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Amnistie internationale s’inquiète des droits humains aux États-unis, en France, en Angleterre et ailleurs.

indSelon Amnistie internationale la campagne électorale américaine qui a été marquée par des propos discriminatoires, misogynes et xénophobes a fait naître de graves préoccupations quant à la solidité des futurs engagements américains en matière de droits humains, dans le pays et à l’échelle de la planète.  Cet organisme a rassemblé des informations sur de graves violations des droits humains commises en 2016 dans 159 pays. En voici quelques exemples:

Arabie Saoudite : des détracteurs du gouvernement et des défenseurs des droits humains et des droits des minorités ont été arrêtés et emprisonnés pour des chefs d’inculpation à la formulation vague, par exemple pour avoir « insulté l’État ». Les forces de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite ont commis au Yémen des violations graves du droit international, dont des crimes de guerre présumés. La coalition a utilisé des armes fournies par les gouvernements américain et britannique, notamment des bombes à sous-munitions interdites au niveau international, pour bombarder des écoles, des hôpitaux, des marchés et des mosquées, entre autres, tuant et blessant des milliers de civils.

Bangladesh : au lieu d’offrir une protection aux militants, aux journalistes et aux blogueurs ou d’enquêter sur les homicides dont certains ont été victimes, les autorités ont poursuivi en justice des médias et des opposants, notamment pour des publications sur Facebook.

Chine : la répression s’est poursuivie contre les avocats et les militants, entre autres sous la forme de détentions au secret, d’« aveux » télévisés forcés et d’actes de harcèlement à l’encontre de membres de leur famille.

Indignez vous !Égypte : les autorités ont eu recours à des mesures telles que l’interdiction de quitter le territoire, des restrictions financières et le gel des avoirs pour affaiblir, diffamer et réduire au silence des groupes de la société civile.

États-Unis : la campagne électorale marquée par des propos discriminatoires, misogynes et xénophobes a fait naître de graves préoccupations quant à la solidité des futurs engagements américains en matière de droits humains, dans le pays et à l’échelle de la planète.

Éthiopie : le gouvernement, tolérant de moins en moins les voix dissidentes, a utilisé les lois antiterroristes et l’état d’urgence pour réprimer les journalistes, les défenseurs des droits humains, l’opposition politique et, plus particulièrement encore, les manifestants, auxquels il a opposé une force excessive et meurtrière.

PodemosFrance : dans le cadre des sévères mesures mises en œuvre au titre de l’état d’urgence prolongé, les autorités ont perquisitionné des milliers de domiciles, prononcé des assignations à résidence et placé des personnes en détention.

Honduras : Berta Cáceres et sept autres défenseurs des droits humains ont été tués.

Hongrie : le gouvernement a défendu une ligne politique identitaire clivante et une vision très sombre de la « forteresse Europe », qui se sont traduites par une politique de répression systématique des droits des réfugiés et des migrants.

Inde : les autorités ont utilisé des lois répressives pour restreindre la liberté d’expression et réduire au silence des personnes qui critiquaient le gouvernement. Les personnes et les organisations qui défendaient les droits humains ont continué de subir des actes de harcèlement et d’intimidation. Des lois répressives ont été utilisées pour tenter de faire taire des militants étudiants, des universitaires, des journalistes et des défenseurs des droits humains.

Iran : les droits à la liberté d’expression, d’association, de réunion pacifique et de conviction religieuse ont été sévèrement réprimés. Des détracteurs non violents du gouvernement ont été emprisonnés à l’issue de procès inéquitables devant des tribunaux révolutionnaires, notamment des journalistes, des avocats, des blogueurs, des étudiants, des défenseurs des droits des femmes, des cinéastes et même des musiciens.

Un indigné de la première heure !Myanmar : des dizaines de milliers de Rohingyas – toujours privés de nationalité – ont été déplacés lors d’«ºopérations de nettoyageº» émaillées, selon les témoignages, de tirs aveugles sur les civils, de viols et d’arrestations arbitraires. Parallèlement, les médias d’État ont publié des billets d’opinion contenant des propos déshumanisants très préoccupants.

Philippines : une vague d’exécutions extrajudiciaires a été constatée après la promesse du président Duterte de tuer des dizaines de milliers de personnes soupçonnées d’être impliquées dans le commerce des stupéfiants.

République démocratique du Congo (RDC) : des militants en faveur de la démocratie ont fait l’objet d’arrestations arbitraires et, dans certains cas, ont été maintenus en détention au secret pendant de longues périodes.

Les indignés parisiens

Royaume-Uni : le référendum sur la sortie de l’Union européenne a été suivi d’une forte augmentation des crimes de haine. Une nouvelle loi sur la surveillance a doté les services de renseignement, entre autres, de pouvoirs fortement accrus leur permettant de s’immiscer massivement dans la vie privée des gens.

Russie : l’étau s’est resserré sur les ONG nationales. Le gouvernement a accru sa propagande qualifiant ses détracteurs d’« indésirables » ou d’« agents de l’étranger », et engagé les premières poursuites judiciaires contre des ONG au titre d’une loi sur les « agents de l’étranger ». Des dizaines d’ONG indépendantes recevant des fonds de l’étranger ont été ajoutées à la liste des « agents de l’étranger ». Les autorités russes ont par ailleurs fait preuve d’un mépris total pour le droit international humanitaire en Syrie.

Soudan : des éléments laissaient fortement présumer que des armes chimiques avaient été utilisées par les forces gouvernementales au Darfour. Ailleurs dans le pays, des opposants et détracteurs présumés du gouvernement ont été soumis à des arrestations arbitraires et emprisonnés. L’usage excessif de la force par les autorités pour disperser des rassemblements a fait de nombreuses victimes.

Soudan du Sud : la poursuite des combats a continué d’avoir des conséquences humanitaires graves pour les civils. Des violations du droit international relatif aux droits humains et du droit international humanitaire ont été commises.

les IndignadosSyrie : les responsables de crimes de guerre et de graves violations des droits humains, notamment des attaques tant directes qu’aveugles contre des civils et des longs sièges ayant piégé la population civile, ont continué de jouir de l’impunité. Le mouvement de défense des droits humains a été pour ainsi dire réduit à néant, les militants ayant été emprisonnés, torturés, soumis à des disparitions forcées ou contraints de fuir le pays.

Thaïlande : les pouvoirs d’exception, ainsi que les lois sur la diffamation et la sédition, ont été utilisés pour restreindre la liberté d’expression.

Turquie : plusieurs dizaines de milliers de personnes ont été emprisonnées à la suite du coup d’État manqué. Des centaines d’ONG ont été suspendues, les médias ont été sévèrement réprimés, et les attaques se sont poursuivies dans les zones kurdes.

Venezuela : la répression s’est abattue sur les défenseurs des droits humains qui tiraient ouvertement la sonnette d’alarme à propos de la crise humanitaire provoquée par l’incapacité du gouvernement à garantir les droits économiques et sociaux de la population.

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Le gouvernement Couillard sème les graines d’un nouveau Printemps érable!

Oitarp

Oitarp

Alors que s’achevait le Printemps érable, Chloé-Laëtitia Thomas résumait avec fougue ce « cri du peuple, du 99 pour cent. Un cri du peuple adressé aux tout puissants1 »

Les « puissants »répondirent avec force à la rumeur de la rue en décrétant le projet de loi 78 qui fut adopté le 18 mai 2012 par le gouvernement libéral majoritaire de Jean-James Charest qui imposait des restrictions aux organisateurs de manifestations comptant plus de cinquante participants.

Manifestation contre l'austérité.  Photo  Irène Yakonowsky

Manifestation contre l’austérité. Photo Irène Yakonowsky

Ces restrictions néo-libérales furent vivement dénoncées par le Barreau du Québec, par Amnistie Internationale par le Conseil des droits de l’homme et l’Organisation des Nations unies, les dispositions de la loi 78 furent abrogées par décret par le gouvernement péquiste le 20 septembre 2012.

Le gouvernement Couillard sème les graines de l’An II

Depuis son élection le gouvernement Libéral de Philippe Couillard, s’active à détruire systématiquement les acquis de la Révolution tranquille.  Larbin inconditionnel du gouvernement fédéral, le gouvernement Couillard sème malgré lui les graines de l’An II du printemps érable.  Porte étendard de l’industrie pétrolière, il exige de faire payer le peuple en sabrant aveuglément: dans l’éducation, la santé, les sciences, les fonds de pension, l’environnement, les programmes sociaux et communautaires, le logement, les arts, la culture, les acquis syndicaux etc.

Photo Irène Yakonowsky

Photo Irène Yakonowsky

Le comité Printemps 2015

« Devant la rapidité effarante avec laquelle les coupes et les mesures d’austérité s’annoncent, il y a urgence d’agir. Le comité Printemps 2015 invite à une poussée vers le changement social et ce, dès ce printemps. Nous souhaitons voir naître une résistance concrète liant les milieux étudiants, syndicaux et populaires contre l’austérité au Québec.»

1 Chloé-Laëtitia Thomas,  L’histoire du printemps

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Liberté chérie

Les Indignés du Québec vous proposent cette réflexion de Clode Hamelin sur la perte de liberté qui devient de plus en plus évidente dans la société québécoise. Une province où la violence policière inquiète de plus en plus.  Arrestations massives, armes répressives qui mobilisent les forces vives de la société et inquiète des organismes internationaux comme Amnistie Internationale.

amnestie

QUI NE DIT MOT CONSENT. N’ÉCOUTEZ PAS CE QU’ILS DISENT, MAIS REGARDEZ BIEN CE QU’ILS FONT.

 S’il n’y a qu’une seule cause qui vaille la peine qu’on se batte pour elle, c’est bien la liberté. Oh, je ne suis pas naïf et je me doute bien que la liberté est une chose relative et à l’extrême limite on pourrait me dire que ça n’existe pas. Mais ne peut-on pas penser que quand notre droit d’association, notre droit de manifester (même de façon spontanée), quand notre simple droit d’être présent dans la rue nous est retiré et interdit, ne peut-on pas penser dis-je, que notre liberté est véritablement remise en question? Quand les force obscures d’un pouvoir autoritariste, s’attaquent physiquement à vous parce que vous êtes contre des idées, ou parce que vous manifestez contre la violence et la brutalité systémique, ne peut-on pas parler d’une grave attaque à vos droits et liberté ? Ne pourrait-on pas dire même qu’on s’attaque à votre intégrité ?

15 mars 2013 a montreal

Le 15 mars dernier à Montréal un policier a pointé une arme sur des jeunes manifestants

Quand vos enfants luttent pour défendre des idées qui datent de la révolution tranquille, comme le droit et l’accessibilité à l’éducation pour tout le monde, la gratuité scolaire et que la société qui est LA NOTRE leur répond par le bras armé du pouvoir, à coup de fusil à balles de plastiques, de gaz de toutes sortes, de coups de poings sur la gueule, de coup de matraques, qu’on les blesse. Qu’on les arrête en les insultant lors d’arrestations massives et arbitraires sans autres raisons qu’ils soit là. Doit-on commencer à se demander si notre LIBERTÉ est compromise?

Vigile

Quand les policiers, soi-disant là pour nous défendre et nous protéger nous font peur, nous agressent et nous menacent, quand nos droits et liberté sont mis de côté et que rien ni personne n’est là pour nous défendre, pour prendre notre part, pour intervenir… Que faut-il conclure? Quand nos gouvernants soit, téléguident ces actes de répression ou au mieux n’ouvrent pas la bouche à leur sujet, que faut-il conclure? Comment les juger? Que fait Madame Marois depuis son élection, concernant la violence et la brutalité dans les rues de Montréal ? Que fait cette femme élue quand la population lui demande avec force et insistance une enquête indépendante sur tous les agissements des policiers depuis le début du conflit étudiant?

grenade-5-mars-montrealLe 5 mars dernier à Montréal

Que penser aussi des promesses électorales importantes et non tenues faites aux citoyens lors de la dernière campagne électorale? Alors que ce ne sont pas des détails esthétiques qui sont bafoués, mais bien la lettre même, la morale, la conscience du parti. Que faut-il conclure, que faut-il comprendre, mais surtout que doit-on faire pour que cesse cet affront, cette trahison? Y a-t-il a un lien direct entre les mensonges électoraux de Madame Marois et la montée de la brutalité policière dans les rues de Montréal? La disparition de la liberté par des méthodes autoritaristes au bord du fascisme a-t-elle une raison d’être politique? Est-ce un outil? Une méthode?

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Quand un journaliste-caméraman qui se fait gravement rudoyer par des policiers leur dit « Hey, j’ai ma carte de Presse, je suis journaliste » et qu’il se fait répondre « on s’en crisse! », on comprend dans quelle dymanique on est. Les policiers déambulent à Montréal en ce moment comme s’ils étaient des bums ou des cowboys dans un film de série B. Ils ont pris de l’attitude ! Arrestations massives, violence grave, utilisation d’armes potentiellement mortelles de façon dangereuse, non sécuritaire et peut-être criminelle, dénie des droits et libertés, atteinte à l’intégrité physique d’individus pacifiques et non criminels et j’en passe. Manifestation déclarée soudainement illégale ou vingt mille personnes se font retirer leur droit de manifester, se font charger et gazer à cause du geste d’un seul jeune Black Bloc qui lance un seul caillou dans une vitrine de banque. Et s’en suit une ou deux heures de violence sur la population. C’est normal ça? C’est le monde que vous voulez? Moi non!

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Le combat national est de plus en plus lourd et complexe car non seulement la pensée des Red Coats est encore là, mais il faut affronter nos semblables qui sont prêts à tout, pour des raisons de cash, de statut social, pour nous dominer et nous mettre à genoux. Et ce souvent en laissant faire les choses.

Ils sont par le fait même nos ennemis, car ils menacent notre liberté.

S’il n’y a qu’une seule cause qui vaille la peine qu’on se batte pour elle, c’est bien la liberté.

Vive le Québec Libre.

Clode Hamelin, Montréal, 18 mars 2013

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Ensemble, exigeons une commission d’enquête publique sur la violence policière de 2012,  Signez la pétition 

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Dérives Québécoises

Il y a quelque jours les Indignés du Québec annonçaient la sortie du film Dérives, une ode à la mémoire collective québécoise où des étudiantEs, des professeurEs, des militantEs, des mères et une infirmière s’interrogent sur la légitimité des actions policières pendant le Printemps érable et les effets du discours médiatique qui les a banalisées.COMMUNIQUÉ : Dérives, une contribution historique au documentaire social sur le web.

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Réalisé de façon indépendante par le collectif 99%Média sans aucune contribution financière, le film Dérives est le résultat de plusieurs heures d’entretiens réalisés avec des citoyennes et des citoyens témoins et victimes d’abus policiers.  Ce film a suscité l’indignation de Clode Hamelin, qui vous offre cette réflexion sur cet enjeu de société qui illustre bien la mal-être qui sévit actuellement dans la société québécoise. Contact : info@99media.org

TV

DÉRIVES CATASTROPHIQUES

 À mes yeux, le Québec est, depuis quelques années, lentement glissé dans une réalité parallèle, une réalité souhaitée, rêvée, fantasmée, par le pouvoir en place, le vrai pouvoir des happy few. Réalité dans laquelle la violence, la brutalité policière, l’arbitraire, l’autoritarisme, la peur, le contrôle et le fichage des individus, sont devenues la norme, sans plus tenir compte des droits et liberté ou des chartes. Une réalité ou les plaintes, les inquiétudes, les sorties de l’ONU, de Human Rights Watch, de la Ligue des Droits de l’Homme ou d’Amnistie Internationale n’ont même plus de poids, comme si tout ça n’était qu’une vision esthétique. Laissant par ce fait, la population à elle-même, abandonnée, sans système, sans Patrie, dans son sens profond, pour la défendre et pour protéger ses droits.

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Au contraire les citoyens se retrouvent dans une situation où ils doivent craindre et fuir ceux là même qui devraient défendre leurs droits et leur sécurité. Une réalité psychotique dans laquelle les fantoches d’un pouvoir indécent décident en jouant sur les mots,  qu’un pot de peinture renversé est un acte de terrorisme et de violence et que des policiers qui blessent presque mortellement de jeunes étudiants pacifiques de 18, 19, 20 ans ne font que rétablir l’ordre. Qu’une vitre brisée par un seul, mérite qu’on brime le droit de vingt mille personnes, de manifester pacifiquement, mérite qu’on les gaze, qu’on en arrête deux cents qu’on en blesse gravement cinquante. Une logique de malades dangereux (…) qui ne connait aucune limite. Chez nous en ce moment, les chiens fous sont lâchés ! Il faut les arrêter!

Un film documentaire intitulé DÉRIVES est maintenant en ligne. On y raconte en images et en témoignages, cette période sombre de notre histoire. Je suggère à tout le monde de l’écouter attentivement même si c’est dur, difficile et révoltant. La réalité est toujours bonne à connaître même quand elle est difficile à accepter.

Dérives

La violence vécue dans ma ville, Montréal et dans mon petit pays qui n’est pas un pays, fut telle ces derniers temps, que ça commençait par moment, à ressembler à l’Allemagne Nazie, ou aux pays totalitaires plus au sud, dans leurs moments troublants. Et cette violence institutionnalisée, presque banalisée, habituelle, systémique, devenue langage de communication avec les citoyens, déborde bien sûr du conflit étudiant. On en voit des expressions partout à tout moment. Encore maintenant. On a qu’à penser à la fameuse matricule 728

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 …ou plus récemment à Trois-Rivières ou une scène digne d’un mauvais film Texan a eu lieu. Une scène d’actes criminels, encore une fois, que commettent ceux la même qui doivent défendre la justice. On y voit des policiers frapper à coup de pied et de poing un jeune homme, suspect, déjà étendu au sol se rendant à la police sans menace, sans aucun mouvement. Un lynchage pur et simple!

 Il y avait au pouvoir au Québec, au moment où on débuté les manifestations de ce que l’on a nommé le Printemps Érable, (…) le chef d’orchestre de tout ce que nous avons connu de plus laid et de plus bas dans cette province devenue sanguinolente. L’auteur de la liberticide et antidémocratique loi 78 qu’il ne faudra jamais oublier dans ce pays de l’amnésie généralisée.

Un peuple uni jamais ne sera vaincu !

POURQUOI toute cette violence et ces lois retirant honteusement les droits pourtant convenus dans une société normale? Pour un simple conflit étudiant ! Bien sûr la vraie réalité était que cette administration, désirait faire apparaître un écran de fumée pour cacher autre chose. Déjà à l’époque au début du conflit étudiant, j’avais comme de très nombreux citoyens, écrit quelques textes dont celui-ci,  (…) Mais revenons à mon sujet, je ne décrirai aucunement les scènes plus que révoltantes auxquelles j’ai moi-même assistées, je ne ferai que vous suggérer encore une fois, d’écouter ce documentaire nommé DÉRIVES et qui décrit bien toute la violence incroyable qui s’est installée au Québec comme système pour « communiquer » avec la population. Pour leur faire comprendre que la voix du peuple ne valait plus RIEN à leurs yeux! Pour taire les mots et laisser place aux maux!

tit jean

Pour nous faire comprendre à tous que seul l’ordre et le droit chemin de la pensée de dirigeants riches, des happy few, des néo-libéraux, des membres de l’Empire, étaient justes et devaient par tous les moyens, être la seule voie possible, sous peine de se faire battre, blessé, peut-être tué, arrêté, humilié et voir ses droits fondamentaux niés, jetés aux ordures. Plus de charte des droits, plus de droits, seulement la violence et l’ordre! L’odeur, le bruit, la haine des ghettos de Varsovie ne sont pas loin de cette pensée et de ces scènes macabres auxquelles nos jeunes ont été forcés d’assister ces derniers mois. Et ça, c’est une honte nationale en plus d’être un crime moral.

Un peuple unit jamais ne sera vaincu

Au temps des casseroles, alors dans l’opposition Madame Marois et ses compagnons d’infortune prenaient des positions claires pour lesquelles plusieurs citoyens ont voté. Il n’en reste que peu de choses aujourd’hui. Quelques paroles en l’air ici et là… Madame Marois, lors du fameux Printemps Érable tenait à l’Assemblée Nationale et devant les caméras un discours humaniste, prônant la parole et non les coups et dénonçant la brutalité policière instaurée comme système par le Parti Libéral, s’interrogeant même sur le lien entre l’état et le système policier, laissant entendre qu’une forme de police politique prenait peut-être place. Elle n’était pas pour laisser faire cela. Moi, disait-elle, je veux discuter avec la population et écouter ce que tous on a dire. Sous le PQ il n’y aura plus de violence etc. Depuis, il y a eu de très petites manifestations dont une, alors que se tenait encore un très détestable salon du Plan Nord. Toujours à la même place. Peu de manifestants, pour la plupart environnementalistes et étudiants qui se sont présentés à la porte du fameux Palais et la Guerre des Étoiles était repartie de plus belle. Les mêmes flics avec les mêmes armes dangereuses et les mêmes arrestations préventives. Business as usual!

Darth Vader

Le Gouvernement Marois a le DEVOIR MORAL de créer une commission d’enquête INDÉPENDANTE avec une forme légale permettant le pouvoir d’accusations au criminel. Une enquête concernant toute la brutalité policière, les manquements graves à la charte des droits et liberté, la violence systémique, les arrestations massives (entre autre par encerclement de citoyens coupables d’aucun crime et marchant sur la voie publique), le profilage, les techniques d’enquêtes douteuses sur des activistes ou syndicalistes ou représentants étudiants sans dossiers criminel. Les arrestations dites préventives. La surveillance, le fichage, la prise de photo de film vidéo de façon abusive, l’utilisation MASSIVE DE GAZ et de poivre contre la population même pacifique, l’utilisation hystérique, dangereuse et automatique d’armes de dernières limites, armes potentiellement MORTELLES comme les fusils de balles de caoutchoucs et pire de plastiques et utilisées de façon criminelle en visant volontairement les têtes et non les jambes comme l’exige la formation. Des douzaines d’images et de films le montrent bien. Des armes qui ont fait de très nombreux blessés dont certains très graves, armes dont l’utilisation devrait être interdite contre la population civile sur le territoire du Québec, mais qui furent utilisées avec légèreté contre nos enfants, dont certains se sont retrouvés aux soins intensifs, presque morts.

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Et bien sûr, un enquête qui doit aussi porter sur les liens évident entre le politique et les directions des corps policiers pendant toute cette période. Comme dans la triste journée de Victoriaville ou la SQ semblait être véritablement télécommandée par le PLQ inc, pourtant un parti privé, sur un terrain choisi par ce parti politique qui a volontairement déménagé son congrès privé de Montréal à Victoriaville et ce sous la protection de la police publique qui en a fait la mise en scène. Une vraie pièce de théâtre scriptée à l’avance. Un drame annoncé, Y avait-il des agitateurs infiltrés dans la foule lors du massacre de Victo, comme plusieurs témoins l’ont déclaré? On veut le savoir!

Réné

Que vaut le Gouvernement Marois? Certains les jugeront sur l’environnement, sur Val Jalbert, sur le sommet sur l’éducation transformé en mascarade. D’autres regarderont le bilan financier, la création d’emploi, la loi sur les redevances, la défense de la langue. Autant de sujets controversés, déjà! Et bien moi c’est sur cette décision de faire ou non le ménage dans les « milices policières violentes » minant la qualité de la vie citoyenne et de la liberté au Québec que je jugerai ce Gouvernement de passage. C’est là-dessus que je jugerai la crédibilité et l’honnêteté intellectuelle de Pauline Marois. En tant que citoyen du Québec, j’exige cette enquête complète et ayant des dents! Si rien n’est fait à court terme, nous nous retrouverons devant des générations de citoyens désabusés, ayant le sentiment de n’être que des esclaves d’un système totalitaire et n’ayant aucun pouvoir pour changer les choses. Ils décriront leur société comme un monde de terreur. Ils ne s’intéresseront plus à la politique et ne croiront plus un mot de ce que disent les politiciens. Ils auront peur et avec raison de la police et les détesteront, comme les autres citoyens des autres pays où on ne respecte pas les droits de l’homme. Et la violence deviendra le seul langage possible.

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Moi ce n’est pas le monde dans lequel je souhaite vivre. Mais je sais avec certitude que si rien n’est fait pour rétablir un climat social normal, un rapport normal entre la population, surtout les jeunes et la police dans son ensemble, alors préparez-vous au pire! Et pour ce faire, il y a un sacré ménage à faire dans la culture policière et son rapport tordu avec le pouvoir politique. Quand le peuple ne peut plus parler et se fait battre dans la rue, ce n’est plus à des manifestations auxquelles on assistera, mais à des révolutions, des soulèvements massifs. Pensez-y Madame Marois avant qu’il ne soit trop tard et prenez vite la part de la liberté, autant la liberté d’expression que la liberté de contester. Ne participez pas à faire du Québec un état totalitaire (,,.) Faites le premier pas pour stopper les choses, sinon l’histoire vous jugera très sévèrement.

La conscience

La Paix, la Liberté, la non-violence, la protection des citoyens, la voie du changement obligé, ont besoin de partisans maintenant. Ne rien faire équivaudra, à court terme, à être contre ces valeurs fondamentales et à être complice des autoritaristes violents qui désirent écraser la population.

 Vive la liberté!

Clode Hamelin, compositeur. Montréal 22 février 2013

Falardeau le prophète

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Au Québec la violence et les arrestations étudiantes inquiètent Amnistie internationale

Tout comme les Indignés du Québec, Amnistie internationale, s’inquiète du nombre élevé d’arrestations et des circonstances qui  laissent croire qu’il y a pu  avoir des arrestations arbitraires.

Conflit étudiant – Amnistie internationale demande une enquête indépendante sur les interventions policières

Montréal – le 14 mai 2012. Amnistie internationale demande au gouvernement du Québec de mener une enquête indépendante sur les interventions policières au cours des manifestations des dernières semaines dans le cadre du conflit étudiant.  Le nombre des blessés, la gravité des blessures, le recours répété et hâtif aux gaz irritants nous laissent croire à un usage excessif de la force par les autorités policières. Par ailleurs, le nombre élevé d’arrestations et leurs circonstances nous laissent croire qu’il y a pu  avoir des arrestations arbitraires.

Nous avons colligé un grand nombre de témoignages et de récits journalistiques concordants, décrivant les tactiques policières lors des manifestations dans certaines villes et universités au Québec, en particulier les 18 et 19 avril à Gatineau, le 25 avril à Montréal, le 27 avril à Québec et le 4 mai à Victoriaville.

Ces renseignements qui restent a vérifier par une enquête indépendante nous portent cependant  à croire que l’approche choisie lors des manifestations semble disproportionnée et mal ciblée, en plus d’avoir entraîné des violations des droits fondamentaux associés aux manifestations pacifiques et au cours normal de la loi, notamment le droit à la liberté d’expression et le droit de réunion pacifique et d’association, ainsi que le droit d’être protégé contre les arrestations arbitraires.

Nous réprouvons sans équivoque les actes de voies de fait, de vandalisme et autres actes de violence qui ont été perpétrés. Les policiers ont le devoir d’empêcher de tels actes criminels et d’arrêter et d’accuser les personnes sur qui pèsent des motifs raisonnables et probables.

Toutefois, en vertu des obligations souscrites par l’État canadien dans des traités internationaux concernant les droits humains, obligations qui s’appliquent au gouvernement du Québec, il est essentiel que les mesures de sécurité respectent les droits associés aux manifestations pacifiques.

Il est absolument nécessaire qu’une enquête indépendante ait le mandat de se pencher sur ces questions afin de déterminer les responsables pour les violations commises et qu’on en tire des leçons pour l’avenir. Ce n’est hélas pas la première fois que des organisations de défense des droits humains s’inquiètent du comportement des forces policières au Canada, et en particulier au Québec.

Nous rappelons qu’une grande responsabilité incombe aux gouvernements et à la police quant à la sécurité lors des manifestations qui ponctuent le conflit étudiant. Les gouvernements doivent se porter aussi garants de la sécurité des personnes participant à des manifestations pacifiques et autres activités publiques.

«Les tactiques utilisées par les forces policières face à de nombreux incidents violents, mais qui ont visé des manifestants pacifiques soulèvent des questions troublantes» déclare Béatrice Vaugrante, directrice générale d’Amnistie internationale, «  d’où le besoin d’une enquête indépendante   qui   examine toutes les possibles violations des droits humains au cours de manifestations  afin de les  prévenir dans le futur ».

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