Montréal, a émis de sérieuses réserves à l’inversion du pipeline dans une lettre déposée à la consultation publique de l’Office national de l’énergie. [8] Pendant ce temps, Enbridge continue de donner des pots-de-vin aux municipalités de la couronne Nord de Montréal, que ce soit sous forme de dons de 10 000$ (Mirabel), l’achat de VTT (Saint-André d’Argenteuil), le financement d’événements comme des épluchettes de blé d’Inde (Montréal-Est) ou la Fête de la Pêche Enbridge (Boisé Belle-Rivière).

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Le virage pétrolier du Québec

Malheureusement, les trois principaux partis dominants de la scène nationale sont solidement accrochés à la logique néolibérale et pétrolière. Même le Parti québécois, fervent défenseur de la « souveraineté-association », fait reposer l’indépendance énergétique sur l’exploitation des hydrocarbures en sol québécois, en « partenariat » avec le pétrole albertain. « Le gouvernement Marois s’est donné des objectifs ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais aussi de la consommation de combustibles fossiles. Des objectifs qui sont cohérents avec la volonté d’exploiter le pétrole québécois et d’importer celui tiré des sables bitumineux albertains, a expliqué jeudi au Devoir la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet. » [9] Outre le caractère contradictoire de ce discours, « l’intérêt économique » pour les deux raffineries québécoises semble primer sur la réduction des gaz à effet de serre, et les potentiels revenus pour l’État québécois semblent plus alléchants que la protection des communautés de la Gaspésie, le parc naturel d’Anticosti et l’environnement maritime du golfe Saint-Laurent. Comme dit M. Lafontaine, nos dirigeants « roulent à l’argent ».

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Cependant, cette obsession pour les revenus de l’État n’est pas un phénomène conjoncturel, résultant de mauvaises décisions de politicien.nes. Il s’agit plutôt d’une crise fiscale structurelle, occasionnée par l’obsession du déficit zéro qui amène d’importantes coupures dans les dépenses publiques (austérité). Comme ces mesures ne permettent pas de relancer la croissance, mais font plutôt reposer celle-ci sur la consommation des ménages (dont les revenus stagnent), le recours au crédit et à l’endettement devient le principal moyen de pallier à la crise. Or, comme l’endettement comporte des limites objectives (capacité de payer) et subjectives (tolérance au surendettement), la « reprise financiarisée » au Québec et au Canada est condamnée à rester prisonnière d’une trappe austérité/stagnation [10]. Malgré la saine gestion des dépenses (austérité), les revenus de l’État continuent de chuter (stagnation), ce qui nécessite à nouveau des compressions et des mesures de restructuration, ad nauseam. Le virage vers l’exploitation massive des ressources naturelles (le Nord pour tous) et les hydrocarbures représente une réponse désespérée et écologiquement ruineuse à un problème économique structurel. La crise écologique est accentuée par les politiques d’austérité, et celles-ci contribuent à exploiter toujours davantage les communautés et les écosystèmes. L’État néolibéral québécois réplique machinalement le modèle colonial canadien, qui néglige le développement des industries, la substitution des importations et la diversification de l’économie, en préférant les barrages, pipelines, raffineries et les exportations massives de matières premières. « S’il existe des différences culturelles entre le Québec et le Canada anglais, la culture économique, elle, est la même. […] Il est illusoire de penser que les banquiers, les politiciens et les fonctionnaires, fascinés par le chant des sirènes de l’exploitation des ressources naturelles, des filières préfabriquées de sociétés étrangères et des projets technologiques grandioses, se mettront à l’écoute. [11] »

La métaphore de la rivière glacée

Par ailleurs, une évaluation étroite des risques masquerait-elle une réflexion plus générale sur les alternatives au modèle de développement actuel ? Dans son livre Making better environmental decisions (2000), Mary O’Brien prend l’exemple d’une femme qui désire traverser une rivière montagneuse à l’eau glacée. Elle se fait conseiller par une équipe de quatre évaluateurs de risques, composée d’un toxicologue, un cardiologue, un hydrologiste et un spécialiste du ministère de l’Environnement.

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Le premier remarque que l’eau n’est pas toxique, mais seulement très froide. Le deuxième considère que les risques d’arrêt cardiaque sont faibles, car la femme est en bonne santé. Le troisième évalue qu’il est possible de nager parce que la rivière est peu profonde et dépourvue de tourbillons. Enfin, le quatrième suggère de traverser parce que les risques sont minimes comparativement au réchauffement climatique, la destruction de la couche d’ozone et la perte de biodiversité. Étonnement, la femme refuse de traverser à la nage. « Pourquoi ? », s’exclament les spécialistes qui ont calculé sa chance de mourir à seulement 1 sur 4 millions. Comme la femme refuse encore, les spécialistes perdent patience et l’accusent d’immobilisme. Visiblement, celle-ci semble avoir une « crainte irrationnelle » des risques, et une mauvaise compréhension des avantages de ce projet. Mais la femme se retourne et pointe à l’horizon : il y a un pont.

REGÉRESCENCE

L’évaluation des alternatives

Pendant que les experts évaluaient les risques d’une seule option, la femme évaluait les alternatives. Elle considère que ça ne vaut même pas la peine de prendre froid en traversant à la nage, compte tenu des options qui s’offrent à elle. Une délibération collective sur les stratégies énergétiques, les limites de la croissance économique, la justice sociale, la résilience communautaire et écologique, pourrait s’inscrire dans cette perspective. Une évaluation globale des alternatives au développement doit remplacer la logique étroite des risques, en partant de plusieurs principes :

1) Il n’est pas acceptable de menacer l’intégrité physique des communautés humaines et non humaines s’il existe des alternatives raisonnables.

2) Personne ne peut définir pour quelqu’un d’autre ce qui représente un dommage « acceptable ».

3) Nous devons envisager et réaliser les alternatives les moins dommageables pour la population actuelle, les générations futures et les écosystèmes.

4) Il est difficile de penser des alternatives au statu quo, car des individus, des entreprises et des gouvernements ont intérêt à le préserver.

5) Le prérequis essentiel au changement politique est de reconnaître le fait qu’il existe des alternatives.

6) De véritables changements dans les comportements et les habitudes dommageables des individus et des collectivités (dépendance au pétrole, étalement urbain, surconsommation, etc.) ne peuvent pas se réduire à l’éthique et la responsabilité individuelle ; ils doivent être accomplis par l’action politique.

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La transition énergétique

La catastrophe de Lac-Mégantic soulève une alternative civilisationnelle : la transition énergétique. Celle-ci désigne le passage d’un système énergétique basé sur les ressources non renouvelables (pétrole, gaz, nucléaire) vers un mode de développement faisant usage des énergies renouvelables : solaire, éolien, géothermie, biomasse, etc. Cette transition ne se limite pas au type de ressources utilisé, mais implique la modification de la structure énergétique. Elle requiert le passage d’un mode de production fondé sur la demande croissante d’énergie, et l’instauration d’un mode de production reposant sur la planification de la descente énergétique. Une réelle transition suppose donc d’importantes transformations comportementales, sociotechniques, économiques et politiques.

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Pour effectuer un changement social d’une telle ampleur, celui-ci doit être envisagé globalement et concrètement, c’est-à-dire à l’intérieur des dynamiques de la société québécoise. La mise en pratique du projet de transition énergétique doit donc être précédée d’une analyse de la situation et des rapports de forces, qui prend sérieusement en compte les contraintes sociales, culturelles, institutionnelles, économiques et politiques qui entravent un tel développement. Mais l’analyse historique et géographique de cette conjoncture ne saurait être complète sans dégager les principales luttes relatives aux enjeux énergétiques. C’est pourquoi l’examen des mouvements sociaux, mobilisations citoyennes et coalitions luttant contre les hydrocarbures (gaz de schiste, sables bitumineux, oléoducs) permet de mettre en évidence les obstacles, mais également les possibilités réelles d’une alternative énergétique. Si l’étude des blocages et des acteurs collectifs de la transition éclaire le terrain des conflits sociaux et des contradictions sur lesquelles un nouveau système énergétique pourra émerger, elle demeure muette quant à la nature des réformes institutionnelles nécessaires et du projet politique attaché à une telle transformation. De plus, la réalisation d’une alternative radicale et démocratique suppose un ensemble de stratégies permettant de lier un parti défendant l’intérêt de la majorité sociale aux syndicats, groupes écologistes et mouvements citoyens, afin que la transition énergétique devienne légitime, mobilisatrice et efficace.

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L’énigme de l’accident de Lac-Mégantic ne doit pas être résolue par une enquête étroite, des accusations individuelles, quelques modifications règlementaires superficielles et de fausses promesses de sécurité. Cet épisode ne se réduit pas à un problème technique, mais représente le tremplin d’une mobilisation sociale, d’une action politique, visant à la fois la transition écologique et l’émancipation populaire du joug des grandes entreprises sans scrupules et de l’État canadien complaisant.

Le Réseau écosocialiste vous invite sur son forum de discussion

Notes

[1] François Desjardins, « Croissance sans précédent du transport de pétrole par train », Le Devoir, [En ligne],http://www.ledevoir.com/societe/act…, 8 juillet 2013.

[2] Bahador Zabihiyan, « Transport : les municipalités tenues dans le noir », Le Devoir, [En ligne], 9 juillet 2013http://www.ledevoir.com/societe/act…

[3] Nick Sambides Jr., « MMA Railway using remote control », Bangor Daily News, [En ligne],http://bangordailynews.com/2010/05/…, 29 janvier 2011.

[4] François Desjardins, « Le grand patron de MMA, farouche partisan des trains à un employé », Le Devoir, [En ligne],http://www.ledevoir.com/societe/act…, 9 juillet 2013

[5] Keith Stewart, « Is the oil industry using unsafe rail cars to transport crude ? », Greenpeace Canada, [En ligne],http://www.greenpeace.org/canada/en…, 21 mai 2013.

[6] Diana Furchtgott-Roth, « Quebec tragedy reminds us pipelines are safest way to transport oil », The Globe and Mail, [En ligne], http://www.theglobeandmail.com/comm…, 7 juillet 2013.

[7] Eliot Carom, « Pipelines Spill Three Times as Much Oil as Trains, IEA Says », Bloomberg, [En ligne],14 mai 2013,http://www.bloomberg.com/news/2013-…

[8] Martin Croteau, « Enbridge : Montréal émet de sérieuses réserves sur l’inversion du pipeline », La Presse, [En ligne],http://www.lapresse.ca/actualites/m…, 5 juillet 2013.

[9] Alexandre Shields, « Politique énergétique – Québec veut le pétrole sans les GES », Le Devoir, [En ligne],http://www.ledevoir.com/environneme…, 5 juillet 2013.

[10] Éric Pineault, Cette fois, est-ce différent ? La reprise financiarisée au Canada et au Québec, Rapport de recherche, Institut de recherche et d’informations socio-économiques, juin 2013.

[11] Jane Jacobs, La question du séparatisme. Le combat du Québec pour la souveraineté, VLB Éditeurs, 2012, pp.66-68

La révolution

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Le retour des gaz de schiste au Québec

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Les Indignés du Québec sont préoccupés – Le gouvernement néolibéral qui gère la province de Québec vient de sonner la fin de la récréation en autorisant l’exploitation des gaz de schiste sur l’île d’Anticosti.  Selon Yves-François Blanchet ministre du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs : «Il y a des gens qui veulent qu’on bloque carrément. Ce n’est pas mon but, ce n’est pas mon travail, ce n’est pas mon mandat».  L’exploration va donc continuer sur Anticosti avec la bénédiction du gouvernement, ce que les Alter Citoyens ont appelé: « Le vol du siècle » :

alter

M . Blanchet a donc confirmé que des travaux se poursuivront sur l’île d’Anticosti même si l’évaluation environnementale des risques liés à l’exploitation du pétrole et du gaz de schiste n’est pas complétée. «Je ne suis pas là pour dénoncer, condamner ou reprocher. Je suis là pour être un partenaire de prévisibilité pour les entreprises», a expliqué celui qui dit vouloir devenir un «partenaire» des entreprises pétrolières dans une en entrevue exclusive qu’il a accordée au Devoir.

non schiste

Bravo M, Blanchet la position de votre gouvernement est claire et limpide.  Vous êtes dans la lignée des grands leaders péquistes comme les André Boisclair, les Lucien Bouchard, les Pierre-Marc Johnson, les Claude Morin, les Raymond Bachand, les Pauline Marois, et tant d’autres. Tous ceux qui n’ont de cesse que de faire triompher les politiques néo-libérales.

pAULINE

En  attendant le 15 mai dernier le ministre Yves-François Blanchet du MDDEFP a déposé un projet de loi qui « formalise le moratoire sur l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste dans les basses-terres du Saint-Laurent » . La loi sera sera en vigueur jusqu’à l’adoption de la nouvelle loi sur les hydrocarbures .  Pour un plus d’infos cliquez ici

les Indignados

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par | juin 7, 2013 · 3:57