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La reine Elisabeth II appuie la fracturation du gaz de schiste

Félix Dubé-Nguyen Jr.

Félix Dubé-Nguyen Jr.

Lors du discours du trône, Elisabeth II, reine d’Angleterre, du Canada et de 15 autres pays a présenté un projet de loi-cadre qui donne accès aux forages souterrains et favorise les consultations sur le gaz de schiste.  En favorisant cette industrie la reine ouvre ainsi la porte à l’exploitation du gaz de schiste au Royaume-Uni.

En ce sens la position britannique s’approche tout à fait de celle du Conseil européen. Le Conseil a en effet « l’intention d’examiner la question d’un recours plus systématique aux sources d’énergies autochtones sur terre et en mer, en vue de leur exploitation sûre, durable et efficace au regard des coûts, tout en respectant les choix des États membres en matière de bouquet énergétique». Différents pays européens, comme le Royaume-Uni, la Pologne, ou l’Espagne, voient le recours aux gaz de schiste comme un levier vers une réduction du prix de l’énergie¹.

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Selon les vœux de notre souveraine, les propositions de la consultation permettraient aux entreprises de fracturer pour du gaz de schiste en dessous de 300 m de la surface sans avoir à obtenir l’autorisation du propriétaire. Ceci vaut également pour la géothermie. « Les propositions pour permettre aux développeurs de forage à plus de 300 mètres sous la surface sont rafraîchissantes et représentent un tournant pour l’industrie du gaz de schiste au Royaume-Uni, qui a déjà subi un certain nombre de revers », a déclaré Melissa Thompson, spécialiste à Pinsent Masons, une compagnie qui s’occupe des litiges sur l’énergie et les droits de propriétés. « Le gouvernement a maintenant prouvé qu’il est en effet prêt à faire tout son possible pour le schiste. »

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La proposition apporte une réglementation au gaz de schiste en droite ligne avec des sources d’énergie plus matures. Les opérateurs du charbon ont déjà le droit d’accès à la terre en sous-sol pour les activités minières et n’ont pas besoin de fournir de compensation. En contrepartie de l’accès, les industries du schiste (et de la géothermie) ont offert un paiement unique à la communauté locale de £ 20 000 (36,814 $ cdn) pour chaque puits horizontal. L’introduction de contrats d’achat obligatoires supprimera un obstacle clé pour les explorateurs de gaz de schiste et devrait accélérer le processus de développement.

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« Le projet apportera aux industries du pétrole, du gaz et de la géothermie des lois en ligne avec d’autres activités, comme l’exploitation minière et les services publics, et n’aura pas d’effet notable sur la vie domestique ni sur les propriétaires », a déclaré Ken Cronin, directeur du Groupement des Operateurs Onshore du Royaume-Uni. « Personne n’a intérêt à une anomalie dans le système juridique qui permettrait à quelques-uns de bloquer l’accès aux ressources naturelles indispensables qui sont profondément enfouies sous la surface du Royaume-Uni et qui pourraient bénéficier à l’ensemble du pays. »

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Cependant, il pourrait y avoir certaines oppositions à la proposition de dédommager les communautés plutôt que les individus. « Une chose évidente est absente de la proposition du gouvernement. C’est un régime d’indemnisation des propriétaires fonciers », a déclaré Angus Evers, partenaire et chef de groupe de l’environnement au King & Wood Mallesons SJ Berwin. « Malgré les affirmations du gouvernement que la fracturation hydraulique et le forage pour la géothermie ne sont pas susceptibles de causer des dommages, les propriétaires fonciers pourraient bien lever leurs pancartes d’opposants en l’absence d’un système formel de compensation dans le cas où les dommages se produiraient cependant. Ce qui pourrait faire la différence entre l’hostilité et le soutien. »

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Les militants écologistes ont protesté contre la fracturation hydraulique, une technique utilisée pour extraire le gaz de schiste, en affirmant qu’elle provoque des tremblements de terre et pollue l’eau.

Source : City A.M. Traduction : Jean-Pierre Cousty pour Contrepoints.

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par | juin 18, 2014 · 1:48

Oui au gaz de schiste dans le Saint-Laurent !

Le gouvernement québécois souhaite intensifier la filière du gaz de schiste en la reliant à l’exploration du pétrole sur l’île d’Anticosti.  Cette île, aussi grande que la Corse, est aussi la plus grande île du Québec. Le nouveau ministre de l’Environnement David Heurtel s’est d’ailleurs clairement prononcé lors de la première période de questions à l’Assemblée nationale sur la politique qu’entend suivre son gouvernement dans le dossier des gaz de schiste : – «En proposant une évaluation environnementale stratégique sur l’ensemble des hydrocarbures, notre gouvernement se livre à une démarche rigoureuse pour se doter d’une politique intégrée et cohérente dans le domaine des hydrocarbures»

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Pour l’opposition cette position est inacceptable car «En mettant le pétrole et le gaz dans le même panier, le gouvernement ressuscite le gaz de schiste. Le premier ministre vient de raviver les inquiétudes des habitants de la vallée du Saint-Laurent, la zone la plus densément peuplée du Québec. On va revoir les forages dans la cour des citoyens.» a déclaré Bernard Drainville, député de Marie-Victorin.

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Rappelons qu’en 2010, le gouvernement québécois et l’industrie gazière se sont lancés dans le développement du gaz de schiste – une forme de gaz naturel – en vantant les mérites de cette filière énergétique. La présente note démontre que ce choix énergétique n’est pas justifiable dans une perspective de lutte aux changements climatiques ni d’indépendance énergétique. De plus, elle révèle que cette filière comporte d’importants risques pour la santé publique en cas de contamination des eaux par des rejets industriels. Enfin, cette note fait valoir que l’État québécois perdra dans ce projet énergétique bien plus d’argent qu’il n’en gagnera, entre autres dû à l’ampleur des dépenses fiscales et d’infrastructures publiques allouées à l’industrie.

QUI  VA FINANCER  L’EXPLOITATION ?

Les contribuables du Québec, l’industrie et certaines banques étrangères.  En effet un rapport commandé par Les Amis de la terre Europe, identifie les banques et autres institutions financières qui soutiennent 17 entreprises actives dans la prospection et l’exploitation de gaz de schiste au niveau mondial, parmi lesquelles les majors Total, Shell et Chevron, les firmes pétrolières nord-américaines Cuadrilla, Marathon Oil et Talisman Energy, ou encore l’argentine YPF et la polonaise PGNiG. L’étude prend en compte différentes formes d’implication financière des banques dans les entreprises concernées (prêts, souscriptions d’actions ou d’obligations, garantie d’émission d’actions ou d’obligations) et évalue cette implication selon une échelle graduée : faible, moyenne ou haute.

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En Europe même si la France a fermé la porte au gaz de schiste sur son territoire, ses entreprises ne se privent pas d’en faire la promotion en Europe et ailleurs, et d’y investir des ressources parfois considérables. C’est le cas, bien sûr, pour les grands opérateurs gaziers, Total et GDF Suez, et pour les fournisseurs traditionnels du secteur des hydrocarbures. Mais c’est aussi le cas des banques. Selon une étude réalisée pour le compte des Amis de la terre Europe, dont nous avons pu prendre connaissance en exclusivité, les banques françaises figurent en bonne place parmi les institutions financières les plus actives dans le financement du gaz de schiste dans le monde.

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