Archives de Tag: Amnesty international

Macron et la fronde des CRS

Dénoncé par l’ONU, parAmnesty International, par le parlement européen et le conseil de l’Europe; le gouvernement autoritaire d’Emmanuel Macron fait face à la fronde de certains CRS.

À l’heure où 75% des Français rejettent sa politique, cet homme qui coûterait 30 milliards d’euros à la nation, doit maintenant faire face à la fronde des CRS…

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Macron achète pour 22 millions d’euros de grenades

À l’heure où le gouvernement Macron sème la terreur avec des armes de répression indignes d’une grande démocratie, le ministère de l’Intérieur a acheté pour 22 millions d’€ de «grenades de maintien de l’ordre» destinées aux forces de police. Ce gouvernement a également commandé 450 nouveaux fusils « super Flash-Balls », avec un barillet, qui permet de tirer six cartouches en quelques secondes, sans compter la douzaine de véhicules blindés (chars d’assaut) pour maintenir «la loi et l’ordre». Ce même gouvernement a également accordé une forte augmentation de salaire aux forces du désordre.

Alors que M. Macron et sa clique tentent un simulacre de rapprochement avec les gilets jaunes ils commandent du même coup, encore plus d’armes pour réprimer les manifestants qui se font massacrer, arrêter, gazer, comme au plus beaux jours de Vichy.

Ce gouvernement n’a plus la légitimité pour gouverner et la communauté internationale doit réagir en contactant les instances démocratiques internationales :

Coordonnées:

  1. Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale de la Francophonie https://www.francophonie.org/Contacts.html
  2.  Amnesty International https://www.amnesty.org/fr/

Au Canada:

  1. Amnesty Canada  accueil@amnistie.ca
  2. Justin Trudeau, premier ministre du Canada justin.trudeau@parl.gc.ca
  3. François Legault, premier ministre du Québec Legault.ASSO@assnat.qc.ca
  4. Ambassade de France à Ottawa politique@ambafrance-ca.org

Références: 

  1. Macron commande en panique des centaines de fusils « multi-coups »..
  2. Prévoyant, le gouvernement commande des grenades lacrymo pour 4 ans

  3. Gilets jaunes : à quoi servent les blindés de la gendarmerie face aux manifestants ?

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Appel à la violence d’un ancien ministre qui souhaite voir les policers tirer sur les gilets jaunes

La communauté internationale doit absolument dénoncer les propos de l’ancien ministre de l’éducation, Luc Ferry, et ses appels à la violence pour régler la crise des gilets jaunes. Dans une entrevue diffusée sur les ondes de France Classique ,  Luc Ferry a déclaré à propos des gilets jaunes : « Quand on voit des types qui tabassent à coups de pieds un malheureux policier qui est par-terre; qu’ils se servent de leurs armes une bonne fois, écoutez, ça suffit ! »

Luc Ferry souhaite également que l’armée intervienne pour régler la crise: (5:10) Je pense qu’on a une armée, on a je crois la quatrième armée du monde elle est capable de mettre fin à ses saloperies, il faut dire les choses comme elles sont. (5:59) a t’il déclaré.

Nous vous invitons à dénoncer ces propos antidémocratiques en utilisant le modèle de lettre ci-dessous que vous pouvez envoyer à Madame Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale de la Francophonie, Amnesty international, Justin Trudeau, premier ministre du Canada, François Legault, premeir ministre du Québec, Kareen Rispal, ambassadeur de France au Canada

Modèle de lettre:

Dans la crise des gilet jaunes, l’ancien ministre français de l’éducation, Luc Ferry, a tenu des propos indignes d’une démocratie moderne. Dans une entrevue diffusée sur les ondes de France Classique , à propos des gilets jaunes, Luc Ferry a déclaré: «Quand on voit des types qui tabassent à coups de pieds un malheureux policier qui est par-terre qu’ils se servent de leurs armes une bonne fois, écoutez, ça suffit ! »

Cette appel à la violence est inacceptable et il serait utile qu’elle soit dénoncée. Merci de bien vouloir agir en conséquences.

Coordonnées:

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Gilets jaunes et carrés rouges; éléments comparatifs

Le  nombre d’arrestations et des violences policières entourant le mouvement des gilets jaunes inquiète Amnesty international. Dix personnes sont décédées depuis le début du conflit et en un mois seulement, du (17 novembre au 17 décembre 2018), 4570 personnes ont été placées en garde à vue.

Quand la machine s’emballe

Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, le nombre de blessés, serait de 1843 pour les manifestants et 1048 chez les forces de l’ordre (Source : BMF TV).

À titre comparatif, lors de la grève étudiante de 2012, 3509 carrés rouges avaient été arrêtées entre le  16 février et  le 3 septembre 2012. 

Le comportement autoritaire du gouvernement Macron doit être dénoncé jusqu’à la démission de ce gouvernement qui a perdu toute crédibilité. Vive la démocratie, vive la liberté!  

Références:

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La France n’est plus une démocratie

Depuis que l’état d’urgence a été instauré en France le gouvernement a interdit 155 manifestations, soit une tous les trois jours!  Par ailleurs, 639 interdictions individuelles de manifester ont été ordon-nées par les préfectures.

Selon Amnesty International, France plus de 1000 personnes auraient été blessées rien qu’à Paris lors des manifestations contre la loi travail et la situation s’est grandement détériorée depuis les manifestations des gilets jaunes. On compte déjà plusieurs morts dont une octogénaire, de nombreux blessé-es, passages à tabac de handicapés, de femmes, de jeunes et de simples citoyens; sans parler d’arrestations arbitraires et de détentions douteuses de mineurs dans un lycée. Voici la liste du bilan provisoire des violences policières (liste non-exhaustive), si vous  désirez compléter cette liste contactez la page Facebook en cliquant sur ce lien: Vécu, le média du gilet jaune 

Handicapé molesté par la police

BILAN PROVISOIRE des VIOLENCES POLICIERES (uniquement) :

ZINEB REDOUANE, 80 ans, a été tuée par une grenade lacrymogène reçue en plein visage à Marseille le 1er décembre 2018.

JEROME H. a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD 40 à Paris le 24 novembre 2018.

PATRICK, a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD 40 à Paris le 24 novembre 2018.

ANTONIO, 40 ans, vivant à Pimprez, a été gravement blessé au pied par une grenade GLI F4 à Paris le 24 novembre 2018.

GABRIEL, 21 ans, apprenti chaudronnier vivant dans la Sarthe, a eu la main arrachée par une grenade GLI F4 à Paris le 24 novembre 2018.

SIEGFRIED, 33 ans, vivant près d’Epernay, a été gravement blessé à la main par une grenade GLI F4 à Paris le 24 novembre 2018.

MAXIME W., a été brûlé à la main et a perdu définitivement l’audition à cause d’une grenade GLI F4 à Paris le 24 novembre 2018.

CEDRIC P., apprenti carreleur vivant à la Possession (Réunion), a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD 40 à la Possession le 27 novembre 2018.

GUY B., ~60 ans, a eu la mâchoire fracturée par un tir de LBD 40 à Bordeaux le 1er décembre 2018.

AYHAN, ~50 ans, technicien Sanofi vivant à Joué-les-Tours, a eu la main arrachée par une grenade GLI F4 à Tours le 1er décembre 2018.

BENOIT, 29 ans, a été gravement blessé à la tempe par un tir de LBD 40 à Toulouse le 1er décembre 2018. Il a été placé dans le coma pour 15 jours, sa vie est en danger.

MEHDI, 21 ans, a été gravement blessé lors d’un passage à tabac à Paris le 1er décembre 2018.

MAXIME I., 40 ans, a eu une double fracture de la mâchoire à cause d’un tir de LBD 40 à Avignon le 1er décembre 2018.

FREDERIC R., 35 ans, a eu la main arrachée par une grenade GLI F4 le 1er décembre 2018 à Bordeaux.

DORIANA, 16 ans, lycéenne vivant à Grenoble, a eu le menton fracturé et deux dents cassées par un tir de LBD 40 à Grenoble le 3 décembre 2018.

Mamie frappée par un policier

ISSAM, 17 ans, lycéen vivant à Garges les Gonesse, a eu la mâchoire fracturée par un tir de LBD 40 à Garges-les-Gonesse le 5 décembre 2018.

OUMAR, 16 ans, lycéen vivant à Saint Jean de Braye, a eu le front fracturé par un tir de LBD 40 à Saint Jean de Braye le 5 décembre 2018.

JEAN-PHILIPPE L., 16 ans, a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD 40 le 6 décembre 2018 à Bézier.

RAMY, 15 ans vivant à Vénissieux, a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD 40 ou une grenade de désencerclement à Lyon le 6 décembre 2018.

ANTONIN, 15 ans, a eu la mâchoire et la mandibule fracturées par un tir de LBD 40 à Dijon le 8 décembre 2018.

THOMAS, 20 ans, étudiant vivant à Nîmes, a eu le sinus fracturé par un tir de LBD 40 à Paris le 8 décembre 2018.

DAVID, tailleur de pierre vivant en région parisienne, a eu la maxillaire fracturée et la lèvre arrachée par un tir de LBD 40 à Paris le 8 décembre 2018.

FIORINA L., 20 ans, étudiante vivant à Amiens, a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD à Paris le 8 décembre 2018.

ANTOINE B., 26 ans, a eu la main arrachée par une grenade GLI F4 à Bordeaux le 8 décembre 2018.

JEAN-MARC M., 41 ans, horticulteur vivant à Saint-Georges d’Oléron, a perdu son œil droit à cause d’un tir de LBD 40 à Bordeaux le 8 décembre 2018.

ANTOINE C., 25 ans, graphiste freelance vivant à Paris, a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD 40 à Paris le 8 décembre 2018.

CONSTANT, 43 ans, technico-commercial au chômage vivant à Bayeux, a eu le nez fracturé par un tir de LBD 40 à Mondeville le 8 décembre 2018.

CLEMENT F., 17 ans, a été blessé à la joue par un tir de LBD 40 à Bordeaux le 8 décembre 2018.

NICOLAS C., 38 ans, a eu la main gauche fracturée par un tir de LBD 40 à Paris le 8 décembre 2018.

YANN, a eu le tibia fracturé par un tir de LBD 40 à Toulouse le 8 décembre 2018.

PHILIPPE, a été gravement blessé aux côtes, avec hémorragie interne et fracture de la rate par un tir de LBD à Nantes le 8 décembre 2018

ALEXANDRE F., 37 ans, a perdu son œil droit à cause d’un tir de LBD 40 le 8 décembre 2018 à Paris.

MARIEN, 27 ans, a eu une double fracture de la main droite à cause d’un tir de LBD 40 le 8 décembre 2018 à Bordeaux.

FABIEN, a eu la pommette fendue et le nez fracturé par un tir de LBD 40 le 8 décembre 2018 à Paris.

JIM, 41 ans, a perdu son oeil lors de l’acte IV de la mobilisation des gilets jaunes à Bordeaux par tir de LBD 40, le 8 décembre 2018. Les policiers ont visé la tête.

OLIVER C., blessé le 24 novembre 2018 aux genoux par les projectiles de la grenade GLI F4, jambe brûlée sur toute la partie inférieure. (Même jour et même chambre d’hôpital qu’Antonio. A toujours les points de sutures à ce jour.)

AXELLE M., 28 ans, Champs Élysée le 8 décembre 2018, mâchoire fracturée et dents cassées par tir de flash ball dans la joue. Dans l’attente de consolidation de la fracture pour diagnostic et intervention.

GUILLAUME P., a reçu 45 jours d’ITT pour fracture ouverte et arrachement des tendons de sa main à Nantes le 8 décembre 2018 suite à un tir de flash ball.

FRANCK D, 19 ans, Marne (52). Énucléé le 1 décembre 2018 par flash ball à bout portant. Malgré plusieurs opérations et la pose de plaques sur son malaire et orbite broyé (laissant une « immense cicatrice »); son oeil droit, n’a pu être sauvé. Il n’a plus de mutuelle et se trouve dans une situation inquiétante. Il sera demain samedi 21/12 en interview exclusive sur Vécu, le média du gilet jaune.

ROMEO B., 19 ans, élève en classe prépa, blessé à Toulouse, place Jeanne d’Arc, le 1er décembre 2018 par un tir offensif de LBD alors qu’il fuyait la manifestation, 90 jours d’ITT pour fracture ouverte du tibia.

ANISSA D., touchée par un tir de flashball à la tête le 1er décembre à Paris sur le boulevard Haussmann à 13h30 en face de l’hôtel Freidland. Souffre d’un trauma crânien avec plaie ouverte de 5cm et des acouphènes. Actuellement en cours d’enquête judiciaire pour retrouver le coupable de cette bavure.

LOLA, (en photo de ce post), 17 ans, prépa supérieure d’art à Bayonne, 41 points de suture, mâchoire fracturée en 3, dents cassées et la joue perforée par un tir de Flash Ball en plein visage à Biarritz le 18 décembre 2018 (elle n’avait pas de gilet); lors des manifestations tenues en marge de la visite de Jean-Yves Le Drian pour la préparation du prochain G7 présidée par la France, fin août, à Biarritz. Courage à elle, vous pouvez l’aider ainsi que ses proches, désemparés, sur Leechi; ce serait bienvenu quand à leur situation(..) On pense très fort à elle 😔 : https://www.leetchi.com/c/lola-blessee-injustement-a-biarri…

  • Si vous connaissez d’autres victimes de violences policières (uniquement) parmi les 2000 qui ne sont pas recensées dans cette liste, n’oubliez pas de nous transmettre en commentaires de ce post Vécu, le média du gilet jaune, l’intitulé précis de la modification à effectuer sur ce post: Nom-Prénom des personnes, âge, lieu, date, nature de l’agression, moyen(s) utilisé(s), traumatisme(s) encouru(s).
    Partagez un maximum. Pour les victimes. Merci pour eux et courage à vous. VQ.

 

Cliquez sur l’image pour accéder au site

 

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Caméras de surveillance et policiers envahissent Montréal. Les citoyens s’inquiètent !

Sophie Doucet

Sophie Doucet

À Montréal, dans certains quartiers, il y a une caméra de surveillance pour 28 habitants et la ville compte actuellement 236 policiers pour 100 000 habitants. C’est 22 % de plus qu’à Toronto et 20 % de plus que dans l’ensemble des grandes villes canadiennes. Pourtant selon Statistique Canada l’Indice de criminalité sur l’île de a été réduit de moitié depuis l’an 2000.

Des citoyens inquiets

tableau de bord

                                       Big Brother vous observe

Plusieurs citoyens s’inquiètent de la prolifération de ces caméras de surveillance qui, depuis une douzaine d’années, envahissent  l’espace  public montréalais. C’est ainsi que Marco Sylvestro, un citoyen de Pointe-Saint-Charles a  localisé «250 caméras installées sur des édifices, des feux de circulation, des commerces ou des entreprises. Si on suppose qu’un nombre équivalent est aussi installé à l’intérieur des commerces, des HLM et des stations de métro, on arrive à 500. Pour un quartier de 14 000 habitants, cela donne une caméra pour 28 habitants, un chiffre spvmsimilaire à la Grande-Bretagne, reconnue comme ayant l’un des plus hauts taux de caméras au monde. C’est sûr que ça peut être utile pour les enquêtes policières ou pour prévenir certaines incivilités, mais ça entretient aussi une culture d’anxiété, alors que le niveau de criminalité est en diminution constante», précise-t-il. Pour sa part, Christian Bourdeau professeur à l’École nationale d’administration publique, se demande si nous n’assistons pas «à la mise en place graduelle d’une infrastructure de “surveillance totale” des lieux publics? Comment surveiller et encadrer le déploiement de caméras de surveillance toujours plus nombreuses, intelli­gentes et interconnectées pour éviter les dérives pos­sibles?»  Le seul moyen serait sans doute de resserrer les règles et de prendre des sanctions. 

Le Québec est-il devenu un état policier ?

Dans une démocratie où les gens sont libres d’afficher leurs convictions,  la question peut paraître incongrue, pourtant plusieurs militants sont inquiets. Déjà en 2015 la Ligue des Droits et Libertés, dénonçait les 7000 arrestations de masse effectuées principalement sur le territoire montréalais ce qui a entraîné l’ONU à se pencher sur le sujet et à produire deux rapports critiques publiés par le Comité des droits de l’Homme des Nations unies.amnesty-liberte_expression-hi

Francis Villeneuve, de l’Association des juristes progressistes, rappelle également que ces dernières années plusieurs règlements abusifs ont été adoptés par le législateur pour  justifier des arrestations et brimer le droit de manifester. «Heureusement, la Cour supérieure a déclaré à la fin de 2015 que l’article 500.1 du Code de la sécurité routière, interdisant de manifester de manière à entraver la circulation, est invalide et contraire aux libertés d’expression et de réunion pacifique. Quant au règlement P-6, qui oblige notamment de donner son itinéraire à l’avance, on a bon espoir qu’il soit jugé inconstitutionnel en Cour supérieure», a-t-il conclu.  L’usage excessif de la force policière lors des arrestations musclées inquiète également La ligue des droits et libertés. Le journaliste Mathias Marchal  rapporte en effet que cet organisme «a recensé 55 événements de ce type depuis 4 ans. Ces arrestations avec usage excessif de la force ont abouti dans 83 % des cas à un retrait des accusations ou à des acquittements quelques années plus tard, ce qui fait dire aux manifestants visés qu’ils font l’objet de profilage politique».

Vers un monde nouveau

Références :

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7000 contestataires arrêtés au Québec depuis quatre ans !

Charles de Lorimier

Charles de Lorimier

Selon le rapport que vient de déposer la Ligue des Droits et Libertés, «la répression de la contestation sociale et politique au Québec prend une ampleur alarmante. Les corps de police québécois disposent d’un arsenal d’armes de contrôle de foules qu’ils utilisent en toute impunité pour mettre fin aux manifestations. Ces armes sont dangereuses pour la vie et l’intégrité physique des manifestant-e-s  : leur utilisation doit cesser. Disposant également d’un arsenal législatif anti-manifestation diversifié, la police procède à des arrestations de masse sur la base des convictions politiques des manifestant‑e-s et des préjugés qu’elle entretient à leur égard, ce qui constitue du profilage politique. À la suite de 185 manifestations ou autres actions militantes, 5 895 personnes ont été judiciarisées entre le 15 mars 2011 et le 8 décembre 2014 en vertu des différents règlements municipaux, du CSR et du Ccr.

yan Des milliers de constats d’infraction et d’accusations criminelles se sont soldés par des retraits d’accusations, des acquittements ou des arrêts des procédures. Ce fut le cas en ce qui concerne 83% des constats d’infraction distribués sous P-6 à Montréal. Pourtant, les arrestations de masse ciblant les groupes les plus contestataires continuent d’être pratiquées sans crainte de sanction par les corps de police.

Avec l’aval de la classe politique relayé par les médias, les policier-ère-s continuent de réprimer les mouvements de contestation sociale et politique qui dérangent. L’indifférence face aux abus policiers et la banalisation des violations des droits fondamentaux des manifestant-e-s sont des plus inquiétantes. Au cours des dernières années, les manifestant-e-s, les groupes militants et leurs allié-e-s ont dénoncé et défié la répression et continuent de le faire. Ils et elles la combattent sur plusieurs fronts  : en investissant les tribunaux et l’espace public, mais surtout en continuant de se réapproprier collectivement la rue.»

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